- Ettore | Des questions sur la famille... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Le Repaire
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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Sam 24 Juin - 21:56 )
Son oncle a la tête sous le capot de sa voiture, pour faire une dernière révision. Dans la journée, Bren a eu face à lui son petit brin de femme qu’il a engagé depuis quelques années déjà. Thea. Et s’il a fait comprendre à cette dernière qu’il ne souhaitait pas qu’elle touche à sa carrosserie, il a fini par céder. Cependant, il aime que ce soit des personnes en qui il ait confiance qui interviennent. Et les femmes n’en font pas partie. Bren tient trop à sa voiture pour laisser son bébé entre les mains d’une demoiselle. Si ça se trouve, elle a très bien fait son travail et si tel est le cas, tant mieux, mais il préfère s’en assurer. Aussi, plus jamais il ne la laissera toucher son Audi. Trop stressant. De plus, leur entrevue a été suffisamment houleuse pour qu’il ne s’adresse plus à elle. Mais ce qui l’importe le plus actuellement, ce n’est pas l’état de sa voiture. C’est autre chose… A chaque fois qu’il se trouve avec Ettore, Bren appréhende, ne se sent pas bien. Il sent son cœur se retourner et il le doit à ses nombreuses pensées pour sa mère. Ca fait huit ans qu’il est à Naples, huit ans qu’il passe devant son restaurant, qu’il s’installe au café d’en face pour l’observer. Il se dit toujours qu’il va lui adresser la parole, qu’il compte tout lui dire, s’imagine même qu’il n’aura pas besoin de se lancer dans une tirade et qu’en croisant son regard, elle devinera. « Je peux te poser une question ? » Bren s’adosse au mur, croise les bras. Il se renferme dès qu’il est question de son passé. Ca le rend vulnérable, sensible et ses yeux dans le vide ne font que le confirmer. Il a cependant besoin d’en parler, de s’aventurer dans ce chemin sinueux. « Il lui arrive de te parler de moi ? » Son cœur fragile pleure. Il se brise une nouvelle fois devant l’absence d’une mère qu’il aime par-dessus tout sans même la connaître. Il saigne en s’imaginant que cette femme a refait sa vie et souhaite tirer un trait sur les années passées à Manarola. « Tu crois qu’elle regrette ? » Il n’a jamais osé l’interroger à ce sujet, s’est contenté de lui demander des renseignements sur sa mère. L’aider à la retrouver, sans pour autant lui dévoiler des conversations qu’ils ont pu avoir, elle et lui. Cependant, plus le temps passe et plus il sature. Bren est épuisé de tout ça, de vivre dans l’ombre et de devoir faire l’impasse sur une relation mère-fils par appréhension. « Tu sais… Je me suis rapproché de sa fille. Adriana. » Celio aussi, le frangin. Il s’est embourbé dans une histoire infernale, impossible et ne sait plus comment s’en défaire. « Je me dis que c’est peut-être mieux qu’ils n’en sachent rien. » Après tout, si elle avait réellement envie que Bren fasse partie de sa vie, elle se serait arrangé pour, n’est-ce pas ? Il a trente-cinq ans maintenant. Ca fait long. Pourtant, le vide qu’il ressent lui dicte de s’accrocher et de faire un pas. Prendre le risque de se prendre un râteau, de voir s’effondrer ses rêves illusoires, ses scénarios utopiques.


