Revenir en haut
Aller en bas


 

- (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2051-bren-o-learning-to-brea http://ciao-vecchio.forumactif.com/t100-bren-o-i-don-t-know-where-i-m-going
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jamie Dornan ©Lempika
Multi-comptes : Demetrio, Erio, Terenzio
Messages : 3914 - Points : 3663

Âge : trente-cinq ans
Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia
Sujet: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Ven 23 Juin - 1:18 )
L’idée de la thérapie est la sienne, mais alors qu’il s’engouffre dans l’ascenseur du bâtiment, Bren appréhende. Son cœur s’emballe, son passé lui revient en pleine figure, comme un boomerang. Ce qui l’effraie le plus, c’est de devoir répondre à des interrogations sur lui, sur ce qu’il est, pour aider Emma à le comprendre, à ne plus le voir comme un étranger. Se confier n’a jamais été chose aisée. Rares sont les personnes à connaître les moindres recoins de son existence. Il n’y a même personne. Bren est un homme qui a appris à garder les choses pour soi, à ne pas se plaindre. Avouer que son père lui donnait des coups, c’est se rendre faible aux yeux des autres, mais c’est surtout admettre que ça s’est passé. Se prendre la réalité en pleine figure. C’est la raison pour laquelle il n’a pas apprécié lorsqu’Emma lui a fait part de sa trouvaille, de ce qu’elle avait deviné. Bren sait qu’il va falloir revenir dessus, qu’il va devoir se mettre à nu, lui expliquer un tas de choses et il ignore s’il s’en sent vraiment prêt. A bien y penser, il ne le sera jamais complètement, mais il ne peut pas éternellement garder le silence. Emma a raison, à deux, ils sont plus forts. Il se souvient d’ailleurs du soulagement ressenti lorsqu’il avait commencé à lui parler de sa mère, chose qu’il n’avait encore jamais faite. Ce jour-là, ils avaient fait un pas en avant, pour en faire deux autres en arrière.

La porte de la cabine s’ouvre et c’est avec les mains moites, le cœur serré, qu’il s’aventure dans le couloir. Bren s’arrête face à cette porte fermée, puis frappe quelques coups. Des pas résonnent, des talons. Une femme lui ouvre avec un sourire. Elle est blonde, fine, moins grande que lui. Ils avaient convenu que ce serait un homme, mais au dernier moment, Bren a préféré choisir le contraire pour deux raisons. La première et la plus évidente, c’est bien sûr pour embêter sa chère et tendre. La seconde, bien plus justifiée, est parce qu’il n’aurait jamais pu avouer face à un homme aussi dur que lui, que dans son enfance, un des leurs a eu la main trop lourde. Bren a préféré prendre ses précautions, convaincu qu’une femme pourrait mieux les comprendre, qu’elle comprendrait la douleur et la détresse d’Emma. C’est la chose la plus importante à ses yeux. Même s’il sait que cette spécialiste restera neutre, il s’imagine qu’elle ne sera pas souple face à son geste violent. « Monsieur Gianelli. Nous vous attendions. » A quelques mètres de là se trouve Emma. C’est en la voyant assise sur le fauteuil, en croisant son regard, qu’il se dit que toute cette procédure en vaut la peine. L’homme ne peut se retenir de la déshabiller du regard, se rappelant de la soirée où ils ont décidé que leur séparation n’en serait pas une, qu’elle se transformerait en une pause. Ce soir-là, ils avaient bien commandé indien et Bren avait commencé à redécouvrir le corps de sa belle. Il se souvient de ses yeux fermés, de son souffle rapide, de ses gémissements et de sa frustration lorsqu’il s’est arrêté en plein milieu, la laissant avec son plat indien en lui promettant qu’ils se retrouveraient bientôt. Et lui aussi est frustré. Il n’en a pas profité pleinement, n’a pas goûté à ce corps autrement qu’avec ses lèvres. Alors, forcément, là, la seule chose qu’il aimerait, c’est sentir sa peau contre la sienne.

Bren pose sa main sur son épaule, puis s’installe sur le fauteuil à ses côtés. « Tout va bien ? » Depuis combien de temps étaient-elles enfermées là-dedans ? Ont-elles parlé ? Et de quoi ? « Vous n’aviez pas encore commencé ? » Il s’interroge, préfère en faire part. Il ne supporterait pas d’être tenu à l’écart de la moindre discussion. Ca le concerne, lui aussi.


Been sitting eyes wide open behind these four walls, hoping you'd call. It's just a cruel existence like there's no point hoping at all. Baby, baby, I feel crazy, up all night, all night and every day. Give me something, oh, but you say nothing. What is happening to me ?


