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- I will never lie, I promise. (Brother Paludi) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Charlie WilsonLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Mer 7 Fév - 13:03 )
I will never lie, I promise.


Il ère, tel un malpropre, dans cette ville qui n'est pas sienne. Les dégâts de ses journées agréables et nouvelles se lient sur son visage ; joyeux et ses yeux brillants de malice. Pour autant, le gamin a décidé de sauter le pas aujourd'hui. Il l'a aperçu, plusieurs fois, cet homme qu'il désire approché plus que quiconque. Il est bien plus vieux que lui. Semble avoir bien réussi dans le monde du travail, mais il n'a aucune de qui il est. Un demi-frère caché. Un rejeton de la famille Paludi, qui n'a jamais pu rencontrer son père, ni même son autre frère ou encore la seule et unique fille du paternel qui l'a abandonné à une mère douce et dévouée. L'inquiétude se lie sur cette lèvre inférieure qu'il mordille avec une légère violence, ainsi que sur ses phalanges blanchies, tant il serre les poings, la mâchoire contractée. Naples est une ville plutôt accueillante, mais il faut admettre qu'il y a trop de pubs à l'odeur alléchante, trop d'accents agréables, trop de sourire chaleureux. Mais ce n'est pas pour lui déplaire, bien au contraire. Il apprécie le fait d'avoir pu faire autant d'heures d'avions pour arriver ici. Même s'il a tout abandonné, à Manchester, pour rencontrer Valente, sans savoir s'il serait le bienvenue ici. Il n'est pas là pour l'argent. Ni même pour faire scandale. Il n'a plus personne. Sa mère est morte. Sa grand-mère n'est qu'une idiote qui l'a toujours regardé d'un air désagréable. Il n'a plus que cet inconnu dont il ne connaît que quelques détails. Une femme décédée. Pas de descendance. A croire que cette famille est maudite, mais cela ne l'effraie en aucun cas. Charlie est persuadé que tout ira bien, que Valente l'acceptera plus facilement qu'on pourrait ne le penser. Sans savoir qu'il se butera certainement à un mur en béton.

Le beau brun s'arrête soudainement devant l'entrée de la villa. Il a les doigts qui tremblent, la gorge qui se noue. Il a pensé à ce jour des mois durant et pourtant, maintenant qu'il est devant cette immense porte, le gamin semble perdre ses moyens. Il faut qu'il se reprenne. Ce n'est pas un malfrat. Un monstre. C'est son demi-frère. Alors, il prend son courage à deux, prenant une grande inspiration avant que son poing gauche ne vienne cogner avec douceur contre la grande muraille devant lui. Il ne faut pas avoir peur de l'inconnu. Ni même se laisser abattre sur un échec. Il a la chance de pouvoir rencontrer sa famille, alors que d'autres ne l'auront jamais. Et même si sa mère n'était pas vraiment d'accord, avant, elle a compris que c'était important, pour lui. Le gamin attend, se tortillant sur place en s'humectant les lèvres. Est-ce qu'il est occupé ? Il ne voudrait pas le déranger. Peut-être même qu'il n'est pas là, qu'il est ailleurs et qu'il devra repasser ? Mais il a attendu un mois. Un long mois pour oser enfin approcher cette immense demeure qui n'aspire pourtant pas spécialement à la chaleur d'une maison. Lui préfère de loin les endroits calmes, à l'écart et ce n'est certainement pas ici qu'il trouvera des choses tout à fait normales ou banales. Les Paludi sont différents des Wilson. Il en a conscience, mais cela ne veut pas pour autant qu'ils ne pourront pas s'entendre, n'est-ce pas ?