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Sujet: Re: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Lun 26 Juin - 10:24 )
Habituellement, s'il se serait agit de n'importe qui d'autres, Ettore l'aurait probablement envoyé bouler. Le sexisme il ne l'acceptait pas, Thea savait ce qu'elle faisait ou il ne l'aurait pas engagé dans son garage des années de ça en arrière. Mais il sentait que son neveu avait besoin de focaliser ses nerfs sur quelque chose et la jeune femme était son palliatif pour cette fois. Alors il avait cédé et examinait sa voiture même s'il savait que tout serait parfaitement en ordre. Il pouvait presque l'entendre faire les cent pas à côté de lui, comme un lion tournant dans sa cage. Il ne le connaissait pas depuis bien longtemps mais il pouvait déjà en conclure que quelque chose le travaillait et qu'il hésitait à lui parler. Il n'allait pas le brusquer pour autant, lui-même n'était pas du genre causant quand cela le touchait directement alors il n'irait pas lui tirer les vers du nez. Il parlerait quand il serait prêt à le faire. Terminant son inspection, il ne trouva rien à redire, comme il s'y était attendu. Il devrait sans doute avoir un mot ou deux à ce sujet là avec lui quand même parce que ce genre d'a priori ne l'enchantait pas, surtout pas chez son propre neveu. S'essuyant les mains sur le chiffon qui trônait dans la poche de son pantalon, il acquiesça lorsque Bren finit par rompre son silence, lui demandant s'il pouvait lui poser une question. Il se reconnaissait bien dans son attitude alors, sentant cette vulnérabilité qu'il ressentait aussi quand il repensait à son enfance. Cette question, ça faisait un moment qu'il l'attendait à dire vrai. Quasiment depuis que le brun s'était pointé chez lui en lui annonçant qu'il était son neveu. Une claque dans la gueule, c'était l'effet que ça lui avait fait alors car tout un pan de son passé revenait lui faire face d'un coup, un passé qu'il avait mis derrière lui à grand renfort de sacrifices et de distance. S'il avait été comme son frère, il l'aurait envoyé paître, purement et simplement. Umberto n'était pas du genre à s'emmerder avec ce qu'il ne voulait pas gérer, ça il le tenait de leur père sans doute. Lui en revanche, devait plus tenir de leur mère car il avait cette capacité d'empathie que les deux autres mâles de sa famille ne possédaient pas. Il n'avait donc pas pu ignorer ce besoin du jeune homme de connaître ses origines pour savoir qui il était. « Ça lui arrive, oui. » commença-t-il à lui répondre tout en refermant le capot de l'Audi avant de se retourner vers lui tout en croisant les bras sur son torse. « Elle sait qu'elle peut me parler, vu que je suis le seul à comprendre son geste. » précisa-t-il pour prendre sa défense. Laissant Bren poursuivre puisqu'il semblait décidé à parler à présent, il fronça les sourcils. « Je comprends ta démarche, mais ça aura des conséquences par la suite parce que tu auras trahi sa confiance. Car tu ne serais pas venu me trouver ici si tu n'étais pas déterminé à aller lui parler. » Il se doutait qu'il appréhendait d'aller la confronter, et il le comprenait. Se mettre à sa place encore une fois, il pouvait le faire mais ça ne l'empêchait pas d'être dans une position complexe lui aussi puisqu'il mentait à son amie par la même occasion. « Elle a toujours regretté de t'avoir abandonné. Mais elle a fait ce qu'elle pensait être le mieux pour toi à ce moment là, et je ne peux pas dire qu'elle ait eu tort ou raison de le faire, mais vu qui était ton père, crois-moi tu t'en es bien sorti. » concéda-t-il pour cette fois alors qu'il s'en retournait vers son établi pour déposer la clé qu'il avait toujours en main. Évoquer Umberto n'était jamais facile, en cela aussi ils se comprenaient avec Natalee, les vieilles blessures du passé peuvent s'estomper mais elles n'étaient jamais très loin sous la surface, prêtes à revenir vous hanter sans crier gare.
