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- Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for -

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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Lun 15 Jan - 22:59 )
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Lucy Uccello
Rôle inventé
Identité :Luciana Uccello de son vrai nom mais tout le monde, depuis sa tendre enfance la surnomme Lucy. Pourquoi écrit-elle Lucy et pas Lucie ? Sans doute en l’honneur des origines anglicanes de sa grand-mère.

Naissance :Elle est née le 3 août 1988, par une chaude journée d’été ici, à Naples. Elle file donc à grande vitesse sur ses 30 ans mais ça ne la stresse pas plus que ça.

Origines :Elle est italienne mais a des origines anglaises de part sa grand-mère, qu’elle surnomme affectueusement Granny. Son grand-père lui, est originaire de Naples, mais a fuit l’Italie pour l’Angleterre avec sa famille lors de la seconde guerre mondiale avant de rencontrer quelques années plus tard sa femme qu’il a par la suite ramené sur ses terres napolitaines.

Statut :Elle est célibataire mais, en fait, elle se considère un peu comme veuve. Elle avait pour projet de s’unir civilement avec celle qu’elle considère comme l’amour de sa vie, Catalina. Mais le projet, lancé après l’adoption de la loi en juillet 2016 n’a jamais été concrétisé puisque la vie la lui a arraché. Côté orientation sexuelle, elle se considère 100% comme homosexuelle mais n’a jamais tenté quoi que ce soit avec un homme, suite à un événement tragique de son adolescence..

Métier :Elle était une athlète professionnelle jusqu’à il y a peu et, si elle n’était pas mondialement connue, s’en sortait quand même bien avec les sponsors.

Argent :Actuellement elle est fauchée. Elle n’a pas courue depuis plusieurs mois, les sponsors l’ont tous laissé tombé et elle a du mal à payer le loyer de son appartement qu’elle partageait avec Catalina. Mais décidée à ne pas se séparer de cet ultime souvenir, elle s’accroche et vit de petits boulots par ci par là.

A Naples depuis :Toujours.

Courageuse/ Tête brûlée ◮ Lucy se plaît à dire qu'elle n'a peur de rien, ce qui est faux, puisqu'elle a une trouille considérable de l'eau. Seulement, à côté de ça, Lucy sait se montrer très courageuse, voir un peu trop même. Rare ne sont pas les fois où elle fait des choses inconsidérées, juste dans le but de se surpasser.

Fière ◮ Au point même où elle peut paraître parfois arrogante. Ce n'est pas qu'elle l'est foncièrement, seulement à force de ne pas avoir le soutien de ses parents, Lucy a appris à se défendre toute seule. Il en ressort une assurance assumée, bien qu'à l'intérieur, elle est toujours en proie aux doutes.

Attentionnée ◮ Envers les personnes auxquelles elle tient, Lucy sait se montrer à l'écoute. Elle est aussi le genre de personnes qui n'oublie jamais de souhaiter un anniversaire, ou de prendre des nouvelles régulièrement auprès de ses proches.

Perfectionniste ◮ Quand Lucy fait quelque chose, elle le fait à fond. Ce trait de caractère lui vient de sa dyslexie mal soignée, qui l'a empêché d'aller au-delà des études secondaires et elle ne dispose d'ailleurs pas du diplôme final. Depuis, elle s'est toujours promis de réussir ce qu'elle entreprend.

Energique/ Hyperactive ◮ Pour éviter de penser à la mort de Cat', Lucy a tendance à ne pas tenir en place. Et si elle n'a plus chausser ses crampons depuis des mois, elle sort régulièrement, fait de l'escalade, fraude pour aller au cinéma... Autant d'indices qui pourraient faire croire qu'elle surmonte la chose. Mais c'est pour mieux s'effondrer le soir quand elle rentre seule chez elle.

Passionnée ◮ Encore une fois, Lucy ne fait pas les choses à moitié. Que ce soit dans le sport, en amour ou en amitié, elle est du genre à s'enflammer vite... Bien qu'elle soit décidée à ne plus se brûler les ailes à présent.

Distante ◮ Elle n'est pas ce genre de fille qui réclame des câlins régulièrement à ses amies. En couple, c'est différent, elle sait se montrer tendre mais ce n'est pas pour autant qu'elle reste tout le temps accrochée à l'autre. La trop grande proximité a tendance à l'étouffer.

Fidèle ◮ C'est très important pour elle. En amour ou en amitié, Lucy se montre très fidèle et en exige autant de la part des autres. Elle ne pardonne pas la trahison et, si ça vient à lui arriver, sa sentence est sans appel.

Rancunière ◮ Justement, Lucy ne pardonne pas facilement. En dehors de la trahison, elle a également beaucoup de mal à supporter l'intolérance ou encore la méchanceté gratuite. A partir du moment où c'est grave, elle sera capable de vous le reprocher encore 10 ans plus tard.

Ouverte d'esprit ◮ Contrairement à ses parents, Lucy est très ouverte d'esprit, et on peut le comprendre au vu de son orientation sexuelle. Autant que possible, elle s'efforce de ne pas avoir de préjugés envers les gens qu'elle ne connaît pas, bien qu'elle n'échappe parfois pas à l'exception.

Râleuse ◮ Quand ça ne lui plaît pas, cela s'entend. Et quand ça lui plaît, elle saura trouver un petit détail si jamais elle est de mauvaise humeur. En résumé, Lucy râle pour un rien. Et si ça peut embêter les autres, elle trouve personnellement que ça lui fait beaucoup de bien.

Spontanée/ Franche ◮ Quand elle pense quelque chose, Lucy le dit, et pas toujours de la manière la plus délicate qui plus est. Seulement, elle trouve qu'il vaut mieux ça plutôt que d'être hypocrite, chose qu'elle déteste.

Etourdie ◮ Nombreuses sont les fois où Lucy doit chercher ses clés ou encore son portable. Très distraire (en vérité, troubles de l'attention liée à sa dyslexie), Lucy se met régulièrement en retard à cause de ces soucis à répétition et il est très rare de la voir arrivé à l'heure à un rendez-vous, même avec la plus grande volonté du monde.

Impulsive ◮ Lucy agit et réfléchit ensuite. Cela lui vaut parfois quelques embêtements et, surtout, elle a tendance à se mettre en danger. C'est d'autant plus vrai depuis la mort de Cat' après laquelle elle semble s'être jetée dans une spirale d'autodestruction.

poids :
52 kg
alcool :
3 verres
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Warriors Imagine Dragons


Conclusion de votre vie Si Lucy regrette beaucoup de chose, elle regrette surtout de ne pas avoir réussi à empêcher Catalina de se détruire. Elle pensait être une raison suffisante pour qu’elle s’arrête mais sa soif de perfection a été plus forte et l’a entraîné dans sa chute. Et pour ça, Lucy lui en veut. Mais par-dessus tout, elle s’en veut à elle-même.

