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- [terminé] Night-suffering. feat Keith -

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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mar 4 Juil - 14:57 )


Night-suffering.
keith & hope
La nuit doucement la berce. Entre velours et douceur. Hope dort apaisée. Sans aucune pensée pour la troubler. Elle se laisse emporter par cet océan qui l’entraine. Loin de tout. Sans se douter que la tempête approche.

Vite. Bien trop vite.

Et puis c’est le trou noir. La peur du vide. L’angoisse qui la lacère comme une lame de couteau. Il est là face à elle. La main levée. Prêt à frapper. Ses mots assiègent sa tête. Et elle voit Keith. Les yeux écarquillés. Paniqué par l’horreur du geste de son père.

Non ce n’est qu’un rêve. Un cauchemar.  

Ses larmes coulent sur ses joues. Hope ne sait même pas si elles sont réelles. Ou si elles font parties d’elle. Elle est troublée. Torturée. Déchirée. Prête à sombrer. Et les images se font plus fortes.

Plus puissantes.
Plus tranchantes.
Plus douloureuses
.

La respiration lui manque. Comme si des mains serraient son cou. Fort. Trop fort. Hope se réveille. Brutalement. Comme happée par la vie. Elle est fébrile. Elle tremble. Elle a du mal à respirer. Elle laisse quelques secondes passées. Le temps de calmer son cœur.

Ses peurs
.

Puis elle se lève. Hésitante. Elle laisse ses yeux s’habituer à l’obscurité. Elle sort de sa chambre. Le silence la suit comme une ombre apaisante. Elle frôle pied nu le carrelage froid de la villa. Elle marche. Chaque pas l’éloigne de ce cauchemar. Hope a envie de danser.

Pour oublier. Pour s’oublier.

Mais une envie plus forte la taraude. Celle de voir son fils. A cet instant c'est vital. Viscéral. Alors elle file vers sa chambre. Poussée par ce besoin  qui la dévore depuis des années. Elle reste un instant devant la porte de sa chambre. Le temps de chasser toute la noirceur qui enveloppe son âme.

Puis Hope laisse ses doigts pousser la porte. Tremblante.

Elle l’entend respirer. Une douce musique qu’elle ne se lasse d’écouter. Elle rentre dans la pièce. Il est là. Allonger. Elle le revoit enfant. Elle entend son rire éclater. Son sourire résonner. Elle s’assoit sur le lit. Sa main vient caresser ses cheveux. Elle ne cherche pas à le réveiller. Elle veut juste retrouver la paix. Elle cherche son odeur en venant le frôler.

Avec tendresse. Avec amour.

Elle pose ses lèvres contre sa tempe. « Je t’aime Keith » . Elle le serre fébrilement. Puisant dans la chaleur du corps de son fils la force d’avancer. Encore et toujours. Sans lui. Il y a longtemps qu’elle se serrait sacrifiée. Elle laisse à nouveau couler ses larmes. Elles viennent effleurer la chair tendre de son fils. Il bouge. Ouvre les yeux. Hope lui sourit. « Désolé je ne voulais pas te réveiller. Mon chéri. » Sa voix est troublée. Elle dévoile pourquoi Hope est venue chercher refuge ici. Dans la chambre de son fils. Il connait ses démons par cœur. Il sait que si elle est là c’est que sa nuit c’est faite plus sombre.

Plus dure.
Plus rude
.

Elle le prend dans ses bras. Embrasse sa joue. Elle n’a pas besoin de plus pour se sentir mieux. Juste besoin de lui. Alors elle allonge son corps à côté du sien. Et profite de l’instant. Le mal ne l’a perturbera plus cette nuit.

Keith la protège.


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Dernière édition par Hope Holloway le Sam 19 Aoû - 8:35, édité 3 fois
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mar 4 Juil - 19:57 )
night sufferingTobias & Hope
Tobias a fait la fête durant une grande partie de la nuit. Il s’amuse, flirte, titille les sens des femmes ou des hommes sans faire cas des apparences. Il emmerde le monde, a les moyens pour le faire. Ancien pianiste de renom, étoile filante de la musique classique, il use de la bienveillance de la population pour obtenir des faveurs alléchantes. Au fond, il désire juste profiter de la vie sans se poser mille et une questions. Il a conscience qu’il est plus fort que sa mère. Il n’est pas hanté par ses démons. Il a une aisance à faire son deuil. Cela fait bien longtemps qu’il a accepté que ses doigts n’auraient plus la même dextérité pour son instrument préféré, qu’il ne pourrait pas avoir l’illustre carrière qu’on lui prédestinait d’avoir. Il ne s’en porte pas plus mal. Il tombe, mais se relève sans problème face au soutien de cette femme merveilleuse qu’il aime profondément. En conséquence, il se sent profondément frustré lorsqu’il la sait prisonnière du passé, de cet homme qu’il exècre plus que tout. Il aimerait pouvoir l’effacer de son esprit, qu’elle s’en libère pour voler de ses propres ailes, mais fait le triste constant qu’il ne pourra jamais y parvenir. Il lui ressemble, presque traits pour traits. Il dégage l’assurance de cet homme qui a dit l’aimer, mais la frappait, car trop imbu de lui-même pour pouvoir tolérer qu’il ne soit pas son impératif, alors que lui-même la plaçait en seconde place. Tobias se souvient des traits de son géniteur. Il ne parvient pas à oublier son impuissance et cette rage qui lui tapit les entrailles dès lors qu’il pense qu’il n’a jamais pu lui foutre son poing dans la gueule. Sa hargne est profonde et réelle. Elle happe ses tripes dès lorsqu’il voit le regard mélancolique de sa mère. Si seulement, elle pouvait se dégager de cette ombre funeste et tenace. Elle pourrait gouter au bonheur qu’elle mérite. Il n’est pas surpris lorsque le contact de sa paume moite frôle ses cheveux et sa nuque. Bien qu’il soit endormi, après une nuit d’ivresse, il reconnait ce contact doux et subtil. Il met du temps à s’extirper de son songe, mais entrevoit la nécessite de lui venir en aide. Une fois de plus, elle est sur le point de couler. Sans lui, elle serait prête à se noyer, alors il lui donne le soutien nécessaire. Ses paupières embrumées par le sommeil, il les soulève au contact des larmes de sa mère. Encore et toujours, elle verse des larmes qui ne devraient plus exister. Il inspire profondément pour tenter de contenir cette rage qui envahit sa poitrine. Elle n’est pas dirigée vers elle, mais cette enflure qui lui sert de père. Il n’aurait pas pu crever dans un bête accident de voiture. Non, il a fallu qu’il devienne un fantôme encore plus sournois en disparaissant dans une expédition, sans laisser la moindre trace. « Pas grave, Mam’. » Il déclare dans une voix ferme en venant soulever son drap. Il est juste en boxer, fort heureusement, bien que sa nudité sa mère la connait totalement. Il est sorti d’elle, il est l’objet de sa création. Il lui appartient. Chaque parcelle de son âme et de son être est le fruit de sa conception. Il la laisse prendre place au creux de ses bras. Il enserre sa taille fine de son bras ferme. Il la colle contre lui dans une étreinte protectrice pour que ses démons s’envolent. Il ne parle pas. Il n’est pas réellement doué pour consoler. Il s’est toujours contenté de la prendre dans ses bras et de l’écouter pleurer et exprimer ses démons, sans avoir de réelles réponses à lui donner. Il sait que ça serait peine perdue, qu’il ne pourra qu’exprimer son dégout pour son père et sa volonté qu’elle se libère de son emprise, et ce, sans prendre en considération, qu’elle l’aime encore, cet homme qui lui a détruit le cœur et lui a fait perdre toute joie de vivre. Au moins, ce connard doit être content où il est. Il a la satisfaction de la voir porter le deuil parfaitement. Il inspire profondément en venant doucement embrasser sa chevelure blonde. « Ça va aller. Je suis là, Mam’. » Un discours devenu habituel, mais qu’il continue de murmurer pour la convaincre qu’il est et restera son roc quoi qu’il advienne.
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mar 4 Juil - 21:39 )