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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Dim 2 Juil - 15:34 )
Même s’il demande en quels termes elle a pu parler de lui, si c’est positif ou négatif, ça le soulage de savoir qu’il soit l’objet de quelques conversations. Lui se pose des questions et à présent qu’il est lancé, Bren sent qu’il ne va plus pouvoir s’arrêter. Ca fait trop longtemps qu’il garde les choses pour lui, qu’il se sent incapable d’en discuter sans perdre le contrôle de ses émotions, alors rester vague était la bonne option. Mais avec son oncle, il peut bien faire une exception. Lui, il connait déjà beaucoup de choses. Il a appris le sort que son père réservait à sa mère. Il est au courant de l’abandon. Ce sont des éléments douloureux sur lesquels il n’a pas eu à revenir pour l’expliquer. « Je… Je comprends. Du moins j’essaie. » Il lui en veut de l’avoir laissé derrière elle, alors qu’il aurait aimé la suivre. Le gamin qu’il était autrefois n’a pas compris. Il a laissé le maître de la maison prendre possession de son esprit et lui faire croire qu’elle ne l’aimait pas assez. Avec le temps, l’âge, Bren a pris du recul et a essayé de se convaincre qu’Umberto ne disait pas vrai, sans pour autant savoir si c’était vraiment des mensonges. Il aimerait avoir la vérité de la part de la concernée. « En fait, non. Je ne comprends pas. Je sais très bien qu’elle en bavait, mais comment peut-on abandonner son enfant ? Le laisser entre les mains d’un homme violent ? » Il n’était pas à sa place et ne peut pas savoir ce qui s’est passé dans la tête de Natalee ce jour où elle a pris la fuite. Pensait-elle qu’il allait grandir correctement ? Qu’il n’allait pas subir la brutalité d’Umberto, à son tour ? Qu’il ne serait jamais capable de lever la main sur son propre fils ? Pourtant, il l’a fait avec sa femme, celle qu’il était supposé aimer. « Je crois que c’est pour ça que je t’en parle… Ca me semble être une grosse erreur, mais je ne sais pas comment m’y prendre. Ils sont adorables, tous les deux. Si je leur disais maintenant, qui me dit qu’ils ne me demanderaient pas de m’en aller ? Et je n’ai pas envie de ça. » Adriana et Celio sont deux personnes à qui il tient énormément. Bren s’est attaché à eux et essaie de jouer son rôle de grand frère, sans qu’ils soient au courant. Il essaie d’être là, de les conseiller, les écouter. Ce rôle, il le prend à cœur et peut-être que demain, on ne le lui permettra plus à cause de ses non-dits. A-t-il tort de laisser cette histoire traîner dans le temps ? Ca fait sept ans qu’il s’est installé à Naples, quelques années qu’il fréquente Celio et un mois à peine qu’il commence à se rapprocher d’Adriana. Sa situation, il ne la souhaite à personne. « Tu crois ? » Bien que ça le touche de l’entendre dire qu’il s’en est bien sorti, lui n’est pas si sûr de ce qu’il avance. Bren se sent honteux, se mord la lèvre inférieure en regardant le sol. « Il y a quelques semaines, j’ai giflé Emma. » Le dire, c’est le réaliser. C’est culpabiliser toujours un peu plus. Il s’en veut d’avoir eu un tel geste envers celle qu’il aime et elle le sait très bien. « Elle est capable de passer au-dessus… Moi ça me fait peur. » Il n’a pas envie de lui ressembler. Et là, à l’instant où il en parle, ce qui l’effraie davantage, c’est le jugement de son oncle. L’image qu’il pourrait avoir de lui. Cet homme est trop important pour ne pas craindre de le décevoir.


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Sujet: Re: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Mar 4 Juil - 17:32 )
Certaines personnes font des choix qu'on ne peut pas comprendre, qu'il s'agisse comme la mère de Bren de laisser son fils dans les bras d'un père violent ou d'épouser quelqu'un sur un coup de tête pour d'autres. Encore aujourd'hui, le cerveau restait une énigme pour beaucoup, ses secrets n'étant pas encore mis à jour. Et ça ne serait certainement pas Ettore qui irait se vanter de savoir ce qui avait pu exactement traverser l'esprit de sa belle-soeur ce jour là. Mais il comprenait aussi pour le coup que Bren lui se la pose cette question. Et même s'il préférerait plutôt parler de tout autre chose, il voulait tout de même tenter de lui apporter des réponses, celles qu'il était en mesure de lui donner en tout cas car celle qui connaissait le fin mot de l'histoire, ça restait quand même sa mère, rappelons-le. Certes il était toujours en contact plus ou moins régulier avec elle mais évoquer Umberto ou leur passé n'était pas vraiment ce qu'ils faisaient quand ils se voyaient, bizarrement. Lui-même n'avait pas mis autant de distance entre son frère et le reste de sa famille sans raisons. « Ces choses là arrivent, personne ne peut expliquer ce qui se passe dans la tête de quelqu'un quand il a tel choix à faire. Je ne justifie en rien son geste, elle a fait ce qu'elle croyait être bon pour vous deux. Et si j'avais eu mon mot à dire, crois bien que tu n'aurais pas été avec ton père. » Ah ça non, il aurait été prêt à l'élever lui-même s'il l'avait fallu mais il savait très bien que son aîné n'abandonnerait pour rien au monde l'emprise qu'il avait sur son fils, le modelant à son image au fil du temps, bien content de pouvoir cracher son venin sur sa femme devant lui. Difficile de rester extérieur à tout ça comme il tentait toujours de le faire habituellement avec les problèmes des autres. Ne pas juger, essayer de comprendre, il s'y employait toujours au maximum mais ici forcément, il ne pouvait pas le faire vu son implication des deux côtés de l'histoire, si on peut définir ça comme ça. Mais il se permis tout de même de faire remarquer à son neveu qu'il jouait un jeu dangereux à se lier ainsi avec les enfants que sa mère avait eu après l'avoir quitté. Approcher une personne dans un but précis, sans leur dire la vérité sur ce qui vous a unis à elle, ouais, ça avait tout l'air d'être une sacrée bombe à retardement selon lui. « Je comprends que tu n'en ai pas envie, surtout que tu les apprécient, mais plus tu vas attendre et plus ils risqueront de mal le prendre. Mets-toi à leur place deux secondes et demandes-toi comment tu prendrais la nouvelle, ça devrait t'aider à prendre une décision. » lui conseilla-t-il alors, car hélas, il ne pouvait pas réellement faire grand chose de plus à ce stade. La balle était dans le camp de Bren, il ne pouvait pas aller les voir et leur parler à sa place après tout. « Je ne le crois pas, je le sais. Certains regards ne trompent pas tu sais, et elle l'a dit plus d'une fois. » Non ça, le regard empli de regrets de Natalee ne permettait aucun doute, elle regrettait son geste mais il pouvait se douter que son neveu ne prenne pas sa parole pour argent comptant. Relevant la tête de sous le capot pour regarder vers le jeune homme à nouveau quand ce dernier avoua avoir levé la main sur sa petite amie. Oh il voit aussitôt ce qui va venir. La culpabilité de Bren, qui immanquablement doit se demander s'il a hérité de la propension de son géniteur à la violence et aux excès de colère, et aussi la peur qui va de paire avec, de voir que même un profond amour pour quelqu'un ne vous empêche pas de faire ce genre de choses. « Boire une fois ne fait pas de toi un alcoolique Bren. Tu as conscience de ce que tu as fait et regarde ce que ça te fait. Ça c'est une chose que ton père n'a jamais eu. » lui confia-t-il tout en essuyant ses mains sur son chiffon, prenant appui sur le rebord de l'habitacle. « Je ne prétends pas avoir réponse à tout mais je sais une chose, c'est les actes qui comptent à la fin. Ton père et moi on a eu le même père. Moi aussi j'en ai pris plein la tronche mais lui a décidé de reproduire le schéma, moi j'ai juré de le rompre. Le même choix est entre tes mains maintenant grand. Tu as son sang c'est vrai, mais tu es ton propre maître. » confessa-t-il en essayant de lui faire prendre conscience de tout ça au mieux. L'hérédité oui, ok, ça existe, mais il pouvait choisir de lutter contre. Lui y été parvenu après tout, alors pourquoi son neveu ne pourrait-il pas en faire autant pour la femme qu'il aimait ?
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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Mer 5 Juil - 12:25 )
« Je ne cherche pas à condamner son geste, mais… Je ne suis pas en accord avec ce que tu dis. Tu peux le dire, qu’elle a fait ce qui lui semblait être bon pour elle, ça ne me vexera pas. » Peut-être que si, finalement. Même s’il essaie constamment d’excuser son acte, au nom de l’amour qu’il ressent à son égard, le garçon en lui est blessé. Nombreuses sont les fois où il s’est approché d’elle pour effacer ses larmes, pour panser ses blessures en déposant quelques bisous sur sa joue. Enfant, il souhaitait protéger sa mère des coups violents qu’elle recevait, mais ce n’est pas avec sa force de mouche qu’il allait y arriver. Lorsqu’elle a pris la fuite, il a longtemps espéré qu’elle amorçait sa délivrance, qu’elle reviendrait le capturer à son tour, avant de prendre conscience qu’elle ne reviendrait jamais. Aujourd’hui, Bren ne souhaite pas lui faire une tonne de reproche, bien qu’il en ait le droit. Il désire faire partie de sa vie, sentir ses bras l’entourer. Il souhaite tout simplement retrouver sa Maman perdue. « Au fond, peut-être qu’elle était convaincue qu’il ne toucherait pas son fils. » Cette hypothèse apparaît dans un coin de sa tête pour la première fois. Se disait-elle qu’à défaut de rendre heureux sa femme, il serait à la hauteur avec son rejeton ? Lui qui se réjouissait d’avoir un garçon pour reprendre sa passion, aussi lui enseigner tout ce qu’il savait. Faire de lui un véritable Homme. Cette interrogation supplémentaire le motive davantage à aller la questionner pour obtenir le fin mot de l’histoire. Encore faudrait-il qu’il cesse ce petit jeu dans lequel il s’enfonce. « Ils vont m’en vouloir… » Son oncle a la parole sage et il compte bien l’écouter, mais il craint de les perdre. Il appréhende la réaction de Celio autant que celle d’Adriana, s’imagine qu’ils lui refermeront la porte. Celio sera certainement plus brutal que sa frangine, plus impulsif et il s’en prendra plein la figure. Adriana sera probablement sur la réserve, mais n’en sera pas moins déçue. Ou alors, ce seront des réactions auxquelles il ne s’attend pas. Toujours est-il qu’il ne peut plus se permettre de mentir plus longtemps, parce qu’à leur place, il l’aurait mal pris. Pas tant d’avoir un frère ou une sœur, mais la trahison, les mensonges. C’est ce qui fait plus de mal. « Tu penses qu’elle me rejettera ? » La peur qu’elle ne veuille pas de lui dans sa vie, pas parce qu’elle n’aime pas Bren, mais plutôt parce qu’elle regrette tellement son acte qu’elle ne souhaite pas faire face aux conséquences. C’est ce qui lui arrive, à lui. Ne pas savoir comment faire face à la situation délicate qu’il vit avec Emma, suite à sa main lourde que sa joue a accueillie. Les mots d’Ettore lui font l’effet d’une bombe. Lui qui, à chaque fois qu’il se regardait dans un miroir, voyait un monstre, doute de l’être vraiment. Il s’est battu pour ne pas ressembler à cet homme pour qui il ressent de la haine et une profonde tristesse. Quand il voit ce qu’il est devenu et l’homme admirable qu’est son oncle, Bren se dit que rien n’est perdu, qu’il peut peut-être réparé les pots cassés et qu’au lieu de toujours craindre le pire, faire en sorte qu’il ne se réalise pas. Il en a réellement envie. Sa vie comme elle se dégrade actuellement, il ne l’aime pas. « Je t’admire tu sais. Pour tout ce que tu es, pour tout ce que tu fais. Ce que tu as entrepris. Ce garage, cette vie que tu mènes. Ta personnalité. Ta générosité. Au cas où que tu ne le saurais pas, j’ai énormément d’estime pour toi. » En plus de l’aider à y voir plus clair, Ettore lui fait une place dans sa vie. Ca a de l’importance dans son cœur. Il lâche un soupir et s’approche du véhicule, pose ses mains sur le rebord de la fenêtre ouverte. « Je te parle de tout ça, mais je ne t’ai même pas demandé comment tu allais, si tout se passait bien pour toi… Tu veux bien m'en parler ? » Il hésite toujours, comme s'il avait l'impression de le déranger, de ne pas avoir droit à tous ces détails. Après tout, il s'est immiscé dans sa vie de force.