(un) Lucy est née dans une famille très catholique et pratiquante mais elle s'est toujours sentie hésitante par rapport à la foi. Cela mettait son père hors de lui lorsqu'à la messe, Lucy bougeait dans tous les sens, avait du mal à s'intéresser à ce qu'il se passait. Aujourd'hui, elle est certaine de ne pas croire en Dieu. Après la mort de Cat', elle a cessé de penser à l'éventualité d'un être divin.(deux) Elle court depuis l'âge de six ans. Elle a découvert cette passion suite à la noyade d'un copain, qu'elle a "sauvé" en allant prévenir au plus vite les adultes qui les accompagnaient. Cette sensation du vent dans les cheveux, cette vitesse, cette liberté... C'est une sensation qui lui ait resté collé au corps mais qu'elle a oublié depuis la perte de Cat', jugeant que c'est en partie cette passion pour la course qui l'a tué.(trois) Si Lucy pratiquait la course à pied en compétition, c'est une grande sportive en général. Elle pratique notamment la boxe, ayant eu besoin de trouver des solutions pour se défendre lorsqu'il lui ait arrivé de subir des agressions homophobes. Elle aime également beaucoup l'escalade, qu'elle pratique autant en salle qu'à l'extérieur. Cela lui permet de découvrir des endroits souvent magnifiques et de "prendre de la hauteur", dans tous les sens du terme. (quatre) C'est une gauchère contrariée. Ses parents, voulant la faire rentrer dans la norme, l'ont en effet forcé à être droitière. Cela a eu le don de la démotiver complètement pour écrire. (cinq) La pression de ses parents ne l'a pas aidé dans sa lutte contre la dyslexie, maladie qui l'a empêché de terminer ses études, malgré une envie d'être infirmière plus tard. Elle se sent très honteuse de tout ça et très peu de personnes sont au courant. (six) Elle rêve de passer son diplôme du secondaire et de reprendre ses études. Mais elle ne se sent pas suffisamment intelligente pour ce qu'elle jugerait comme un véritable exploit.  (sept) Dès qu'elle le peut, Lucy écoute des livres audios en CD sur son vieux walkman. A défaut de pouvoir les lire correctement, elle a choisi cette alternative pour pouvoir découvrir des histoires qui la passionne le plus souvent. Elle adore ça, mais ne fait ça que quand elle est seule, pour ne pas avoir à révéler pourquoi elle "écoute" des livres plutôt qu'elle ne les lit. (huit) Elle utilise très peu son portable, ou alors pour téléphoner. Les SMS, elle ne les utilise qu'en dernier recours, pour la simple et bonne raison qu'elle fait beaucoup de fautes à cause de sa dyslexie. Internet, l'ordinateur, elle ne l'utilise que très peu également parce qu'elle doit lire pour ça. Elle aimerait pouvoir maîtriser tout ça, trouvant que c'est absolument génial, mais se cache finalement sous l'excuse que la technologie, c'est très peu pour elle. (neuf) Elle possède un tatouage qui parcoure sa nuque jusqu'à la base de ses cheveux. Elle l'a fait avec Cat' et cela représente deux branches de lierre qui s'entrelacent. Bien que cela lui a valu le silence radio de son père pendant plus de deux mois, elle ne le regrette absolument pas. (dix) Lucy ne porte jamais de robes et de talons. Pour preuve, la seule robe qu'elle possède dans son armoire est une petite robe noire qu'elle a acheté spécialement pour l'enterrement de Kathleen. Elle pensait la jeter mais la garde finalement encore, comme une manière supplémentaire de s'accrocher à elle.  (onze) Elle se méfie des hommes qu'elle ne connaît pas. C'est un vestige du drame qui lui ait arrivé lorsqu'elle avait 14 ans et qu'un des amis d son père a abusé d'elle, sexuellement.
ton groupe :TIRAMISUton avatar :Shailene Woodley


pseudo, prénom :Marycombien de bougies?Bientôt 26.d'où viens-tu ?Orléans.comment t'as atterri ici ?Je suis une schizophrène confirmée.




Dernière édition par Lucy Uccello le Dim 25 Fév - 13:39, édité 11 fois
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Lun 15 Jan - 23:00 )
L'amoureuse briséeLove don't die

CHAPITRE UN :
« Où peut-on être mieux qu'au sein d'une famille ? Partout ailleurs !  »
- Hervé Bazin -

Naples, 1996.

« Lucy est amoureuse, Lucy est amoureuse ! » Cecilia danse tout autour de moi en criant à tue-tête. Elle me fatigue déjà. Elle ne pourrait pas plutôt me laisser finir ma construction ? J’suis en train de me faire un gigantesque camion là. « C’est même pas vrai d’abord ! Fiche-moi la paix Cecilia ! » Je lui lance un petit regard noir avant de reprendre où j’en étais. Et Cecilia, souffle, rouspète comme d’habitude quand elle n’obtient pas mon attention. Parce que, vous comprenez, ma grande sœur obtient TOUJOURS ce qu’elle veut. « C’est quoi ça ? C’est moche. » Et bim, voilà qu’elle met un coup de pied dans mon œuvre sur laquelle je suis depuis plus de deux heures.  Les pleurs me montent aux yeux, et je voudrais me défendre mais je me tais, parce que Papa est là. Et parce que Papa, il gronde jamais Cecilia quand il a à choisir. Il me choisit toujours moi. « Et puis t’façon, ton amoureux il voudra plus de toi bientôt. Parce que t’es moche, aussi ! » Cette fois-ci, je pleure définitivement. D’un autre côté, c’est vrai que Cecilia elle est jolie alors que moi je ne le suis pas. C’est vrai qu’elle est parfaite, j’ai entendu Maman le lui dire plusieurs fois. Et puis, elle, elle met toujours des belles robes pour aller à la messe, alors que moi, j’aime pas les robes. Les robes, ça fait trop fille et les filles, c’est trop bête. Comme ma grande sœur. « Cecilia, voyons. » Cecilia voyons ? Elle n’a le droit qu’à ça de la part de Papa pour ce qu’elle vient de me dire ? C’est trop injuste. Ca ne me convient pas ! « T’es méchante, Cecilia ! Méchante, méchante, méchante ! » Je répète, alors que je tire un peu plus à chaque fois ses cheveux. Voilà ce qu’elle méritait, plutôt. Et ce que moi, je mérite, visiblement, c’est une gifle de Papa. Car sa main s’abat sur ma joue dans la minute suivant ma faute. « Papa, je… » Suis désolée ? Sauf que non, je ne suis pas désolée. « Tu as fais mal à ta sœur, regardes, elle pleure ! Tu es fière de toi ? » Mais moi aussi je pleure, moi aussi j’ai mal. Peut-être que ma joue n’est pas rouge, mais mon cœur, lui, j’ai comme l’impression qu’il fait comme un gros nœud. Et Papa s’en fiche. « Montes dans ta chambre. » Je baisse la tête, avant d’exécuter les ordres. Pour avoir le droit de redescendre et de me mêler à la vie de la famille à nouveau, j’aurais surement à faire mes excuses à Cecilia, puis à prononcer une dizaine de prière. Pfff… Je commence à avoir l’habitude maintenant.

Naples, 1997.

« Qu’est-ce qui se passe, Lucy ? » Ce qui se passe ? Il se passe que j’en ai marre. Je ne veux plus venir à l’école, je ne veux plus être la dernière de la classe, celle qu’on pointe du doigt car elle est toujours incapable de lire une minuscule phrase au bout de quelques minutes. Alors oui, je suis là, dans un coin de la cour de l’école, et je n’ai pas la moindre intention de bouger malgré la demande de maîtresse Nora. Pourtant, elle est gentille maîtresse Nora. Elle est toujours patiente. « Vous croyez que je suis bête ? » Papa le croit lui, en tout cas. C’est ce qu’il m’a dit lorsqu’il a vu mon bulletin de note hier. « Pourquoi tu dis ça Lucy ? Tu as simplement besoin de plus de temps que les autres. Mais ça va venir, je crois en toi. » Et voilà que je pleure, à présent. J’sais pas si c’est parce que personne n’a jamais cru vraiment en moi, en dehors de grand-mère, ou si c’est parce que j’ai retenu mes larmes trop longtemps. Toujours est-il que je ne les retiens pas. Et que ça fait du bien. « Ce n’est pas une question de temps maîtresse… C’est les lettres… C’est comme si elles dansaient dans ma tête. » Et je sais que ce n’est pas normale, je le sais. Je ne suis pas normale, voilà. C’est sans doute pour ça que Papa ne m’aime pas, et que Maman ne dit jamais rien pour me défendre. « Lucy, est-ce que ça te dirait… qu’on fasse quelques tests toutes les deux après l’école ? » Je fronce les sourcils. « Papa ne voudra jamais. » Dis-je, apeurée. Il va croire que j’ai fais une bêtise, c’est sûr. Et il va encore me punir. « Je me charge de tout expliquer à ton Papa. Rassure-toi, ce n’est pas une mauvaise chose. Tu me fais confiance ? » Après une seconde d’hésitation, je finis par hocher la tête. Oui, j’ai confiance en maîtresse Nora. Et puis, je crois qu'elle m'aime bien.

*********************************************************
Contre toute attente, Papa a accepté. Je crois surtout qu’il a été pris au dépourvu par maîtresse Nora et qu’il a pas eu le temps de réagir que Maman a dit d’accord. Aujourd’hui, ça fait va faire deux jours que j’ai fait les « tests » avec Nora puis un médecin aussi. Il m’a dit que j’avais une dys-j’sais pas quoi-, en gros que j’avais un problème pour lire mais que ça pouvait s’arranger à condition de faire certaines choses. Et la maîtresse est d’accord pour m’aider. « C’est absolument hors de question. » Sauf que Papa ne veut pas lui. Il m’a dit que Dieu m’avait fait comme ça, que je n’avais pas à vouloir contrecarrer ses desseins. C’est un truc comme ça qu’il m’a dit mais j’avoue que je n’ai pas tout compris. « Est-ce que tu as continué à utiliser ta main gauche, Lucy ? Je t’avais dit d’utiliser ta main droite. » Oh oui, j’ai oublié. Il paraît que la main gauche, c’est la main du diable et c’est pour ça qu’il faut que je fasse des efforts. Mais c’est encore plus difficile pour écrire quand je prends ma main droite. « Ca n’a strictement aucun rapport avec son problème, Monsieur Uccello, je vous l’assure. Vous savez, la dyslexie est un trouble très répandu, que l’on retrouve chez des enfants normaux qui sont même parfois supérieurement douée. » Ah voilà, dyslexie. Je souffre de dyslexie. C’est drôle comme mot. « Vous voulez dire qu’il y a des chances que ma fille soit supérieurement douée ? » Le ton de Papa est bizarre. Il a le même quand il dit à Maman qu’il est content de voir grand-mère ce week-end, alors qu’il ne l’aime pas. Moi j’l’aime bien grand-mère. Et j’dois avouer que ça me fait encore plus mal que d’habitude de voir qu’il utilise ce ton à propos de moi. « De toute façon, ça ne sert à rien de discuter. Ma femme et moi avons pris notre décision : Lucy ira dans une école privée où l’on respecte nos croyances dans son apprentissage. Bonne journée. » Papa me tire alors par le bras, alors que je ne veux pas décrocher le regard de la maîtresse. Elle a l’air triste, et je le suis un peu aussi, parce que je ne veux pas la quitter. Elle est cool aussi faut dire. Alors je lui fais un petit signe de la main, réussissant à ravaler mes larmes pour ne pas l’inquiéter. De toute façon, Papa l’a dit : ça ne sert à rien. Il a pris sa décision.

Naples, 1999 :
Le week-end, enfin.  De toute la semaine, c’est le moment que je préfère parce que c’est les seuls jours où je peux voir Tommy. Tommy c’est mon meilleur ami, mais c’est mon amoureux aussi. Cecilia se moque souvent de lui en disant qu’il est gros mais moi je le trouve beau, et puis surtout gentil. C’était le seul qui jouait toujours avec moi dans mon ancienne école, et ce temps-là me manque. L’école privée avec des religieuses et que des filles, c’est un peu ennuyant. Alors, tous les jours, il me manque. « Regardes ce que je fais, Lucy ! » Je ris, alors que je le vois faire une pirouette au bord de l’eau. Toujours à faire le pitre, celui-là. Toujours le seul à me faire sourire. Je suis contente que Maman est acceptée de venir aujourd’hui avec la Maman de Tommy pour nous chaperonner. Contente aussi qu’elles soient allées nous chercher une glace, parce que je préfère nettement quand je suis seule avec lui. « Viens te baigner, Lucy ! » « Plus tard. » Pour le moment, je préfère profiter un peu de la chaleur du soleil sur ma peau. Je ferme les yeux, une minute, pas plus, avant de me décider à le rejoindre finalement. Seulement, quand je me relève, Tommy n’est plus là. « Tommy ? Tommy, t’es où ? » Dis-je alors que je pénètre dans l’eau. « Tommy ! Ce n’est pas drôle ! » Non, ce n’est pas drôle, et ça l’est encore moins quand je vois ses cheveux flotter à la surface tout près de moi. « Tommy !!! » Je ne réfléchis pas, alors que je me mets à le tirer vers le rivage, difficilement. Très vite, je remarque du sang qui sort de sa tête et je me dis qu’il va surement se réveiller une fois arrivé sur le bord. Sauf qu’il ne respire plus, je le vois bien. « Maman ! Maman ! » Mais Maman est un peu plus loin, c’est vrai. Un instant, j’hésite à quitter Tommy mais je sais que c’est grave. Il faut que j’aille chercher quelqu’un. « Ca va aller Tommy, j’vais aller cherché quelqu’un. Ca va aller. » Après avoir déposé un baiser sur sa joue, je me mets à courir vers le marchand de glace. Je cours, je cours… Avant qu’il ne soit trop tard.

*********************************************************
Aujourd’hui, c’est mon premier jour d’entraînement à la course. Papa ne voulait pas trop mais il faut croire qu’il n’a pas eu le courage de me refuser ça après avoir sauvé Tommy. J’suis une héroïne, qu’il paraît. C’est en pensant à lui que je donne tout aujourd’hui, courant à en perdre haleine. J’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure, mes jambes qui me font mal mais, curieusement je me sens bien. Il faut dire que je me débrouille plutôt bien et que je me retrouve très vite à la tête de la course. Je crois que c’est la première fois que je réussis quelque chose et ça explique que, lorsque je franchis la ligne d’arrivée la première, j’ai le sourire aux lèvres. « Uccello, viens par ici. » Je ne peux pas m’empêcher de m’avancer de manière un peu craintive. D’habitude, quand Papa m’appelle comme ça, c’est généralement pour me gronder et le coach a l’air d’être aussi dur que lui. « 3 tours de terrains en plus. » « Pourquoi coach ? » Oui c’est vrai, pourquoi ? J’ai encore fait quelque chose de mal, c’est ça ? « Puisque c’est comme ça, tu me feras quatre tours. » Je souffle mais finit par reprendre ma course, pourtant fatiguée. Je ne commets en tout cas pas l’erreur de répondre une nouvelle fois au coach et m’exécute systématiquement, avant de m’effondrer au sol à la fin de la séance. « Relèves-toi, Uccello. On se revoit mardi. » Mardi ? Mais c’est dans deux jours mardi ! « Je croyais que ce n’était qu’une fois par semaine, coach ? » « Pas pour ceux qui ont du potentiel. On se voit mardi. » J’y crois pas. Du potentiel, moi ? Parce que c’est possible ?

CHAPITRE QUATRE :
« Combien d'épreuves un être humain peut-il endurer avant de se briser définitivement ?  »
- Camilla Läckberg-

Naples, 2002 :

Je me rappelles encore de son corps contre le mien. D’une de ses mains qui emprisonnent les deux miennes alors que l’autre se presse contre ma bouche. Pourquoi je n’ai pas crié plus fort ? Pourquoi je ne me suis pas débattue ? Je n’en sais rien. Peut-être parce qu’une part de moi avait cru à ce qu’il a dit : que c’était ma faute, que je n’étais qu’une allumeuse. Que je méritais ce qu’il était en train de me faire et que j’y prenais même surement du plaisir. Vraiment ? Comment j’aurais pu prendre du plaisir à me faire prendre ma virginité de cette façon ? Comment j’aurais pu aimer que cet homme me l’enlève de force ? « Luciana. » Papa m’appelle toujours par mon prénom entier quand il est en colère. D’ordinaire, je me recroquevillerais comme une huître, ferait tout pour le contenter, pour être sa fierté mais aujourd’hui, c’est au-dessus de mes forces. « J’ai autre chose de prévue demain, je ne peux pas venir à ton truc. » Je ne veux pas le recroiser lui, prendre le risque qu’il trouve une excuse pour m’attirer loin de la foule comme il l’a fait la semaine dernière quand il est venue à la maison. Je me fiche bien de savoir que ce soir c’est le gala de charité pour l’église et qu’en tant que famille éminente, on se doit d’y être tous ensemble. Lui aussi, y sera. Et je ne peux pas m’imaginer le croiser sans avoir envie de vomir.  « Je t’interdis d’être aussi insolente tu m’as compris ? Ce n’était pas une question. Tu viens, un point c’est tout. » Je ne sais même pas pourquoi cela m’étonne encore, de le voir ne pas respecter une seconde ma volonté. Peut-être parce que je me suis pliée trop sagement aux règles familiales depuis des années. C’est une habitude pour lui, en somme. Mais aujourd’hui, c’est un jour différent. «  J’AI DIT NON ! JE NE VIENDRAIS PAS ! » Je me défends, enfin. Je lui fais face.  C’est la première fois que je lève la voix sur Papa depuis… toujours, en fait. Et autant dire qu’au vu de ses sourcils froncés, il n’a pas tellement l’air d’apprécier la nouveauté. « Tu arrêtes tout de suite ça Lucy, tu m’as compris ? Dernière chance, tu viendras chez les Agostino ce soir, POINT FINAL ! » Papa se redresse de sa chaise et tape du poing sur la table, me faisant sursauter. Un instant, mon regard repose sur la porte de la cuisine, espérant y voir Maman émerger et me sauver de ce cauchemar mais je me rappelle soudainement qu’elle est partie faire les courses quelques minutes plus tôt. « Il m’a violé. » La phrase est sortie comme ça, grave. « Alfonso m’a violé. » Celui chez qui on doit aller ce soir. Celui qu’il considère comme un de ses amis les plus proches. Je n’ose pas regarder Papa dans les yeux, je ne vois donc pas ses yeux se lever aux ciels, exaspérés. « C’est fou ce que tu peux inventer pour attirer l’attention sur toi, parfois. On part dans deux heures. » Papa se lève et quitte la pièce sans un mot de plus alors que je reste là, la bouche entrouverte. Ouch. Je ne pensais pas qu’il était possible d’avoir encore plus mal que ça.

CHAPITRE QUATRE :
« La magie du premier amour, c'est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.  »
- Benjamin Disraeli -

Naples, 2004 :

Je n’en reviens pas. Je suis là, allongée dans mon lit d’internat, à embrasser une fille. UNE FILLE. Ca m’est tombé un peu dessus à vrai dire, mais quand j’ai rencontré Linapour la première fois, j’ai su que j’étais faite pour l’aimer. Je sais très bien ce que dirait mes parents, encore plus ce que dirait les bonnes sœurs du lycée. Qu’une femme est faite pour aimer un homme, pour se marier et avoir des enfants. Mais moi, je l’aime elle. Et les sensations qu’elles éveillent en moi, elle qui me permet de me sentir proche d'un autre être humain sans avoir des flashbacks qui parcourt ma tête. « Ce n’est pas prudent ce qu’on fait là. »  Je répète, peu rassurée. D’habitude, on fait en sorte de se retrouver dans des ruelles un peu désertes de Naples mais là… on est dans l’enceinte du lycée, dans MA chambre. Seulement, j’ai cru comprendre que… Lina avait envie qu’on se retrouve un peu seule toutes les deux, à l’abri des regards. Je crois savoir où elle veut en venir et c’est peut-être pour ça que je suis aussi tendue. « Détends-toi ! Personne ne va rentrer dans ta chambre comme ça ! » Dit-elle, alors qu’un de ses baisers finit de me convaincre. Ouais, personne ne va rentrer. « Lucy, devines qui est venue te rendre visiiite ! » Ou pas. Mon sang se glace quand j’entends la voix de ma sœur, alors que je repousse instinctivement Caragh. Entrer sans frapper. C’est bien le genre de Cecilia. « Tu… tu… » A en voir son regard, je devine qu’elle a tout vu. Je ne sais pas trop comment l’interpréter mais, quand je me lève pour me rapprocher d’elle, elle a l’air… comme dégoûtée. Ouais c’est ça, dégoûtée. « Attends, Cecilia, ce n’est pas ce que tu crois. » Sauf que c’est exactement ce qu’elle croit. Et je sens bien Lina à ma gauche qui me tue du regard en plus de ça. « Si c’est exactement ça ! Oui oui ta sœur était en train d’embrasser une fille, pas de quoi en faire un drame ! » Cette fois-ci, c’est à mon tour de la tuer du regard. J’aime Lina pour sa spontanéité, mais, comme souvent, elle parle sans savoir. Si ces parents l’ont mis dans cette école, c’est pour qu’elle puisse bénéficier d’un enseignement de qualité. Ils ne sont pas croyants comme mon père, ma mère, ou encore Cecilia. « On se retrouve plus tard. » Je sens bien, à sa manière de se mordre la lèvre, qu’elle est désolée mais je ne suis pas en mesure de la rassurer pour le moment. Aussi je la laisse partir, après avoir senti une légère pression de sa part sur mon poignet, comme pour m’encourager. « Cecilia, il faut que tu me promettes de ne rien dire aux parents ! » Je suis terrifiée, tout d’un coup. Rien qu’à l’idée que Papa puisse être au courant un jour… j’ai envie de mourir sur le champ. « Mais ce que tu… ce que tu…. » « Ouais ce que je faisais c’était très mal. Très mal. Mais je ne recommencerais plus. Je te le promets. Mais promets-moi de ne rien dire. » Allez Cecilia, promets-le moi. Promets-le moi, je t’en prie. « C’est promis. »

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« J’ai toujours su que quelque chose clochait chez toi. » Je ne sais même pas pourquoi je suis encore surprise. Et il va lui dire quoi son Dieu, quand il saura qu’elle a brisé une promesse faite à sa sœur? Peut-être qu’il lui pardonnera. Moi je ne lui pardonnerais jamais. « Ce que tu fais… c’est contre nature, Lucy ! C’est dégoûtant ! » Je ravale ma salive, consciente qu’aller contre son opinion ne jouera pas en ma faveur. Je l'ai appris à mes dépends il y a trois ans. « Tu ne te rends pas compte, Lucy ! Tu vas finir en enfer, pour ça ! » L’enfer, l’enfer. Qu’est-ce que j’m’en fiche de l’enfer. Tant que mon père n’y ait pas, ça sera le paradis. « Il est hors de question que tu revois cette fille. » « Tu ne pourras pas m’empêcher de la voir ! » Tout mais pas ça ! Qu’il me traite comme le diable, comme une moins que rien, passe encore mais il ne pourra pas me séparer de Lina ! Jamais. « J’ai parlé avec le directeur de l’école. Son renvoi est déjà acté. » Je n’y crois pas, mais je sens bien que c’est vrai. Après tout, avec toutes les donations que fait Papa à l’église et au lycée, je suppose qu’on ne peut rien lui refuser. « Je te déteste ! Toi, ton école, et ta religion de merde ! » Sa main claque sur ma joue, rien auquel je ne me sois pas déjà habituée depuis l’enfance. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il me bat, mais il n’a pas été rare que je me mange quelques claques, parfois méritées. Celle-là doit l’être très certainement à ses yeux, mais pas aux miens. Les yeux brillants, je me mords la lèvre pour m’empêcher de pleurer devant lui, ne voulant pas lui faire ce plaisir. C’est alors que je me retourne vers Maman, qui semble attristée, avec ce je ne sais quoi dans le regard que je ne parviens pas à décrypter. « Maman ? » Dis-je, comme un appel au secours. « Ton père a raison Lucy. Ce que tu fais, c’est immoral. On ne l’acceptera pas. » Ultime coup de massue.

Sans demander mon reste, je me dirige vers la porte de la salle à manger que je claque avec fracas. Je n’en peux plus de cette famille, j’ai besoin de prendre l’air. Mais c’est sans compter sur Cecilia, qui se trouve sur le chemin entre moi et l’entrée. « Ou est-ce que tu vas ? » Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre où est-ce que je vais. « Je vais la voir. » J’ai bien besoin d’une présence amicale, après ce qui vient de se passer ce soir. Bon, même plus qu’amicale, car je compte bien sur Lina pour me consoler comme il se doit. « Je croyais que tu m’avais promis de ne plus recommencer ? » « Je croyais que tu m’avais promis de ne rien dire ? » J’imagine que cela fait de nous des ex-aequos. A l’exception près que je ne compte pas tenir une promesse à propos de comment je gère ma vie là où Cecilia a sciemment pourri la mienne. « Ne rien dire ? Ne rien dire ? Non mais tu te moques de moi, Lucy ? Je suis ta grande sœur ! Comment pourrais-je ne rien faire alors que tu es en train de te… transformer en un monstre. » Le pire dans tout ça, c’est que je ne suis même plus sûr que ces insultes me touchent. J’en ai tellement mangé pendant toute mon enfance que ça me glisse dessus. « Ce n’est quand même pas ma faute si tu es comme tu es, quand même ! Faut que tu te fasses soigner ! » Mais je ne peux pas lui laisser dire ça non plus, aussi c’est à mon tour de lui décocher une gifle. Et le plus affreux dans tout ça, c’est qu’après la seconde de délectation, j’ai l’affreuse sensation de me sentir comme mon père. Bon sang. Il faut que je sorte, et vite.

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« Granny, tu ne dis rien ? » Je ne me sens pas bien, j’ai le ventre noué, les mains moites. Si je me fiche bien de ce que pense mes parents de tout ça, j’avoue angoisser carrément à l’idée que Grand-mère n’accepte pas mon homosexualité. De toute ma famille, elle a toujours été ma préférée, et pour être honnête je crois que la réciproque est un peu vraie. C’est pour cette raison que ça me tue de la savoir dans une institution, tout ça parce que Papa a décidé de ne pas vouloir l’héberger. Certes, elle a des petits moments d’absences parfois, mais elle reste quelqu’un de très dynamique pour son âge. Et de très bavarde aussi, autant dire que son silence me tue. « Et bien… je dois dire que c’est une surprise. » Voilà qui m’avance beaucoup. Elle veut que je meurs sur place ou quoi ? « Ecoute ma petite… Que tu sois avec un homme ou une femme, avec un blanc ou un noir, je t’aime comme tu es. Je ne te dirais pas que ça ne me paraît pas étrange, je ne te dirais pas non plus que cela ne m’attriste pas que tu ne puisses pas avoir d’enfants avec la voie que tu as choisie, mais tu resteras toujours ma petite-fille quoi qu’il arrive. Tu resteras toujours ma petite Lulu. » C’est étrange, parce que je pleure et je souris à la fois. Je pleure d’émotion, de soulagement qu’elle soit toujours là malgré les épreuves –quoique je n’en n’ai jamais vraiment douté –et je souris face à cette manière de m’appeler Lulu. Je déteste ça, à vrai dire, mais il n’y a bien qu’elle pour me faire accepter une chose pareille. « Vous vous êtes déjà embrassé ? Je veux dire vraiment embrassé ? Quoi, ne me regarde pas comme ça ! C’est normal d’être curieuse à mon âge, tu sais depuis que ton grand père est parti, je… » Je ne l’écoute pas plus et bouche mes oreilles, ne voulant pas entendre des détails qu’elle serait pourtant prête à me donner. Pas étonnant que Papa n’est jamais voulu d’elle à la maison, elle est bien trop non-conventionnelle pour lui. Une ancienne artiste bobo, pour qui le plus grand drame de sa vie restera surement le mariage de Papa et Maman. « C’est bon, c’est bon, j’ai compris, tu ne veux pas entendre les vieux faits d’armes d’une vieille dame ! Et si on allait se balader, tu veux ? » « C’est d’accord. » Et cette fois, je souris encore plus franchement. Finis les larmes, parce qu’avec Granny, je me sens bien comme je suis.

CHAPITRE CINQ :
« L'amour est sublime et misérable, héroïque et stupide. Juste, jamais. »
- Francesco Alberoni -


Naples, 2009 :

L’entraînement, toujours l’entraînement. Je ne m’en plains pas, même si c’est la raison pour laquelle ça s’est fini entre Lina et moi. Ca fait deux mois déjà et ce serait mentir de dire qu’elle ne me manque pas mais, quand elle m’a demandé de choisir entre la course et elle, le choix a été vite fait. J’veux dire, la course ça fait partie de moi, et j’estime que si on m’aime vraiment, alors on doit me prendre toute entière. De toute façon, ça n’allait plus depuis quelques temps déjà et je pense que nous arrivions au bout de notre histoire. Ca n’empêche pas que je garderais un magnifique souvenir de celle-ci. Après tout, Lina restera pour toujours mon premier amour, quoi qu’il arrive. « T’es qui toi ? » Je relève la tête, sortant de mes pensées. Comment ça qui je suis ? Je cours ici depuis plus de dix ans et elle qui c’est d’abord ? « Lucy. Toi ? » « Catalina, la nouvelle et la future numéro un. » Booon, je vois. Encore une nouvelle aux dents d’aciers. Sauf que c’est moi la numéro un et que je ne suis pas décidée à lui laisser ma place. « C’est beau de rêver. Essaye toujours de me battre, ce sera mignon de te voir en train de galérer. » Comprenez-moi bien, je ne suis pas toujours comme ça avec les nouvelles. Je suis même plutôt gentille, amicale, bien que j’éviter de nouer des liens trop forts avec mes adversaires, certaines me fuyant également pour mon homosexualité que je ne cache plus. Quoi qu’il en soit, il est temps pour nous de prendre place dernière la ligne de départ et, après avoir entendu le signal, je donne tout mais vraiment tout. Tout ça pour finir… deuxième. Putain j’y crois pas. « T’avais raison numéro un, c’était vraiment trop mignon de me voir en train de réussir. » Catalina me tend la main, alors que je me suis étalée sur le sol après la fin de la course. « Ne crie pas victoire trop vite. » Dis-je, alors que je me relève de mon propre chef. Elle ne perd rien pour attendre, et je prendrais ma revanche, qu’elle en soit sure.

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Elle m’agace. Catalina. Ce soir, on a décidé de sortir avec les filles et elle a le don d’attirer toute l’attention sur elle. Il faut dire aussi qu’elle est la nouvelle numéro un, qu’elle est drôle, magnifique… Rah, cette fille est parfaite, putain ! « Tu ne danses pas ? » Et voilà qu’elle vient me faire chier, en plus. Non, je ne danse pas ça, ne se voit pas peut-être ? Qu’elle me foute la paix. « Va voir ailleurs si j’y suis. » Je ne suis pas d’humeur à avoir l’une de nos petites joutes verbales aujourd’hui. Mais elle reste plantée là, et ça m’énerve encore plus. « Quoi qu’est-ce qui y’a numéro deux ? C’est ton score minable à l’entraînement d’aujourd’hui qui te contrarie ? » Mais quelle chieuse sérieux ! Elle n’a pas compris que je voulais qu’on me foute la paix ? Je rêve. « Va te faire foutre. » Ce n’est pas brillant comme réponse, mais elle a le don de me rendre folle de rage. C’est bien simple, plus le temps passe, plus je rêve de la plaquer contre un mur. Au lieu de ça, je décide de prendre mon sac à main avant d’enfiler ma veste. J’ai besoin de prendre l’air. « Tu sais ton problème, Lucy, c’est que tu cours comme tu es dans la vie. Tu es coincée, complètement ! Faut de détendre ma parole ! » « Tu veux que je me détendes ? » Dis-je alors que je fais un demi-tour éclair, le cœur à cent à l’heure. Franchement, elle commence vraiment à me mettre hors de moi et je décline toute responsabilité sur ce qui va arriver si elle continue. « Oui. » Décidemment, elle n’a pas saisi quand il faut savoir s’arrêter. « Va te faire foutre, Catalina ! Tu crois toujours faire tout mieux que tout le monde, tu me fais chier en permanence et voilà qu’tu viens me donner une leçon ce soir ! Prends un jour off et lâche-moi. » Ouais qu’elle me lâche. « En même temps je fais effectivement mieux que tout le monde, numéro deux. » Lorsqu’elle insiste sur numéro deux, je n’y tiens plus, et la plaque effectivement contre le mur à proximité. « Tu es… Tu es… »/[b] Enervante ? Insupportable ? Seulement, au lieu de sortir ce qui allait de soi, je me surprend à fondre sur sa bouche. Et je la dévore, avec une passion qui me surprend moi-même. Non mais qu’est-ce qui me prend ? [b] « J’suis désolée, je ne voulais pas… » J’dis, effarée par ce que je viens de faire lorsque je relâche mon emprise sur elle. Sauf que si, je le voulais. Je me rends compte maintenant, qu’en fait, ça m’a titillée depuis longtemps. Les regards que je lui lançais sous la douche, il n’avait finalement rien de méprisant… Oh bon sang. Un moment de flottement se passe, avant que j’ai la surprise de la voir m’embrasser à son tour. Les sens en éveil,  le cœur à cent à l’heure, je profite clairement du baiser. C’est comme… un petit goût prononcé du paradis. « Ca faisait un moment que j’attendais ça… » Est-ce que je souris bêtement ? Est-ce que je souris ? Car j’en ai comme la fâcheuse impression, là. Comme toujours, Cat’ a un pas d’avance sur moi et elle a du sentir ce qui se passait entre nous, bien avant que j’en prenne conscience. Autrement dit maintenant. « Maintenant, viens danser avec moi. » Dit-elle, alors qu’elle prend ma main pour m’amener sur la piste. Bon sang, elle fait chier, je n’aime pas danser, moi. Mais j’imagine que, pour cette fois, je dois pouvoir faire un effort. D’autant plus que j’ai très envie de la sentir contre moi, là tout de suite…

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« Je t’aime, tu sais ? » Vraiment, follement.  Au point où j’ai accepté d’emménager avec elle au bout de même pas deux mois. Certes c’était une bonne solution pour moi pour quitter mes parents avec qui ça devenait de plus en plus difficile à vivre, mais, avec Catalina, c’est plus qu’une solution de facilité. Non, pour la première fois avec une femme, j’ai envie de faire des projets. « Je sais. » Je lui balance un coup de coude dans les côtes. J’aime Catalina, c’est vrai, mais elle me saoule quand elle se montre peu loquace comme ça. De toute façon, de nous deux, j’ai toujours était celle qui était la plus passionnée. « Arrête, tu sais très bien que je t’aime aussi. Tellement que si tu n’arrête pas ça, on va finir par partir en retard  pour aller chez mes parents. » Arrêter quoi ? Ma main qui caresse à présent sa cuisse nue, ou ma bouche qui s’attarde sur son cou ? Je n’ai pas envie de m’arrêter, moi. Et pourtant, je suis très contente d’aller chez ses parents ce soir, comprenons-nous bien. Le fait de passer une soirée avec des parents aimants et qui accepte l’orientation homosexuelle de son enfant, ça me change. « Lucy… » Pff… « Bon, bon, très bien. » Je me laisse retomber sur le canapé, avant de me lever pour enfiler ma veste. « Ou est-ce que j’ai foutu les clés de la voiture, encore ? » Je souris. D’habitude, c’est plutôt mon genre de perdre tout ce que j’ai, et Cat’ ne se gêne pas pour râler autour de mon comportement. « C’est fou ça, je comprends pas qu’on puisse oublier ses affaires comme ça. » Regard noir de Catalina. Bon, ok, je l’ai peut-être un peu cherché celle-là. « T’as regardé dans la poche de ta veste. » « Non, Lucy, attends ! » Mais c’est trop tard et ma main bute contre un boîtier que je sors, par curiosité, persuadée qu’il s’agit peut-être là d’un cadeau surprise qu’elle voulait me faire, sauf que je ne suis pas vraiment connu pour être patiente. Sauf que ce n’est pas un cadeau, mais plutôt une boîte de médicaments.

« Qu’est-ce que c’est ce truc ? » Une chose est sûre, c’est que c’est bizarre, au vu de la tête apeurée que peut avoir Catalina. Je jette un coup d’œil pus avisé et je comprends. Oh putain. « Tu sais très bien ce que c’est. » Oui je sais à présent, mais j’ai besoin qu’elle me le dise. Seulement, son silence me fait vite comprendre que c’est peine perdue. « Putain, Cat’, des amphet’ ? Des amphet’ ? C’est avec ça que tu fais des performances de dingues, hein ? Bordel de merde, mais tu es inconsciente ou quoi ? » Je suis en colère mais, tellement. Pas pour ma place de numéro un perdue de manière malhonnête, mais plus de savoir que Cat’ puisse être capable de se livrer à de telles pratiques. Et plus que la colère, je suis surtout morte d’inquiétude. « Tu ne comprends pas, Lucy, c’est magique ce truc. Ca me booste comme tu ne pourrais jamais imaginer, ça m’aide à tenir nos séances infernales d’entraînements. Et puis, je peux arrêter quand je veux. » « J’t’en prie, arrête, tu parles comme une droguée. »Et c’est totalement ce qu’elle est, au fond. Bon sang, je m’en veux tellement de ne pas l’avoir vu plus tôt. « Lucy, arrête de pleurer… » J’efface une des larmes avec colère. C’est de sa faute si je me mets dans un tel état. « Je pleure parce que j’m’inquiète pour toi, Cat’. Bordel, tu sais très bien que c’est de la merde ce truc, que ça te bousille la santé. Tu penses un peu à moi, et ce que je ferais si tu n’étais pas là ? » J’en mourrais. Cat’, c’est définitivement la femme de ma vie. « Ne sois pas si dramatique… Il ne m’arrivera rien. » Je lève les yeux aux ciels, avant de me retourner pour commencer à faire les 100 pas. Ca me rend folle de voir qu’elle ne se rend pas compte de ce qui se passe.   « Je vais être clair, je ne le supporterais pas. » Dis-je, alors que je m’arrête soudainement, en me plantant face à elle. « Soit tu arrêtes, cette merde, soit c’est nous deux qui s’arrête. » Ca me tue rien que d’y penser mais… Je ne peux pas faire autrement. « Lucy. » Cat’ se rapproche de moi, avant de poser ses mains sur mes joues, les caressant tendrement de son pouce. Ca a le don de m’apaiser un peu, mais ça me tue à la fois un peu plus. « Il n’y a pas de Lucy qui tienne. » Alors, je tiens bon, même si ça me coûte. Je sais très bien que, si je ne suis pas ferme, elle n’arrêtera pas. « Je vais arrêter. » Ca ne me suffit pas. « Promis ? » « Promis. »

CHAPITRE CINQ :
« Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu’un qu’on aime. »
- Michel Houellebecq -

Naples, 2017 :

« Tu es née poussière et tu redeviendras poussière. » Je n’arrive toujours pas à y croire. Je suis pourtant là, devant son cercueil qu’on descend en terre, mais je n’arrive toujours pas à y croire. J’ai fait tout ce qu’il fallait pourtant. Je l’ai dis à ses parents, je l’ai amené chez un médecin, j’ai vu ses performances diminuées légèrement tout en restant très largement au-dessus des miennes… Je croyais qu’elle se soignait. Et j’ai eu tout faux une nouvelle fois. Et alors que l’enterrement se poursuit, puis se termine, je reste toujours plantée là, les larmes aux coins des yeux tout en n’étant en proie à des sentiments contradictoires. Est-ce que j’ai le droit de la détester, le jour même de  son enterrement ? Je sais que ça ne se fait pas, mais pourtant, c’est le cas. Je lui en veux de m’avoir menti. Je lui en veux de me laisser là, toute seule, sans elle. En fait, je lui en veux de s’être montrée faible  pour une fois dans sa vie. « Lucy, est-ce que ça va ? » La mère de Cat’ me regarde, toute penaude et visiblement inquiète.  C’est elle qui vient d’enterrer sa fille aujourd’hui, mais c’est elle qui s’inquiète, j’ai honte. Un rapide regard autour me permet de voir que le cimetière se vide peu à peu. Le dernier moment « de gloire » de Catalina est sur le point de s’achever. « Ca va… Vous tenez, le coup ? » La manière dont les lèvres de sa mère tremblent me montre que non. Quant à son père, ce n’est franchement pas mieux. « Vous étiez ses parents adorés, vous savez. » C’est peut être bête de dire ça, parce que ça va de soi pour beaucoup de gens, mais ce n’est pas le cas pour moi. Je ne suis même pas sûr que je serais vraiment triste si je venais à perdre mon père, par exemple. C’est horrible, mais c’est pourtant bien le cas. « Vous n’avez pas à vous en vouloir. J’aurais du mieux la surveiller. » Au fond, plus qu’à Cat’, je m’en veux à moi, de ne pas avoir su voir les signes, d’avoir voulu croire que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Si j’avais fait attention, j’aurais pu la sauver.

« Ne dis pas ça, Lucy. Cat’…. Cat’ était malade, et tout ça était plus grand qu’elle. Ca n’empêche pas qu’elle t’aimait, tu sais ? » Je lève une main en l’air, comme pour lui dire de ne pas poursuivre. Catalina n’a jamais été très démonstrative sur ses sentiments et je ne crois pas que ce soit lui rendre honneur que d’en parler. Ou bien ai-je peur de craquer, en l’entendant. [color:caae= #993300] « Non, c’est important. Je sais comment peut être ma fille parfois mais toujours est-il que je ne l’ai jamais vu aussi heureuse avec quelqu’un, et ça n’a pas de prix. Ne doutes jamais. » J’avais peur à juste raison, car les larmes viennent finalement. C’est dingue comme sa mère peut m’impressionner à cet instant précis, à prendre le temps de consoler quelqu’un alors qu’elle a déjà son propre chagrin à porter. Je lâche enfin la colère, tous ses sentiments négatifs pour ne laisser place qu’au chagrin, qu’à l’amour pour l’être aimé. « Tu viens avec nous pour le repas. » Franchement, je ne suis pas sure d’en être capable. Pour le moment, tout ce dont j’ai envie, c’est de m’effondrer dans mon lit. Dans notre lit. « Je crois que je vais y aller. Je vous appelle très vite. » Je ne résiste pas à serrer dans mes bras ses deux personnes qui ont été comme des parents de substitution pour moi pendant plus de deux ans. Pourtant, quand je quitte le cimetière et malgré ma promesse, j’ai ce pressentiment que plus rien ne sera jamais comme avant. Plus jamais.

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Je ne sais pas ce que je suis en train d’essayer de me prouver à moi-même. Depuis la mort de Cat’, je dérape complètement et c’est encore pire ce soir, où j’ai pris ces pilules « qui guérissent tous les chagrins ». De l’ecstasy. Dans le genre grosse merde qui bousille la santé plus encore que les amphets’, je crois que je n’aurais pas pu faire mieux. Cat’ doit péter un câble de là où elle est, mais c’est de sa faute, aussi. Si elle était encore là, je continuerais à courir, je serais heureuse. Aujourd’hui, les pistes de courses me donnent envie de vomir quant au bonheur… J’ai comme l’étrange sensation de ne plus pouvoir me rappeler ce que c’était. Je déprime, totalement. Un peu moins ce soir car, il faut le dire, ces petites pilules miracles ont le don de m’apaiser, tout du moins un peu. Je ne dis pas non plus que c’est « l’extase » totale, comme pour tout ceux qui sont autour de moi mais je n’ai plus cette boule au cœur en permanence. Et ça, rien que ça, ça n’a déjà pas de prix. « Viens par-là, ma jolie. » Il me fait chier, lui. Je lui ai payé sa dose cash, et il s’attend à ce que je lui rajoute une petite prime en nature en plus ? J’veux dire, sa manière de se coller à moi montre clairement ses intentions, au cas où que son regard ne suffise pas à me faire capter. « Dégages. » Dis-je, alors que je le repousse. Je suis peut-être désespérée mais pour rien au monde je ne me ferais touchée par un mec. « Ben qu’est-ce qu’il y a ? Zen. » Non mais il va me lâcher le lourdeau ? Bordel, c’est le premier moment de détente que je goûte depuis un mois. Et, franchement, c’est loin d’être facile de rester « zen » avec un type comme ça à proximité. « Il y a que, moi, ce qui m’excite, c’est une belle paire de sein, t’as compris ? » Ouais, une belle poitrine comme pouvait avoir Cat’. Cat’. Cat’, Cat’, Cat’.

*********************************************************

« Allo? » Je ne sais même pas pourquoi je lui réponds. Si elle vient à faire l’effort de m’appeler, alors qu’on ne sait plus vraiment parlé depuis mes 17 ans, ce n’est très certainement pas pour une conversation de routine. « Bonjour. Tu as une voix horrible. » Bonjour Cecilia, toi aussi ça va bien ? Décidément, ma grande sœur ne m’avait pas manqué. « Tu as encore du sortir toute la nuit ou quelque chose comme ça. Papa m’a tout raconté. » Ca non plus, ça ne m’étonnes pas vraiment. Je suis sûr que ces deux-là doivent s’en donner à cœur joie. « Comment as-tu pu arrêter la course ? Enfin, tu avais trouvé une chose dans laquelle tu n’étais pas trop mauvaise, et tu laisses tomber. Tu as perdu la tête ou quoi ? Et puis, tout ça pour une fille. » Tout ça pour Cat’. Pour Cat’ qui était la femme de ma vie et qui n’est plus. « Ne parles pas d’elle comme ça. » Cat’ n’est pas UNE fille, c’est LA fille. Quoi que ma grande sœur puisse penser de mes choix, ça ne change rien au fait qu’elle devrait être capable de comprendre ça. Après tout, elle est fiancée. Que deviendrait-elle si elle venait à le perdre ? « D’accord, d’accord, si tu veux… Quoi qu’il en soit, Papa pense que je suis la seule à pouvoir rétablir la situation. Je reviens en Irlande demain. » Quoi ? Que Papa pense que « parfaite Cecilia » soit la femme de la situation ne me surprend pas. Que je sois une « situation à rétablir » passe encore. Mais que Cecilia revienne à Naples… Ca c’est la plaie. Je ne suis pas ravie. « Pourquoi ? Non, ça ne sert à rien, je t’assure. » Et  franchement, je n’ai pas envie de mettre la forme avec elle, pas depuis notre dernière conversation. Plus loin elle reste de moi, mieux je me porte. « Mais si, voyons ! Papa ne t’as pas parlé de Stefan ? Stefan est un grand athlète en Angleterre. Il court, comme toi. Il va t’aider à te remettre sur pied. » Mais je n’ai pas envie de me remettre sur pied, ils n’ont pas encore compris ça ? Puis ce Stefan là, il me gonfle d’avance. Seulement je connais Cecilia et son esprit entêté. Elle ne reviendra pas sur son choix. « Puisque tu te fous de mon avis et bien, très bien, rentres ! Mais ne compte pas sur moi pour faire des efforts avec toi, ou même avec ton fiancé. » Je ne veux rien savoir de ce qu’il peut m’apprendre. Je ne courrais plus jamais, de toute façon. « C’est bien toi, tout craché ça. On te tend la main et tu te débrouilles pour tout gâcher. Tu ne cesseras jamais d’être égoïste, Lucy. » Ben bien sûr, c’est moi la plus égoïste de nous deux. Franchement, elle me gonfle. « Ouais ouais, c’est ça. Bon retour en Italie. » Et je raccroche.




Dernière édition par Lucy Uccello le Dim 25 Fév - 14:51, édité 7 fois
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Stefan Rowe10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Lun 15 Jan - 23:04 )

Ca fait tellement, mais tellement PLAISIR de revoir Lucy, je te jure ! Ils me manquaient trop tous les deux.

J'aime ce début de fiche. I love you Toi et moi, on va faire de très grandes choses.
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Masha Azarov10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Lun 15 Jan - 23:08 )
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Lun 15 Jan - 23:32 )
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Adelina Alma
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Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Mar 16 Jan - 0:11 )
Rebienvenue à toi Avec ce personnage !
Je te souhaite une bonne rédaction pour ta fiche même si c'est pour préparer seulement.



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game
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Chiara RinaldiLe vin est un puissant lubrifiant social
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ID : Laura
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Mar 16 Jan - 10:56 )
Re-bienvenue et bonne chance pour ta fiche
Hâte de voir ce nouveau toi
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Mar 16 Jan - 13:35 )
Re bienvenue parmi nous et bon courage pour cette nouvelle fiche.



Sauvage & Rebelle
" Ne crie pas contre celui qui t'agresse, ne lui réponds pas toi-même. Celui qui fait le mal, le rivage le rejette, l'inondation l'emporte. " Aménémopé
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Ana Vitti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Métier : professeur de danse classique.
Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Mar 16 Jan - 18:08 )
Rebienvenue parmi nous ma belle I love you I love you I love you
Shailene est trop magnifique, elle se fait si rare en ce moment en plus



not really sure how to feel about it something in the way you move, makes me feel like i can't live without you and it takes me all the way, i want you to stay, funny you're the broken one but i'm the only one who needed saving - @ rihanna.
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le Mar 16 Jan - 18:09 )
Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche!
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Sujet: Re: Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for ( le )
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- Lucy I They say before you start a war, you better know what you're fighting for -
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