Dernière édition par Bren Gianelli le Dim 25 Juin - 19:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Emmanuela Cortesi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2054-emma-people-fall-in-lov http://ciao-vecchio.forumactif.com/t101-emma-et-tu-chantes-chantes-chantes-le-refrain-qui-te-plait
ID : Laurine
Faceclaim : Gemma Arterton ; paweke ; sign astra GIF brenchou
Multi-comptes : Gabriele
Messages : 1228 - Points : 1546

Âge : 33 ans.
Métier : Après dix ans dans l'humataire, elle se pose depuis septembre comme professeur des écoles.
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Ven 23 Juin - 21:46 )
Thérapie de couple. Aujourd'hui, c'est le grand jour. Emma n'a quasiment pas dormi de la nuit. La jeune femme appréhende ce qu'il va se passer, comment ça va se passer. Elle a peur de revoir Bren après la manière dont ils se sont quittés. C'était tellement... Fort entre eux ce soir là. Il ne s'est rien passé de plus que des baisers, intenses certes, mais rien de plus. Pourtant Emma a eu l'impression qu'ils se retrouvaient. Ces moments de complicité, ces moments de tendresse li ont tellement manqué... Mais oui, elle a peur. Parce qu'elle craint qu'il reprenne de la distance pour cette thérapie. Ou pendant cette thérapie. Elle a peur aussi d'elle-même. Emma sait qu'elle a tendance à s'emporter, à être impulsive et à tout foutre en l'air. Comme le soir où il est revenu chez eux, qu'il a commencé à lui parler et qu'elle s'est bêtement emballée... La jeune femme ne commencera pas sa journée par un café, il faut qu'elle évite tout excitant, qu'elle reste zen et concentrée toute la séance... Et c'est en taxi qu'elle s'y rend, sa voiture étant au garage suite à l'accident qui a foutu en l'air son pauvre véhicule. Et son casier judiciaire au passage, qui n'était déjà pas tout blanc... Emma laisse le taxi la déposer sur l'avenue où se trouve le cabinet du thérapeute. Sa petite robe bleu nuit virevolte au rythme de ses pas. Elle lui arrive aux genoux, avec un petit décolleté en V qu'elle aime beaucoup. Emma aime prendre soin d'elle et porter de jolies choses aussi. Et cette robe, elle l'a acheté la veille. Oui, elle l'a acheté en sachant très bien que Bren la remarquera... Tout comme ses petits escarpins noirs brillants et la petite dentelle grise qui dépasse subtilement de son décolleté selon l'angle de vue... Oui, elle l'a fait exprès.

"Madame Sullivan, vous êtes mademoiselle Cortesi ?" Quelle fût la surprise quand Emma a vu la jolie blonde en face d'elle alors qu'elle vient d'ouvrir la porte de son cabinet. C'est un drôle d'homme, le thérapeute Sullivan. Bren l'a roulé dans la farine. Il a fait exprès le sale gosse. Juste pour la contrarier. En plus elle est canon. Emma lâche un court soupir : « Oui, c'est moi... »"Bren n'est pas encore arrivé." C'est un constat, non une question. Elle l'invite à entrer et Emma franchit la porte. Voilà, c'est parti. Enfin une fois que son homme-pause arrive. Elle s'assoit sur un des deux fauteuils. Il n'y a qu'une table basse entre son fauteuil, celui vide près d'elle et celui de la thérapeute de l'autre côté du triangle. Elle croise les jambes et surveille la porte, attendant que Bren arrive. Elle sait qu'il ne va pas se défiler, c'est lui qui a proposé d'être là. "Emmanuela, si nous faisons un peu connaissance en attendant Brenno ? " Elle grimace en entendant le prénom officiel de Bren et réponds: « Déjà, si vous voulez commencer correctement cette séance, moi c'est Emma, et lui c'est Bren... Il ne supporte pas Brenno, moi je l'appelle comme ça quand il me sort par les yeux pendant une dispute car je sais qu'il déteste. » Elle hausse légèrement les épaules face au regard interrogateur de la thérapeute. Oui, ça donne un peu le ton de leur relation."D'accord... Ah, je crois qu'il est là." En effet, Bren rentre dans la pièce une fois que la blonde siliconée lui ouvre –bon elle n'est pas refaite mais Emma préfère le croire, c'est inhumain d'être aussi bien foutue. Elle le regarde, affiche un sourire crispé allant de lui à la thérapeute: « Heureusement que ça devait être un mec, hm. » Rien à faire qu'elle soit là, autant réglé le problème d'entrée de jeu avant de reprendre avant que la blonde ne reprenne la parole: « Je croyais qu'on était d'accord ? » Madame Sullivan prend alors la parole, les mains en avant d'un geste pour apaiser les premières tensions naissantes : "Okay, okay, Emma, Bren a ressenti le besoin de prendre une femme pour mieux se confier. Et si ça peut vous rassurer, je suis mariée à une femme." Elle affiche un sourire confiant tout en se réinstallant et Emma se sent alors bête, très bête. Elle garde malgré tout son air contrarié, digne aussi et elle pose malgré tout sa main sur la cuisse de Bren. Ne pas se braquer. "Allez, commençons. Ici, chacun peut prendre la parole à condition de ne pas couper l'autre. On se parle, on s'explique, on s'exprime mais on se respecte. Bren, on va commencer par vous. La démarche vient de vous. Mettez vous à l'aise, et dites moi ce qu'il s'est passé dans votre couple pour ressentir cette fracture. Parlez moi un peu de vous, de votre ressenti face à tout ça..." Emma regarde l'homme et caresse doucement sa cuisse pour l'encourager avant de retirer sa main afin de ne pas le déconcentrer. Entrons dans le vif du sujet...