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Valente PaludiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Mer 7 Fév - 16:08 )
C’est la fin de l’après-midi. Valente rentre du boulot, pas mécontent d’en avoir fini avec tous ces dossiers qui lui prennent parfois la tête. Comme à son départ, l’accès à la villa est toujours accessible. Les techniciens ne sont pas encore passés pour régler ce souci avec le portail électrique. Cela devait être fait aujourd’hui et vu les frais qu’il paye pour la sécurité de sa demeure, il ne compte pas rester sans rien dire. Il gare son auto devant le garage. Il n’est pas sûr de rester chez lui ce soir, préférant vagabonder ci et là au gré de son humeur. Lorsqu’il passe la porte d’entrée, il dépose ses clés dans un récipient et saisit une tablette tactile. Quelques tapotages plus tard, les volets roulants de toute la demeure s’ouvrent en harmonie, laissant entrée la lumière du jour. Valente accorde peu d’importance à l’argent, pouvant vivre sans rien sans grand effort. Cela dit, il n’est pas rebuté par le confort et pense réellement qu’une telle villa est un atout lorsqu’on rentre d’une journée éreintante. Ici, il a tout. La maison est connectée, climatisée. Elle possède de nombreuses pièces, chacune avec un certain charme. La plupart respecte le style moderne et métrosexuel. Son salon et sa cuisine offre une vue imprenable sur la Mer Tyrrhénienne. Toute personne entrant dans ce lieu pensera immédiatement que son propriétaire à des goûts de luxe. C’est peut-être le cas, mais encore une fois, tout ceci n’est pas une nécessité, il s’agit de confort simplement. Valente entre dans la cuisine, se dirige vers le réfrigérateur tout en commandant à son petit gadget de lui mettre de la musique. Il a besoin de voyager dans un autre monde, alors il lui demande de diffuser l’album Takk de Sigur Rós. Rien qu’au première note, il sent son corps s’alléger, se débarrasser de tout ce poids qu’il a accumulé, sur ces épaules, depuis le début de sa journée. Il saisit une petite bouteille d’eau minérale et en boit plusieurs gorgées avant de la poser sur l’îlot. Il se débarrasse ensuite de sa veste qu’il pose sur une chaise, ôte sa cravate et déboutonne quelques boutons de sa chemise pour se mettre à l’aise. Il observe quelques instants la sérénité de la mer qui lui fait face, s’en inspire.  Après plusieurs minutes à songer, sous les notes apaisantes de la musique, il se décide à contacter l’entreprise qui s’occupe de la gestion de son portail. Quelques mots échangés, un ton parfois un peu plus dur pour partager la lassitude et un accord en fin de conversation pour que les choses s’accélèrent. Lorsqu’il raccroche, il se décide à rejoindre la salle de bain afin de s’y doucher ? C’est en passant par le hall, menant à l’étage grâce à un escalier en quart tournant, qu’il entend quelque chose toquer à la porte. Il s’interroge un instant, pensant que ce n’est qu’une illusion. Qui frappe à sa porte ? Le portail est muni d’un digicode avec une caméra afin de bloquer l’accès aux indésirable. Il peut ainsi savoir qui il laisse entrer dans sa propriété. Il commence donc à grimper les escaliers, mais le doute est toujours présent. Il repense au portail ouvert à cause d’un souci technique et comprend qu’il est tout à fait possible qu’une personne se soit autorisée à venir jusqu’à sa porte d’entrée. Il redescend alors, s’apportant de l’objet de tant de mystère et lorsqu’il l’ouvre, c’est avec prudence. Il y remarque un jeune homme derrière. Il ne sent plus la menace et ouvre grand la porte avant de commencer : « Bonjour ? Je peux quelque chose pour toi ? Tu t’es perdu ? » Cet inconnu a l’air si jeune et si étranger. Il n’a pas grand-chose d’un italien. Ni les traits, ni le style. Tout ça, il ne comprend en un regard. Il ne l’imagine pas non plus défendant de grandes causes et faisant du porte à porte pour des dons ou de simples signatures. Il n’a pas cette fameuse pochette que tous abordent fièrement pour montrer à quel point ils sont généreux et impliqués. Il pense simplement que ce jeune homme s’est trompé d’endroit, qu’il a frappé à la mauvaise porte. Il accentue sa question, par un regard remplie d’interrogation. Il patiente alors, attendant qu’il se présente enfin à lui.


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Charlie WilsonLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Mer 14 Fév - 20:26 )
Les histoires de famille, il n'en n'a jamais eu énormément. Il faut dire que le gamin n'a toujours connu que sa mère, alors il va de soit que fêter Noël à deux étaient certainement moins impressionnant que chez les Paludi, mais une chose est sûre ; avec sa mère, tout était merveilleux. Magique. Plus drôle. Plus innocent. Et Charlie donnerait tout pour revivre l'une de ces journées une dernière fois. Pour lui dire au revoir, encore une fois. Chassant soudainement ses mauvaises pensées de son esprit, le gamin se glisse de l'autre côté du grillage. Ce n'est vraiment compliqué puisqu'il est grand ouvert, bien que le jeune adulte ne sache pas que le système de sécurité est hors de service pour le moment. Ses doigts viennent cogner contre la grande porte. La villa est plutôt impressionnante, mais Charlie ne peut s'empêcher de se dire qu'il ne s'agit là que de poudre aux yeux. Il ne comprendra jamais les gens riches. Ceux qui désirent vivre avec un maximum de luxe et de sécurité. C'est idiot. Triturant nerveusement le bas de son haut en se bouffant littéralement la lèvre inférieure sous l'inquiétude, le gosse regarde autour de lui, tout de même curieux. Il se demande quel genre d'homme se trouve être son demi-frère. Et soudainement, la peur se fait ressentir. Et s'il ne veut rien avoir à faire avec lui ? S'il décide de le virer de son terrain, alors qu'il ne veut qu'apprendre à connaître sa famille ? Charlie baisse soudainement les yeux, alors que les secondes défilent à une allure si lente qu'il pourrait presque croire que le Maître du Temps se paie sa tête.

Et puis, soudainement, la porte s'ouvre. Une tête masculine se glisse sous son regard innocent, alors que le danseur se redresse aussitôt. Il est viril, son demi-frère. Et plutôt beau gosse. Une gueule qui doit faire retourner de nombreuses têtes, rougir toutes les jolies donzelles qui croisent son chemin. Il en serait presque jaloux, mais il ne dit rien. Il va de soit que les italiens purs ont plus de charisme. « Je … Bonjour ... » Il marmonne, maladroit, alors qu'il sent ses joues s'empourprer, plutôt impressionné. Inspirant longuement, Charlie prend son courage à deux mains, s'imaginant sur la scène, devant de nombreuses spectateurs. C'est la même chose. Il doit simplement se calmer, et se dire que tout ira bien. « Je ne me suis pas perdu … Et je m'excuse de vous déranger. Je ne sais pas vraiment comment aborder le sujet en fait ... » Il renchérit, venant mordiller son pouce en détournant le regard. Et s'il ne le croit pas ? Ou pire, qu'il lui ordonne de ne plus jamais l'approcher ? « A vrai dire, ma mère … est décédée récemment, et je n'ai jamais connu mon père. Elle m'a donné son nom, son ancienne adresse, je … t'es mon demi-frère. » Il le fixe, de son doux regard d'agneau, alors qu'il attend une réaction. Oh, il aurait certainement pu trouver une meilleure façon de lui avouer cela, mais le petit brun est tellement impressionné qu'il n'arrive plus vraiment à réfléchir correctement.


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Valente PaludiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Jeu 15 Fév - 21:32 )
La porte enfin ouverte, Valente remarque un jeune homme roux, aux traits britanniques. Il s’interroge sur sa présence. Il est sûr de ne jamais l’avoir croisé. Aussi, il se dit qu’il s’est perdu parmi toutes ces villas qui trônent sur les collines de Posillipo et lui fait part de ses doutes. Des doutes qu’il croit fondé. Le jeune homme bafouille avant de lui rendre la politesse. Il n’a pas l’air très à l’aise. Est-il si impressionnant que ça ? Valente se met à sourire sous son attitude. Un sourire qui se veut rassurant, sans l’intention de le mettre plus dans l’embarras. Pourtant, le jeune homme reste perturbé par la situation. Ses propos le contredisent et Paludi attend simplement la suite. Cependant, il semble pour lui difficile de donner la raison de sa venue. « Je t’écoute ! » il l’encourage simplement. Ce qu’il a à lui dire ne peut pas être si terrible. Il s’attend même à rien, toujours convaincu qu’il s’agit d’une simple erreur. Le jeune homme hésite assez dans ses paroles pour que Valente se pose des questions. Sa mère est décédée, il s’en voit désolé, mais ne voit pas vraiment en quoi cela le concerne. Des tas d’enfants perdent un proche, le PDG de Vogue n’a pas le pouvoir de les ramener à la vie. Il n’a jamais connu son père. C’est bien ce qu’il pensait, il a frappé à la mauvaise porte. Il est inenvisageable qu’il est un enfant caché. Il n’y a aucune possibilité qu’il est malencontreusement mis enceinte une jeune femme puisque la seule avec qui il a eu des rapports intimes est décédée depuis des années. Et depuis, après de longues années d’abstinence suite au drame, il ne s’abandonne qu’aux bras de certains hommes. Elle lui a donné son nom et son adresse et ce jeune homme se retrouve ici. Encore une fois, c’est impossible. Il doute même qu’il est l’âge d’être son fils. A chaque information, Valente semble un peu plus perdu, fronçant les sourcils comme s’il devait se concentrer pour comprendre le jeune homme. Et puis l’information principale est lâchée. Il ne s’attendait pas du tout à ça. Son demi-frère ? Ça lui semble encore plus incohérent que toutes ces réflexions qui traversaient son esprit : « Attend ! Quoi ? » Il fait une grimace, celle de celui qui n’est ni convaincu, ni prêt à entendre ce genre d’ineptie. Il l’observe un instant, le dévisageant, rejetant cette possibilité de tout son être : « C’est une plaisanterie ? » Pour une raison qu’il ignore, il se met à jeter un coup d’œil autour de lui. Il s’attend à voir l’un de ses amis se cacher, riant de la situation. Et puis il se souvient qu’il n’a pas ce genre d’ami. Aucun d’entre eux ne serait capable de lui faire une blague aussi stupide. « Ecoute, je crois que tu te trompes vraiment de maison. Tu peux peut-être me dire où tu dois te rendre et quel est le nom de la personne que tu cherches. Je te montrerai le chemin, mais, moi, je n’ai pas de demi-frère. » Lui précise-t-il. Dans sa tête, il pense même qu’il n’a plus de frère non plus, plus pour accompagner sa vie. S’il a fait son deuil, c’est parce qu’il fut soulagé d’être à présent seul et de ne plus pouvoir être frapper par un nouveau drame. Sa sœur est loin et a choisi de vivre couper du monde. Il l’aime toujours, mais elle n’est déjà plus dans sa vie. Il n’imagine pas un seul instant qu’une personne pourrait être capable de chasser sa solitude. Une personne qui se tient en face de lui à présent.


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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Ven 16 Fév - 20:59 )
Il y a des regards, des mots, qui blessent plus que d'autres. Et Charlie ne peut s'empêcher de sentir son cœur se serrer, lorsqu'il voit le visage du grand brun en face de lui se décomposer à mesure qu'il lui raconte sa vie. Il le savait, en se laissant dans cette péripétie, qu'il prenait le risque de se heurter à un mur, mais il a mis toutes ses économies dans ce voyage sans billet de retour, dans l'unique but de retrouver ce très cher demi-frère qu'il n'a pas eu la chance de connaître quand il n'était encore qu'un gosse. Il baisse les yeux, quand le plus vieux demande soudainement s'il s'agit là d'une plaisanterie. Est-ce qu'il a une tête de clown ? Un regard rieur ou un sourire idiot accroché à ses lèvres roses ? Non. Bien-sûr que non. Le simple fait d'être pris pour un menteur l'énerve, mais il n'est pas dans ses habitudes de s'énerver comme un parfait idiot dès que l'on dit quelque chose de désagréable à son encontre. Alors, il se contente de secouer la tête avec douceur, de gauche à droite, relevant finalement ses beaux yeux marrons glacés pour fixer le visage impassible de ce frère inconnu. Il le comprend, dans le fond. Cela doit être difficile à digérer, à comprendre, mais il ne s'attendait pas à un homme aussi froid en apparence, et peut-être même au delà. Le gamin glisse une main dans sa nuque, signe trahissant sa nervosité, bien que le peintre ne puisse certainement pas le comprendre. Après tout, ils sont deux parfaits inconnus. Ils ne connaissent rien, l'un de l'autre. Sauf Charlie, peut-être, qui sait que la femme de Valente est décédé et qu'il n'a jamais eu d'enfant. Il a certainement fait beaucoup trop de recherches.

« Je ne pense pas. T'es Valente Paludi. L'un des enfants légitimes de mon père, si on peut l'appeler ainsi. Je te l'ai dit, je ne me suis pas trompé, je ne me trompe jamais, sauf … quand ça concerne les mathématiques peut-être. » Il se mordille la lèvre inférieure, le cadet des deux demi-frères. Il est impressionné et inquiet. Il n'avait pas vraiment prévu d'être rejeter et il se rend soudainement compte que le bel homme en aurait tous les droits. Après tout, il ne pouvait pas vraiment se pointer ici en espérant qu'on l'accueille à bras ouverts. C'est un rejeton. Il souffle fort, Charlie, pour se donner du courage, pour ne pas partir en courant comme un lâche. Il lui doit au moins des explications, à ce pré-quarantenaire qui ne le prend sûrement pour un timbré, ou un profiteur, ou que sait-il encore. Mais il n'est pas là pour l'argent. Ni pour la gloire et encore moins pour se payer sa tête. Il lui tend la lettre de sa mère en plissant le bout de son nez. « Ma mère savait qui il était, on n'a jamais cherché à le contacter. Mais … Elle est morte maintenant, et … J'voulais juste … Rencontrer mon père, mais … Il est plus de ce monde lui non plus. Y'a plus que toi. Et moi ... » Il continue de tendre en direction du bel adulte la bout de papier froissé, espérant qu'il puisse le croire, comprendre qu'il ne s'agit pas là d'un simple mensonge.


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Valente PaludiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Ven 23 Fév - 19:43 )
Pour Valente, il est inconcevable que ce jeune homme lui dise la vérité. Il revoit ce couple, des parents pas toujours présents, mais aimant. Il se rappelle de leur complicité, de la façon qu’il avait de se regarder. Leur amour était puissant. Lorsqu’il rencontra Angela, il avait eu l’impression de le vivre, de reproduire ce qu’il avait tant admirer chez eux. C’était leur amour qui l’avait persuadé que sa défunte femme était la femme de sa vie. Grace à eux, ses doutes s’étaient dissipés. Alors apprendre que son père avait été infidèle, il se refusait de l’accepter. Il se persuade donc que c’est une erreur, lui faisant part de cette approche à celui qui se tient devant lui. Pourtant, ce dernier semble s’agacer de ses incertitudes, ou plutôt du rejet que Valente lui exprime. Que peut-il faire d’autre ? L’accueillir à bras ouvert ? Être heureux de voir la famille s’agrandir ?  Il n’est pas prêt pour ce genre de chose. Lui a fait ses deuils. Il a enterré tous ses proches, leur a dire au revoir. La seule chose positive qu’il a pu en retenir, c’est qu’il n’avait plus personne à pleurer. Un soulagement qu’il a mis des années à accepter. Il se sent bien mieux ainsi. Plus besoin de s’en faire pour ses proches, plus besoin de s’inquiéter de leur sort. Il pouvait se contenter de vivre simplement pour lui-même. Ce n’était pas un sans cœur. Juste un homme qui s’était lassé de voir ce dernier malmené par la vie. C’était sa vérité, l’abandon de l’attachement. Avec sa famille, il ne pouvait pas le faire. Mais les gens qu’il rencontrait, il avait toujours le temps de fuir avant de s’y attacher.

Le jeune homme lui fait part de ses doutes quant à une erreur. Il le nomme, ce qui le surprend, autant que ça le dérange. Cela installe une vérité qu’il n’est pas prêt à entendre. Il lui annonce qu’il ne se trompe jamais, et se permet un peu d’humour, auquel Valente ne répond que par un froncement de sourcil, incrédule. Les douces mélodies de Sigur Rós se fondent dans leurs échanges. Elle apaise le trentenaire malgré lui. Sans doute aurait-il déjà claqué la porte si ce son ne le portait pas vers une certaine patience. Le jeune homme finit par lui tendre un papier tout en exprimant sa volonté de ne plus être seul. Il ne lui a pas dit clairement, mais c’est ce que le Paludi comprend immédiatement. Alors il saisit la lettre et la parcourt, les yeux froncés, comme pour s’en protéger. Le temps s’écoule, les secondes passent, le silence s’installe. Un silence qui pourrait être pesant, gênant si les chansons du groupe n’étaient pas aussi enivrantes. Et soudain, le grand brun rompt ce calme pour s’insurger : « Ca ne prouve absolument rien. Ce ne sont que des mots sur une feuille de papier. » C’est le seul moyen qu’il trouve de se rassurer. L’égoïsme l’emporte sur la compassion. Mais il se protège. Il ne veut plus souffrir. Il en a assez donné. Mais d’un autre côté, il n’a pas vraiment tort. Lui aussi pourrait se prétendre être le père de ce jeune homme en écrivant quelques mots sur du papier. « Ecoute, je suis désolé pour ta mère… Mais rien ne me prouve que tu es ce que tu prétends. J’ai… » Il observe autour de lui quelques secondes pour choisir ses mots, puis plonge son regard dans celui du britannique. « Mes parents avaient un nom qui circulaient beaucoup. Ils ont eu une certaine notoriété, plusieurs fois cités dans des magazines scientifiques. Ta mère n’aurait eu aucun mal à prendre celui de mon père pour le noter sur cette feuille. » Il comprend ce qu’il insinue et tente de relativiser ses paroles : « Je ne dis pas qu’elle était une menteuse. Juste qu’elle voulait peut-être te rassurer. T’apporter un nom que tu espérais. Et elle a choisi un homme qui n’est plus de ce monde, sans doute en n’imaginant que tu ne chercherais pas plus loin. » Et en avançant tout ceci, Valente se rend compte que c’est probablement la seule solution envisageable. Pourtant, en observant son regard, ses traits, il a la sensation que ce garçon ne lui est pas si inconnu. Des traits qui... Non, c‘est une impression qu’il chasse sur le champ. Il finit par ouvrir grand la porte et l’invite à entrer s’il le souhaite : « Je veux bien en discuter avec toi autour d’un jus de fruit, mais je crois que tout ceci n’est qu’un malentendu. » Un jus de fruit ? Ce jeune homme a sans doute plus besoin d’une vodka ou d’un whisky. Quelque chose de fort pour lui faire digérer la nouvelle. Mais Valente le voit à présent comme un enfant fragile à qui l’on vient de lui raconter que le père Noël n’existe pas. Pour lui, en revanche, c’est un soulagement. Son explication a eu pour effet de le rassurer et de détendre son visage, pour y laisser paraitre un sourire bienveillant.