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Sujet: Re: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Jeu 13 Juil - 10:39 )
Difficile de réellement lui apporter les réponses qu'il attendait de lui car tout ce qu'il pouvait lui offrir c'était son ressentit. Il n'était pas dans la tête de Natalee, il ne pensait pas comme elle et même s'ils avaient gardés contact même après son départ, ça n'était pas pour autant qu'ils discutaient dans le détail de cette histoire. Trop de blessures encore trop fragiles pour évoquer ce passé qui les avaient changés à vie. Ce que l'abandon de sa mère avait aussi fait pour bren, ça il ne le reniait certainement pas mais s'il voulait trouver des réponses, il se doutait bien qu'une seule personne était en mesure de les lui donner mais tant qu'il n'irait pas vers elle pour lui dire qui il était vraiment, il en serait toujours et encore au même point, continuant à tourner en rond et à remuer le couteau dans la plaie. Il comprenait qu'il était difficile de faire ça, avouer à une personne que vous voyez depuis des années tout en prétendant n'être personne. Lui-même serait-il capable de faire ce pas là s'il était à sa place ? Bonne question mais il n'aurait jamais à se la poser. « [color=#003366]Peut-être, ou peut-être pas, tout ce que je te dis là c'est ce que je crois être vrai. Pour avoir le fin mot de l'histoire, il faudra bien qu'un jour ou l'autre tu ailles lui parler.[color] » commenta-t-il calmement. Il faudrait que le jeune homme soit sûr de lui pour se faire, et pour le moment, ça ne semblait pas être encore le cas. Surtout qu'il jouait à un jeu dangereux avec les enfants de cette dernière là aussi. S'être rapproché d'eux pour se rapprocher d'elle, sur le papier l'idée est bonne, en pratique il avait oublier un détail majeur: le fait que peu d'êtres humains aiment être manipulés et qu'on leur cache la vérité. Bien sûr, aller voir quelqu'un en lui disant de but en blanc "hey je suis ton demi-frère que ta mère a abandonné à un ex-mari violent" ça n'est pas franchement ce qu'il y a de plus délicat pour briser la glace mais tisser un lien sur des mensonges, c'était marcher sur la glace tout en sachant que cette dernière finirait par céder à un moment ou un autre. Ettore voulait simplement lui en faire prendre conscience avant qu'il ne soit trop tard justement. « Sans doute mais ça passera plus facilement si tu n'attends pas plus longtemps pour le leur dire. S'ils ont du bon sens, ils finiront par comprendre en essayant de voir les choses de ton point de vue. Sinon... au moins tu n'auras plus à mentir. » Maigre consolation, il le savait mais il n'allait pas non plus le bercer d'illusion sur la question, il était assez grand pour affronter la réalité après tout. Et il ne pouvait pas lui dire que tout ce passerait bien parce qu'il ne savait pas comment les concernés réagiraient. La prochaine question de Bren était légitime elle aussi, et un appel criant du petit garçon toujours en lui, traumatisé pour un premier abandon et craignant un second si d'aventure sa mère le repousserait en découvrant sa véritable identité. « Je pense surtout que ça lui fera un choc parce que ça va ramener tout un pan de sa vie qu'elle a voulu oublier et laisser derrière elle. Mais non, je ne pense pas qu'elle le fera. » De ce qu'il savait et de ce qu'elle lui avait dit lorsqu'il parlait de lui, il pariait qu'en effet, elle ne renoncerait pas à cette main tendue du hasard qui lui rendait le fils qu'elle avait du laisser derrière elle des années auparavant.Mais en parlant de main, il compris rapidement de quoi il retournait avec ce que venait de lui dire son neveu au sujet de ce qui c'était passé avec sa moitié. Oh n'était-il pas passé par là lui même plus jeune, à se demander à chaque accès de colère s'il n'était pas simplement condamnée à devenir comme son père. Non, il avait choisit de ne pas suivre cette voie, de se contrôler et surtout d'être l'homme que son père n'a jamais pu être. Les doutes qu'il avait, il tentant donc de les apaiser du mieux qu'il le pouvait en lui faisant prendre conscience que certes, ce qui c'était passé était une erreur, mais qu'il allait apprendre de cette erreur. Que la fatalité ça n'arrivait que si on se laissait faire. Ettore en était la preuve vivante. Est-ce que cela faisait de lui quelqu'un d'admirable ? Il n'en était pas certain, voilà pourquoi même face à ce que venait de dire Bren, il restait humble. Pour lui il n'avait rien fait d'exceptionnel que de vivre sa vie le plus décemment possible sans faire de mal autour de lui. « C'est toujours bon d'entendre ce genre de choses de temps en temps. » concéda-t-il en esquissant l'ombre d'un sourire amusé sur son visage avant de se retourner pour déposer son chiffon sur son établi. « Je n'ai pas à me plaindre de ce côté là, le garage tourne bien, il y a quelques détails qui sont à régler mais je vais bien. » Ça n'était pas qu'il ne voulait pas lui en parler mais comme toujours, se mettre en avant et parler de sa vie n'était pas quelque chose qu'il faisait aisément. Mais bon, pour son neveu, il pouvait faire un effort. « Je pense à agrandir les lieux, histoire d'avoir un peu plus d'espace pour la partie moto. Mais ça n'est qu'un projet à ce stade. Café? » dit-il tout en avançant vers la cafetière qui se trouvait un peu plus loin, histoire de continuer leur discussion de façon plus détendue. Après tout, comme tout bon italien, il avait une machine à proximité, histoire de pouvoir savourer un bon espresso à toutes heures de la journée, sans compter que c'était pratique pour faire patienter certains clients un peu trop pressés.