Prier des ombres
Et tant marcher... J'ai beau me dire qu'il faut du temps, j'ai beau l'écrire si noir sur blanc. Quoi que je fasse, où que je sois rien ne t'efface, je pense à toi.
Revenir en haut Aller en bas
Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2051-bren-o-learning-to-brea http://ciao-vecchio.forumactif.com/t100-bren-o-i-don-t-know-where-i-m-going
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jamie Dornan ©Lempika
Multi-comptes : Demetrio, Erio, Terenzio
Messages : 3914 - Points : 3663

Âge : trente-cinq ans
Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Sam 24 Juin - 1:18 )
La tension commence à monter. La thérapie n’a pourtant pas encore débutée qu’il sent l’agacement à travers le ton d’Emmanuela. Il n’a pas besoin de se justifier, puisque la psy le fait à sa place et se montre très professionnelle. En même temps que d’exposer la raison de sa démarche, elle ajoute un détail sur sa vie privée, qu’elle aurait pu garder pour elle, dans le but de rassurer Emma qui ne dit plus rien à présent. Il la sait jalouse, mais en sachant que celle qui va les analyser est en union civile avec une femme, ça devrait la soulager. « Après réflexion, j’ai jugé qu’une femme serait plus adaptée. Si tu veux qu’on avance, autant mettre toutes les chances de notre côté, non ? » Il aurait été incapable de dévoiler une partie de lui face à un homme. Il se serait senti rabaissé. Là, c’est différent. Qui plus est, elle semble savoir ce qu’elle fait, être douce, pas trop brusque… Tandis que la thérapeute reprend la parole, Bren observe cette main posée sur sa cuisse, puis détaille Emma du regard. Cette robe qu’elle porte, c’est une nouvelle. Ca lui va bien, tout comme ces petites chaussures qu’elle porte aux pieds et cette lingerie qui dépasse de son décolleté, qui la met en valeur et lui donne envie de lui retirer ses vêtements pour mieux visualiser ce soutien-gorge. Emma est en train de l’allumer. Bren n’a cependant d’autre choix que de se concentrer sur le rendez-vous. C’est à lui de prendre la parole, d’amorcer la chose. Il se repositionne sur la chaise, mal à l’aise, cherche ses mots, réfléchit à ce qu’il pourrait dire pour commencer. « Ca fait cinq ans que ça dure et… » Il est nerveux, se frotte les mains, puis se renferme, croise les bras, se sent d’ores et déjà agressé. Il n’est pas habitué à s’ouvrir sur demande. « On arrive à un stade où notre relation est bancale. Les choses peuvent bien se dérouler durant quelques heures et partir en vrille peu après. » explique-t-il, en cherchant le regard de la femme qu’il aime, mais ce n’est que furtif. Ca ne dure que quelques secondes. Il a peur de ce qu’elle pourrait penser exactement, de ce qu’elle pourrait dire, ce qu’il peut apprendre. « On peine à s’entendre. Et j’en prends l’entière responsabilité. » C’est entièrement de sa faute, il en est convaincu. S’il avait été présent il y a six mois, s’il n’avait pas raté leur rendez-vous, rien de tout ça aurait eu lieu. Parfois, Bren se demande comment les choses se seraient déroulées, s’ils en seraient à ce point-là. A devoir passer par un intermédiaire pour les aider. « Il y a six mois, j’ai oublié notre anniversaire. Emma a fait une mauvaise rencontre. » Il ignore toujours ce qu’il s’est passé exactement. Emma elle-même n’en a aucun souvenir, ou vaguement. Il se rappelle de cette nuit affreuse qu’il a passé à s’interroger, se faire des films. Par la suite, il a même mis en place un système de géolocalisation sur le portable d’Emma, afin que ça n’arrive plus. Toujours savoir où elle se trouve, c’était le but. Il la regarde de temps en temps, lorsqu’il n’est pas à Naples. C’est terrible de s’inquiéter à ce point. « Tout est parti en vrille après. Les disputes, la colère, la distance, le manque de confiance… » Il pense que c’est bien plus profond que tout ça, que ça remonte à bien plus loin. Encore une fois, c’est probablement à cause de lui. Le fait qu’aux yeux d’Emma, il ressemble à un étranger. Elle a raison, elle ne connaît pas grand-chose de lui, de son passé. Bren l’a mise à l’écart. « La violence. » Bren souffre énormément de cette dernière chose. Il ne peut s’empêcher d’y repenser à chaque fois. Cette gifle qui l’oblige à remettre constamment en doute l’avenir de son couple. Lorsqu’il est convaincu qu’ils peuvent se retrouver, faire face aux obstacles, il a juste besoin de penser à son acte pour que tout s’effondre. « Je t’en veux Emma, je t’en veux de m’avoir poussé à bout, de ne pas avoir su t’arrêter. » Il passe sa main sur son visage, déjà épuisé d’avoir dû se confier à ce sujet. Le cœur lourd, il se tourne vers la petite brune et avoue : « Des fois, ça se passe bien et dès qu’on se dispute… J’ai toujours cette crainte de déraper, de te faire mal encore une fois. » D’avoir eu la main lourde une fois était assez choquant pour qu’il ne souhaite pas recommencer, mais il n’est pas à l’abri de perdre le contrôle. « La violence physique, c'est tout ce que je ne supporte pas. Et toi, tu arrives à me rendre mauvais. » Et il se déteste lorsqu'il est comme ça. Il a horreur de ce qu'il devient lorsqu'il sent ses membres se tendre, ses mains se crisper, signe qu'il a besoin de se défouler, ou qu'il pourrait perdre les pédales.