Night-suffering.
keith & hope
Hope sort de sa chambre. Le trouble accroché a ses viscères. La peur rivée à son regard. Elle avance dans le noir. Tremblante et égarée. Comme une biche effarouchée. Ses pas la dirigent dans un premier temps vers sa salle de danse. Elle n’arrive à repousser ses démons que dans l’abandon du corps et de l’esprit. Quitte à se perdre dans une quête folle. Ou l’enjeu est parfois sa propre existence. Quand tout va mal. Quand tout dérape. Elle pousse son corps jusqu’au point de non retour. Jusqu’à l’épuisement complet. Combien de fois elle s’est effondrée à bout de souffle ? A bout de vie devant le miroir. Combien de fois ? Combien de nuit ? Combien de jour ?

Elle a arrêté de compter.
La danse c’est son échappatoire. Sa délivrance.
Cela l’a toujours été. Peu importe le prix à payer.


Mais quelque chose de plus fort l’attire. Ailleurs. Dans un cocon plus serein. Moins malsain. Quelque chose contre laquelle elle ne peut résister. Contre laquelle elle ne peut pas lutter. Quelque chose qui lui prend les tripes. Enserre son cœur. Enveloppe son âme. Et étreint son corps.

Avec force et rage.
L’amour qu’elle ressent pour son fils Keith.


Alors Hope bifurque vers la chambre de celui-ci. Son regard prend une autre couleur. Le trouble s’efface peu à peu devant l’amour indestructible qu’elle porte à la chair de sa chair. Elle hésite un moment. La peur de trouver la chambre vide vient lui caresser l’esprit. Elle frissonne. Et puis elle pousse la porte. Espérant ne pas trouver le lit vide. Espérant pouvoir trouver ses bras réconfortant. Et elle le voit. Et elle l’entend. Elle revoit toutes ses nuits où elle est venue chercher refuge après les tempêtes souvent destructrices. Il a toujours été là pour elle. Comme elle a toujours été là pour lui.

C’est à la vie. A la mort.
Hier. Aujourd’hui. Même demain.


Hope se fait silencieuse. Elle devient une brise légère. Elle le caresse. L’embrasse. L’enlace. Elle se laisse submerger par les larmes. Dans chacune c’est un démon qu’elle chasse. Même si tous ses démons ont le même visage. Celui de son mari. Cet époux. Tendrement chéri. Si brutalement disparu. Qui après avoir mis des arcs en ciel dans sa vie. A voilé son existence et celle de Keith de nuages sombres et noirs. Elle murmure contre sa peau un mot qui s’égare. Mais qu’elle voudrait retenir parce qu’il est trop fort. Mais cela lui fait du bien. De le lui dire.

Encore et encore. Ce je t’aime.
Si vrai. Si pur.


Il prend une fois de plus racine dans les profondeurs de son âme torturée. Et cela apaise Hope. Cela la soulage. Son fils se réveille. Il l’invite à la rejoindre. Là au creux de ses draps. Au creux de ses bras. Et elle se laisse tenter. Elle retrouver son corps presque nu et se laisse gagner par une plénitude dévorante et sereine. Ses doigts serrent d’avantage sa chevelure. Ses lèvres dévorent ses joues avec douceur. Ses larmes redoublent sous les mots réconfortants de son fils. Il résonne comme une musique. « Je le sais mon chéri. Je le sais. » Elle vient se perdre contre lui. Elle sent ses lèvres sur ses cheveux. Elle a conscience qu’elle dépasse son rôle de mère. Dans ces instants là. Certains verraient surement une relation des plus noires. Quand elle s’abandonne de cette façon contre Keith. Elle pourrait passer plus pour une amante. Que pour une mère aimante. Mais leurs gestes. Leurs sommeils. Sont toujours restés chastes. Il n’y a aucun arrière pensé. Aucun mal. Dans cet amour sans fin qui caresse leur cœur avec insolence. « Je suis vraiment désolée. Je voulais aller danser. Mais j’avais besoin de te toucher .. avant .. »

L’évidence frôle ses lèvres.
Comme elle frôle leur cœur.


Ses mains effleurent le dos de son fils. Dans un mouvement lent et doux. Comme quand il était enfant et qu’il était meurtri par un cauchemar. Ou blessé par son père. Ou quand la vie le malmenait. Elle retrouve ce besoin mais les rôles sont inversés. C’est Keith qui chasse ses monstres. Keith qui répare les blessures que ses fantômes lui infligent à grand coup de fouet. « Je n’en peux plus de ces fantômes qui me tiraillent les tripes et me broient le cœur. Ils vont finir par me détruire Keith. »  Sa voix est un murmure. Une plainte.

La peur se lie sur son visage.
Dans son regard.
La peur de sombrer.
La peur de couler.
La peur de céder au vide.