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Sujet: Re: Ettore | Des questions sur la famille... ( le Dim 23 Juil - 16:03 )
« Je sais. » Et c’est ce qu’il compte faire. Un jour… S’il ne le fait pas, il le regrettera toute sa vie pour ne pas avoir pris son courage à deux mains, alors qu’il souhaite renouer avec elle. L’écouter est la meilleure option. Il devrait cesser tout mensonge, avouer toutes les vérités qui peuvent blesser, bien que ce soit risqué. En attendant, peut-être devrait-il prendre quelques distances, le temps de se jeter à l’eau ? Parce qu’il ne se sent pas de leur avouer à eux avant la première femme qui ait existé dans son cœur, dans sa vie. Elle mérite d’être au courant et d’avoir le choix. Si elle ne souhaite pas qu’il soit son fils aux yeux de ses nouveaux enfants, il respectera. Après tout, il en a déjà fait assez comme ça en s’immisçant dans la vie de chacun. C’est avec un point au cœur qu’il prend sur lui. Entendre son oncle lui confirmer qu’il fait partie, malgré lui, malgré elle, de ce pan de sa vie qu’elle a souhaité oublier lui fait mal. Il ne peut s’empêcher de penser qu’elle pourrait lui en vouloir d’avoir fait des recherches sur son compte, alors qu’elle-même ne cherchait pas à le revoir, à savoir ce qu’il est devenu. Si ça avait été le cas, son père ne l’aurait pas tenu au courant. Ce dernier le considère comme un ingrat, a mal supporté l’abandon de son gamin, alors qu’à ses yeux, il lui avait beaucoup donné. « Je te tiendrai au courant… Mais si ça se trouve, quand ça se fera, tu sauras avant même que je n’ai pu t’en parler. » Ettore étant l’homme vers qui elle se tourne dès los qu’il s’agit de cette partie de son histoire, peut-être le contactera avant même qu’il y pense. Lui fera en sorte de ne pas le citer afin de lui éviter des soucis, préférant laisser le soin à Ettore de décider s’il souhaite lui annoncer être au courant depuis sept ans maintenant. Il a tant fait pour lui, qu’il ne lui viendrait même pas à l’esprit de lui ajouter des tracas sur le dos. « Quelques détails… Tu parles uniquement d’agrandir les lieux où il y a autre chose ? » Ce projet lui semble être une bonne idée, même s’il n’a pas conscience des impacts que ça pourrait avoir s’il commençait les travaux. « S’il te plaît oui. » dit-il, à propos du café. « Comment tu comptes t’y prendre ? Tu fermerais le temps des travaux ? » Le Repaire est un bon garage et l’on peut faire confiance aux mécaniciens qui y travaillent, même si lui peinent à le faire lorsqu’il s’agit de sa voiture qui lui est cher. Il la considère comme un enfant, à défaut d’en avoir un et il en prend soin, refuse qu’on la conduise, ou même qu’on la touche parfois. Seulement avec les yeux, pas avec les mains. « Et financièrement, tu estimes ça à combien à peu près ? »


Silent love is calling faith to shatter me through your hallways. Into echoes you can feel, And rehearse the way you heal. Make them dance just like you. Cause you make me move, you always make me go. I'll run away with your footsteps, I'll build a city that dreams for two and if you lose yourself, I will find you.

#TEAMFLORIAGO #TEAMBREMMA
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