Been sitting eyes wide open behind these four walls, hoping you'd call. It's just a cruel existence like there's no point hoping at all. Baby, baby, I feel crazy, up all night, all night and every day. Give me something, oh, but you say nothing. What is happening to me ?
Revenir en haut Aller en bas
Emmanuela Cortesi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2054-emma-people-fall-in-lov http://ciao-vecchio.forumactif.com/t101-emma-et-tu-chantes-chantes-chantes-le-refrain-qui-te-plait
ID : Laurine
Faceclaim : Gemma Arterton ; paweke ; sign astra GIF brenchou
Multi-comptes : Gabriele
Messages : 1228 - Points : 1546

Âge : 33 ans.
Métier : Après dix ans dans l'humataire, elle se pose depuis septembre comme professeur des écoles.
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Sam 24 Juin - 20:52 )
Que la thérapie commence... Une femme plus adaptée, s'il le dit. Elle ne se sent pas vraiment à l'aise, lesbienne ou pas. Parce qu'Emma n'a pas envie d'une compassion quand elle va raconter qu'elle s'est faite droguée, bêtement. Elle aurait préféré un homme qui aurait peut-être pensé qu'elle a été imprudente à rester seule tard le soir dans un bar sans dire à personne où elle était... Mais oui, elle veut mettre toutes les chances de leurs côtés donc c'est bien pour ça qu'elle ne rétorque rien de plus. C'est donc Bren qui entame la thérapie, lui qui répond en premier. Et elle n'a pas le droit de l'interrompre, dixit la psy. Elle voit qu'il n'est pas à l'aise, qu'il a du mal à dire ce qu'il pense, ce qu'il ressent. Elle le sent dans sa voix, Emma le connait que trop bien. Elle entrouvre la bouche pour le contrer quand il dit assumer la responsabilité de leurs problèmes : « Mais non j- » La thérapeute lève la main pour l'interrompre avec un sourire, invitant Bren à poursuivre avec la même main. Elle est bien italienne celle la, à parler avec les mains. Elle se mord la langue pour éviter de reparler, voulant respecter le rythme donné. Chacun son tour. Et c'est alors qu'il s'adresse à elle après qu'il ait exposé ce qui les amène ici. La nuit où elle a été droguée, la violence qui a eu une place dans leur couple. Emma ressent un pincement au cœur quand il parle de sa crainte : recommencer. La jeune femme secoue doucement la tête, touchée par ses paroles: « Arrête de te torturer, Bren, tu n'es pas comme ça... » La thérapeute acquiesce doucement aux paroles de Bren, regardant le couple tour à tour avant de laisser son regard sur Emma : "Vous avez été agressée ?" « J'ai été droguée dans un bar par un type qui a m'a ensuite touchée, mais pas violée. Je n'ai que de vagues souvenirs de tout ça, le plus clair étant me retrouver dans la rue, après. » Après avoir reprit conscience. Emma se redresse dans son fauteuil. Elle est mal à l'aise. Parler de tout ça la remue plus qu'elle ne le croyait, dans ce contexte. Elle l'a fait avec une psychiatre mais là, c'est différent. Là, elle a l'impression qu'on creuse en elle. Bren doit surement ressentir la même chose... Elle soupire légèrement pour reprendre contenance puis Emma reprend: « Suite à ça, j'ai perdu le contrôle de ma vie. J'ai soupçonné Bren de voir une autre femme car je l'ai aperçu en observer une, mais c'était sa mère. Ca, je l'ai appris il y a quelques jours. Mais c'est un autre débat. » Ne pas tout mélangé, centrer ses idées du mieux possible : « Je l'ai poussé à bout, je n'avais plus confiance en moi et j'ai insisté, encore et encore, jour après jour... Il a fini par péter un plomb. J'étais affreuse avec lui. Il... Il m'a giflé. » Elle déglutit. C'est la première fois qu'elle le dit à voix haute et elle sent ses yeux s'humidifier mais elle garde malgré tout le contrôle de ses émotions. Elle n'a jamais voulu le pousser à bout comme ça. Elle a prit conscience ce jour là à quel point elle avait changé... "La violence n'est pas un point de non-retour du moment où les regrets sont là, Bren..." Dit la thérapeute en croisant les doigts avant de reprendre : "En revanche, vous portez tous les deux le poids de la culpabilité. Il y a du travail rien que sur ce point là. Dans l'échec d'un couple, il n'y a pas un tort : les deux sont en tort. Vous avez tous les deux de la rancoeur, et tous les deux des regrets. Et tout ça, ca va nous permettre d'avancer. "« On est là pour ça, avancer. Mais cette nuit me hante. Je me sens... Salie. Ne pas savoir ce que cet homme a fait de mon corps me rend malade. Il y a pire que le viol, c'est imaginer toutes les choses qu'il a pu faire avec moi alors que j'étais inconsciente... Oui Bren, je t'en veux d'avoir oublié notre anniversaire cette nuit là. » C'est sorti, et les larmes qui vont avec roulent sur ses joues contré son gré : « Je t'en veux car c'était important pour moi. Cinq ans ensemble, ce n'est pas rien putain. Et on n'en serais pas là. Tu ne te détesterais pas, je me détesterais pas. On ne se serait pas déchiré... » Elle ne le regarde plus, elle serre les poings pour contenir ses émotions. Elle déteste dire ça. Et pourtant, le déclarer à voix haute lui enlève le poids. Oui, elle lui en veut. Et maintenant qu'elle l'a dit, ça lui semble moins douloureux...[/b]


