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- Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. -

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Leo HerreraLe vin est un puissant lubrifiant social
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ID : Ckyvi, Aude
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Âge : 32 ans
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Sujet: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 17:52 )
Il n’y a pas de principes, il n’y a que des évènements ; il n’y a pas de lois, il n’y a que des circonstances : l’homme supérieur épouse les évènements et les circonstances pour les conduire.
Leo Herrera
rôle inventé
Identité :Leo Herrera. Il a pris le nom de famille de sa mère, espagnole, son père étant parti peu après la naissance. C’est le même nom que sa mère adoptive également, Marisa, sœur de sa défunte mère. Mais au cours de ses voyages et de ses coups foireux, Leo a souvent changé d’identité. Il est connu notamment à Naples pour avoir été le médecin Eric Vidocq. Amoureux de littérature et du personnage de Vautrin, auquel il s’identifie, il puise ses pseudos dans ceux de son idole, desquels Herrera fait également parti.

Naissance :Il est né à Séville en 1985, un 5 octobre.

Origines :Sa mère était espagnole, son père, qu’il n’a jamais connu, italien. Mais il a passé très peu de temps en Espagne, sa mère l’emmenant avec lui sur les routes des tournées du cabaret. A son décès, il a rejoint Marisa en Angleterre où il a passé toute son adolescence. Il a énormément voyagé, mais l’endroit qu’il préfère, c’est celui où il a été le plus heureux, Naples.

Statut :Célibataire, hétérosexuel.

Métier :Ancien escroc au passé trouble, il extorquait de l’argent de grès ou de force à des entrepreneurs malhonnêtes pour reverser l’argent à des associations humanitaires. Après s’être attaqué à plus gros que lui, et avoir purgé une peine de prison, il s’est installé à Naples pour monter une société de conseils en sécurité, histoire de prêter main forte à des entreprises qui veulent se défendre contre le genre de personne qu’il était. Magicien dans l’âme, il aimerait également monter un spectacle, sans savoir comment se prendre au sérieux.

Argent :Il lui reste encore de l’argent de ses escroqueries, qu’il a investit avec son meilleur ami dans la création de son entreprise. Il vit assez bien et n’a jamais eu de problèmes de ce côté là, depuis sa rencontre avec Nate, mais préfère reverser son trop plein d’argent que s’acheter un tableau à 10 millions d’euros.

A Naples depuis :Il est revenu à Naples pour s’y installer définitivement il y a un an.



Téméraire • Impulsif • Créatif • Hyperactif • Surdoué • Maladroit • Egoïste • Généreux • Râleur • Confiant • Charismatique • Modeste • Indépendant • Exigeant • Ambitieux • Protecteur • Responsable • Jaloux • Secret • Maniaque • Manipulateur.
poids :
76 kg
alcool :
2 verres
cigarettes :
10 par jour




la chanson la plus écoutée en boucle :
Time of my Life Bill Medley & Jennifer Warnes
Conclusion de votre vie Cette chanson, il devrait en être saoulé, tellement il l’a écouté. Mais elle représente ce qu’il a perdu, et qu’il espère reconquérir, un jour. C’est la seule chose qu’il regrette de sa vie. Il n’éprouve aucun remord pour tout ce qu’il a fait, pour cet argent volé, ces vies parfois brisées. Ce n’était pas un choix facile à faire, mais il pense à tous les gens qu’il a pu aider grâce à ça, et ne se sent absolument pas coupable d’avoir voulu faire bouger les choses. Même si aujourd’hui il aspire à plus de tranquillité, et à autre chose. Le passage par la case prison lui a permis de faire le ménage dans ses pensées, et, surtout, de réfléchir à son avenir, qu’il espère moins tumultueux que son passé.
(un) La magie occupe une place très importante dans la vie de Leo. Il la pratique depuis son plus jeune âge, et tout son temps libre est rempli par la pratique de cet art. Il a grandi au milieu d’une troupe de cabaret, au sein duquel il a commencé à se passionner par l’art du spectacle sous toutes ses formes. S’il a mis de côté son penchant pour la magie, il utilise au quotidien ses talents de comédien, manipulateur et mentaliste.
(deux) Bien qu’il n’ait jamais eu de penchant pour les études, n’ayant même pas fini sa licence, Leo est pourtant surdoué. Il se forme en autodidacte sur les sujets qui l’intéressent, à travers les livres et les manuels. Il ne s’arrête jamais de se former, que ce soit dans l’objectif de tromper sa prochaine victime, ou simplement pour se cultiver davantage.
(trois) D’ailleurs il parle plusieurs langues, avec plus ou moins de facilité. Au sein de la troupe de sa mère, il a côtoyé depuis très jeunes des gens de toute provenance, toute religion, tout paysage. En grandissant et pour pratiquer ses arnaques, il a œuvré dans plusieurs pays du monde, mettant à profit ses connaissances tout en pratiquant davantage. Les langues qu’il connaît le mieux sont l’anglais, le français, l’italien et l’espagnol. Mais il parle également le russe, le chinois et a des notions de japonais et coréen.
(quatre) Il ne fait pas grand cas de son intelligence, pourtant reconnu à ses huit ans déjà. Pour lui, ce n’est qu’une arme de plus dont il peut se servir dans la vie, mais certainement pas ce qui le défini en tant qu’être humain. Il a beau être intelligent et savoir manipuler tout être humain, il est nul en matière de relation et a du mal à se confier. Il a toujours tenu ses distances avec quiconque pour ne pas à avoir à l’impliquer dans sa vie. Et la seule fois qu’il a flanché, il en a énormément souffert. Il se tient à l’écart de tout le monde, c’est la seule technique qu’il connaît. Seuls sa mère adoptive et Nate, son meilleur ami et partenaire de crime, peuvent se vanter de réellement le connaître.
(cinq) Il maîtrise beaucoup de sujets, mais finalement, il connaît peu la culture populaire, ne s’intéresse pas aux films ou aux séries, peu à la musique, et encore moins aux programmes de télévision. Il ne reconnaît pas les références qu’on peut faire au cours d’une conversation, et se sent parfois mis à l’écart pour ça. Par orgueil, il va souvent se renseigner sur internet après coup, mais c’est le genre de chose qu’il ne se donne pas la peine de retenir.
(six) Il a une vie particulièrement mouvementée, qui laisse peu de place à la routine. Mais c’est pourquoi il tient d’autant plus à ses petites habitudes de vieux, comme aime le dire Nate. Cela va du café matinal en lisant le journal, à son bain dominical qu’il aime prendre tout en écoutant un air de jazz. Par exemple, il appelle sa mère tous les jours à la même heure, sans déroger une seule fois à la règle.
(sept) Cela a commencé par apprendre la chorée de Dirty dancing par cœur, pour elle. Et c’est devenu un passe-temps qu’il aime pratiquer de temps à autre, en boite de nuit, l’occasion rêvé pour ramener une fille dans son lit. Il aime la danse, plus que les femmes qu’il rencontre, et fait un très bon partenaire dans les bras duquel toutes les filles rêvent de se retrouver. L’occasion pour lui d’oublier quelques instants sa solitude, qui le rattrape à grand pas quand le souvenir de Magda refait surface. Même après toutes ces années, il n’arrive pas à l’oublier. Le choix de s’installer à Naples n’est pas étranger à la présence de la jeune femme.
(huit) Il fume, sans doute trop. C’est son seul vice dont il ne peut se défaire. Il mange assez sainement, fait du sport, bois peu d’alcool mais beaucoup d’eau. Mais ne peut se défaire d’une bouffée de cigarette dès qu’il retourne à l’air libre. C’est ce qui lui a le plus manqué en prison, plus encore que la liberté, lui qui était si habitué à bouger librement, et voyager énormément. Cependant il fait attention à ce qu’il mange, même si ce n’est pas un très grand cuisinier…
(neuf) Il dort peu, et se contente de quelques heures de sommeil par jour pour être en forme. Il trouve que c’est une perte de temps, et aime le silence de la nuit dont il profite le plus possible.
(dix) Leo est quelqu’un de très ordonné, voir maniaque. Tout comme pour ses petites habitudes, c’est le chaos de sa vie qui le pousse à être ainsi. Il aime que tout soit à sa place, que son intérieur soit rangé, de retrouver ses affaires à leur place etc. Mieux encore, il s’occupe de tenir sa maison lui-même, ayant horreur que quelqu’un d’autre touche à ses affaires. Et puis, il a tellement de secrets à cacher qu’il est préférable de limiter les dégâts.
(onze) Il est censé porter continuellement des lunettes. Mais au final il ne les met que pour travailler ou regarder la télé, pour aller au cinéma aussi de temps en temps. Il essai de s'en passer le plus possible. En cas d'extrêmes urgences il peut porter des lentilles, mais il ne s'y est jamais habitué et n'aime pas vraiment ça.
ton groupe :MACCHIATOton avatar :Stanley Weber