Et de ne plus pouvoir remonter. Et si un jour Keith n’était pas là. Comment pourrait-elle s’en sortir ? Hope tremble. Elle voudrait ce montrer forte. Mais la tâche est difficile. Ardue. Douloureuse même. Elle en a conscience. Tant qu'elle n'aura pas tiré un trait sur l'amour qu'elle porte encore à son mari disparu. Tout sera qu'épreuve et difficulté. Même avec son fils à ses côtés.



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Dernière édition par Hope Holloway le Jeu 10 Aoû - 18:36, édité 2 fois
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mar 4 Juil - 22:41 )
night sufferingTobias & Hope
Une fois de plus, il tient son rôle de garde-fou sans sourciller. Il l’empêche de sombrer dans la tourmente, bien qu’elle ne la quitte jamais. Il la maintient difficilement hors de l’eau en lui apportant l’amour et l’affection dont elle a besoin. Il a conscience que sa mère est à la dérive, que la disparition de son père n’a fait qu’accroitre la dépression dans laquelle il l’a plongé. Si elle demeure éprise de son père, lui l’exècre du plus profond de son âme et est satisfait qu’il ait quitté leurs existences. Il lui est malheureusement impossible de l’avouer, de l’exclamer avec force pour s’efforcer de la réveiller de ce cauchemar duquel elle est prisonnière. Il ne peut pas se montrer dur avec elle, malgré l’envie qui lui taraude de le faire. Il aimerait qu’elle prenne conscience qu’elle doit reprendre sa liberté, faire le deuil de cette relation nocive avec cet homme qu’elle a aimé malgré toutes les bassesses dont il l’a accablé. Elle mérite tellement mieux que ça. Elle a le droit d’être considéré comme une reine, une déesse. Il s’efforce de lui donner ce rôle, mais sait parfaitement que ce n’est pas à lui de le faire, que les bienfaits apportés n’auront qu’une faible incidence. Il est contraint d’accepter son impuissance, sa seule capacité à la maintenir dans un équilibre qui ne lui permettra jamais de voler de ses propres ailes, mais il lui est impossible d’abandonner ce rôle. Jamais. Elle est ce qu’il a de plus cher au monde, tout en sachant que sa ressemblance avec son monstre de père ne fait que la maintenir de manière perverse à cet homme. Cela en est frustrant, mais il s’efforce de tenir bon, d’être là, tout simplement, encor et toujours. Il est insupportable de l’entendre pleurer de cette manière, mais il les tolère, lui offre la douleur nécessaire pour les amoindrir, les calmer durant une courte période avant que cela ne recommence de nouveau. Ce n’est pas bon. Il en a conscience, mais que peut-il faire d’autres ? Cela lui retourne les tripes, rend sa hargne envers son géniteur que plus violente. S’il est vivant et revient, il est prêt à lui arracher les yeux, défigurer son corps sous des coups violents pour tenter de le tuer définitivement. Si seulement, il en était capable. Jamais, il n’a réussi à lui rendre les coups. Il a préféré l’injurier et l’assassiner par des mots que de se mettre à son niveau.  Cela le tue d’être comme ça, mais il le fait essentiellement pour elle, car elle serait la victime douloureuse de cette violence physique. Il ne ferait que déchirer son âme plus profondément encore et il ne peut le tolérer. Il la laisse exploser sa douleur par des pleurs. Il embrasse sa tempe après l’avoir laissé dévorer ses joues de baisers doux et désespérés. Il sait qu’elle a besoin de ce contact et lui donne sans qu’elle n’ait besoin de le justifier. Elle s’excuse, éternelle rengaine à laquelle il est habitué. « Ne le sois pas. » Il déclare simplement dans une voix ferme pour qu’elle cesse de ressentir cette culpabilité lui ronger la poitrine. « Je suis à toi, ton fils et rien au monde ne changera cette réalité. » Il déclare pour que cette donnée s’immisce dans son esprit et s’y ancre. Elle lui avoue son impuissance, sa frustration qui se tapit au sein de ses tripes. « Il faut juste que tu t’efforces d’aller de l’avant, de l’oublier. » Il se risque à conseiller dans une voix faible. Il ne sait pas si elle est prête, si elle le désire. « Tu es une merveilleuse femme, mam’. Tu mérites bien mieux que de vivre ce chagrin et ce cauchemar dans lequel il te maintient depuis tant d’années. » Sa franchise s’exprime, sans violence, mais avec une sincérité profonde. Il ne veut pas la brusquer, mais juste lui faire prendre conscience qu’il est temps pour elle d’avancer, de se construire un nouvel avenir, bien plus beau. « Tu mérites d’être heureuse et j’aimerai que tu le sois, car c’est la seule chose que je désire. » Il conclut contre sa tempe qu’il embrasse de nouveau. C’est la seule espérance qui l’anime. Son étreinte se fait plus ferme autour de son corps frôle.
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mer 5 Juil - 10:21 )


Night-suffering.
keith & hope
Une fois au côté de Keith. Hope se laisse emporter par tout ce qu’elle ressent. Elle devient fragile. Fébrile. Elle a besoin de cette libération pour se sentir apaiser. Même si elle sait que son fils souffre autant qu’elle face à cette situation. Elle voudrait pouvoir le préserver de toutes ses détresses. Après tout elle est sa mère. Elle se doit de le protéger. Chose qu’elle a faite quand la vie l’a malmené. A chaque chute, elle était là pour le relever. Mais là elle n’a plus la forte de jouer ce rôle. Elle a besoin de lui. Mais pas en tant que fils. En tant que protecteur. Et il assume. Sans rien dire. Il vient par ses baisers calmer la brulure intense qui nait au creux de sa poitrine. Il vient par ses caresse apaiser son âme tourmentée par les images d’un passé trop lourd à porter. Il vient par ses mots distiller la douceur dans son être encore marquées par le souvenir des coups donnés. Elle aime quand ils se retrouvent de cette manière. Sans barrière. Mais avec le respect qu’un fils doit à sa mère. Avec le respect qu’une mère doit à son fils. Et même si aux yeux du monde, à cet instant et dans ce lit, se glisse l’ambigüité. Elle n’effleure pas leur âme. Ni leur cœur. Ni leur corps. Ils sont juste une mère et un fils emportés dans une tempête qu’ils ont encore du mal à maitriser. A oublier.