Prier des ombres
Et tant marcher... J'ai beau me dire qu'il faut du temps, j'ai beau l'écrire si noir sur blanc. Quoi que je fasse, où que je sois rien ne t'efface, je pense à toi.
Revenir en haut Aller en bas
Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2051-bren-o-learning-to-brea http://ciao-vecchio.forumactif.com/t100-bren-o-i-don-t-know-where-i-m-going
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jamie Dornan ©Lempika
Multi-comptes : Demetrio, Erio, Terenzio
Messages : 3914 - Points : 3663

Âge : trente-cinq ans
Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Dim 25 Juin - 1:00 )
Bren aimerait en être aussi persuadé qu’elle. Emma a toujours eu bien plus confiance en sa personne que lui et c’est touchant de voir à quel point elle peut croire en lui. Cependant, il s’est vu cette soirée-là. Il a perdu le contrôle, alors qu’il n’a jamais voulu faire une chose pareille. Qui lui dit que ça ne se reproduira pas ? Qui lui certifie que ce Bren qu’il n’aime pas, cette facette de sa personnalité qu’il préfère taire, ne refera pas surface ? Il se tait néanmoins. C’est son temps de parole. Elle explique ce qui s’est passé, la façon dont les choses ont dégénéré. Il s’en veut de tout ça, de ne pas avoir su prendre le recul nécessaire en sachant très bien qu’elle allait mal. Il a fallu qu’elle le compare à son père pour qu’il s’en prenne à elle et il le regrette amèrement. Bren baisse les yeux sur ses mains lorsqu’elle mentionne la gifle. Il déglutit, ne relève plus les yeux, ne se sent pas de se confronter à Emma, ni à la thérapeute. Il se sent honteux de son geste. Si pour certains, ce n’est pas un point de non-retour, pour lui, c’en est un. Une cassure, aussi bien dans son couple qu’à l’intérieur de lui. C’est le cas d’Emma aussi qui parle de cette fameuse nuit. L’entendre parler de celle-ci, poser les mots sur ses émotions, ses ressentis, puis lui avouer sa colère. Bren tourne la tête vers elle, sent son cœur resserré en se rendant compte des larmes qui roulent sur ses joues. « Je m’en veux bébé, je m’en veux. » dit-il, en se levant. Il sent son sang ne faire qu’un tour. Il est colère, contre lui-même principalement. Il s’approche d’elle, de son fauteuil qu’il tourne vers lui et pose ses mains sur le bord, de chaque côté de ses jambes. « Je regrette ce qui s’est passé. Je regrette de ne pas avoir été là lors de nos cinq ans. Je regrette que tu aies dû passer par cette soirée difficile, que tu aies fait cette mauvaise rencontre. Je regrette de t’avoir giflée. Je regrette que tu m’en veuilles autant, que toute cette histoire nous ait brisés à ce point. » Et c’est justement le problème. Il part vaincu, parce qu’il sent qu’il y a quelque chose de fort de cassé et qu’il est presque convaincu qu’ils n’arriveront pas à passer au-dessus. « Tu sais, je crois que tu m’en voudras toujours. Ce que tu as vécu est suffisamment fort et traumatisant pour que tu ne puisses pas passer au-dessus et j’arrive à le comprendre. Je crois. » Il ne lui en veut pas pour ça, de lui en vouloir. Il suppose qu’il aurait réagi de la même façon. Avec tendresse, il passe sa main sur son visage, efface les larmes qui roulent encore et toujours le long de ses joues. « Si je pouvais, je reviendrai en arrière. J’effacerai tout ce qui s’est passé pour recommencer quelque chose de meilleur. » Pour leur permettre de pouvoir avancer, de ne pas se regarder en se tenant rigueur de tout ça. Il aimerait vraiment avoir ce pouvoir de tout gommer afin de lui rendre ce sourire qu’il aime tant, cette fougue qui lui manque énormément. « Je vois bien qu’on essaie de se raccrocher à l’autre comme un enfant qui ne sait pas nager à une bouée de sauvetage. » Parce qu’ils tiennent à l’un et l’autre, finalement. Mais après ce qu’elle vient de lui dire à voix haute, Bren réalise qu’il est peut-être trop tard pour sauver les meubles. Il craint qu’elle ne voie en lui qu’un homme ayant abandonné sa compagne. Qu’un type marchant sur les pas de ce père dont il ne parle jamais. « Mais sincèrement, regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu nous penses capable de nous pardonner ce genre d’erreurs. » Elles sont grosses, énormes. Ca les a fait souffrir comme jamais. Dans leur couple, ils ont dû passer par bon nombre d’étape, mais celle-ci est la plus douloureuse. Il n’a pourtant pas envie d’abandonner, de la laisser derrière lui. Il aimerait lui prouver qu’il n’est pas quelqu’un qui oublie des dates importantes volontairement, sans avoir de bonnes raisons. Des raisons qui ne sont peut-être pas justifiées. Son travail, ses horaires. Il aimerait la convaincre encore un peu plus qu’il n’est pas un homme qui bat sa femme. Mais comment le faire, quand même lui ne sait pas réellement où il va ?