pseudo, prénom :Ckyvi, Aude.combien de bougies ?Plus de 25, moins de 26.d'où viens-tu ?Italie.comment t'as atterri ici ?Changement de personnage.


Dernière édition par Leo Herrera le Mer 21 Fév - 9:37, édité 1 fois
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 17:53 )
Enfance1992, 7 ans.
Fier de lui, le petit garçon affichait un sourire angélique, alors que son interlocutrice, mi impressionnée, mi amusée, applaudissait énergiquement. « Incroyable, comment as-tu fait ? Tu es un vrai magicien maintenant. » Rien ne pouvait le rendre plus heureux qu’un tel compliment. Il s’entraînait très dur, plusieurs heures par jour, pour que le tour de magie le plus simple soit aussi captivant que le plus impressionnant des tours de grande illusion. Évidemment que l’habileté à réaliser un bon tour de passe-passe était l’essentiel pour prétendre à être un bon magicien. Mais le véritable secret résidait dans la présentation du tour et le charisme du professionnel, capable de détourner l’attention de son interlocuteur avec maestria. Avoir une frimousse d’ange aidait indubitablement Leo dans la pratique de ses tours. Mais loin de lui l’idée de se reposer sur ces facilité. Guido lui avait bien dit que seul un travail régulier et approfondi permettait d’atteindre les sommets. « Un vrai magicien ne révèle jamais ses secrets. » Dit-il d’un air malicieux. Voilà une autre des règles sacrées enseignée par son mentor italien. Quand bien même son petit tour de passe était des plus simples, il était hors de question d’en révéler la moindre astuce. Sinon, ce n’était plus de la magie. « Leo, as-tu fini d’embêter Isabelle ? Est-ce que tes devoirs sont faits ? Merci d’avoir gardé un œil sur lui. » Clara venait de sortir de scène, toujours vêtue de son costume de danseuse, elle avait peu de temps pour se changer avant de devoir y retourner. « Il n’y a pas de problèmes Clara, tu sais bien que c’est toujours un vrai plaisir de passer du temps avec lui. » Véritable mascotte au sein de la troupe, Leo ne manquait de rien, et avait autant de parents pour veiller sur lui qu’il y avait de membres au sein du groupe d’artistes. Danseurs, acrobates, jongleurs ou magiciens venant de toutes les parties du monde, et qui se faisaient une joie d’enseigner au jeune garçon aussi bien leur profession que leur langue natale. Un enrichissement culturel indéniable dont se nourrissait chaque jour Leo, qui passait plus de temps dans les coulisses du spectacle que derrière son bureau d’écolier. Il suivait des cours par correspondance, l’emploi du temps d’écolier étant incompatible avec le train de vie imposé par la profession de sa mère. Chose qui inquiétait énormément cette dernière. Elle craignait fortement qu’il ne lui manque des bases solides dans son apprentissage. Tour à tour, les membres de la troupe se relayaient pour l’aider avec ses devoirs. Mais Leo s’en sortait très bien seul. Trop bien même pour un garçon de sept ans. Il comprenait les leçons avec une facilité déconcertante, et s’ennuyait à suivre le programme imposé. C’est pourquoi il passait son temps libre à repasser ses tours avec Guido, ou à observer son mentor magicien. « Si tu arrives à finir rapidement, tu pourras aller voir Guido, c’est bientôt à lui de passer. » « Ouaiiiiiiiis. » S’exclama le jeune garçon qui s’empressa de s’atteler à ses devoirs d’enfant pour s’en libérer. Clara soupira, et commença à se changer, songeant à combien Leo ressemblait à son père, et si cela était un bien ou un mal... Jamais elle n’avait eu à regretter la présence de son garçon à ses côtés, quand bien même être mère célibataire était difficile. Cela n’avait fait que contribuer davantage à leur complicité.

•••

« Et que va-t-il devenir de lui ? Où va-t-il aller ? » Il était impensable de le laisser dans un orphelinat. Il faisait partie de la famille. De leur famille, reconstituée, choisie, composée de troubadours venant de toute part, mais soudée et forte. La perte de Clara était déjà un trauma suffisamment douloureux à accepter. Mais cela signifiait aussi perdre Leo, ce petit garçon plein de vie, qui avait perdu l’usage de la parole en même temps que son sourire depuis l’accident de voiture de sa maman. Il accusait difficilement le coup, et même au milieu de ses autres "parents", il se sentait terriblement seul. Il n’avait pas pleurer, ça non. Mais il ne riait plus non plus, il ne parlait plus, et ne réagissait à aucune sollicitation du monde extérieur. Une semaine était passée, l’enterrement avait eu lieu, et le destin du petit garçon était au milieu de toutes conversations. « Il n’a plus de famille. Les parents de Clara sont décédés depuis longtemps. » « Et ce n’est pas sur son bon à rien de père qu’on pourra compter. Il a disparu aussi vite que ses tours de magie à la naissance du petit. » « Pauvre petit, il est trop jeune pour avoir déjà vécu autant de drames... » Le reste de l’assistance soupira à cette remarque, et se mura dans le silence, tous plongés dans des pensées peu réjouissantes. Leo de son côté restait dans sa bulle, se sentant peu concerné, ayant du mal à envisager un futur dans lequel sa maman ne serait pas présente. Ce dont il était plus ou moins certain, c’était qu’il ne voulait pas être séparé du reste de la bande. C’est pour ça qu’il fut le premier à briser le silence, et à prendre la parole pour la première fois depuis des jours. « Ne me laissez pas. Je vous en supplie ne m’abandonnez pas. Je pourrai travailler. Je peux devenir l’assistant de Guido, pas vrai ? Je ne serai pas un poids, je vous le promets. J’arrive même à faire le tour avec les cartes. Je peux participer au spectacle moi aussi. S’il vous plaît, laissez-moi rester avec vous. » Sa voix se brisa sur ces derniers mots, et les larmes inondèrent son visage. C’était plus d’émotions qu’il ne pouvait le supporter, et il se laissa enfin aller à sa tristesse, à sa perte. Isabelle fut la première à aller enlacer le petit garçon, suivi de près par le magicien. Et peu à peu se forma un amont de corps enlacés les uns aux autres autour de Leo. Personne ne voulait s’en séparer, mais tous savaient qu’une vie de saltimbanque n’était pas adaptée à un enfant, d’autant plus sans une véritable figure maternelle à ses côtés. Aucun juge digne de ce nom n’accepterait de confier la garde à l’un des membres de cet étrange groupe d’artistes. Elle fit irruption à ce moment là. Elle. Sœur adoptive de Clara et sa nouvelle tutrice. Elle avait appris en même temps la mort de sa sœur, et l’existence d’un neveu, dont il s’avéra qu’elle avait la garde. Après dix ans sans un mot, sans nouvelle, elle chamboulait sa vie encore une fois. Clara n’était pas que sa sœur, c’était aussi et avant tout, sa meilleure amie. La vie les avait séparé, mais n’avait su atténuer l’amour réciproque que se portait les deux sœurs. Peu importait d’où elles venaient, leur caractère si différent ou la couleur de leur peau, le destin les avait mises sur la route l’une de l’autre et liées à jamais. Lorsqu’elle franchie la porte, son regard se posa instantanément sur Leo, et son cœur battait la chamade tant le garçon ressemblait à sa mère. Elle se jeta dans les bras de l’enfant, qui se laissa consoler dans les bras de cette inconnue, bientôt considérée comme sa deuxième maman.

•••

La lèvre enflée, le regard noir, Leo faisait face à son ennemi dans le bureau du proviseur. Il avait refusé de répondre aux questions de l’adulte, qui avait fini par appeler sa tutrice. Il était amoché, certes. Mais ce n’était rien comparé à l’enfant qui lui faisait face. Il était plus grand de trois ans, ce qui faisait une sacrée différence à cet âge là. Mais Leo avait pris le dessus avec facilité et avait mis à terre son adversaire en quelques coups. Il avait beaucoup de mal à socialiser à l’école, lui qui n’y avait jamais mis les pieds, et qui avait grandi au milieu d’adultes. Il passait ses journées seuls, dans son coin, à s’entraîner à ses tours de magie, ou bien à lire des livres pour prendre de l’avance sur le programme scolaire. Il avait hâte de finir l’école pour ne plus avoir à y retourner. Il était souvent mis à l’écart, d’autant plus que c’était le plus jeune de sa classe, ayant été intégré à un niveau beaucoup élevé qu’il ne l’aurait dû être pour son âge. On avait conseillé à Marisa de m’envoyer dans un établissement spécialisé pour enfants surdoués, mais n’ayant pas les moyens de payer, elle avait du se contenter du collège du quartier. Un mal pour un bien, qui permettait au jeune garçon de se confronter à la vie, et aux autres, lui qui avait grandi dans une bulle. Un dur apprentissage qu’il faisait de toute évidence à sa façon. « Vous êtes sur de n’avoir rien à dire pour votre défense, jeune homme ? » Soupira le proviseur à son encontre, visiblement dépassé par la situation, et un poil résigné. Ce n’était pas la première fois que le jeune Herbert finissait dans son bureau, et ce en six mois de présence au sein de son établissement. Tous les professeurs, lui compris, ressentaient beaucoup de compassion pour ce garçon à l’histoire compliquée, et aux compétences exceptionnelles. Mais malheureusement, le règlement devait s’appliquer à tout le monde, lui compris. Il ne dit toujours pas un seul mot, se contentant de fixer d’un regard assassin l’autre enfant présent dans la pièce. « Et toi Théo ? » Il prit la parole, quand la porte s’ouvrit et laissa entrer Marisa, visiblement contrariée d’avoir été conviée à l’école de son fils adoptif pour la deuxième fois cette semaine. « Madame Herrera, c’est un plaisir de vous recevoir. » « Leo, que s’est-il encore passé ? » demanda-t-elle vivement, ne prêtant attention ni au proviseur, ni au petit Théo. Elle était dépassée par les événements, elle qui n’avait jamais pensé avoir d’enfant. Avant la venue de Leo dans sa vie, sa vie tournait exclusivement autour de son travail et de son entreprise, créée par elle seule, et à qui elle dédiait tout son temps. Elle avait du faire triplement ses preuves en tant que femme, et de couleur qui plus est. Petit à petit, elle voyait son monde s’écrouler, même si la présence de Leo à ses côtés s’avérait plus qu’agréable la plupart du temps. Elle n’appréciait pas pour autant ces visites répétés dans le bureau du proviseur. « Ça ne peut plus durer ainsi. Tu dois t’excuser. Et ne plus recommencer. Leo, je n’ai pas le temps pour ces bêtises. » Il s’en voulait, de la mettre dans l’embarras. Il voulait s’excuser auprès d’elle, d’être un poids, de ne jamais être à la hauteur, de créer autant de problèmes. Mais certainement pas auprès de cet énergumène. Il n’avait eu que ce qu’il méritait. Non. Il méritait même pire. « C’est lui qui devrait s’excuser. » déclara-t-il entre ses dents, remonté comme un piquet. Si Marisa n’était pas là, il lui serait tombé dessus de nouveau. Lassée, la femme s’excusa à sa place, et promis de prendre des mesures à son encontre à la maison. Mais que pouvait-elle faire ? Le priver de dessert ? Il avait déjà tout perdu, et elle était à court d’argument, contre un enfant de sept ans qui réagissait comme un adulte. Il n’y avait pas de mode d’emploi pour une femme dans son cas. Maman d’un garçon orphelin, surdoué et sans aucune expérience. Elle n’avait même jamais fait de baby sitting. Ce n’est qu’une fois sortie de l’école et protégé par l’enceinte de la voiture qu’il accepta enfin de se confier. « Il t’a traitée de sale nègre. Il a dit que ce n’était pas normal pour un blanc d’être élevé par une sale nègre, et que j’allais sûrement finir esclave comme tes ancêtres. » S’il est vrai que s’adapter à cette nouvelle cohabitation n’était pas facile au début, il avait finit par y trouver ses marques, et n’acceptait pas que quiconque s’en prenne à Marisa. Dans la rue, on les regardait bizarrement. On croyait que c’était sa nourrice. Ou qu’on l’avait enlevé. Il avait dû s’habituer à manger des plats tout prêts et congelés, devoir se coucher à une heure décente, et se lever pour aller à l’école. Il avait dû s’habituer à ses nouveaux voisins et au fait de ne plus voir ses amis du cabaret. Mais dans toutes ces nouvelles habitudes, ce qu’il préférait, c’était passer du temps avec Marisa, l’écouter lui raconter des anecdotes sur l’enfance de sa mère, aller manger une glace ensemble au parc, lui faire des spectacles de magie improvisés dans le salon, aller au cinéma voir un dessin animé. Comme mère improvisé, elle n’était pas si mal. « Tu ne dois pas leur donner d’importance, tu m’entends ? » Elle se tourna vers lui et fixa ses yeux dans les siens. « Tu ne dois pas les écouter. Laisse-les parler. J’ai entendu pire que ça. Comment crois-tu que j’en suis arrivée à là aujourd’hui ? On est au dessus de ça. On est mieux qu’eux. On vaut mieux qu’eux. Ta mère n’a jamais fait aucune distinction, elle m’a toujours acceptée, et elle se battait pour moi. Je ne veux pas que tu fasses la même chose. Je veux que tu sois meilleur que ça. Crois-moi Leo, les ignorer est la pire punition que tu puisses leur infliger. Personne n’aime être indifférent aux yeux des autres. Tu es le petit garçon le plus intelligent que je connaisse. Ne les laisse pas gâcher ça. Ne les laisse pas t’abaisser à leur niveau. » Il ne savait pas si elle avait raison, et s’il réussirait à se retenir en entendant d’autres horreurs de ce genre. Mais il savait qu’il voulait la rendre fière, et ne plus la décevoir.


Adolescence2002, 17 ans.
« T’es qui toi, qu’est-ce que tu fous là ? » Dans l’ombre, la voix s’élève. Mes yeux s’adaptent à l’obscurité et cherchent d’où elle peut provenir. La lueur d’un briquet éclaire furtivement le visage d’un garçon à peine plus jeune que moi. Bientôt, l’odeur de tabac se répand dans toute la pièce. « Et vous ? Je ne pensais pas trouver quelqu’un à cette heure avancée de la nuit. » Autant jouer carte sur table. J’ai pris soin de faire une copie du badge de l’agent d’entretien. Full access à tout le bâtiment. J’ai même étudié les heures de passages des agents, et les rondes des gardiens. Alors me retrouver face à face avec ce garçon était une surprise très agaçante. « Qu’est-ce que ça peut te foutre ? C’est chez mon père ici, j’fais c’que j’veux. Et j’ai jamais vu ta gueule. T’es qui ? » Je soupire. De peur, de soulagement, un peu des deux à la fois. Le fils Stafford, en personne. Je me demande ce qu’il peut bien foutre ici, mais poser trop de questions m’obligerait à répondre aux siennes. Chose que je cherche à éviter à tout prix. « Je suis l’assistant de l’avocat de votre père. Nous avons oublié des documents après la réunion d’aujourd’hui, je suis venu les chercher. » « À cette heure là ? » Et qu’est-ce que ça peut lui foutre ? Ce fils à papa ne devrait pas être ici. Pourquoi n’est-il pas à une beuverie entre gosses de riches. C’est ce qu’ils préfèrent faire d’habitude, non ? « Travailler pour votre père ne s’arrête jamais. » Je prends un ton détaché mais plein de sous-entendu, comme s’il était évident qu’être l’avocat de monsieur Stafford signifiait avoie énormément de travail, et ne pas compter ses heures. Le garçon gobe les paroles, mi-contrarié, mi-résigné. Il ne me lâche pas des yeux pour autant, et je sens que fouiller le bureau de son père ne va pas se révéler si simple. « Vous allez le tirer d’affaire encore une fois, c’est ça ? Il s’en sortira sans même une éclaboussure alors qu’un honnête homme prendra les coups à sa place, n’est-ce pas ? C’ça votre travail ? Et t’arrives  à t’regarder dans un miroir ? Parce que moi, j’y arrive pas. J’arrive pas à être le fils d’un homme comme ça. » Il se dirige dans l’obscurité vers le buffet qui trône à côté de l’entrée, et en sort une bouteille de brandy qu’il finit par boire à même la bouteille. « T’en veux ? » Je suis rongé par l’envie de lui demander de quoi il parle, tout en sachant que cela détruirait ma couverture. Si je suis là, aujourd’hui, c’est pour ma mère. Celle qui a tout perdu par la faute de cet homme. Les tabloïds ont traîner son nom dans la boue, détruit son entreprise en petits morceaux, fait passer la victime pour le coupable. Une simple erreur lui avait tout fait perdre, et permis à la famille Stafford de racheter la boite pour une bouchée de pain. Il était la pour ça. Reprendre ce qui lui appartenait. Effacer toute preuve de ce rachat, falsifier les documents, rendre à sa mère ce qui lui avait été volé. Légalement, mais voler quand même. En se servant des médias, ils avaient fait tomber dangereusement les actions, jusqu’à ce que personne ne souhaite plus travailler avec elle. Mais c’est toujours la voix des plus forts qui se fait entendre le plus. « Alors, comment est-ce que les avocats surpayés de mon père comptent effacer les preuves de son financement terroriste ? Qui est le pauvre homme qui va porter le chapeau ? » Il reprend une gorgée de Brandy, et je décide de finalement l’accompagner. D’un air entendu, je lui demande un verre moi aussi. Il me le sert et nous sommes là, l’un en face de l’autre, silencieux, méditant sur ses paroles et les actes de son père. Quelque part, ça me rassure, de voir que certaines personnes de haut rang ont encore une morale. Et même si je veux venger ma mère plus que tout, il me fait de la peine, et je voudrais l’aider. « Et si on le dénonçait ? » C’est lancé, comme ça. Un petit rien plein de sens. Et de grandes choses, qui se profilent pour nous, si nous décidons de faire équipe contre ces enfoirés.

•••

L’homme examine les documents qui se trouvent sous ses yeux, alors que Nate et moi échangeons un regard complice par dessus la table. Lui l’entremetteur. Moi, le bourreau. Les relations de sa société d’investissement sont du pain béni, et quelques poignées de mains suffisent à faire couler l’argent. Après tout, ce n’est qu’un pourboire pour eux. Et si jamais ils nous attrapent, nous avons assez de preuves pour les faire tomber. Tous. « Tout cela me semble très prometteur. Parier sur les nouvelles technologies est une valeur sure. Quel pourcentage espérez-vous obtenir ? » Lorsque la discussion arrive à ce point, l’affaire est déjà conclue. Nous n’en sommes pas à notre premier coup, et la machine est bien huilée. Accord tacite, c’est à l’homme d’affaire de prendre la parole. Dans cette mise en scène, je ne suis que le génie scientifique. Mon rôle n’est pas de parler de chiffres, mais être suffisamment convaincant pour qu’ils croient à notre projet. « Nous ne pouvons rien garantir évidemment. » Nate est parfait, et appuie son discours d’un clin d’œil entendu. « Mais nous sommes très confiants grâce à la première étude de marché. Il n’est pas trop optimiste de croire à une augmentation de 10% de l’investissement dès la deuxième année. » L’homme sourit, enchanté d’entendre de si bonnes nouvelles. Il contemple émerveillé les chiffres qu’il a sous les yeux, sans savoir que tout a été inventé, falsifié. Même la photo du prototype est montée de toute pièce. Mais le dossier est bien trop solide pour refuser une telle offre. Et l’appât du gain est toujours plus vivace que les réticences. « J’ai toujours fait d’excellentes affaires avec votre père, Nathanaël. Je suis navré de la tournure qu’ont pris les évènements. Mais je suis ravi de voir que son fils sait s’entourer de talents prometteurs. » Le compliment m’est adressé, et je rougis comme s’il me touchait vraiment. Si seulement il sait ce à quoi notre « talent » le portera. Mais s’il ne veut pas finir comme le père de Nate, il coopèrera. Il serait évidemment plus simple de le faire chanter, mais cela serait beaucoup moins marrant. Après un ultime regard entendu, il s’empare enfin du stylo en argent à l’intérieur de sa veste, et signe sans sourciller les documents sans valeurs. « Je ferai moi-même le virement dans la journée. Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous. » Après nous avoir serré la main, l’homme part le cœur léger, pensant avoir conclu l’affaire du siècle. A peine est il hors de notre champ de vision que nous poussons des cris de joie. « C’était trop simple. Il faut changer de méthode. » « Tu exagères Herrera, c’est pas toi qui mets la réputation de ta société en jeu. » Tout jeune qu’il était, il ressentait avoir une vraie responsabilité. Malgré le fait qu’il soit si jeune, il prend une part active dans l’activité de sa société, tout en œuvrant à mes côtés contre ceux qui se croient au dessus des lois. C’est Nate qui a eu l’idée de reverser anonymement l’argent de nos arnaques à des associations de bienfaisance. Je ne pouvais qu’être d’accord, me sentant idiot de ne pas y avoir penser avant. Nous ne gardions que le strict nécessaire capable de garantir notre sécurité et arranger de nouveaux coups. « Tu pourrais être plus heureux, pense aux enfants à qui cela va profiter. » Je sors deux verres du buffet, pour nous servir du Brandy. Notre rituel. Je tends un verre à Nate qui boit le sien cul sec. Nous avons atteint le stade où nous n’avons plus besoin de nous parler pour nous comprendre. Et cette complicité s’est installée naturellement, amplifiée quand il m’a proposé de m’installer chez lui. Et maintenant, nous sommes comme deux frères au langage codé. « Ok, on sort ce soir, on l’a bien mérité. »


La rencontre2008, 22 ans.
La réalité est bien différente de toute idée préconçue que j’ai pu me faire. Le plan est pourtant simple, étudié et élaboré depuis des mois. La famille Saddler est dans notre ligne de mir et plus très loin de passer sur le grill. Tout me semblait si parfait et si simple, que je ne m’étais pas méfié du seul élément capable de mettre à mal tous nos plans : Magda. La jeune proie s’avère être une personne fragile, sensible, apeurée et remplie d’espoir. Chacun des mots sortant de ma bouche, chacun de mes mensonges me brisent le cœur à mesure qu’ils font surgir des étoiles dans les yeux de la jeune fille. Je m’en veux de lui mentir ainsi, et de profiter de ses faiblesses pour attaquer son père. En amont, le plan paraissait génial, et je faisais peu cas de me servir d’une fille à papa capricieuse et gâtée. Mais Magda est tout sauf ça. Et elle me touche beaucoup plus que je ne l’avais envisagé. « Inspire fort. Expire. » Mes mains s’attardent au contact de sa peau douce, alors que j’écoute les battements de son cœur s’emballer peu à peu. J’ai du mal à me contenir, et conserver une certaine distance et impassibilité somme toute professionnel. J’ai envie d’apprendre à la connaître. La rassurer. L’aider. Me rapprocher d’elle. Mais que ce soit en qualité de médecin ou futur bourreau, je ne peux pas craquer. « Alors ? Il y a des progrès ? » Demande innocente emplie d’espoir, je ne sais comment me comporter. En tous les cas, elle sera déçue. Maintenant ou plus tard. À moi de décider si reporter son chagrin à plus tard, ou assener les coups de vive voix. « C’est long, Magda. Il faut être patiente. Je t’avais bien dit que je n’étais pas magicien, mais seulement médecin. Je ne fais pas de miracles. » Un autre mensonge qui m’aurait fait sourire si la situation ne me rendait pas si coupable. Bien plus magicien que médecin, j’excelle dans l’art de faire semblant. Je n’ai que ça comme cheval de bataille pour partir en guerre contre mes ennemis : ruse et intelligence, et je ne manque ni de l’un, ni de l’autre. Quelques mois m’ont suffit pour me renseigner sur la maladie de la fille des Saddler, en lisant des livres de médecine, articles spécialisés, procédures médicales... Et si mon jeune âge a pu faire douter ses parents, même à l’aide d’une fausse identité, ils ne doutent plus à présent en m’écoutant leur promettre monts et merveilles avec aplomb. Je suis probablement plus calé sur le sujet et plus compétent que bien des médecins en exercice. Mais mon but est tout autre, et je n’ai pas encore fait de serment d’Hippocrate... « Ne t’inquiète pas. Tu seras bientôt capable d’intégrer le casting de Dirty Dancing tant ton cœur sera en forme. Encore mieux que la véritable Baby. » Et certainement plus jolie. Mais je me garde de faire ce commentaire à voix haute, quand bien même j’en pense chacun des mots. C’est ma façon à moi de prendre soin d’elle tout en maintenant une certaine distance pour ne pas tomber complètement sous le charme de cette fille. Et c’est bien ce qui préoccupe Nate, fin observateur, qui eut tôt fait de noter la différence avec laquelle je m’engage dans ce projet par rapport à nos coups précédents. Je ne peux décevoir ni mon meilleur ami, ni tous les gens qui comptent sur nous. A ses yeux, Magda n’est qu’une victime collatérale nécessaire à un bénéfice plus grand. Pour moi, tout ça ne compte plus si cela signifie la blesser. « On se voit demain ? » Je m’installe derrière mon bureau, feignant l’indifférence, mais ne pouvant totalement réprimer la pointe de nervosité dans le ton de ma voix. Quand elle referme la porte derrière elle, il n’y a plus que mes pensées pour me tenir compagnie. Et elles sont loin d’être une promenade de santé.

•••

Le contact de sa peau m’électrifie. Je tiens sa tête entre mes mains, mes doigts s’emmêlant dans ses cheveux, son parfum m’enivrant, tel une drogue dont on ne peut se passer. C’est dans un effort de titan que je sépare mes lèvres des siennes, à bout de souffle, pour coller mon front contre le sien. « Tu es sûre de toi ? Tu ne vas pas le regretter ? Tu ne pourras plus jamais m’oublier après ça, on oublie jamais sa première fois. » Je sourie, provocateur, m’amusant de ses réactions mais me délectant de ce moment. J’en meurs d’envie. Et au fond de moi, je sais que l’idée de devenir pour elle un souvenir impérissable me rend euphorique. Je veux la marquer à jamais, tout comme elle a chamboulé ma vie depuis qu’elle en fait partie. J’ai essayé de résister, du mieux possible. J’ai essayé de la tenir loin de moi, et surtout loin de mon cœur. Mais quand mes pensées ne doivent être tournées que vers un unique but, elles dévient inlassablement vers elle. Son visage, son sourire, ses larmes… elle hante mes pensées et ne facilite pas mes décisions, ce qui énerve mon meilleur ami au plus haut point. Mais j’en ai marre de faire semblant. Marre de me retenir. L’entendre me confesser son amour a fini par réduire en poussière mes dernières barrières. Tout s’écroule, et plus rien ne nous sépare. Elle m’observe avec ses yeux innocents, prête à se laisser guider, convaincue de faire le bon choix tout en étant anxieuse de sa réussite. Il me faut prendre les choses en main, la rassurer, la mettre à l’aise. Je dépose un baiser sur son front, la prenant par la main pour l’emmener dans la salle de bain. Le jet d’eau chaude se propulse contre la paroi en verre, et j’entre le premier dans la douche à l’italienne. Mes vêtements se collent soudain à ma peau, et j’entreprends de déboutonner ma chemise, sous les yeux de Magda. Une fois qu’elle est à terre, j’attrape le bras de la jeune Saddler et je l’attire avec moi sous l’eau, m’emparant de ses lèvres dans un baiser. « Moi aussi je t’aime, Baby. »

« J’ai faim. » En plein milieu de la nuit, et après être restés des heures ensemble à discuter de tout et de rien, enlacés nus sous la couette chaude. La torture m’oblige à choisir entre satisfaire les caprices de mon ventre ou rester blotti à ses côtés, sa tête sur mon épaule, ses cheveux me chatouillant le visage. Je n’ai aucune envie de me séparer d’elle tout en sachant qu’il nous faudra bien le faire à un moment ou à un autre. « Que dis-tu d’une bonne tortillas maison ? Je dois encore avoir des œufs dans le frigo. » Souvenir de ma terre natale, cela fait bien longtemps que je n’ai pas remis les pieds en Espagne. Je n’y suis pas tant attaché que ça. Depuis tout petit, les routes sont mon quotidien, le monde est mon refuge. Mais là, dans les bras de Magda, j’entrevoie la possibilité de faire d’elle ma maison. Naples n’est pas une ville si déplaisante. Son ventre acquiesce à sa place, et c’est dans un rire commun que nous finissons par nous séparer. Je me mets derrière les fourneaux, même si je ne suis pas un grand cuisinier. Ce soir, elle est ma princesse, et il est hors de question que je la fasse travailler. Elle me rejoint peu après, m’enlaçant par derrière pendant que je contrôle la poêle. Je me retourne pour l’embrasser, délaissant notre repas pour quelques minutes. Ou quelques heures… Si je n’avais pas aussi faim, c’est elle que je me serais empressé de dévorer de nouveau. Elle porte une de mes chemises, qui n’a jamais eu aussi fière allure que sur elle. De nouveau, je fais l’effort de me détacher d’elle. « Tu veux bien mettre la table ? C’est bientôt prêt. » Je la regarde fouiller dans les placards, fouiller à la recherche de deux assiettes et des couverts. Elle est belle, tout simplement. Magnifique. Et je réalise la chance de l’avoir pour moi seul, au moins ce soir. Une idée fleurit à cette pensée, et je me hâte d’aller dans la chambre chercher mon appareil photo instantané. Elle est de dos, sur la première photo que je prends d’elle. Mais en entendant la photo se développer, elle se retourne instantanément. « Qu’est-ce que tu fais ? » « Je nous crée des souvenirs. Je veux me rappeler de ce moment pour toujours, et te regarder quand j’en ai envie. » Je la soulève pour l’asseoir sur la table, et me mets à ses côtés pour capturer une photo de nous deux. « Tu en veux une de moi ? » Je lui tends l’appareil qu’elle attrape soigneusement entre ses mains. C’est la première fois qu’on me prend vraiment en photo, et je me rends compte que je ne sais pas comment réagir. Elle pouffe derrière l’objectif. « Tu te prends vraiment trop au sérieux. Cela vous arrive-t-il de plaisanter, docteur Vidocq ? » « Toujours, mademoiselle Saddler, toujours. » Je lui attrape le bras pour la faire descendre de son piédestal et la ramener dans la chambre, oubliant d’un coup ma faim, et ne désirant plus que passer un autre moment rien qu’avec elle, tout en immortalisant cet instant à coup de polaroid.

•••

« T’es malade ou quoi ? T’as passé la nuit avec elle, tu t’rends compte ? » Nate m’interpelle dans les couloirs de la clinique, visiblement déboussolé, et passablement en colère. Je savais que cette confrontation devait arriver. Je ne savais pas qu’elle arriverait aussi vite. « Tu pouvais pas retenir ton instinct de mâle que tu dois te taper la gamine Saddler ? Tu vas tout faire foirer avec tes conneries. C’est son père qu’on devait baiser, pas elle. » « C’est pas des conneries Nate, et c’est pas qu’une histoire de cul. Je l’aime vraiment tu vois. » Mon meilleur ami est abasourdi par la nouvelle. Il s’en doutait un peu, certes, mais ne pensait visiblement pas que c’était aussi sérieux. Quand on avait commencé, on s’était promis. Promis d’pas tomber dans les travers de tout être humain. Promis de n’pas avoir la faiblesse de l’argent, des femmes, ou de l’alcool. Ces trois piliers qui semblent régir le monde, et ce pourquoi les plus gros bouffent les plus faibles. Ce qu’on fait, c’est pour rétablir un peu l’équilibre. Mais ce coup ci j’ai pas réussi à tenir, et je contrôle pas ce qu’il m’arrive. « Je vais lui dire. Tout. Elle comprendra, comme toi tu avais compris. Je ne veux pas continuer à lui cacher la vérité. Elle croit que je vais la guérir, tu vois ? Elle connaît même pas mon nom, ni mon âge. Elle sait pas qu’on voulait s’en prendre à sa famille Il faut que je lui dise. » Et c’est comme ça que la réalité me toucha de plein fouet. Magda n’aime qu’une image. Un personnage inventé de toute pièce. Un soit disant sauveur aux allures de chevalier qui n’existe que pour elle. Mais je ne peux pas continuer à lui mentir, et j’ai plus que tout envie qu’elle aime cette autre version de moi-même. La vraie. « T’es trop con, ça sert à rien. C’est fini Leo, tu comprends pas ? J’ai déjà signé la vente, on va recevoir l’argent sous peu. Ta Magda là, tu crois qu’elle va nous suivre en cavale ? Avec son cœur qui manque une marche à chaque émotion ? Tu l’as dit toi-même. A part une greffe, y’a rien à faire. Et elle est pas prioritaire. » Il avait raison. Même si elle m’accepte, c’était quoi sa vie ? C’est quoi son futur à mes côtés. Hier soir je pouvais encore faire semblant de n’être qu’Eric Vidocq, son médecin, et rêver à une vie à Naples à ses côtés. Mais je ne suis que moi, Leo Herrera, magicien et escroc des temps modernes. « Je suis venu te chercher Leo, faut qu’on se tire d’ici. C’est fini. Laisse la gamine tranquille. Tirons-nous. » «  Laisse moi lui dire au revoir. » « T’as rien compris. » Le coup part tout seul, et je me reçois son poing en plein figure. Mérité, sûrement. C’est la première fois en cinq ans qu’on rencontre un désaccord. Et il a fallut que ce soit la faute d’une femme. « J’en ai marre de ta sale gueule. C’est toi qui m’a embarqué là dedans, il est hors de question que j’aille en taule par ta faute. T’as peut être le QI d’Einstein, mais t’es qu’une moule en ce qui concerne les relations. Soit tu viens avec moi maintenant, soit je te laisse t’expliquer seul avec elle. » Il ne me laisse pas lui répondre, tourne les talons et se dirige vers la sortie. Elle m’attend dans la salle d’auscultation, et je n’ai que quelques mètres à faire pour aller la rejoindre, tout lui dire et espérer qu’elle me pardonne. Ou bien je fais le lâche, et je continue ce qui m’anime depuis toutes ces années. J’essaye de me convaincre que des filles, il y en avait des tonnes. Des comme elles, une seule poignée. Mais elle ne mérite pas d’être confrontée au choix que j’ai à faire maintenant. Elle n’a pas besoin de choisir au pied levé entre moi et sa famille. Pour autant, l’idée de la quitter sans une explication me ronge, et tout en suivant Nate, je réfléchis à un moyen de lui faire parvenir la vérité.

•••

Magda, mon amour.

Je suis désolé de t’avoir laissée, et tu t’es probablement demandée pourquoi j’avais fuit, après cette incroyable nuit passée ensemble. Ce n’est pas de ta faute, ne crois jamais ça. Tu es la femme la plus merveilleuse qui m’ait été donné de rencontrer. C’est pourquoi tu mérites mieux. Mieux que moi, un vulgaire escroc qui a voulu se servir de toi pour attaquer ton père. Ce n’est pas un homme bien, mais ce n’est pas à moi de t’en parler. Il a fait au moins une chose de bien dans sa vie, il t’a donné la vie. Et pour ça, je lui serai toujours redevable. Je pensais contrôler les choses, tout avoir en main, et tu as tout chamboulé. Tu ne te rends pas compte du pouvoir que tu as. Une vraie magicienne, et je sais de quoi je parle.
Je ne suis pas médecin, je n’ai même pas 29 ans. A peu près tout ce que tu sais sur moi est faux. Alors il ne sera pas difficile de m’oublier, parce que je n’existais pas. Tu mérites de trouver le Johnny de ta Baby. Un homme qui ne te donnera pas de faux espoirs, et qui saura te protéger comme je n’ai pas pu le faire.

Prends soin de toi, Baby.
Leo.


Les arnaques2011, 25 ans.
I've been waiting for so long

Now I've finally found someone to stand by me

We saw the writing on the wall


« Et un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept et huit… Et meeeeeeerde. » Toujours ce même passage à la con qui me reste en travers de la gorge. Qui aurait pensé que ça pouvait être si compliqué ? Et Giulietta ne simplifie pas les choses. Penser aux mouvements, à tenir sa tête, ses épaules, ne pas arquer les jambes… Et puis quoi encore ? Et tout ça pour quoi ? Hein ? Pour quoi ? Pour les beaux yeux d’une nana que je ne reverrai sans doute jamais. Tout ça parce qu’elle m’a dit que l’homme de sa vie devait savoir danser comme Johnny dans Dirty Dancing. Et comme un abruti j’ai cru que je pouvais y arriver. Et que ça pouvait me la ramener… « Raaaaaah. » « Encore à essayer tes pas de dance ? » Manquait plus que lui. Je ne supporterai pas ses sarcasmes dans un tel moment. Il s’était bien moqué de moi quand je lui avais dit que je voulais prendre des cours. A tel point qu’il avait voulu venir voir par lui-même ce que ça allait donner, histoire d’avoir matière à se moquer. « Ne commence pas, Nate. C’est déjà assez compliqué comme ça. » « J’ai rien dit ! » Non, pas encore. Mais je le connais, le bougre. Et si je ne l’arrête pas avant, il va continuer à me chambrer tout l’après-midi. « C’est quand, ta prochaine leçon avec Giulietta ? » « Pourquoi ? Tu veux venir admirer mes progrès ? » « Hum, peut-être bien… » Les mots s’affaiblissent et le regard s’évade. Nate s’est enfuit de cette dimension pour en rejoindre une autre. Certainement plus belle, puisqu’un sourire vient illuminer son visage. « A quoi tu penses ? » « Hein ? Quoi ? » Allo la terre, ici la lune… « Là à l’instant, on parlait de mon cours de dance et tu t’es mis à divaguer. » « Ah oui, hum… » Hum ? « Alors ? » « Tu vas pas me lâcher hein ? Disons juste que c’est pas toi, que je vais admirer à ta leçon particulière. » Il lâche cette bombe sans préavis et me laisse sans voix. Je n’aurai jamais pensé que Nate puisse tomber sous le charme d’une femme. Ou plus exactement, de cette femme. « Quoi ? Giulietta ? Mais elle est mariée. » « Et alors ? Ça empêche de regarder ? » Certes non. Et il y a de quoi faire. Je ne peux pas nier qu’en toute objectivité, Giulietta est femme sublime. Et si le fantôme de Magda ne me suivait pas comme une moule collée à son rocher, j’aurai certainement succombé moi aussi. Mais les faits sont là, bien réels. C’est une femme mariée et paraît-il très amoureuse. Il ne peut rien tenter sans risquer de s’y casser les dents. « Ne t’inquiète pas, je ne tenterai rien. Je suis un piètre danseur et de toute évidence elle a ça dans le sang, et besoin d’un homme qui puisse l’accompagner. Je me contenterai de regarder de loin. » « Si tu le dis… » Pour qu’il m’en parle à cœur, la chose doit être beaucoup plus sérieuse qu’il ne veut bien le dire. Mais je respecte sa décision de ne pas en dévoiler plus. « Et si on parlait plutôt des Atkins ? » Notre prochaine cible. La première depuis la famille de Magda. J’ai mis un moment à me décider. A me remettre sur les rails. Je n’étais plus si sûr de vouloir continuer, et des effets collatérales que cela implique. Cette pause s’est imposée d’elle même. Prendre du temps pour moi, pour nous et remettre en question nos méthodes. Il n’est plus question de s’attaquer aux membres de la famille, mais uniquement aux véritables coupables, directement. « J’ai réussi à obtenir un rendez-vous pour la semaine prochaine, tu penses être prêt ? » Nate tâte le terrain, cherche à me protéger. Si je ne suis pas encore en condition, je sais qu’il ne m’en voudra pas. Mais cela fait trop longtemps que cela dure et il est temps de remettre le pied à l’étriller. « Prêt. »


•••

UC


La chute et la rédemption2013-2017, 27 – 31 ans.
Voici la partie histoire pour développer votre personnage plus en détails. Cette partie est facultative, à condition de remplir dans ce cas là quinze anecdotes dans la partie précédente. Vous pouvez modifier la largeur de l'image en modifiant le width="70", mais aussi la mettre sur la droite en changeant le class="left" pour un class="right".



Retour à Naples2018, 32 ans.
« Tu devrais te trouver un appart’ un de ces quatre. Ça fait un an que t’es à Naples, il est temps. » Nate était toujours aussi fidèle à lui même, et jouait davantage au grand-frère protecteur depuis mon arrivée à Naples. Mais au fond, qu’est-ce que ça pouvait lui faire ? « Si j’avais le temps, je le ferai. Mais c’est pratique d’habiter à l’hôtel, je peux commander à manger à toute heure du jour et de la nuit, je n’ai pas besoin de m’embêter avec le voisinage ou d’éventuels travaux. » Ou tout autre emmerde liée au fait d’être propriétaire, ou même locataire. J’avais à peine le temps de manger, comment trouver plus de quelques minutes pour aller en ville et visiter des maisons ou des appartements ? Nate laissait souvent traîner des annonces ou des magazines d’agence immobilière en guise de message subliminale. Pour lui, vivre à l’hôtel, c’était renouer avec le passé qu’on avait choisi de laisser derrière nous. Pour moi, c’était juste une commodité le temps de trouver autre chose. Toute mon énergie et mon temps passait dans l’entreprise. Les résultats concrets de mes années passées en tant que conseiller pour le gouvernement américain étaient la preuve que je pouvais faire quelque chose, réussir dans cette voie. Le plus dur avait été de convaincre les banques de me laisser une chance, de leur prouver l’efficacité de mes méthodes. C’est pourquoi avec l’aide de Nate, nous avions travaillé gratuitement les premiers temps. C’était comme si nous ne nous étions jamais quitté, reformant l’équipe sur des charbons ardents pour combattre le crime encore une fois. Juste de manière différente. « Comme tu veux, mais si je dois manger encore une fois du chinois à emporté, je jure de taper une crise. » Il repoussa son assiette de poulet aux amandes d’un air las et dégouté. Moitié amusé, moitié exaspéré, la situation était grotesque. « On voit que tu n’as pas connu les plats de la prison. Quelle fine bouche. Trouve toi une femme pour te cuisiner de bons petits plats. » C’était le genre de phrase qui aurait lancé un froid dans n’importe quelle autre situation. Mais pas entre nous. Il savait ce que j’avais sacrifié pour lui, tout comme j’étais bien conscient de ce qu’il avait fait pour moi dans le passé. Mais il n’en restait pas moins un fils à papa habitué au luxe et au confort. Lui n’avait pas tardé à s’acheter une villa avec vu sur la mer, profitait de ses nuits en boîte de nuit, et ramenait une nouvelle fille chaque soir. Pendant que je me tuais à la tâche, cherchant de combler les effectifs réduits de la boîte. « T’as raison, c’est pas si mal que ça finalement. Et surtout moins emmerdant que de se coltiner une femme H24. » « Nate… Si t’as fini de manger tu peux m’filer un coup de main ? On doit remettre le planning demain je te rappelle. » L’écran de l’ordinateur ouvert devant moi se reflétait sur mes lunettes. Un mal de crâne pointait le bout de son nez, mais il fallait que ça passe. « Continues, je vais demander à la réception s’ils ont un doliprane. »

A peine sorti de la chambre, une ombre passait sous mes yeux. Subtile, légère, fugace. C’est son odeur qui m’arrêta net. Le parfum qu’elle laissa derrière elle, et qui avait hanté mes nuits pendant des années. Qui hantait mes nuits depuis des années. Obligé de m’arrêter, m’adosser contre le mur un moment, reprendre mon souffle pour stopper ce flux de pensées et de souvenirs qui s’invitaient à la fête. La blessure à peine cicatrisée s’ouvrait de nouveau dans un déchirement. Elle s’échappa, prit la poudre d’escampette, et se dirigea vers le toit. Je devais en avoir le cœur net. Mes jambes autonomes décidèrent de la suivre. Le vent qui s’engouffrait par la porte entrouverte fut la première chose que je pouvais sentir. L’appel était trop fort, et un simple coup d’œil me permit de la reconnaître. Entre mille. Une sirène sortie des eaux, incomparable à aucune autre femme sur cette terre. Et j’en avais connues, avant et même après. Mais peu à peu, elles finissaient immanquablement à rejoindre la masse, dont elle était la seule à sortir du lot. Mes yeux ne la quittèrent pas, cherchaient à comprendre où était l’illusion et où commençait la vérité. Elle n’avait pas quitté mes pensées pendant dix ans. En revenant à Naples, évidemment que j’espérais la revoir, un jour. Mais en avais-je vraiment le courage ? Que pouvais-je lui dire ? Elle n’avait pas changé d’un pouce. Elle faisait juste… un peu plus femme. Ce qui ne la rendait que plus belle… et désirable. J’envisageais un instant de faire marche arrière, de la laisser tranquille à ses pensées, ne pas venir piétiner cet instant de paix qu’elle s’était créé. Mais la tentation était trop forte, et je ne savais quand une telle occasion pouvait se représenter. Qu’importe comment cela finirait, il me fallait la revoir. J’entrais sans crier gare, la chaussure valdinguant dans les escaliers et la porte se refermant derrière. Erreur. Son visage se tourna et son regard finit par rencontrer le sien. Allait-elle me reconnaître ? Ou avait-elle effacé de son passé chaque moment passé ensemble ? Elle sortit de l’eau, sa robe longue moulant à la perfection son corps, le mien se retenant de ne pas prendre la tangente tant la tentation est forte. Que pouvais-je lui dire ? Sa main se posa sur mon visage, dans une caresse improvisée. Sous le choc, mon cœur battait à tout rompre alors que tout le reste s’inscrivait aux abonnés absents. « Baby je… » Deuxième exclamation et son poing s’abattu sur mon visage. L’espoir qui se fut allumée à petit feu s’éteignit d’un seul coup, et je me massais la mâchoire endolorie. Elle avait plus de forces qu’elle ne le laissait paraître, et je ne savais si je devais me réjouir de ne pas la laisser indifférente, ou être triste de voir la haine que je lui inspirais. « Ok, je méritais sûrement ce sale con. C’était bien lancé. T’as une putain de sacrée poigne. » Même si cela ne lui ressemblait pas, cette vulgarité. Avait-elle changée à ce point ? Et pire que tout, en étais-je responsable ? Ce qui m’avait plu, c’était sa douceur, sa fragilité aussi. « Ça fait un an que je suis à Naples. Je m’étonne que tu ne sois pas venue me rendre visite plus tôt. » Je savais tout ce qu’elle avait enduré. Son père. Sa sœur. L’entreprise. Tout ce qu’elle avait du affronter, seule. Alors que je mourrais d’envie d’être à ses côtés pour pouvoir la rassurer. Et maintenant qu’elle était là, à quelques mètres, j’agissais comme un connard. « Toi aussi tu m’as manquée, Baby. » Je ne résistais plus, à l’avoir à quelques centimètres de moi, et de ne pas pouvoir la toucher. Mon bras s’allongea pour attraper le sien, et je l’attirai à moi dans une étreinte passionnée. Elle ne m’échapperait pas, elle ne m’échapperait plus.




Mago & Ladro.
Preferiamo ignorarla, la verità. Per non soffrire. Per non guarire. Perché altrimenti diventeremmo quello che abbiamo paura di essere. Completamente vivi.


Dernière édition par Leo Herrera le Mer 21 Fév - 19:07, édité 17 fois
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 17:57 )
AH BAH ENFIN. TU TE DECIDES !

Bienvenue de nouveau mademoiselle. :D Du coup, le loulou est réservé ! Tu sais où nous trouver si besoin.


J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 17:58 )
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Leo HerreraLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 18:20 )
@Demetrio Clarizio a écrit:
AH BAH ENFIN. TU TE DECIDES !

Bienvenue de nouveau mademoiselle. :D Du coup, le loulou est réservé ! Tu sais où nous trouver si besoin.
Merci beaucoup ! J'ai tardé car je voulais avancer ma fiche un maximum, faire mon histoire le plus possible, mais au final elle semble vouloir faire trois mètres de long alors voilà. Et il y en a une qui m'a tanné
Je viendrai te voir pour un lien avec tusaisqui.

@Rafael Adamo a écrit:
Re bienvenue
Merci Marjo



Mago & Ladro.
Preferiamo ignorarla, la verità. Per non soffrire. Per non guarire. Perché altrimenti diventeremmo quello che abbiamo paura di essere. Completamente vivi.
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 18:24 )
Re bienvenue parmi nous et bon courage pour cette nouvelle fiche. Niveau histoire je sens qu'il va y avoir du boulot.


Oublier & Survivre

La solitude prolongée assombrit et désenchante, elle répand l'effroi dans l'âme la plus forte.
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Oskar ZieglerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 18:30 )
Bienvenue
Hâte d'en découvrir plus sur ce magicien bon courage pour ta fiche
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 18:48 )
Re-bienvenue et bonne chance pour ta fiche
Hâte de voir le couple Magda/Leo en action


so complicated love
Mais la passion est comme une drogue : En connaître les effets ravageurs n'a jamais empêché personne de continuer à se détruire après avoir mis son doigt dans l'engrenage. •• ALASKA (Guillaume Musso)

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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 19:05 )
Rebienvenue parmi nous
Bonne continuation pour cette nouvelle fiche
Gosh, je ne sais pas comment tu fais moi je les évite comme la peste les histoires


be my girl
i'll be your man
Now I know I have met an angel in person
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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le Lun 12 Fév - 19:52 )
Rebienvenue ici!
Et bonne chance pour ta fiche et tes histoires hihi


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Sujet: Re: Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. ( le )
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- Leo • La magie, c’est faire voir ce que la raison ne peut pas croire. -
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