Entre ses bras son cœur se calme.
Elle oublie la noirceur de sa nuit.
Entre ses bras son âme vibre.
Elle ne pense qu’à la lumière du jour.
Leur souffle se mêle.
Leur cœur bat à l’unisson.
Comme à chaque fois.
Que la douleur les enveloppe.


Hope caresse sa peau du bout de ses lèvres. Du bout de ses doigts. Désolée d’avoir troublé son sommeil. Désolé de ne pas arriver à mener le combat. Désolé de ce laisser avoir par une ombre qui la ronge alors qu’elle devrait s’en libérer. Mais elle n’est pas encore capable de tirer un trait sur son passé. Il fait dire que l’amour qu’elle portait et qu’elle porte encore au père de Keith. Était des plus passionné. Est des plus passionné. Un amour sans limite. Donné alors qu’elle avait à peine seize ans. Un amour dévastateur. Qui l’a dévoré de sa flamme avec ardeur. Parfois elle se demandait comme elle arrivait à vivre alors que son amour lui prenait tout son oxygène. Mais en retour elle avait tellement. Même si il y a eu les blessures. Physiques comme mentales. Elle ne regrette rien. Et puis de ce trop plein d’amour est né Keith. Alors comment au final regretter. Quand dans la douleur est née la plus belle des douceurs. « Je sais. Même si un jour ton cœur battre pour une autre. » Sujet épineux et cela sentant dans sa voix. Elle est possessive et la danseuse a du mal avec le fait que son fils caresse d’autre femme. Même si à chaque fois il revient vers elle. « Comment l’oublier Keith ? Et je fais de mon mieux pour aller de l’avant. » Elle mène un combat tous les jours pour oublier. Pour avancer. Parfois elle baisse les bras. Mais elle se relève porter par l’amour de son fils. Porter par son envie de vivre. Même si celle de mourir l’envoute parfois avec délicatesse.

Elle l’écoute.
Attendri par ses mots.
Consciente de cette vérité.
Qui ne fait que s’accroitre.
Au fil des années.


Hope laisse son regard se perdre dans celui de son fils. Les larmes tapissent ses pupilles claires. Sa main s’égare avec douceur sur sa joue. Elle sourit. « Tu es un homme merveille Keith. Tu lui ressembles tellement. Sauf que toi tu as un cœur pur. J’aurais aimé que tout soit différent .. entre vous .. que tu ne vois pas la noirceur de son âme .. tu ne le méritais pas. Et il a été un homme bon .. sinon je ne l’aurais jamais aimé comme je l’ai aimé. La vie l’a changé. Je l’ai changé. Il voulait une femme, une amante. Et moi j’ai eu juste envie d’être ta mère. » Tous les mots sont dits avec une infinie douceur. La danseuse est consciente qu’elle a précipité sa chute. Qu’elle a fauté dans son rôle envers son mari. Qu’elle l’a privé d’une part d’elle, même si elle se donnait corps et âme à chaque fois qu’ils faisaient l’amour. Elle ne peut effacer ce qui a été écrit. Elle peut juste essayer de tourner la page. Mais la tâche est ardue. Le chemin chaotique. Et son fils le sait. Et il respecte cette situation même s’il la voudrait plus douce, juste pour elle.

Croire en l’avenir.
Penser à demain.
En oubliant hier.
C’est la seule solution.
Pour sortir de l’enfer.


Les lèvres de Keith frôlent sa tempe. Son baiser est emprunt de tout son amour. « Être avec toi est mon plus grand bonheur. Je regrette ton père, mais je me dis que si c’était toi que j’avais perdu .. je ne serais plus de ce monde. Tu me maintiens en vie. » Hope pose un baiser sur le front de son fils. Geste qui la bouleverse parce qu’il la guide encore une fois dans son passé. « Et je finirais pas être heureuse de la façon dont tu l’espères. C’est juste qu’aimer est une tâche difficile et que mon cœur pour le moment n’est pas prêt à pareil sacrifice. » Il resserre l’étreinte et elle se laisse aller. Depuis la mort ou plutôt la disparition de son mari, Keith est le seul homme a touché son corps. Même s’il le touche juste comme un fils. C’est le seul à l’étreindre et le chérir. Mais comment pourrait-elle s’abandonner à un autre ? Elle n’ose même pas regarder les hommes qui frôlent sa vie de leurs mots ou de leurs regards. Elle évite de succomber à la tentation. Elle préfère se perdre entre les bras de femmes. Car elle sait qu’elle ne tombera jamais amoureuse d’une déesse. Elle est faite pour les dieux. Mais pour le moment un seul a su la faire prisonnière. « Et ton cœur mon chéri. Toujours libre comme le vent ? Personne n’a su le faire vibrer de manière divine ? » Elle sait qu’elle met des barrières aux relations qu’il entame. Et encore plus quand une femme marche sur son territoire. Elle a du mal à accepter qu’il puisse en aimer une autre. Même si la manière d’aimer diffère. Elle est jalouse de ses conquêtes. Et Keith le sait. Il vit avec. Par respect pour ce qui les unit.

Mais un jour.
Il s’envolera.
Une autre à son bras.
C’est t’elle qui chérira.
Et toi tu en mourras.