Been sitting eyes wide open behind these four walls, hoping you'd call. It's just a cruel existence like there's no point hoping at all. Baby, baby, I feel crazy, up all night, all night and every day. Give me something, oh, but you say nothing. What is happening to me ?
Revenir en haut Aller en bas
Emmanuela Cortesi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2054-emma-people-fall-in-lov http://ciao-vecchio.forumactif.com/t101-emma-et-tu-chantes-chantes-chantes-le-refrain-qui-te-plait
ID : Laurine
Faceclaim : Gemma Arterton ; paweke ; sign astra GIF brenchou
Multi-comptes : Gabriele
Messages : 1228 - Points : 1546

Âge : 33 ans.
Métier : Après dix ans dans l'humataire, elle se pose depuis septembre comme professeur des écoles.
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Dim 25 Juin - 11:47 )
Emma a craqué , elle n'arrive plus à retenir ses larmes. La jeune femme a les yeux humide de larmes, le cœur serré et elle déteste cette thérapie. Ca fait trop mal de parler de tout ça. Même si malheureusement il faut passer par là pour avancer, elle se déteste. Blâmer Bren pour tout ça n'est pas la solution mais c'est-ce qu'elle ressent au fond de son cœur. S'il était venu ce jour là, rien de tout ça ne se serait passé... S'il avait été là. Emmanuela l'écoute sans le regarder. Elle se sent tellement vulnérable à cet instant, comme si on lui enlevait une partie d'elle. Comme si cette nuit là, on lui avait volé une partie d'elle. Il regrette. L'entendre culpabiliser autant l'oblige à relever le regard vers lui et à poser sa main sur sa joue, glissant ses doigts sur sa peau. Est-ce qu'elle lui en voudra toujours ? Elle ne sait pas. Pour le moment, elle souffre. Cet oubli, ce trou noir la rend malade. Et elle l'en rend responsable. « Tu ne peux pas tout effacer... Il faudra vivre avec... » Dit-elle a demi-voix, posant ses mains sur les siennes. Son coeur s'emballe quand il lui pose une question indirectement. Peuvent-ils réellement surmonter tout ça ? Peuvent-ils passer au dessus de tous ces points noirs, de toutes ces rancoeurs. Bren lui en veut d'avoir fait ressortir ce côté violent, Emma lui en veut de l'avoir oublié ce soir là. La thérapeute ne dit rien, les laisse se parler. Emma ne fait même plus attention à elle, elle est concentrée sur Bren, son seul et unique amour. « Tu sais, on n'est peut être pas marié toi et moi, mais pourtant... Après cinq ans, je pense que "pour le meilleur et pour le pire" doit s'appliquer à nous... » Elle caresse ses mains avec ses pouces, pose son regard dans le sien : « On est en train de vivre le pire, mais on peut retrouver le meilleur. On va réapprendre à se connaitre, on va se retrouver et on va se pardonner tout ça. Parce que je t'aime Bren. Même si je ne te l'ai pas montré ces derniers temps, même si j'ai été horrible avec toi, je t'aime... » La jeune femme ne lui a pas dit depuis six mois. Six mois qu'elle n'a plus dit ces mots si important, ces mots qui rassurent et font battre le cœur. Oui, elle l'aime. C'est une évidence pour elle et si elle est là aujourd'hui, c'est pour retrouver Bren, leur couple. « Et si notre couple n'avait plus aucun espoir, tu ne serais pas là aujourd'hui, moi non plus d'ailleurs... On ne s'accroche pas à une cause désespérée, toi comme moi on ne sait... On est plus fort à deux. » Elle dépose un baiser sur ses lèvres, fermant les yeux pour profiter de l'instant puis la thérapeute finit par prendre la parole : "Et vous, Bren, vous vous sentez capable de vous pardonner ?" Emma pose son regard dans le sien, attendant sa réponse. S'il répond que oui, alors ils peuvent continuer à travailler tous les deux sur tout ça. S'il abandonne... S'il abandonne, elle ne s'en remettra pas.


Prier des ombres
Et tant marcher... J'ai beau me dire qu'il faut du temps, j'ai beau l'écrire si noir sur blanc. Quoi que je fasse, où que je sois rien ne t'efface, je pense à toi.
Revenir en haut Aller en bas
Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2051-bren-o-learning-to-brea http://ciao-vecchio.forumactif.com/t100-bren-o-i-don-t-know-where-i-m-going
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jamie Dornan ©Lempika
Multi-comptes : Demetrio, Erio, Terenzio
Messages : 3914 - Points : 3663

