Revenir en haut
Aller en bas


 

- { MILO } à cœur couvert. -

CIAO VECCHIO :: Partie Hors Jeu :: Archives :: Fiches
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Djoan ; Yohan
Faceclaim : © Ilyria ; tumblr & Gif sign : mrs. chaplin
Multi-comptes : Floriana Mennini & Danilo Mikklesen
Messages : 1710 - Points : 676

Âge : 34 ans
Métier : Agent d'entretien au théâtre.
Sujet: { MILO } à cœur couvert. ( le Mer 7 Juin - 17:29 )
Amoureux n’a jamais fait partie de mon vocabulaire. Il m’aura fallu plus de trente ans pour comprendre le sens de ce mot.
MILO FERRUCCI
à cœur couvert
identité : Ferrucci est son nom, Milo est son prénom. Si à une époque, il l'a oublié, aujourd'hui il est cité dans diverses magazines de mode. Son prénom est trop court pour en faire un diminutif.

naissance : 36 ans, le 2 mai 1981, à Florence.

origines :Il est italien et n'est que italien depuis tant de génération qu'il est difficile de lui trouver d'autres origines. Bien qu'on lui ait conseillé de prendre la nationalité américaine, y ayant résidé quelques années, il s'y est toujours refusé.

statut : Il est marié à Nora. Si elle l'ignore, il n'est jamais tombé amoureux d'elle. Ils ont eu une fille ensemble, Luna. Il n'a eu vent de son existence qu'à ses cinq ans. La perspective d'une vie de famille l'ayant séduit, il a fini par demander Nora en mariage afin d'être plus proche d'elles. Milo est bisexuel. Il n'a jamais eu d'aventure avec un homme, cela dit. Il a longtemps cru qu'il n'était pas fait pour être amoureux.

métier :C'est un ancien mannequin bien qu'il reste l'égérie d'une célèbre marque vestimentaire. Propriétaire d’une agence artistique le T.A. Management. Agent pour certaines de ses modèles.

argent :Il gagne très bien sa vie en plus d’avoir amassé une belle fortune durant sa carrière de modèle, qui continue à enfler grâce à son entreprise.

à naples depuis le :A ses dix ans est envoyé dans un pensionnat à Naples afin de le séparer de son frère jumeau et  mettre un terme à leur relation fusionnelle. En grandissant, il en est tombé amoureux, sa famille a partagé son intérêt pour cette ville et y a emménagé deux ans avant qu’il n’entame sa carrière de mannequin. Milo a acheté une villa doté d'une plage privatisée à ses vingt-six ans afin d'y faire vivre sa petite famille.

A l’écoute, téméraire, responsable, têtu, observateur, imprudent, tendre, maniaque, charmeur, joueur, élégant, désobéissant, bienveillant, jaloux, attentionné.

poids :
80 kg
alcool :
3 verres
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Stay With Me Sam Smith


conclusion de ce bilan. À 36 ans, on se rend compte que notre vie n’est pas dépourvue de fausses notes. Mais comment doit-on réagir lorsque celle-ci dénature totalement la chanson que l‘on joue depuis plus d’une décennie ? Note à moi-même : je dois choisir entre fuir mes sentiments et continuer de simuler. Comment pourraient-ils réagir s’ils apprenaient que j’aime une autre personne que ma femme ? Comment réagiraient-ils s’ils apprenaient qu’il s’agit d’un homme ? Et combo, comment réagiraient-ils s’ils apprenaient qu’il a presque dix ans de moins que moi ? Et surtout… Comment réagira l’intéressé ? Tellement d’incertitude. Note à moi-même : penser à aller prier pour mon âme et me faire pardonner de mon péché de mensonge. J’en arrive à me demander comme je fais pour ne pas me saouler chaque soir.