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Dernière édition par Hope Holloway le Mer 2 Aoû - 17:24, édité 1 fois
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Dim 23 Juil - 18:05 )
night sufferingTobias & Hope
Il l’enveloppe d’une douceur extrême pour chasser ces tourments qui la retiennent prisonnière. Il essaye de l’en déroger, lutte sans cesse contre cette réalité sans y parvenir réellement. Il la remonte à la surface durant quelques semaines, parfois jours ou heures. C’est un sauvetage inexact auquel il est condamné et le rend fou. Il lui arrive même de flirter avec cette limite dangereuse qu’il ne franchira pas. Il use de propos, de gestes tendres, presque amoureux pour tenter de lui apporter une once de bien-être au creux de la poitrine. Elle est devenue si dépendante de lui que cela l’inquiète pour elle, pour lui, car il se rend compte qu’il en est tout autant victime. Il ne peut pas l’écarter de sa vie, la choisit dès lors que sa possessivité devient une gêne dans les couples qu’il a pu former par le passé avec des demoiselles toutes aussi délicates, belles et pleine de vie.  Il essaye constamment de la rassurer, en vain. Elle ne peut pas s’empêcher de ressentir ce déchirement lorsqu’il vient s’attacher à une femme, tout comme lui est bien incapable de dire s’il pourra s’épargner cette douleur cruelle. « Quand bien même, je resterai à toi, ta chair, ton sang. » Il continue d’appuyer sur cette réalité pour qu’elle s’immisce dans son esprit. Il fait de son mieux pour la pousser vers le haut continuellement, être cette voie qui la guidera vers un meilleur avenir. « En t’ouvrant au monde, en acceptant de ressentir, de vivre sans penser à lui. Apprends à croquer la vie, maman. » Il murmure avec fermeté, mais douceur dans la voie. Il voudrait qu’elle sorte, qu’elle rencontre de nouvelle personne, qu’elle s’aère la tête pour de nouveau savourer la vie dont l’a privé son père. Il aimerait qu’elle accepte juste de se laisser couler, de s’abandonner pour fuir ce passé morose. Elle mérite tant de gouter au bonheur, de quitter cette facette de femme détruite, soumise, d’être pleinement cette déesse, qui ne demande qu’à s’éveiller. Il aimerait tellement qu’elle y parvienne, seule, sans l’aide d’un homme, mais il est prêt à l’accepter tant qu’elle y parvienne. Il lui révèle ses pensées sans vergogne, s’évertue à essayer de la convaincre pour essayer de déclencher quelque chose en elle. Il la sent sensible, le perçoit dans la lueur fébrile de son regard. Elle lui retourne le compliment, mais ses traits se crispent lorsqu’elle le compare à cette enflure. Il sait sa ressemblance, mais n’arrive pas à l’accepter. Il ne peut tolérer tout ça. « Arrête ! » Il finit par lâcher avec force. « Arrête de lui trouver des excuses Mam’ ! » Il déclare avec une pointe de colère qui inonde ses tripes. « Le passé est le passé. On ne peut rien changer. Il faut aller de l’avant et s’il y a un responsable dans toute cette merde, c’est lui. C’est lui qui a décidé d’être dégradant avec sa femme, de la battre, car elle ne voulait pas répondre à son idéal. C’est lui qui a tout gâché, alors s’il te plait, cesse de te jeter la pierre, bon sang ! » Il s’emporte. Sa respiration se fait plus vive, plus difficile. Il n’arrive pas à accepter cette comparaison, cette manière qu’elle a de se flageoler sans cesse pour un homme qui ne le mérite absolument pas. « Désolé. » Il finit par murmurer contre sa tempe quand il prend conscience qu’il s’est laissé emporter par ses émotions. Il veut juste qu’elle prenne conscience qu’il ne désire que son bonheur. Il ne dit mot à sa réponse. Il sait que c’est faux. Si c’était réellement le cas, elle ne serait plus prisonnière de cet amour nocif qui la hante sans cesse. Il sait néanmoins qu’il est devenu sa raison de vivre, aussi lourd que cette réalité soit. Il espère qu’elle dit vrai, qu’elle finira par laisser son cœur aimer de nouveau et s’offrir à un vrai bonheur, non factice, non ponctué de cris et de pleurs. Il se contente juste de sourire, le regard doux tandis qu’il vient de nouveau enlacer son corps avec une profonde tendresse. Il revient embrasser sa chevelure. « Non aucune. » Il murmure en venant caresser ses cheveux. « Je profite de ma liberté, savoure la beauté de certaines créatures, mais mon cœur n’est réellement fidèle qu’à ma muse : la musique. Tu le sais bien. » Il murmure en venant rire doucement. « Et t’es la seule a réellement rivalisé avec elle. Comme je suis le seul à rivaliser avec la danse pour toi. » Il essaye d’aborder une conversation délicate sur des notes plus légères, moins amères que toute cette douleur. Il espère y parvenir et détendre sa mère par la même occasion.
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mar 25 Juil - 12:01 )


Night-suffering.
keith & hope
Être protégée. C’est tout ce que recherche Hope quand elle se love d’avantage dans les bras de son fils. Dans cette étreinte suave au parfum savoureux mêlant amour maternel et fierté infinie. Elle se laisse porter par ses mots. Par ses caresses. Ils sont comme du miel. Et ils éloignent le fiel acide que sa nuit tourmentée a déposé au creux de sa chair. Il redevient l’enfant chéri, le bébé adorable, l’adolescent insolent. Ses souvenirs l’enlacent lui laissant sur la peau un doux sentiment de bonheur. Si seulement il pouvait durer plus que ces quelques heures. Mais ce bonheur est comme une chimère, il s’effrite et redevient poussière. Pour laisser place à la souffrance et la noirceur. Mais pour l’instant la danseuse profite de ce ciel bleu volé à la nuit sombre. Un rayon de soleil dans son ciel gris. Qui la réchauffe avec tendresse. Keith la rassure en lui disant qu’il restera à elle. Lié à jamais par la chair et le sang. Elle acquise de la tête dans un mouvement délicat. Elle dépose un baiser sur sa tempe. Elle lui fait part de ses craintes comme à chaque fois qu’elle vient le rejoindre dans son lit. C’est toujours le même combat. Et Keith l’aide à le mener avec les armes qu’il possède. Son amour sans faille. « Croquer la vie .. pour souffrir à nouveau Keith. Aimer à nouveau me fait tellement peur. » Cette évidence serre le cœur de la danseuse. Vivre sans amour ce n’est pas vivre. Mais aimer fait souffrir et détruit. Alors elle préfère s’éloigner de ce sentiment quitte à ne vivre qu’à moitié. Tout parait si compliqué. Hope ne se livre vraiment que lorsqu’elle danse. La plus part du temps c’est devant ses élèves. Le reste c’est en privé devant son miroir. Seul admirateur secret de son combat intérieur. Parfois son fils partage ce privilège. Dans ces moments là elle se sent vivante. Habitée par des forces qui l’enchainent et la rendent plus fortes. Mais une fois que la danse cesse, elle n’est plus que fragilité et douleur. Et puis elle retrouve le regard de son fils.

Difficile d’ignorer la ressemblance.
Difficile pour Keith de l’accepter.
Elle le blesse malgré elle.
Il se rebelle frustrer.
De lui faire penser à lui.


Hope sent rapidement monter la colère chez son fils. Cela la déchire d’avantage de voir à quel point il hait son père. C’est viscéral. Elle comprend ses réactions. Elles sont justifiées. Mais cela lui fait horriblement mal. Les larmes coulent doucement de ses yeux. Elle est bouleversée. Elle cache un instant son visage au creux de l’épaule de son fils pour ne pas lui montrer à quel point tout cela l’a détruit. Elle murmure contre sa peau. « Tu ne devrais pas parler ainsi de ton père. » Même si dans le fond Keith a raison. Il s’excuse comprenant que son emportement était plus une épreuve pour sa mère qu’autre chose. « Pas grave. Tu es déjà pardonné. » Elle ne lui en veut jamais bien longtemps, elle l’aime trop pour ça. Ils essayent de rendre la conversation plus douce. Elle lui fait entrevoir ses efforts, mais son silence lui montre à quel point il pense le contraire. Hope se voile la face. Et Keith en est conscient. Au final ses moments de bonheur intense, elle les vit à travers son fils. Ce n’est pas la solution mais c’est la seule que la danseuse a trouvé pour ne pas sombrer d’avantage. Par contre ce bonheur devient difficile quand il faut partager le jeune homme. Elle a bien souvent fait avorter de douce relation craignant de le voir s’échapper au bras d’une autre. Même si elle sait que cette réalité un jour sera bien plus forte que ce que son amour pour son fils. Elle garde toujours un œil et cherche à savoir sans détour si une belle fait battre le cœur de l’homme de sa vie. Keith ne se défile pas. Répond sans détour et sans honte. Ses mots la touchent. Lui embaume le cœur d’une saveur exquise. Il est à elle qu’importe celle qu’il choisira, elle ne pourra pas lutter contre cet amour qui les unit. Hope se fera juste une raison car elle sait que c’est le fil de la vie qui continue. « Tu as raison prend ton temps. On ne gagne rien à se précipiter. Je ne suis pas pressé de te partager. Ce n’est pas prêt de changer pour moi. Quel homme pourrait rivaliser avec la danse ? Ou toi ? Tu es tellement parfait. » Elle lui sourit. La douleur a disparu de ses yeux. Reste juste un brin de tristesse. Mais il fuit lui aussi. Chasser par cet instant qu’ils partagent avec rage. Même s’il n’y a que la douceur et la tendresse qui les caressent. « J’ai fini ma nouvelle chorégraphie. Elle s’accorde à merveille avec la musique que tu as composé. Il ne me reste plus qu’à trouver les danseurs qui vont finir de lui donner vie. Je compte faire des auditions et je voudrais que tu sois présent. Tu pourras te libérer pour moi durant une semaine ? » C'est un projet qui lui tient à coeur et qu'elle prépare depuis quelques temps, lié son art de la danse à l'art de son fils la musique. Elle veut partager ces instants magiques avec lui. Elle vient à nouveau trouver sa joue. Elle le frôle avec délicatesse de ses doigts fins. Elle retrouve son regard. Elle est apaisée. Elle resterait des heures à le contempler.

Sa création.
La plus belle que la vie lui est donné de faire.
Sa passion.
Même si elle fut livrée souvent en pâture à la colère.
Sa raison.
Il l’aide à respirer. A vivre.
Elle le regarde. Troublé. Pensive.
Elle l’aime. Plus que sa vie.
Et il le sait.
Et là. Le temps pourrait s’arrêter.
Sur leur regard scellé par l’amour qu'ils se portent.
Pour Hope. Keith est plus qu'un cadeau.
IL est sa seule raison de vivre.




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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mer 2 Aoû - 19:36 )
night sufferingTobias & Hope
C’est son rôle de la pousser vers le haut. En tant que protecteur, il ne doit manquer à cette tache alors qu’elle n’a jamais failli à sa mission. Il lui est impossible d’abandonner. Cela prendra le temps qu’il faut, mais il veut s’assurer qu’elle finira par y arriver et trouver le bonheur qu’elle mérite. En conséquence, il s’évertue à lui répéter les mêmes choses pour tenter d’alimenter l’esprit de sa mère à ses possibilités qui s’offrent à elle. Il est temps qu’elle fasse son deuil, qu’elle s’autorise de nouveau à vivre. « La peur est une composante de l’existence. C’est ce qui nous permet d’avancer, de nous surpasser. » Il déclare avec douceur, mais fermeté, le regard ancré au sien. « Vivre, c’est ressentir, c’est expérimenter les choses. C’est toi qui me l’a appris maman. Je sais que ça fait peur, que les chutes sont douloureuses, mais tu dirais la même chose si nos rôles étaient inversés. Tu ne voudrais pas que je me ferme au bonheur et je ne veux pas que tu te fermes à lui. » Il lâche avec une franchise et fermeté sans vergogne. L’amour qu’il porte à sa mère empreigne ses mots. C’est son vœu le plus cher qu’elle parvienne à reprendre gout à la vie et vive sa vie de femme. Seulement l’ombre de son père plane constamment sur elle, dès lors qu’elle pose son regard sur lui, son fils. Être comparé à cet être abject est insupportable. Il n’arrive pas à concevoir qu’il ressemble plus à son géniteur que à cette femme qui l’a toujours chéri du plus profond de son âme. Cela le met hors de lui. Il aimerait qu’elle l’oubli, qu’elle efface cette ordure de son cœur, de son être. Il aimerait qu’il ne soit qu’un lointain souvenir, mais subit toujours aussi violemment cet élan d’affection qu’elle conserve à cet homme, qui mérite juste de sombrer où qu’il soit, mais il ne peut exprimer la violence de son amertume sans prendre le risque d’égratigner le cœur fragile de celle qu’il aime plus que tout. Elle le rappelle à l’ordre, alors il s’excuse, conscient de la blessure que sa hargne provoque en elle, mais il en souffre profondément. Il tâche de s’accrocher à des idées moins moroses, à cette mère qui demeure fragile et demande son affection. Il la câline, caresse doucement ses traits avec une affection profonde, pure, bien loin de la manière qu’il a de savourer les courbes de ses amantes. Elle s’efforce de le rassurer et au fond de lui, il aimerait croire en ses paroles, mais il sait que l’opération sera loin d’être simple. Il y aura encore des hauts et des bas, il le sait. Quoi qu’il en soit, il sera là, réitéra ses propos pour que ça devienne une évidence en elle. Finalement, Hope décide d’aborder un sujet délicat : sa vie sentimentale. Il la sait craintive à ce sujet, a toujours la crainte de le voir s’envoler au bras d’une autre sans un regret pour elle. Comme si cela était possible. Il la rassure comme toujours, lui rappelle que sa seule muse est la musique, qu’elle demeure à la seconde place. Il n’y a aucun mensonge dans ses propos. S’il avait quelqu’un dans sa vie, il lui en parlerait, la rassurerait sur l’importance qu’elle conservera dans son existence, bien que ses craintes vont persister et il le sait. « Je suis ton fils, c’est normal que tu me trouves parfait Mam’. » Il déclare dans un sourire amusé, cette expression enfantine qui lui va si bien. « Au fond, personne ne l’est. Nous sommes avant tout des humains, alors tu finiras par rencontrer un nouvel homme dont même les imperfections te sembleront touchantes. Et moi aussi, un jour, je trouverai peut-être une personne qui me fera autant vibrer que la musique. Cela ne changera rien à nous. On restera une équipe qui gagne et tu le sais. » Il déclare avec bienveillance en venant doucement dégager le visage de sa mère dans des caresses légères. Il sourit de manière machinale au sien, soulagé de le voir apparaitre de nouveau. Ses propres traits se détendent tandis qu’elle lui soumet une requête. « Je regarderai ça demain matin, mais ça doit être jouable. » Il la rassure en souriant. « C’est une bonne chose. J’ai hâte de voir comment tu as sublimé mon morceau. Je suis sûr qu’elle doit être parfaite. » Il n’a aucun doute sur la question. Son regard ferme en est la preuve formelle. Il la laisse frôler les traits de sa mâchoire mal rasée. Il en sourit, amusé avant de venir baiser son front. « On ferait mieux de dormir maintenant. Une longue journée nous attend. » Il murmure en venant la bloquer contre lui, pour qu’elle dépose sa tête contre son torse. Une position intime, incongrue entre un fils et une mère, mais une normalité pour eux dont ils ne se formalisent plus. Leur relation est unique et ils le savent, alors il la câline, simplement, attendant que le sommeil vienne de nouveau s’emparer du frêle corps de sa génitrice, le cœur plus apaisé. Du moins, pour le moment.
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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Jeu 3 Aoû - 19:08 )


Night-suffering.
keith & hope
La discussion se colore de douceur. Comme les gestes et les regards que Hope partage avec son fils. Dans ce moment d’intimité troublante la danseuse se laisser bercer. Elle veut oublier les démons qui ont perturbé son sommeil et profiter de ce bonheur toujours plus intense. Même si parfois les paroles de Keith la troublent jusqu’au fond de son âme. Elle sait qu’il ne cherche pas à la blesser ou à l’éprouver. Il veut juste l’aider à être heureuse à nouveau. Comme elle l’a été dans le passé. Car oui. Hope a baigné dans le bonheur. Même si son fils ne se souvient souvent que des moments difficiles causés par la rudesse de son père. Ce qui lui donne l’envie de se battre d’avantage à pousser sa mère dans une voie plus sereine. Mais ce  bonheur passé, retient la danseuse prisonnière. Alors qu’elle devrait s’en délivrer et juste profiter. Mais difficile de ne pas être effrayé par cette nouvelle vie qui s’offre à elle. Elle n’a pas encore réussi à dompter cette liberté. « Je te promets de faire des efforts. » Encore une promesse soufflée dans une caresse. Elle voudrait tellement le rendre heureux de ce côté-là. Le délivrer. Car il n’est que son fils et que depuis des années il porte le poids de sa peine et de sa détresse. Mais souvent les forces lui manquent. Alors elle repousse l’instant. Dans cet échange de paroles, certaines viennent raviver des douleurs. Keith celles de la ressemblance trop frappante avec son père. Hope celles de la rancœur qu’éprouve son fils face à son géniteur. Elle voudrait tellement que les deux hommes de sa vie s’aiment comme elle les aime. Même si elle reconnait que son amour pour Keith à une saveur bien plus profonde que celui pour son défunt mari. Même si ce sentiment pour lui perdure. Au travers de son corps comme un doux poison. Et puis il y a ses conquêtes. Ses femmes qui font penser à la danseuse qu’un jour il partira. Avec tendresse il se fait rassurant. Le lien qui les uni est une perle rare. Quel être pourrait le briser ? « Surement. » Elle ne répond pas plus. Préférant partir sur un autre sujet. Car celui là reste délicat. Et qu’en parler encore ne ferait que la rendre plus fébrile alors qu’elle s’apaise. Elle sourit sous ses gestes. Sentir sa chair frôler la sienne la bouleverse et la soulage. Elle évoque son projet maintenant terminé, reste plus que la troupe à trouver pour le rendre vivant. « J’espère surtout trouver les danseurs qui sublimeront le tout. Cela risque fort d’être le plus difficile dans cette aventure. C’est pour ça que j’ai besoin de ton avis. » Elle vient à son tour trouver sa peau. « Oui tu as raison. Bonne nuit Keith. » Un dernier baiser. Et leur étreinte se fait plus intime. Mais c’est leur façon de s’aimer. Hope pose sa tête contre le torse de son fils. Elle caresse doucement ses flans, ses hanches. Elle ferme les yeux. Elle écoute le cœur de son fils. Son battement est comme une douce musique qui la berce. Inondant ses rêves de souvenirs d’enfance.

Elle se réveille avant lui. Le cœur léger.
Elle le regarde. Avec douceur.
Elle pose ses lèvres sur sa tempe.
Sa main frôle son épaule. Son bras.
Et puis elle se lève.
Silencieuse. Elle quitte la chambre.
La danse à présent occupe son esprit.


Hope rentre dans sa salle de danse. Elle sourit. Heureuse de retrouver cet espace qui raconte toute sa vie. Elle se change rapidement. Pas question pour elle de danser en tenue de nuit. Elle enfile une robe légère à fine bretelle. Une robe courte et fluide qui donne libre court à tous ses mouvements. Pas d’entrave quand elle danse. Puis elle met ses chaussons. Prenant soin de masser ses pieds avant. Elle n’allume pas la musique tout de suite. Comme à chaque fois elle va s’échauffer dans le silence de la villa. Elle va s’imprégner des émotions qui se sont distillées dans son corps au court de ces dernières heures. Chacune ayant laissé sa trace dans son cœur. Elle a besoin de les laisser sortir. De les exprimer dans ses pas. Elle a besoin de laisser parler la douleur autant que la douceur. Sinon elle ne pourra pas vivre pleinement sa journée. Elle repense au toucher de la main de son fils sur ses courbes. Elle retrace dans ses pas cette tendresse infinie. Puis la douleur prend place entre deux arabesques. La laissant comme brisée dans l’arrondi de ses bras. Ses gestes se font plus durs quand la tristesse l’envahit. Mais cela ne dure pas. La douceur de cette nuit. Les battements du cœur de Keith contre son oreille chassent tout son trouble. Alors elle tourbillonne pousser par cet amour qui l’inonde comme un raz de marée. Rien ne peut l’arrêter. Et là dans le miroir elle voit son reflet. Keith se tient à l’entré de la salle, le regard rivé sur sa mère. Elle aime quand il la regarde. Comme il aime quand elle l’écoute jouer. C’est avec respect que chacun partage l’art et la passion de l’autre. Même si Hope ne sait jamais vraiment mise au piano. Une berceuse apprise au fil des ans. Quelle aimait jouer pour Keith. Et qu’elle effleure encore parfois. « Bonjour. Bien dormi. » Elle s’avance vers lui laissant glisser ses pas avec grâce. Elle vient doucement l’enlacer. L’embrasser. Et allume la musique. Son regard se fait plus intense dans celui de son fils. Et ils lient leur corps dans une chorégraphie qui prouve qu’ils ne sont rien l’un sans l’autre.

Elle devient le jour.
Il devient la nuit.
Elle est l’herbe fraiche.
Il est la brise qui la caresse.
Elle est l’océan.
Il est le ciel.
Et ensemble.
Ils forment l’horizon.




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Sujet: Re: [terminé] Night-suffering. feat Keith ( le Mar 8 Aoû - 15:12 )
night sufferingTobias & Hope
« Je vais faire en sorte d’être présent. » Il lui est difficile de lui refuser quelque chose. Il sait l’importance qu’à ce projet pour elle et il veut pouvoir la soutenir dans son initiative comme elle n’a jamais failli à ce rôle avec lui. Pour pouvoir être présent pour elle, il va résolument devoir déplacer des rendez-vous, mais cela n’a pas une grande importance. Ce qu’il désire, c’est qu’elle se sente vivant et si ce projet peut lui procurer ce souffle qu’elle peine à reprendre, alors il le fera. Elle doit le savoir. Elle le connait par cœur. De ce fait, il la rassure et l’incite à reposer son esprit loin de ses tracas qui la tourmentent sans cesse. Il s’applique à créer un cocoon autour d’elle pour lui permettre de retrouver sa sérénité. Il semble y parvenir et cela le soulage résolument.« Bonne nuit, Mam’. » Il murmure en écho avant de laisser de nouveau le sommeil l’emporter. Il n’a jamais eu de grandes difficultés à dormir, mais il a veillé à s’assurer que sa génitrice le trouve et que ce dernier reste calme. Son étreinte est demeurée présente autour de la taille de sa main avant que le sommeil profond ne l’emporte ailleurs. Il finit par se réveillé, seul dans les draps de son lit. Sa mère s’est envolée du lit pour retrouver sa salle de danse. Cela ne le surprend guère. Elle a toujours suivi un entrainement drastique et c’est elle qui a su lui donner la discipline pour pouvoir exceller dans son propre art, pas si lointain au sien. Alors, il s’éveille doucement, attrape son téléphone portable pour consulter ses mails. De nouveaux contrats s’offrent à lui, mais il va devoir étudier tout cela avec plus de précisions. Il finit par ouvrir son agenda pour détailler les différents rendez-vous qu’il a pris, s’efforce de trouver des dates qui pourront convenir à sa mère. Il finit par en trouver, ce qui lui permet de lâcher son téléphone pour s’extirper de son lit. Ce qu’il fait sans hésiter. Il attrape un pantalon en lin qu’il enfile simplement avant de retrouver la belle blonde, pour qui son affection ne tarira jamais. Il la retrouve sans surprise dans cette pièce, qui est devenue son antre. Il l’observe évoluer, tournoyer sur elle-même ou en dessinant des arabesques avec ses bras. Il la trouve magnifique. Il est persuadé qu’elle aurait été une parfaite danseuse étoile, si elle n’avait pas préféré sa maternité à sa carrière. Un mariage et un enfant trop tôt, sans aucun doute l’a détourné de sa vocation, mais comment lui en vouloir ? Il lui serait bien difficile, d’autant plus qu’elle est devenue la meilleure des mères. Il l’aime plus qu’il ne l’affiche réellement, plus qu’elle ne peut l’imaginer. Pour elle, il serait prêt à tout, même au pire. Son regard se fait protecteur tandis qu’il se calle contre le pas de la porte. Elle finit par le remarquer, ce qui lui arrache une expression railleuse. « Bonjour. » Il déclare dans un doux sourire avant de laisser ses pas la rejoindre. Dans une poigne tendre, mais ferme, il empoigne sa menotte de la sienne tout en se positionnant derrière elle. Sa bouche vient baiser tendrement sa nuque qu’elle lui offre par cette position. Une marque d’affection bienveillante et emplie d’amour. Un geste intime, presque réservé aux amoureux, mais qui a sa place au sein de leur relation. Il lui sourit à travers le miroir et par un mouvement de main, tandis que son autre menotte frôle sa hanche, il l’invite à se lancer dans des pas de danse, en fonction de l’énergie propulsée par le morceau diffusé au sein de la pièce. Ses pas se font précis, ses doigts et son corps frôlent les courbes de sa mère, qui devient sa partenaire pour le temps d’une danse. Il laisse la musique l’emporter, le transporter et la parfaite confiance qu’ils ont l’un dans l’autre, rend leurs mouvements souples, coordonnés dans un enchainement qui donne un rendu beau, efficace, presque professionnel. La musique, il l’a dans la peau. Il a préféré en être créateur que de devenir sa marionnette, mais grâce à Hope, Hailey et tous ceux qui lui ont communiqué leurs passions pour la danse, il a appris à apprivoiser toute cette technique qu’il emploie désormais, sans aucune difficulté. Il participe à l’art de sa génitrice comme elle a pu le faire en amorçant des mouvements de ballets lors de ces longs entrainements au piano. Un sourire s’épand sur ses lèvres, parfois un rire s’échappe de leurs lèvres avant de s’éteindre contre la peau de l’autre. Leurs regards sont brillants de cette complicité qui éclate face à la coordination de leurs mouvements. Alors lorsque la dernière note de musique clôture leur chorégraphie improvisée, il ne peut s’empêcher de murmurer à l’oreille de sa mère dans une voix taquine. « Alors, je suis le meilleur danseur, Mam’ ? » Son regard est amusé alors qu’il reprend son souffle. Il se sait doué pour la musique, c’est l’essence même de sa vie.
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- [terminé] Night-suffering. feat Keith -
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