Âge : trente-cinq ans
Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Dim 25 Juin - 18:21 )
Vivre avec. C’est justement ce qu’il redoute. Bren vit constamment avec des regrets, des choses douloureuses et c’est la goutte d’eau. Leur relation qui part en vrille à ce point, cette souffrance qu’il peut lire aisément sur son visage. Il lui a fait bien plus de mal qu’il ne l’aurait pensé et sa remarque, il la prend comme si c’était ce qu’il fallait faire, comme s’ils n’avaient d’autre choix que de faire avec. Alors qu’ils ont plusieurs options qui s’offrent à eux et qui pourraient mettre fin à leur calvaire. Bren secoue la tête, pas en accord avec ce qu’elle lui souffle. « Je ne pense pas, non. Ce n’est pas parce que tu formes un couple avec une personne depuis cinq ans, que tu es obligée de devoir tout supporter. De faire avec, comme tu dis. » Ils ne sont pas mariés. Ils peuvent encore décider de leur avenir sans se soucier de la paperasse. Cette formalité par laquelle tous les couples engagés doivent subir. Eux, ils sont encore libres juridiquement. Il est évident qu’il n’a pourtant pas envie de se séparer de celle qu’il aime et qui représente tellement pour lui. Cette femme qui lui déclare tout son amour. Trois mots qu’il avait entendu que par téléphone, sur son répondeur, durant son absence. Des mots qui lui font chaud au cœur. « Tu parles de réapprendre à se connaître, mais en toute honnêteté, je n’ai pas la moindre envie de m’ouvrir pour le moment. Il y a fort à parier que ce soit source de conflit et que tu pourrais mal prendre tous mes non-dits. C’est suffisamment délicat pour que je n’aie pas envie que tu me tombes dessus. » Le sujet sur sa mère, sa famille. Il a bien essayé. Bren ferme les yeux au contact de ses lèvres, pose sa main sur sa joue et resserre ses doigts sur sa nuque, de sorte à ce qu’elle ne s’éloigne pas. Il a l’impression qu’il s’agit-là d’un adieu. Bren essaie de profiter au maximum de son contact, comme si c’était la dernière fois. A la fin du baiser, il réfléchit à la question, essaie de se poser un instant en rompant le contact entre eux. Il aimerait pouvoir être positif, mais le fait d’être confronté à une situation qui les mette tous les deux dans une situation délicate, une situation qu’il aurait préféré éviter, fait qu’il ne peut pas sourire et dire oui à tout. Peut-être bien que si. Peut-être qu’ils peuvent se raccrocher à une cause désespérée. « Non. Non, je ne peux pas faire ça. » dit-il, coupable. Il s’éloigne, fait quelques pas dans la pièce et s’appuie contre le mur. « J’en ai voulu à mon père de violenter ma mère. Je lui en veux toujours. J’ai souvent eu peur de lui ressembler et aujourd’hui que j’ai franchi un cap… » Il reprend son souffle, se rendant compte qu’il ne respirait plus très bien depuis de longues secondes déjà. C’est la première fois qu’il lui fait part de ces détails de sa vie, des choses qu’il a vécu plus jeune et ça lui fait mal de ressasser tout ça. Il tient néanmoins à se justifier. « La réponse est non. Je ne me le pardonnerai pas. » Il n’a pas besoin qu’elle lui dise qu’il n’est pas un monstre, pour avoir l’impression d’en être un. « Quant à pardonner à Emma… Je n’ai absolument rien à lui pardonner. » Elle-même l’a dit. Le responsable, c’est lui. Pourquoi lui en vouloir pour quelque chose que lui a raté ? Son manque de présence, son absence lors de leur anniversaire. Il ne peut pas se défendre à ce sujet : il a déconné.


Been sitting eyes wide open behind these four walls, hoping you'd call. It's just a cruel existence like there's no point hoping at all. Baby, baby, I feel crazy, up all night, all night and every day. Give me something, oh, but you say nothing. What is happening to me ?
Revenir en haut Aller en bas
Emmanuela Cortesi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2054-emma-people-fall-in-lov http://ciao-vecchio.forumactif.com/t101-emma-et-tu-chantes-chantes-chantes-le-refrain-qui-te-plait
ID : Laurine
Faceclaim : Gemma Arterton ; paweke ; sign astra GIF brenchou
Multi-comptes : Gabriele
Messages : 1228 - Points : 1546