(un.) Milo carbure au café. Très actif, il dort très peu et ce breuvage l’aide à veiller quand il le faut. Lorsqu’il faisait carrière aux Etats-Unis, il passait très souvent au Starbuck et testait tout leur parfum. Lorsqu’il s’est installé à Naples, ce rituel lui a manqué. Il a donc cherché un lieu de substitution. C’est au Lorella & Tiziano qu’il a jeté son dévolu. En plus d’avoir sympathisé avec les propriétaires, il est devenu dépendant à leurs pâtisseries. (deux.) Il n’est pas en très bon terme avec ses parents. Il leur en veut de ne pas l’avoir sauvé lorsqu’il les appelait au secours. Il reste respectueux à leur égard et ne leur a jamais empêché de tisser des liens avec sa fille. Mais il n’arrive pas à leur pardonner, lui qui a vu sa vie ne tenir qu’à un fil à certaines périodes. (trois.) Il aime les belles voitures. Il en possède quatre, plus une appartenant à sa femme. L’un de ses modèles est renouvelé chaque année. Mais il ne peut se séparer de sa Mercedes 190 SL de 1959 et de sa Lamborghini Gallardo de 2013. (quatre.) La lecture a toujours été un hobby pour lui, l’ayant suivi dans tous les pays qu’il a pu visiter. Il s’évadait plus en lisant quelques chapitres de ses bouquins qu’en étant traîné partout dans le monde par son agent qui n’avait que faire de ses rêves de découvrir les villes. Aujourd’hui, il continue à lire, parfois pour patienter, souvent avant de dormir, accompagné de sa femme, comme un vieux couple qui n’a plus rien à se dire. (cinq.) Il s’est longtemps acclimaté aux murs blancs des hôpitaux, faisait des séjours au début de sa vingtaine, à cause d’épuisement ou de sous-alimentation. Il y a même quelquefois où son agent n’a pas jugé utile de le faire hospitaliser après plusieurs malaises. Ce n’était pas bien vu de voir un modèle passer plus de temps à l’hôpital que sur les podiums. (six.) Loin de souhaiter de devenir acteur, Milo suit des cours de théâtre au Teatro San Carlo. Il pense que ça peut lui apporter un jugement plus juste dans ses choix de recrues, à l’agence. Il pousse également ses modèles à suivre des cours pour améliorer leurs gestuels, ainsi que leurs dictions pour leurs prises de parole. Il a déjà des années de cours de théâtre à son actif et pour lui, cet art l'a aidé a devenir ce qu'il est aujourd'hui. (sept.) C’est un sportif. Il court généralement au lever du soleil sur Lungomare di Mergellina, appréciant particulièrement le calme qui plane pendant ces heures, ainsi que la vue sur la mer. Il pratique également des sports lui demandant un peu plus d’effort comme la musculation, et d’autres qui lui demandent plus d’attention comme l’escalade, par exemple. Cette dernière activité le canalise. (huit.) Il se tient au courant des dernières tendances, que ce soit au niveau vestimentaire ou technologique. Sa villa est entièrement équipée en high-tech, utilisant à l’infini la reconnaissance vocale de son Google Home pour donner des ordres à son intelligence artificielle. Il possède une large garde-robe qu’il a rangée dans son grand dressing. Ils ont chacun leur pièce pour entreposer leurs affaires. (neuf.)Bien qu’il ne prie pas souvent, Milo est plutôt croyant. Il se rend parfois à l’église, le plus souvent lorsqu’il n’arrive plus à prendre de décision face à une situation dérangeante. Il va également à l’église lors de jour religieux à Noël et Pâques principalement. Bien qu’il y fût habitué lors de son enfance, il ne participe pas à la messe chaque dimanche. (dix.) Il a un lien particulier avec l’art. Il l’a étudié bien qu’il n’est jamais validé ses acquis par un diplôme. Il peint parfois pour décompresser, il crayonne souvent pour réfléchir. Il aime se rendre à des expositions et de manière générale est toujours prêt à remplir sa tête de la culture des pays qu’il a visités. Il ne fait jamais semblant d’être passionné. Le monde l’intéresse, ainsi que tous ces trésors.
ton groupe :BARBARESCOton avatar :David Gandy


pseudo, prénom :Djoan, Yohan.combien de bougies ?trente-deux.d'où viens-tu ?France, Picardie.comment t'as atterri ici ?C'est quelqu'un qui m'a dit.


points de son histoireparce que la vie est une succession d'événement
01. L’arrivée de Milo est accompagnée par un frère jumeau. Il ne se ressemble pas comme deux gouttes d’eau, mais seront très proche les dix premières années de leurs vies. Trois ans après leur naissance, naît leur sœur qui ne trouve pas facilement sa place parmi ce duo de choc. De ce fait, leur proximité est mal vue par la famille et les parents finissent par les séparer en les plaçant dans les écoles différents où ils seront pensionnaires, allant jusqu’à les inscrire à des centaines de kilomètres de leur cocon familiale.

02. Vivre loin de son frère est une torture pour Milo. Il montre son mécontentement en ne s’appliquant aucunement dans la scolarité. Mais voyant que son frère ne partage pas son mal-être, il finit par se faire une raison et rattrape son retard. Pour s’apaiser de son manque, il se réfugie dans l’art. Il crayonne, il peint, il sculpte lorsqu’il en sent le besoin. Il n’est pas rare qu’il conçoit des origamis en cours, lorsque tous lui semble trop facile. Il s’oriente donc vers une carrière artistique, même si le football devient un hobby qu’il apprécie de plus en plus.

03. Dans son lycée, Milo se fait un nom. Il devient un élève populaire et ne laisse pas les jeunes filles indifférentes. Il n’ignore pas son joli physique avec cette arme redoutable : son regard d’azur. Pour son entraineur, il est un espoir dans l’univers du football. Lui ne s’en est jamais soucié et ne compte pas vraiment faire carrière dans le milieu. Un jour, alors qu’il achetait deux pommes et une bouteille d’eau dans un supermarché, une personne l’aborde, le complimentant sur ce qu’il renvoie physiquement. On lui propose alors une carrière dans le mannequinat. Ventant les mérite de la profession, Milo ne tarde pas à signer le contrat et quitte le parcours scolaire, sans aller jusqu’à son diplôme.

04. Il ne tardera pas à regretter son choix. Il est exploité, manipulé, maltraité pour répondre à des exigences plus farfelues les unes que les autres. Il voyage, mais ne voit que les murs de son hôtel. Il voit bien les buffets lors de shooting, mais n’a pas le droit d’y toucher. Il n’a pas le droit de parler de peur qu’il ne dise des bêtises. Il n’a le droit de lire que ce qu’on lui propose, des livres bons pour son image. Il n’a plus de prénom, ni de nom. On le nomme par son âge et par son pays. Les castings sont éprouvants tant on le traite comme de vulgaires objets. Bien qu’il supplie ses parents de l’aider à arrêter sa carrière, ces derniers le poussent à continuer, insistant sur le fait qu’il n’est pas diplômé.

05. En 2001, lors d’une séance photo, il fait la rencontre d’une jeune femme censée poser à ses côtés. Durant la séance, le photographe et les agents se montrent odieux, remettant en cause leurs physiques à coup de reproches et de termes dégradants. Le soir, Milo et Nora se retrouvent. Elle est exténuée et lui partage sa frustration, sa colère. Devant le regard peiné de Milo, elle ôte ses vêtements en pleure, lui demandant si elle était désirable ainsi alors qu’on lui demandait encore de perdre du poids. Son corps était marqué par la sous-alimentation. Au bord de l’anorexie, il se rendait compte qu’elle ne souhaitait qu’une chose, retrouver une vie normale. Redevenir séduisante aux yeux de la majorité des hommes, plutôt qu’aux yeux fous de ces photographes. S’écroulant sous la tristesse, Milo tenta de la consoler. D’un baiser découla une nuit de passion entre deux être blessés. Le lendemain, chacun regagna sa vie. Milo continue à paraitre dans les magazines et sur les podiums, Nora disparait du milieu.

06. A 24 ans, la carrière de Milo prend un autre tournant. Il devient célèbre. Il ne passe plus de casting, les artistes et publicitaires l’appellent directement. Les demandes sont nombreuses, les rémunérations sont onéreuses. Il voyage beaucoup et prend, à présent, le temps de visiter les pays où il se rend. Il s’imprègne des cultures, apprend, vie. Il goûte enfin à la liberté. Il est heureux qu’on l’appelle par son nom et plus encore lorsqu’il découvre que ce nom est reconnu.

07. Un an après sa notoriété florissante, il rencontre par hasard Nora qu’il n’avait pas revue depuis cette triste nuit. C’est à ce moment qu’il fait la rencontre de Luna. Une petite fille de 5 ans. Sa fille, dont il ignorait l’existence jusqu’à ce jour. Séduit par l’idée d’être père, il achète une villa à Naples, la ville de son adolescence. Nora et sa fille y emménagent et malgré ses nombreux voyages, Milo fait tout en son pouvoir pour entretenir sa petite famille. A 27 ans, pour le plus grand malheur de son public féminin, il épouse Nora. Il lui fera une promesse, celle de mettre fin à sa carrière à ses 35 ans pour être plus présent.

08. Les années passent et son intense pour Milo. Voyageant de pays en pays, faisant souvent des détours à Naples pour profiter de sa famille, il n’abandonne pas ses petits plaisirs de la vie : il pilote des bolides sur des circuits fermés, il participe à des marathons, il emmène Nora et Luna pour des vacances dans des lieux paradisiaques, pratiquant la plongée, l’escalade et d’autres sports extrêmes qui fait pâlir son agent. Mais il pense qu’il n’a pas assez vécu à cause de son début de carrière et tente de rattraper le temps perdu.  

09. Passé la trentaine, Milo a se besoin de ralentir sa carrière. Il reste très actif, mais passe plus de temps à Naples. C’est à ce moment qu’il reprend contacte avec son frère, longtemps en froid avec lui. Ce dernier a vécu comme un abandon sa signature pour le contrat qui démarra sa carrière. Ils ne se sont pas échangés un mot depuis des années et le contact reste délicat. Vito rencontre sa famille pour la première fois. Si l’échange entre Milo et lui est plutôt glaciale, il s’entend plutôt bien avec la femme du jeune mannequin. C’est grâce à cette relation que les tensions s’apaiseront entre les deux frères.

10. A 35 ans, malgré les nombreuses demandes, Milo met un terme à sa carrière. Il garde quand même un contrat fructueux lui rapportant des millions chaque année et donc reste l’égérie d’une grande marque de vêtements dont il est fidèle depuis quelques années, sous certaines conditions : Les shooting devront se dérouler à Naples et il ne participera pas à plus de cinq événements dans l’année. Sa femme est aux anges. Elle est persuadée qu’ils vont enfin pouvoir profiter l’un de l’autre et vivre le parfait amour avec un souhait : celui d’avoir un second enfant.

11. Milo a un projet qu’il met au point depuis qu’il a fait le bilan de sa vie, un peu avant ses trente ans. Il souhaite ouvrir une agence artistique. Et c’est ce qu’il fait. Cette agence, le T.A. Management (Talent artist Management) ouvre lorsqu’il cesse sa carrière de modèle. En plus de son rôle de directeur, il s’accorde le droit de gérer personnellement quelques-uns des modèles inscrits dans son agence. Ces derniers sont la plupart des rescapés, des cas plus ou moins difficile qu’il lui faut réadapter à une vie saine, dans un corps sain. Il se bat contre la maltraitance des modèles dans le monde de la mode et n’hésite plus à ouvrir sa bouche lorsque les choses ne lui conviennent pas.  De manière plus vaste, il s’implique dans plusieurs œuvres caritatives. Parfois financièrement, d’autres par sa simple participation à un événement comme les marathons, par exemple.

12. Milo suit des cours de théâtre. En plus d’aimer ça, il pense qu’il serait plus apte à comprendre et juger les talents qui se présentent à son agence. Il n’a pas pour vocation de se présenter devant un public, même si son professeur le pousse à cet exercice. Ce dernier serait bien heureux de voir une telle célébrité donner une représentation sous sa direction. Incitant ses jeunes modèles à suivre ce genre de leçon afin d’améliorer leurs gestuelles, il n’est pas rare que Milo s’entraine à jouer des rôles en compagnie de ses protégés. C’est bien ce qui le poussera surement à sa perte.


Ces rencontres que font la vieSans eux, il ne serait qu'un homme sans histoire

…1…

Je posai mon manteau sur le dossier de la chaise, préoccupé par l’attitude de la jeune femme qui avait partagé une séance photo avec moi. Je m’assis, silencieux. Tous les deux venions de commencer une carrière dans le mannequinat. Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous avions été bercés par des promesses, par des rêves dont on n’a encore jamais vus la couleur. Deux années à espérer  et les seuls choses que nous récoltions étaient des reproches. Aujourd’hui avait été particulièrement violent. Pendant la séance, le photographe s’était mis à insulter tout le monde, mais particulièrement les deux modèles qui, selon lui, seront difficile à mettre en valeur sur les pages publicitaires qui lui étaient demandées.
J’avais invité Nora après cette journée éreintante. Elle était dans tous ces états. Le moindre mot de travers pouvait la mettre dans une rage folle. C’était l’entier opposé de ce qu’elle avait montré avant la rencontre avec ce photographe. Une jeune femme calme, souriante, charmante. Il restait un peu de douceur malgré sa voix remplie de colère. Elle était entrée dans ma chambre d’hôtel, fulminante, n’hésitant pas à insulter celui qui lui avait fait vivre l’enfer. Je ne savais quoi lui répondre. Je pensais qu’elle avait simplement besoin d’une oreille attentive. Et malgré mes faiblesses, la lassitude envers la profession, je pouvais être cette personne.  « Ce salaud ! J’en ai croisé des connards. Mais jamais…jamais on ne m’a tant blessée. » S’énerva-t-elle, faisant les cent pas dans la pièce. « Calme-toi ! » lui avais-je répondu simplement avec une certaine tendresse. « Que je me calme ? Tu trouves ça normal ? » Me lança-t-elle avec un regard assassin. Je me grattais l’arcade, répondant plus à moi qu’à elle : « La normalité ? Je ne sais même plus à quoi elle ressemble ». « Je vais te dire ce qui n’est pas normal » elle ôta son haut, sans aucune pudeur. Je découvris sa poitrine nue, mais mes yeux se posèrent surtout sur les marques de ses côtés, si voyante qu’on aurait pu penser qu’elles souhaitaient sortir de ce corps meurtrie. Je baissai les yeux rapidement et elle tenta d’accrocher mon attention en s’avançant : « Ce qui n’est pas normal, c’est de demander à ce corps d’être encore plus maigre. Qu’attendent-ils ? Que je sois si fine que j’en disparaisse ? » Elle saisit mes mains et les posa sur ses côtes, voulant me faire prendre conscience de son état, souhaitant sans douter me choquer. Je caressai alors ce relief qui ne m’attirait pas du tout, préférant les femmes aux jolies formes. « Est-ce désirable ? Je ne ressemble plus à rien. Ma vie n’est plus rien. » Se plaignit-elle, les yeux ruisselants de larme. Je posai mon front sur le bas de son ventre, fermant les yeux, mes mains glissant jusqu’à ses hanches et réfléchissant aux mots qui pourraient la rassurer. Je n’en trouvai aucun. A la place, je me suis levé et je l’ai embrassé. Elle me rendit ce baiser et ôta mon pull, laissant apparaître un corps d’une maigreur que j’avais du mal à supporter. Tous les deux, nous trouvions du réconfort dans nos étreintes. En peu de temps, nous avions rejoint le lit, nos corps nus, incapable de se consoler autrement.
Le lendemain, elle s’en alla, sans me dire au revoir. J’ai ouvert mes yeux et elle n’était plus là. Je n’ai pas cherché à la revoir. Cette nuit était juste un égarement. Nous nous étions trouvés au moment où nous avions besoin l’un de l’autre pour mieux repartir, chacun de notre côté. Je n’ai pas su avant des années que pour elle, cette nuit avait été décisive et qu’elle avait claqué la porte à sa carrière de mannequin. J’en découvris la réelle raison des années plus tard.  


...2...

Un verre de champagne à la main, j’observai les toiles qui se présentaient à moi. J’avais été convié à cette exposition quelques jours plus tôt après avoir posé pour l’artiste qui exposait aujourd’hui. Je ne faisais pas partie des sujets accrochés aux murs et c’était bien mieux ainsi. Je ne suis pas du genre à m’admirer sous toutes les coutures. Je m’intéressai à une toile peinte représentant une danseuse étoile. Moi qui m’étais intéressé à l’Art pendant mes études, je m’attardai sur les détails, approchant dangereusement mon nez vers l’œuvre, quand soudainement, on m’interpella : « Milo ? » Lorsque je tournai la tête, je reconnue Nora, bien qu’elle est vraiment changé. La maigreur n’était plus qu’un souvenir et son sourire paru bien plus radieux qu’autrefois. La joie se lut sur mon visage : « Nora, quel plaisir de te revoir ! Ca fait si longtemps. Depuis…depuis cette soirée en fait » Je conclus avec une petite grimace. Elle me répondit par un sourire quelque peu gêné. C’est seulement à ce moment que je remarquai un petit être caché derrière ses longues jambes. « Luna ! Dis bonjour ma puce ». La petite fille portait le tissu de la robe de Nora devant son visage afin de ne pas être vu. Je souris à cette enfant qui ne me regardait pourtant pas. « La babysitteur m’a fait faux bond, j’ai dû l’amener, mais elle est plutôt intimidée. » Elle se pencha vers la petite fille et l’a prise dans ses bras. La petite sembla rassurée et finit par me regarder. « C’est mon ami Milo. Milo, je te présente Luna. Dis bonjour Luna. » « Bonjour ! » Dit-elle avec une voix à peine audible. Je ne me suis jamais autant sentie gaga. « Bonjour Luna, enchanté de faire ta connaissance. » Plus je l’observai, plus je trouvai des ressemblances avec sa mère. Mais au-delà de ça, elle me disait quelque chose. Comme si je l’avais déjà vu. Nora semblait avoir deviné mes pensées et me fit la remarque : « Elle a certains de tes traits... Et surtout tes yeux. » Je l’ai dévisagé un moment, incapable de savoir si elle plaisantait ou non. Mais je devais me faire à l’évidence que ce qu’elle disait était une réalité et soudainement, je me suis sentie défaillir : « Tu veux bien m’excuser un instant. » et je me suis dirigeai vers la sortie, sonnée. L’air frais m’a fait du bien. Je me suis mis à penser. La surprise a fait place à l’incompréhension, puis est arrivé la joie d’être père.
Lorsque je suis retourné dans la salle, je me suis automatiquement dirigé vers Nora et sa fille. Elle est restée interdite. Et moi, je ne savais pas par où commencer. Que doit-on dire lorsqu’on apprend que l’on est père avec cinq ans de retard ? J’ai lancé un sourire à la jeune femme afin de la rassurer. Je me suis abaissé, posant un genou par terre afin d’être à la hauteur de la petite fille : « Ça te dirait si nous allions manger une glace avec ta maman, demain ? » Elle hocha la tête et je levai la tête afin d’observer la réaction de sa mère. Elle avait un visage rayonnant. Lorsque je me suis relevé, je ne puis m’empêcher de lui avouer : « J’aimerai pouvoir rattraper le temps perdu.  Est-ce que tu veux bien m’en donner la possibilité ? J’aimerai profiter un peu de vous deux. » Elle acquiesça de la tête, les yeux brillants, bordés de larme de joie. C’est ainsi que débuta ma vie de famille.


...3...

J’assistai à un défilé dans la ville de Naples. Ce n’était pas en tant que modèle que j’étais convié, mais bien en tant qu’invité. Assis au premier rang aux côtés de ma femme et de ma fille, j’observai les mannequins défilés, ainsi que les vêtements présentés. Je ne pouvais m’empêcher de tenter de percer leurs émotions, bien qu’il fût difficile de le faire tant on leur demander une expression neutre, sans la moindre possibilité de desceller quelconque émotion. Pourtant, certains d’entre eux semblait bien plus éteint qu’il n’était possible de le jouer. A chacun de leurs passages, je sentais mon cœur se serrer et me revoyais à leur âge, déshumanisé. Mais que pouvais-je faire ? A part prier pour eux de se sortir de cette situation ou comme moi d’avoir la patience d’attendre les jours heureux.
L’événement a pris fin et pendant que j’échangeai quelques mots avec ma femme, des photographes se sont présentés à nous, nous demandant quelques clichés. Nous avons accepté et les flashs se sont enchaînés. J’en avais pris l’habitude. Ma célébrité ne semblait pas s’apaiser avec le temps, mais j’étais bien moins à plaindre que des personnes dans le milieu du cinéma ou de la musique. Je n’étais pas épié pour le moindre de mes gestes. Je n’intéressais que lors de ces événements. Luna avait soufflé ses quatorze bougies, il y avait trois semaines de cela. Elle appréciait le monde de la mode et se destinait à un métier liés à l’industrie vestimentaire. Elle appréciait aussi voir de jeunes hommes défiler devant ses yeux désireux. L’adolescence commençait à m’effrayer, je dois l’avouer.  
Alors que je me levai pour quitter les lieux, un jeune homme vint à ma rencontre. « Monsieur Ferrucci ? » m’interpella-t-il, son regard vagabondant dans la pièce. Je ne tardai pas à le reconnaître. Je venais de le voir défiler sur le podium. « Oui ? » Dis-je hésitant. « Je peux vous parler ? Ce sera rapide. » Me demanda-t-il en jetant un œil à ma famille. Je me tournai vers ma femme et lui demanda de m’attendre à la voiture. Elle acquiesça et sortit lentement aux côtés de Luna. J’observai à présent le jeune homme, attendant plus d’information. Le visage carré, il possédait de jolis yeux verts, bien que légèrement marqué par l’inquiétude. Il ne cessait de regarder autour de nous, comme si le diable était à sa poursuite. « Je…je voudrais savoir s’il serait possible de travailler ensemble ? Je veux dire ? Vous voudriez bien devenir mon agent ? » J’étais pris au dépourvu. Je ne comprenais pas la situation. Ce jeune homme semblait déjà être entre de bonnes mains, pourquoi me demandait-il de le gérer ? Je pensais aussitôt qu’il s’agissait peut-être d’un appel à l’aide. Pour m’en assurer, je lui proposai : « Et bien il faut voir. Passez à mon agence demain. » Je sortis une carte de visite et la lui tendit. Bien qu’il la prit immédiatement, son ton changea et avec un mélange de crainte et de contrariété, il lâcha à travers ses dents : « Non ! Ça ne peut pas être une foutue éventualité ! C’est une réponse concrète que j’attends. C’est soit un oui, soit un non. Pas d’entre deux ! » J’haussai les sourcils, partageant ma surprise. Depuis que j’avais ouvert mon agence, j’ai rencontré des jeunes en difficulté. La plupart était des personnes éteintes et fragiles qu’il fallait refaçonner de manière à ce qu’ils apprennent à se connaitre, à se découvrir. Jamais je n’avais rencontré de jeunes capables de tant d’insolence et d’assurance, bien que je fusse persuadé que cette dernière était feinte.  J’ai laissé un long silence planer. Je voyais la carapace de ce jeune mannequin s’étioler. Je pouvais presque sentir ses larmes qu’il ne s’autorisait pas.
Alors que j’allais lui répondre, je fus surpris par le changement dans son regard. Je m’intéressai donc au sujet de son appréhension et aperçu un homme s’avançant vers nous, le pas pressé. Il ressemblait à tous ces agents qui avaient fait de ma vie un néant. J’eus une nouvelle fois un pincement au cœur Avant que l’autre personnage n’arrive à notre auteur, je lui glissai : « Viens me voir demain, à mon agence. » C’était ma réponse et je savais, à son expression, qu’il l’avait comprise. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? On part pour l’hôtel dans cinq minutes. » Pris au dépourvu, le jeune ne sut quoi répondre. Je dus prendre la relève : « Il est simplement venu me saluer et me demander des conseils pour sa carrière. C’est un très bon élément que vous avez là. » L’agent me regarda enfin et son visage se détendit, il me tendit la main, se présentant, accompagné d’une excuse. Je lui serrai la main, afin de ne pas éveiller ses soupçons. « Il est temps d’y aller maintenant, viens. » dit-il plus calmement à son modèle. Alors que ce dernier commença à la suivre, je ne pus m’empêcher de lui demander : « Et quel est ton nom ? » Il se retourna et un large sourire se fendit sur ses lèvres. Ce fut ce sourire qui causera ma perte bien plus tard. « Eliott…Eliott Braxton » me lança-t-il la voix presque chantante, heureux qu’on lui demande enfin comment il se nommait, plutôt que son âge et son pays.
Il vint le lendemain et nous nous sommes empressés de signer un contrat pour son plus grand soulagement. De mon côté, je m’aventurai dans des sentiments que je ne connaissais pas. Qu’importe leur importance, je me devais de les faire taire, alors qu’il enflait au fil des mois.



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game


Dernière édition par Milo Ferrucci le Ven 9 Juin - 12:06, édité 16 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2051-bren-o-learning-to-brea http://ciao-vecchio.forumactif.com/t100-bren-o-i-don-t-know-where-i-m-going
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jamie Dornan ©Lempika
Multi-comptes : Demetrio, Erio, Terenzio
Messages : 3914 - Points : 3663

Âge : trente-cinq ans
Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia
Sujet: Re: { MILO } à cœur couvert. ( le Mer 7 Juin - 17:30 )
Bienvenuuuuuuue tête de pioche !


Been sitting eyes wide open behind these four walls, hoping you'd call. It's just a cruel existence like there's no point hoping at all. Baby, baby, I feel crazy, up all night, all night and every day. Give me something, oh, but you say nothing. What is happening to me ?
Revenir en haut Aller en bas
Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Djoan ; Yohan
Faceclaim : © Ilyria ; tumblr & Gif sign : mrs. chaplin
Multi-comptes : Floriana Mennini & Danilo Mikklesen
Messages : 1710 - Points : 676

Âge : 34 ans
Métier : Agent d'entretien au théâtre.
Sujet: Re: { MILO } à cœur couvert. ( le Jeu 8 Juin - 15:39 )
Tête de pioche toi même ! Ce n'est pas moi le plus étourdie des deux ! :p
Moi, j'ai fini ! na !



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: { MILO } à cœur couvert. ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- { MILO } à cœur couvert. -
CIAO VECCHIO :: Partie Hors Jeu :: Archives :: Fiches
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Partie Hors Jeu :: Archives :: Fiches