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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le Hier à 11:34 )
Cela doit être difficile, dans le fond, d'apprendre que son père a trompé sa mère. Surtout si les Paludi étaient une famille soudée, avant que tout ne parte en vrille. Pourtant, Charlie sait que sa mère ne lui a jamais menti. Ils se sont toujours dit la vérité. Cette dernière était d'ailleurs au courant de sa relation avec un homme plus âgé. Tout ce qu'elle lui demandait, c'était de faire attention. Il a toujours été libre de ses choix, de ses actions, tant qu'il lui disait la vérité quand elle lui posait une question. Et elle faisait de même. Jamais ô grand jamais sa mère ne lui aurait menti, le beau brun le sait. Il en est persuadé. Il fronce légèrement les sourcils, le gamin, le pré-adulte, alors que son potentiel demi-frère cherche une excuse, une explication logique. Mais Charlie sait qu'il n'y en a aucune. Il n'est peut-être le fruit que d'une simple erreur d'un soir, mais il est bel et bien vivant. En chair et en os. Et il désire simplement connaître sa famille, même si cela peut-être mal vu, ou déplacé. Il s'en contre fiche. Dans le fond, le garçon se met à penser qu'il aurait mieux faire de rester avec son petit-déjeuner au lit, sous la couette et ne rien faire de sa journée. Cela lui aurait empêché d'être aussi déçu, de redescendre sur Terre aussi brutalement. Charlie hausse doucement des épaules, en entendant les paroles de Valente, soutenant pourtant le regard du plus âgé, sans ciller. Il ne lui fait pas peur. Et même s'il le blesse avec ses paroles, le jeune adulte ne le montrera pas. Peu importe s'il ne le croit pas. Il le lui prouvera. Tôt ou tard. Par un test ADN s'il le faut. Mais Charlie ne ment pas. Tout comme sa mère, il en est persuadé. « Ma mère ne lisait pas de trucs scientifiques. Elle était plutôt arts et poésies et elle n'aurait jamais voulu me rassurer en inventant un mensonge plus gros que moi. » Il se retient de continuer, de prouver par ses paroles qu'elle ne lui aurait pas menti.

Sa mère savait qu'il ferait tout pour retrouver sa seconde famille, au moins pour savoir qui ils étaient, s'ils étaient heureux. Seulement ça. Il aurait pu s'arrêter, si la famille parfaite s'était présentée devant lui. Hors, il n'y a pas qu'un seul Paludi en vie. Et Charlie pensait bien faire. Il s'est visiblement planté en beauté. « Tu sais, je suis majeur depuis quelques mois, j'prendrai plus une vodka, si t'as, les jus de fruit sans rien, ça m'file la nausée. » Il lance simplement. Un peu d'alcool pour se donner des forces, pour parler avec plus de courage. Très bien. Pour le moment, il va calmer ses ardeurs. Il parviendra à se prouver, ainsi qu'à prouver à cet homme qu'ils font bel et bien parti de la même famille. Mais il sait qu'un test ADN serait la chose la plus envisageable pour être sûr de ce qu'il avance. Pourtant, Charlie doute que Valente soit d'accord pour faire une telle chose. « J'suis pas venu ici, pour jouer les malheureux ou pour foutre la merde, tu sais. Ni même pour l'argent, si t'oses penser ne serait-ce un seul instant que je fais parti des gens qui pensent que le fric ça fait tout. J'cherche juste des réponses, c'est tout. » Il fronce légèrement les sourcils, passant une main dans ses cheveux avec nervosité, alors qu'il regarde autour. Décidément, l'intérieur est aussi exorbitant que l'extérieur. Tout ce luxe est déroutant. Charlie préfère de loin sa petite vie tranquille, à tous ces gadgets inutiles, ça, c'est sûr.


@Valente Paludi


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Sujet: Re: I will never lie, I promise. (Brother Paludi) ( le )
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