Âge : 33 ans.
Métier : Après dix ans dans l'humataire, elle se pose depuis septembre comme professeur des écoles.
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Dim 25 Juin - 18:56 )
Et pourtant, Emmanuela le pense. Pour qu'un couple tienne sur la longueur, il faut vivre avec les erreurs faites, les accepter sinon ils se feront bouffer. Comme ils se font bouffer à l'heure actuelle. Les regrets sont en train de les détruire, il faut qu'il arriver à passer au dessus de tout ça pour s'en sortir. La jeune femme secoue la tête doucement mais ne répond rien, lui laissant son temps de parole même si ça la démange de l'interrompre en entendant la suite. Pas envie de s'ouvrir ? « Pourquoi sommes nous là, alors ? » Demande-t-elle sur un ton froid. Car s'il ne veut pas s'ouvrir à elle, parler de ce qu'il a eu dans son passé, sur le cœur, ils n'avanceront pas. Il s'éloigne, elle ne le retient pas. Emma a l'impression que tout ça, c'est du vent. Ils sont là pour payer la gonzesse et rien de plus. Ils sont là pour décorer la pièce et faire croire qu'ils arrangent quelque chose mais Bren se braque. Quand il parle de son père, de la violence, elle sent bien que la séance est terminée pour aujourd'hui car il se ferme comme une huitre. C'est le thérapeute qui prend la parole en premier : "Pourtant Emma a des torts aussi, elle n'a pas eu confiance en vous. Et ça, vous l'avez mal vécu." Emma regarde Bren faire les cent pas et elle sent la colère monter lentement en elle, comme un poison qui échauffe son sang. Elle ne laisse pas Bren répondre à la thérapeute, prenant les devants: « Il y a beaucoup de choses que tu me caches, Bren. Oui, j'ai mes torts, oui, j'aurais du te faire confiance. J'étais mal, mais ce n'est pas une excuse. En revanche, si tu n'es pas capable de t'ouvrir à moi, à cette femme, si tu as peur de ma réaction face à tes non-dits, on n'a plus rien à faire ici. » La jeune femme se lève et prend son sac à main par terre. Elle remet sa robe en place, passe une main sur son visage pour essuyer les traces de larmes tandis que la thérapeute se lève à son tour : "Emma, Bren, ne vous braquez pas comme ça..."« Oh la ferme, vous, s'il vous plait. Votre ton doucereux me donne de l'urticaire. Vous avez peut être un diplôme mais j'ai bien peur qu'il ne suffise pas pour nous. C'est carrément une armée de psy qu'il va nous falloir ! » Dit-elle fortement, sur un ton cinglant avant de faire face à Bren : « Tu as peut-être franchi un cap ce soir là, Bren, mais ça ne fait pas de toi un enfoiré comme lui. Parce que toi, tu en souffres. Tu es en train de perdre la femme qui partageait ta vie à cause de lui, mais parce que c'est ta culpabilité qui nous empêche de surmonter tout ça. Il a détruit l'enfant en toi, tu es sûr que tu veux le laisser détruire l'homme que tu es aujourd'hui ? Réfléchis-y, Bren. » Elle le dévisage quelques secondes, les yeux toujours humides malgré son ton assez dur et sort de la pièce mais sans claquer la porte. Elle se déteste d'être comme ça. Elle le déteste de se braquer. Et elle déteste cette thérapeute trop gentille.


Prier des ombres
Et tant marcher... J'ai beau me dire qu'il faut du temps, j'ai beau l'écrire si noir sur blanc. Quoi que je fasse, où que je sois rien ne t'efface, je pense à toi.
Revenir en haut Aller en bas
Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://ciao-vecchio.forumactif.com/t2051-bren-o-learning-to-brea http://ciao-vecchio.forumactif.com/t100-bren-o-i-don-t-know-where-i-m-going
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jamie Dornan ©Lempika
Multi-comptes : Demetrio, Erio, Terenzio
Messages : 3914 - Points : 3663

Âge : trente-cinq ans
Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le Dim 25 Juin - 19:55 )
Pour essayer de réparer ce qui lui semble irréparable ? C’est lui qui a proposé cette thérapie, mais peut-être n’était-ce pas une bonne idée ? « J’ai dit pour le moment, Emma. » Ca ne veut pas dire jamais. Rome ne s’est pas faite en un jour, comme les morceaux ne se recolleront pas en une séance. Aujourd’hui, il ne se sent pas apte à lui faire confiance au point de lui confier toutes ces choses qu’il a sur le cœur. Il ne la sent pas capable de supporter trop de choses et lui, il n’est pas prêt à poser des mots sur tous ses maux. Une prochaine fois sans doute, mais là, ce n’est pas le moment.

L’homme entrouvre la bouche, prêt à répondre, lorsqu’Emma le devance et s’emporte. Ca ne l’étonne pas. Quand ce n’est pas lui, c’est elle qui s’énerve. « Emma… » souffle-t-il, sans arriver à en placer une. Evidemment qu’il craint ses réactions. La dernière fois, elle avait fini par lui demander de s’en aller. Il arrive à comprendre qu’elle se sente désemparée, trahie, qu’elle lui en veuille de l’avoir tenu à l’écart si longtemps, mais il aimerait qu’elle fasse preuve de compréhension lorsqu’il tente de la faire entrer dans son univers et qu’elle ne lui jette pas la pierre. Bren jette un coup d’œil à la thérapeute qui en prend pour son grade. Elle doit être habituée, puisqu’elle ne semble pas s’en agacer. Bren l’écoute, sans arriver à faire le point sur tout ce qu’elle dit. Ils se parlent à chaud. Lorsqu’elle s’éclipse de la pièce, il pense un instant à la rattraper, mais la laisse partir. Ca ne sert à rien de continuer l’heure dans ces conditions. Ils n’arriveront pas à se parler normalement. « Alors comme ça, vous êtes lesbienne ? » demande-t-il, en essayant d’alléger l’ambiance, mais son cœur est lourd, sa tête pleine de toutes ces choses qui se bousculent dans sa tête. Bren s’interroge, peut-être trop.


Been sitting eyes wide open behind these four walls, hoping you'd call. It's just a cruel existence like there's no point hoping at all. Baby, baby, I feel crazy, up all night, all night and every day. Give me something, oh, but you say nothing. What is happening to me ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- (Terminé) Emmanuela | Thérapie de couple, séance n° 1 -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples