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- Fight for what you want. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Fight for what you want. ( le Sam 13 Jan - 0:25 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : Fight for this love

Je comptais les jours, sans elle. Sans cette américaine aux longs cheveux blonds. Cette femme qui était parfois difficile à suivre, à comprendre et cerner. Astrid était un véritable paradoxe ambulant. Une femme explosive et plutôt imprévisible. C’était tout ou rien avec elle, enfin presque. On savait tout deux que la vie n’était pas complètement noire ou blanche, qu’il y avait de nombreuses nuances entre les deux. On s’en accommodait, s’en appuyait, en jouait et il arrivait alors que tout dérape. Comme là à vrai dire. On était le 19 Janvier et je partais seul en direction de l’Italie du nord. Là où j’avais réservé ce Chalet pour 3 nuits, dans les montagnes. On avait prévu il y avait de ça plusieurs semaines, de partir 4 jours à la montagne, dans ce décor blanc qui promouvait le calme et la quiétude. C’était son cadeau de Noël à vrai dire mais on devait en profiter tous les deux. J’ignorais si elle avait décidé de l’utiliser mais il ne me semblait pas. Puis je me souvenais que tardivement qu’elle avait ce déplacement à Londres, pour plusieurs jours et ça devait coïncider avec les mêmes dates à peu près.

La réservation était faite à mon nom et je n’avais eu aucun retour depuis qu’on avait  mis de la distance. On s’écrivait un peu moins, on se voyait moins aussi par logique. Je trouvais que ça aurait été dommage de ne pas profiter de ce lieu pour lequel j’avais préalablement versé des arrhes. J’avais prévu depuis longtemps de ne pas travailler les vendredi 19 et lundi 22. Le temps du déplacement. Je calais dans le coffre de la voiture des chaines à fixer aux roues une fois arrivé à la montagne, rangeais ma valise et quelques affaires en plus. J’empruntais également en passant à la maison de famille du matériel de ski ce qui m’éviterai d’en louer à un prix faramineux une fois là-bas. Une bonne playlist sur l’iPod synchronisé avec la radio de la voiture et hop, j’étais parti. Kiss de Prince se lançait sur les enceintes et la voiture roulait. Je quittais très tôt le matin Naples pour regagner le nord.

Finalement cela me prit quasiment la journée de route pour arriver à proximité des Dolomites. Environ 7 heures plus tard, le climat avait radicalement changé tout comme le paysage autour. Mon bonnet était devenu mon seul allié et j’étais bien heureux du chauffage dans la voiture. J’arrivais enfin au chalet réservé et sympathisait avec la propriétaire au moment de la transmission des clefs. Elle m’expliqua deux-trois choses sur le fonctionnement avant de me laisser seul dans cet immense espace boisé, ravissant. Le salon était décoré avec goût et ils n’avaient pas encore enlevé le sapin de noël dans le salon ce qui maintenait un environnement cosy et festif, chaleureux. Je me débarrassais de quelques affaires, pris une douche pour me réchauffer et passais un sweat gris clair à capuche avec un pantalon chino bleu. Je trainais un peu en regardant les pistes environnantes et où me procurer un forfait car j’étais bien décidé à passer 48h en extérieur dès le lendemain matin. En attendant de feuilleter le programme possible, je faisais cuire des pâtes. Pas très original pour un italien. La télé était allumée en fond, sans le son mais on voyait les infos locales. Les seuls bruits qu’on entendait dans la pièce étaient ceux de l’eau qui bouillait depuis la cuisine et le crépitement du bois dans la cheminée. Enfin, jusqu’au retentissement de la sonnette d’entrée. Peut-être que la propriétaire avait oublié quelque chose.

Je me levais donc, brochure toujours en main et je jetais un rapide coup d’œil à ma montre histoire de ne pas laisser les pâtes cuire trop longtemps. Il fallait qu’elles soient Al Dente. J’ouvris alors la porte et m’attendais certainement pas à voir la personne face à moi. J’étais un peu sans mots pour le coup bien que je la laissais entrer à sa demande. « Bonsoir » répondis-je quand même en retour, toujours étonné. « Tu… n’est pas supposée être à Londres ?A  moins que le séjour soit terminé ? »

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Sam 13 Jan - 2:20 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : I'll make it up to you

Astrid avait quitté pour Londres le lundi 15 janvier, accompagnée de Nate. Il y avait une semaine de conférences et réunions organisées sous le thème du travail humanitaire. Évidemment, la blonde avait réussi à avoir une place via l’université où elle travaillait et Nate aussi. Ça allait donc de soi qu’ils fassent le trajet ensemble et y participent de paire. Évidemment, elle avait besoin de plusieurs vêtements et choses qui étaient restées à l’appartement alors elle y était retournée le samedi avant de partir, question de récupérer les éléments nécessaires. Elle savait que Giovanni n’y serait pas, mais elle l’avait quand même averti pour ne pas qu’il s’inquiète de voir des trucs manquants dans l’appartement. Une fois ses valises terminées, Nate était passé la chercher en taxi pour se rendre à l’aéroport. Le vol s’était bien passé et ils avaient eu le temps de s’installer tranquillement dans leur chambre respective à l’hôtel, au coeur de la ville. Astrid était encore un peu affectée par la distance imposée entre Giovanni et elle, mais elle était assez professionnelle pour ne pas que ça affecte son travail et son esprit le temps qu’elle serait en Angleterre. Nate lui avait brièvement demandé comment ça se passait à la maison et elle avait préféré répondre de façon concise et ne pas s’éterniser sur le sujet, surtout qu’elle savait qu’il y avait des intentions précises derrière ces questions peu subtiles. Étrangement, il se faisait tout de même plus distant, contrairement à leur virée aux États-Unis. Peut-être qu’il sentait un malaise depuis leur dernière rencontre et qu’il avait assez de respect pour laisser un espace et du temps à la blonde, bien qu’elle était un peu confuse et tiraillée par ses propres sentiments et tout ce qui se passait. Il y avait aussi eu ce fameux baiser échangé avec Brandon, sorti de nulle part, qu’elle avait préféré garder pour elle. Décidément ce triangle amoureux devenant de plus en plus complexe, et cette forme géométrique à 3 côtés prenait de l’expansion, presqu’à en devenir un hexagone.

Les premiers jours à Londres étaient tranquille et elle avait même assez de temps pour profiter de la ville et magasiner. Évidemment, magasiner. La première chose qu’Astrid fait lorsqu’elle arrive dans une nouvelle ville, c’est de découvrir les trésors cachés de l’endroit et s’assurer de repartir avec quelques ajouts à sa garde-robe. Alors qu’elle s’était arrêtée avec Nate dans un café pour prendre un breuvage chaud, elle reçu une notification sur son cellulaire. Un rappel via l’application de son agenda. C’était le weekend prévu par Giovanni dans un chalet dans le Nord de l’Italie. Elle avait complètement oublié après toutes les dernières péripéties. Son coeur se serra légèrement, paniquée. Est-ce que ça tenait toujours? S’attendait-il à ce qu’elle revienne au pays? Ils n’en avaient parlé depuis qu’ils s’étaient croisés à son bar, alors qu’elle venait prendre un verre avec Brandon. En même temps, elle était supposée rester ici jusqu’à dimanche, son vol de retour n’étant prévu qu’à ce moment. On était mercredi et le chalet était réservé à partir du vendredi 19. Elle avait même l’adresse et l’itinéraire dans son téléphone, prévoyante comme elle était. I need to go back to Naples earlier. Elle s’adressait à Nate qui la regardait intrigué. I forgot I have this thing...with Gio. Le visage de l’américain changea, ses traits devenant plus durs. Clairement, il n’avait aucune envie de la laisser partir, surtout pas pour retourner auprès de celui qu’il considérait comme ‘pas assez bon’ pour elle. Mais il avait assez d’affection pour elle pour faire passer son bonheur avant tout, pensant que ça lui rapporterait peut-être quelque chose au final.  Fine, we’ll try to get you a flight back for tonight I guess...Ils prirent leur café et retournèrent à l’hôtel. Astrid trouva facilement un vol de retour pour le lendemain matin, ce qui lui permettrait de passer chez elle avant de se rendre au chalet à temps. Le lendemain matin, jeudi 18 janvier, elle termina rapidement ses valises avant de sauter dans un taxi direction l’aéroport. Une fois elle passa à l’hôtel question de se rafraichir un peu, refaire ses valises avec ce qu’elle avait. Vêtements chauds, vêtements pour l’extérieur, produits hygièniques, maquillage, produits pour la douche et quelques morceaux de lingerie. Elle hésita un moment en les regardant avant de les mettre dans son sac. Après tout, elle ne savait pas sur qui elle tomberait, quel Giovanni répondrait à la porte. Un grognon, ne voulant rien d’elle? Quelqu’un de réceptif, prêt à parler, prêt à faire des compromis, à essayer de faire de cette fin de semaine le meilleur possible? Qui sait, peut-être n’y serait-il même pas. Elle prenait un énorme risque à se rendre là-bas sans l’avertir. C’est aussi un peu pour cette raison qu’elle ne réussit qu’à s’endormir vers les 4h du mat’. Elle tournait dans son lit, s’imaginant les pires scénarios, tout comme les meilleurs. Le sommeil eut le meilleur sur elle et elle dormit jusqu’à 11h. C’est en sursaut qu’elle se réveilla, pensant avoir manqué son réveil. C’était le cas. Elle se leva à toute vitesse, ramassa ses deux valises et descendit en bas afin d’embarquer dans sa voiture direction le chalet. Le route prit plus de temps que prévu, en raison d’une faible neige qui tombait et surtout du GPS qui n’était d’aucune aide. Elle arriva finalement devant le chalet, qui était encore plus magnifique et paradisiaque que dans les photos. Elle vit tout de suite la voiture de Giovanni, ce qui la rassura un peu. Au moins il était là. Peut-être avait-il même espoir qu’elle se pointe? Elle resta 5 minutes dans la voiture à se calmer, à penser à quoi dire, mais rien ne venait. Elle sortit donc et sonna à la porte. Il vint lui répondre, encore plus désirable que dans ses souvenirs. La distance alimentait le manque, le désir, évidemment. Je ne pouvais tout de même pas manquer cette fin de semaine...Enfin, si j’y ai encore droit. Les deux étaient timides, un peu mal à l’aise face à l’autre. Le contraste était fort en comparaison à leur relation habituelle, qui était magnétique, presque fusionnelle. Comme s’ils ne pouvaient s’empêcher de se sauter dessus à chaque fois. Tu m’aides avec les valises? Elle pointa sa voiture et il mit ses bottes tout de suite pour venir l’aider. Les deux avec une valises, ils rentrèrent dans le chalet. Astrid ferma la porte tout en regardant les différentes pièces. C’était luxueux mais rustique à la fois. Il y avait quelque chose d’hyper chaleureux et confortable, d’invitant. Elle déposa sa valise près de la porte avant de retirer ses bottes, manteau et tuque. Puis elle vit un chaudron d’eau bouillir, presque si fort qu’il déborda. Giovanni semblait trop concentré sur elle, décontenancé de sa présence. Sans perdre une seconde, attirée par la cuisine, elle éteignit le feu avant de poser le chaudron sur un rond éteint. J’arrive pile au bon moment dit-elle en souriant, essayant de le faire sourire à son tour. Voyant qu’il restait silencieux, comme s’il attendait des explications, elle vida les pâtes dans une passoire avant de les remettre dans le chaudron et d’ajouter un peu d’huile d’olive. Elle faisait comme chez elle, comme si elle était ici depuis plusieurs jours déjà.  J’ai vu et entendu ce dont j’avais besoin à Londres, je n’avais pas besoin d’y rester plus longtemps. Elle ajouta un peu de sel et poivre avant d’ouvrir la porte du réfrigérateur pour voir ce qui s’y trouvait. Il y avait un pot d’olives, capres et du parmesan. Parfait. Elle sortit tout ce qui était nécessaire avant d’ouvrir quelques armoires pour trouver les assiettes. Elle faisait comme si de rien était, comme s’ils étaient un couple des plus normaux. Dis, tu sais où sont les plats? Elle referma l’armoire avant de se retourner vers lui. Une vraie tornade blonde venait d’arriver dans la maison.

Emi Burton


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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Sam 13 Jan - 2:59 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : Find You

J’avais pensé à Astrid, en venant ici, et lorsque j’avais posé mes deux sacs dans la chambre. Par la suite, je m’étais fait à l’idée que ça serait mon weekend. Celui qui ajouterait du temps supplémentaire à ma solitude et mon besoin de prendre du large, d’avoir de l’espace pour m’occuper de ma santé. L’air frais de la montagne était une bonne chose vis-à-vis de mes problèmes cardiaques selon moi. Etre loin de toute pollution ambiante. Je m’étais donc installé tranquillement et en venais à préparer mes pâtes tout en lisant le programme que je pouvais faire dès le lendemain. Je fus interrompu par l’arrivée de Astrid. Sa présence me surpris d’abord avant de me troubler. Je ne pensais pas qu’elle viendrait étant donné que l’on était aussi un peu en froid. Puis explicitement elle était supposée se trouver à Londres. Je ne tardais bien sûr pas à lui faire remarquer, sans pour autant que cela soit un reproche. Je confirmais qu’il s’agissait bien de son cadeau à la base, donc par logique, elle avait tous les droits d’être ici. On était un peu timide l’un envers l’autre, surtout moi visiblement comme elle prenait les choses en main. J’obéissais sans tarder pour l’aider à prendre sa valise et je me chargeais de la déposer à l’intérieur, à côté de celle qu’elle avait pris.

Telle une tornade, elle prit ses marques dans le chalet en s’occupant immédiatement des pâtes . Une tornade aux beaux yeux et au cœur bien battant, vif. Je la regardais un peu dubitatif et encore en train d’accuser le coup de son arrivée. Je ne savais pas si j’étais content qu’elle soit là ou non. Oui bien sûr, car après ce que je lui avais dit la fois précédente voire même écrit, je l’aimais ce brin de femme. Mais en même temps j’étais supposé prendre de la distance, faire le point. Alors j’essayais de comprendre. J’hochais la tête « Hmm okay » sans trop d’avis sur la question. Visiblement elle n’avait pas l’envie de rester à Londres. En même temps elle aurait dit autre chose si nous nous y étions retrouvés comme prévu. Mais là c’était pour les raisons professionnelles après-tout, qu’elle s’y rendait. Peut-être n’avait-elle pas eu le temps d’en visiter chaque recoin. « J’en sais rien, peut-être là » je me dirigeais au hasard vers l’un des placards et visiblement pas le bon. J’ouvrais alors une autre porte de rangement dans la cuisine et tombais cette fois-ci sur les assiettes. Je posais les deux plats vides à côté de la marmite de pâtes. « Tu …. ça ne s’est pas bien passé à Londres ? En même temps, entre l’air de la ville et celui de la montagne, je crois que y’a pas photo » ponctuais-je en l’aidant à servir les assiettes. On agissait ‘normalement’ toutefois on sentait encore cet inconfort. Surtout de ma part. J’avais pas oublié non plus ce rapide passage au bar et le visage de cet homme qui l’avait accompagné. Je me montrais parfois trop jaloux, j’en étais conscient mais ça non plus, je ne contrôlais pas vraiment. « Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ce que tu viennes, mais c’est…. c’est bien hein, ne te dis pas que tu as fait le mauvais choix. Il n’y a pas de bon ou mauvais choix à vrai dire… » rectifiais-je de suite en me lavant les mains dans l’évier de la cuisine avant de prendre mon assiette pour aller sur le canapé du salon. « Je présume qu’on doit parler, un peu plus et mieux surtout, que ces derniers jours ». Je m’assis donc en tenant l’assiette d’une main et me servant une cuillerée de pâtes de l’autre pour tester ce qu’elle avait préparé sur le pouce. « …. ça va à l’hôtel ? La distance, tout ça, comment tu le vis ? ». Je m’interrogeais sur son ressenti face à cette situation et si elle supportait bien cela. Je n’avais pas de date précise c’est vrai quant au moment où la question serait réglée car ça ne se faisait pas comme ça. Qui plus est, je devais aussi m’adapte à certaines choses d’après ce que le cardiologue avait dit. Les choses avaient changé, de mon côté. Je me montrais encore un peu sur la réserve bien que je la dévorais du regard. Encore une fois, c’était plus fort que moi.

Emi Burton


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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Sam 13 Jan - 3:28 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : Waiting here

Astrid cherchait des assiettes dans les différents placards, sans chance. Giovanni venait de déposer sa valise près de la porte alors qu’elle était déjà en cuisine en train de chercher des plats pour mettre les pâtes. Il finit par trouver les choses recherchées et ça ne lui prit que quelques minutes pour déposer les pâtes et condiments dans les assiettes. Une fourchette dans chaque bol et le tour était joué. Il prit son plat et se dirigea vers le salon pour s’installer alors qu’elle resta dans la cuisine pour déposer les outils utilisés dans l’évier, question de les rincer afin que la vaisselle soit plus simple. Oui ça s’est bien passé là-bas...Les gens étaient sympas et j’ai appris beaucoup. J’ai même parlé à une fille d’Irlande qui pense faire un stage au Vénézuela, où je suis déjà allée. Elle m’a proposé de l’accompagner à l’été prochain...je verrai. Elle parlait de tout ça, sans vraiment savoir où elle en était avec Giovanni, ni s’ils seraient encore ‘ensemble’ à ce moment. Mais elle avait appris sa leçon avec le Cameroun, valait mieux tout lui dire de suite. Il revint vers la cuisine question de se laver les mains avant de manger, alors qu’elle cherchait encore des coupes. Le vin serait bienvenu ce soir. Il retourna dans le salon pour s’installer sur le canapé alors qu’elle sortait les verres et trouva une bouteille de rouge sur le comptoir. Elle versa le vin dans deux coupes avant d’aller lui en porter une, d’une façon presque nonchalante. Elle prit une gorgée de sa coupe, décidant de rester un peu plus loin, question qu’il y ait un certain espace entre eux, peut-être que ce serait plus propice à la discussion. Alors qu’elle piquait sa fourchette pour prendre une première bouchée, il la questionna sur sa vie à l’hôtel.  Oui ça va...Enfin, c’est un peu moche la vie seule dans un décor aussi uniforme. Elle ne pouvait tout de même pas lui mentir sur ce qu’elle vivait et ressentait. C’était vrai qu’elle ressentait la solitude comme un coup de poing à la gueule, et cet endroit qui n’était pas le sien lui rappelait à chaque jour qu’elle vivait un échec. Mais je m’entends bien avec ma voisine alors ça va...on se parle quelques fois, elle est même venue prendre un verre ‘chez moi’ dit-elle en riant. Elle prend une deuxième bouchée de son plat, dégustant les pâtes qui sont parfaites, surtout avec le goût acide des câpres et du parmesan.  Et toi, à l’appart? Je suppose que tu as quand même plus de liberté maintenant que je ne prends plus d’assaut la salle de bains. Elle voit bien que ses blagues tombent à plat tellement le sujet est sérieux. Et en même temps, d’un coup d’oeil, elle voit comment il la regarde. Ce regard qui veut tout dire. Ce regard qui la désire, qui la déshabille. Elle se sent même rougir, juste à y penser. Mais ce serait trop facile de tomber dans ce ‘pattern’, dans cette habitude qu’ils ont de tout recoller avec le sexe, avec la passion. Cette fois, c’est trop énorme pour que seulement leurs deux corps qui fusionnent règlent tout. Mais elle décide de briser la distance en allant s’asseoir pas trop loin de lui, sur un fauteuil près du foyer. Il fait chaud, il fait bien. C’est l’endroit et l’environnement parfait pour les rapprochements, mais pour l’instant, l’humeur n’y est pas. Qui sait si elle le sera cette fin de semaine. Mais la distance c’est difficile. J’avais presque peur de ne pas me rappeler de ton visage. Elle le dit en blaguant, même si son sourire est triste. Puis elle se rappelle leur dernière rencontre, et ses rendez-vous avec le cardiologue. Ça a été comment à l’hôpital? J’aurais voulu venir avec toi, mais je savais que tu ne voudrais pas...Elle le dit sans aucunement se douter qu’Amara s’est joint à lui et a même profité d’un avant-midi avec lui. En même temps, comment peut-elle en vouloir à cette autre femme, à ce premier vrai, grand amour? Astrid n’est qu’une étoile filante, du moins c’est ainsi qu’elle se sent. Qu’un éclat de lumière dans cette vie sombre et monotone. Du moins, jusqu’à ce que la brunette refasse surface. Elle prend une gorgée de son vin avant de le déposer sur une table près du fauteuil. Elle tasse un peu les pâtes avec sa fourchette, n’ayant pas vraiment faim. À vrai dire, son anxiété est si grande qu’elle gruge tout.  Tu sais que je ne pourrai pas vivre à l’hôtel éternellement. Va falloir parler, s’entendre sur un truc. Elle le dit avant une certaine empathie, une certaine promesse de compromis. Car elle ne veut pas le perdre, même si elle ne se sent pas prête à rester dans l’attente pendant des semaines. Surtout que maintenant deux hommes tournent autour d’elle, font leur chemin dans son esprit et vers son coeur, sans vraiment le réaliser encore.


Emi Burton


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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Sam 13 Jan - 4:04 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : Work

Ça pouvait être effrayant cette façon de parler de la pluie et du beau temps de façon presque détachée alors qu’on n’arrivait tout deux absolument pas à en venir au cœur du problème, au cœur de la réelle discussion. Avec la distance instaurée entre nous, physiquement ces derniers jours et psychologiquement parlant, il était vrai qu’on en devenait presque des inconnus. Des inconnus avec des sentiments l’un envers l’autre, bien présents mais nous ne partagions plus autant qu’avant. Et c’en était difficile après une relation aussi fusionnelle, une relation qui se solidifiait autant au fil des mois. Je l’entendais déjà faire des projets pour plus tard, me reparler du Vénézuela, endroit qu’elle visiterait de nouveau volontiers. Comme si elle avait envie d’y aller car rien ne la retenait, qu’elle aviserait en temps et en heure mais elle ne me consultait pas non plus là-dessus. Chose que l’on devrait faire, si l’on était ‘en couple’. Pourtant on n’était pas non plus complètement séparé. Disons que les américains appelaient communément cela ‘faire un break’. Je ne mettais pas de mot là-dessus car ce n’était pas souhaité initialement mais ça s’était imposé par lui-même. Les tentatives d’humour de Astrid pour alléger la gravité des propos et la tristesse de la situation n’eurent pas d’effet sur moi, hormis ce léger rictus. « It feels empty » rajoutais-je m’en contrefichant de la salle de bain disponible ou non. Toutefois je sortais pas mal ces derniers soirs, quand je ne bossais pas au bar ou que je n’étais pas avec la famille. Des sorties diverses et variées, je me laissais aller au file des rencontres, je discutais bien plus avec les inconnus de passage.

Je regardais Astrid avec instance qui ne répondit pas à ce regard trop habituel. Celui qui me mènerait à la complimenter, à la séduire et qui nous ramènerait dans notre zone de confort sans que l’on ne résolve quoi que ce soit au final. Je ne relevais une nouvelle fois pas ses propos sur le fait d’oublier mon visage, et hésitais à parler du cardiologue. En même temps elle se devait de savoir ce qu’il en était. Amara était au courant de tout étant donné qu’elle m’y avait accompagné contre mon gré. « T’as bien fait. Je n’aime pas trop emmener les gens dans ce type d’endroit ou les mener à s’y rendre. Rien que pour la pâleur des murs et cette ambiance aseptisée, c’est un tue-l’amour » dis-je en faisant à mon tour un petit humour supposé faire sourire. Le sujet était pourtant bien plus sérieux étant donné que mon problème cardiaque s’était manifesté « Disons que on ne sera pas ami-ami avec le Cardiologue. Mes résultats ont confirmé des troubles cardiaques que j’avais depuis longtemps et que j’ai négligé. Du coup j’ai quelques changements à faire pendant plusieurs mois, jusqu’au prochain rendez-vous. Si ça ne s’améliore pas au fil des mois, je peux un jour en venir à une opération. Mais on n’y est pas hein, rassures-toi » lui dis-je immédiatement voyant l’expression sur son visage. J’ajoutais l’interdiction de la caféine et autres aliments qui favorisaient ce type de trouble et la limitation des activités sportives intensives aussi. Entre autres. « Ce qui m’énerve le plus est que à présent je me sens bien. J’ai un traitement à suivre mais ça va parfaitement. Je ne te cache pas l’envie d’envoyer valser toutes ces consignes et faire comme avant. Regardes-moi, j’ai l’air malade ? » demandais-je en posant mon assiette sur la table basse. « Ils feraient mieux de s’occuper des vrais cas ». Je pris le verre de vin pour en boire un peu. Il y avait de la concurrence vis-à-vis du notre car le breuvage était plutôt bon.

Je reposais alors le verre au moment où elle mis le doigt où ça faisait mal. « Je sais. Je sais aussi que tu m’avais donné deux semaines pour prendre une décision, quelle qu’elle soit…. mais je suis désolé, je n’ai pas de réponse à te donner ». Je laissais l’assiette posée sur la table pour m’en servir une cuillerée, de pâtes, avant de parler de nouveau à Astrid. « J’ai bien conscience que tu ne vas pas rester à l’hôtel indéfiniment et je crois que tu devrais revenir à l’appartement. C’est tout autant le tiens que le mien je te rappelle…». Je reposais la fourchette afin de m’essuyer la bouche avec la serviette en papier et quand j’eus terminé la bouchée je répétais. « J’ai l’impression d’abuser de la situation ou de ne donner satisfaction à personne. Mais encore une fois, c’est pas intentionnel. Et…. ce que je ne comprends pas c’est, pourquoi tu ne voudrais pas que l’on continue comme avant…. je veux dire par là que, Amara est revenue depuis Septembre, et pourtant tu n’es pas partie. On a continué … et maintenant tu préfères arrêter les frais….. qu’est-ce qui a changé Astrid ? ». Bien entendu j’avais exprimé oralement ce que je ressentais et l’existence probable de ce triangle mais même sans l’avoir affirmé plusieurs mois avant, il existait déjà sans qu’on en ait réellement conscience. Ou plus ou moins.

Je restais silencieux quelques secondes avant de poursuivre « Il y a des moments où je veux être seul pour ne blesser personne. D’autres moments, je pense sans arrêt à toi, jours & nuits. Et il m’arrive aussi de me demander ce qu’elle fait. Qu’est-ce qu’il y a d’insoutenable là-dedans hein ? ». Je me disais que bien des hommes ne disaient rien à leur conjointe ou épouse mais pensaient à une autre femme qu’elles. Et pourtant le couple persistait dans ce mensonge ou ces non-dits. J’avais joué la carte de la loyauté, l’honnêteté et pourtant je me retrouvais dans une situation encore plus médiocre que la leur. « Ne me dis pas que la question est simple, pas plus que la réponse » avant qu’elle n’ajoute quelque chose je précisais une nouvelle fois « Il y a des moments dans la vie où… on a besoin d’être entouré de certaines personnes. Des bonnes personnes. Et bien c’est le cas ces derniers mois ». Je sentais qu’elle voulait poser une ou plusieurs questions mais à mon tour j’en avais aussi une.

« Si c’était à refaire, est-ce que tu agirais différemment ? Tu changerais ce qui s’est produit ou tu revivrais tout de la même façon ? »

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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Sam 13 Jan - 19:51 )

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Astrid & Giovanni

• Musique : Who knew

Astrid le regardait parler des derniers développements concernant son état de santé. Astrid venait à peine de découvrir qu’il souffrait d’une condition et déjà la possibilité d’une chirurgie était sur la table. C’était un peu effrayant à vrai dire, pour elle, alors elle ne s’imaginait même pas comment il pouvait se sentir. Puis elle connaissait son amour pour le sport, surtout extrême, et sa dépendance au café. Deux trucs qu’il ne pouvait plus faire, sous les directions du médecin cardiologue. Il blaguait un peu en disant vouloir envoyer valser le tout, mais elle connaissait aussi son côté prudent et Astrid n’avait aucune crainte qu’il ne ferait quoique ce soit qui nuirait à son état de santé. En même temps, valait peut-être mieux aussi qu’elle le surveille, juste au cas. Je sais bien que tu n’as pas l’air malade, mais tu sais aussi bien que moi que ça ne veut rien dire. C’est lui qui a des études en médecine et l’expérience, pas nous. Faut leur faire confiance même si ça nous embête un peu. Et puis je la conduirai moi la moto, tu pourras t’accrocher à moi. Elle s’imaginait déjà la scène, avec ses cheveux blonds qui voleraient dans le vent, et Giovanni avec sa carrure, accroché à son petit corps. C’était risible. Elle lui avait servi du vin sans même réaliser ou demander si c’était correct selon les recommandations du médecin. En même temps, un simple verre de rouge ne pouvait pas faire tant de mal. Puis il fallait aussi se permettre quelques gâteries parfois, question de tenir. Leurs ébats passionnés lui avaient aussi passé par l’esprit, se demandant s’il fallait qu’ils calment leurs ardeurs. Mais elle chassa aussitôt cette pensée de son esprit, voyant que ce n’était pas le moment pour cette question, bien que ses joues devinrent légèrement rouges.
Il revenait finalement sur l’ultimatum lancé par Astrid quelques jours auparavant, sur le fait qu’elle voulait une décision d’ici deux semaines. Il était évidemment impossible pour lui de respecter sa demande. Surtout avec son séjour à l’hôpital, il n’avait pas la tête à ça. Alors qu’elle le laissait parler et s’expliquer, elle déposa son assiette sur la petite  table, voyant bien qu’elle n’avait pas assez d’appétit pour continuer. Toujours près du foyer, elle retire son pull de laine tant la chaleur est présente. Elle se retrouve donc en simple t-shirt et jeans, probablement l’outfit le plus simple dans lequel Giovanni ne l’a jamais vu. Elle est même à peine maquillée et ses cheveux sont laissés détachés et tombent de chaque côté de son visage. I know that it’s our appartment...but I was feeling like staying there, with you, when...when all of this is happening. I wanted to give you space and wanted mine, too. Alors qu’il terminait son plat, elle se levait pour reprendre les deux assiettes et les ramener à la cuisine, alors qu’il lui dermandait ce qui avait changé. Pourquoi avait-elle senti le besoin de partir, là, maintenant, alors que la situation n’avait pas vraiment changé depuis Septembre. Du moins, selon Giovanni.Je ne suis pas d’accord...en Septembre c’était nouveau, c’était le choc. Je ne voulais pas prendre trop de place, afin de te laisser, vous laisser, vous retrouver. J’attends de voir ce qui se passerait. Et puis là j’ai bien vu l’attirance, les sentiments qui refaisaient surface...jusqu’à ce que tu me l’avoues clairement. Tu peux comprendre pourquoi j’ai choisi de prendre du recul, non? Elle le demandait doucement et honnêtement. Qu’aurait-il fait de différent à sa place? Elle mit un morceau de pellicule plastique sur son assiette non-terminée, qu’elle rangea dans le frigo et déposa celle vide dans l’évier. Elle avait besoin de s’ocuper, occuper ses mains, question de ne pas trop penser. Mais c’est exactement ce qu’il lui demandait : de réfléchir.  L’insoutenable ce n’est pas de savoir que tu penses à elle. L’insoutenable c’est de voir ces sentiments se réveiller, grandir et prendre de la place. Prendre une place dans notre quotidien, entre toi et moi. L’Insoutenable c’est de ne pas savoir si un jour, dans un futur proche, ils prendront tellement de place qu’il n’y en aura plus pour moi. Elle osait se livrer, se libérer du poids qui pesait, mais toujours en douceur. C’était une Astrid fragile, vulnérable, triste, mais prête à se battre qui était devant lui. La tête baissée vers le comptoir, elle était toujours face à lui, mais toujours avec une certaine distance entre les deux. Elle jouait avec un linge qui était resté sur l’ilôt alors qu’elle cherchait les bons mots pour continuer. Mais elle n’avait rien à ajouter. Et elle était très fatiguée de sa dernière semaine, des vols et trajets en voiture.
Elle revint vers le salon, précisément près du foyer afin de l’alimenter de quelques bûches. Elle était habituée et savait comment et où les placer, selon leur grosseur. À l’aide du tisonnier posé contre la brique, elle faisait quelques ajustements alors qu’il lui demandait ce qu’elle ferait différemment, si elle avait l’option de revenir dans le passé. Elle connaissait déjà la réponse, même si c’était des questions qu’elle avait pour lui. Tu veux la réponse honnête? J’en ai aucune idée. Si je savais qu’elle reviendrait, que tu la retrouverai aussi peu de temps après, je...je crois que j’aurai agi différemment ce soir de janvier 2017. Je ne crois pas que je serais montée dans cette chambre d’hôtel avec toi. Elle se relevait et vint s’asseoir sur le rebord de la fenêtre, observant quelques flocons tomber sur la vitre froide.  Pas que je ne l’aurais pas voulu. Mais les choses auraient été bien plus simples pour vous, pour toi. Je t’aurais évité bien du chagrin et des problèmes. Mais tu sais bien comme moi qu’on ne peut pas changer le passé. Et puis finalement, je crois que y’a une partie de moi qui t’aurait suivi dans cette chambre, ce soir d’hiver. Parce que merde, si on n’a que quelques mois ensemble, et bien c’est toujours mieux que rien. C’est ce que j’essaie de me dire depuis une semaine quand je ne trouve pas sommeil en tout cas. Astrid a toujours été bavarde, mais lorsqu’il était question de ses sentiments, de ses craintes, elle était parfois plus tranquille. Mais ce soir, elle n’avait aucun filtre, aucune armure, aucune barrière. C’était juste elle et lui, you and I. N’en pouvant plus de cette distance entre eux, elle vint s’asseoir près de lui, déposant sa tête sur son épaule, près de son torse. Ce n’était pas un rapprochement sensuel, mais simplement affectueux. Plein de tendresse. Tu sais, je peux tolérer les pensées...les images que tu as d’elle, de vous, dans ta tête. Je peux passer par-dessus. Mais je peux pas supporter les rapprochements. Je...Elle hochait de la tête légèrement et sentait sa gorge se nouer. Tu dois me promettre, si un jour tu ressens plus, si un jour tu es complètement attiré vers elle, tu dois me le dire. Je dois savoir.  Il la laissa s’installer auprès de lui, alors qu’elle sentait ses yeux se fermer doucement. Elle se réveilla deux heures plus tard, toujours dans la même position, assise sur le sofa, dans ses bras, une couverture par-dessus eux pour les tenir au chaud. Elle sentit sa main passer dans ses cheveux, lui demandant si ça allait, si elle avait bien dormi. Il est quelle heure? Elle pensa se lever pour aller vérifier, mais Giovanni l’empêcha doucement, lui rappelant qu’ils étaient en vacances. On pouvait se passer d’une horloge quelques jours. Elle se reposa donc toujours près de lui, son visage contre son torse.  C’est quoi notre plan pour demain, pour ce weekend? Intuitivement, elle releva sa tête pour déposer un baiser sur sa mâchoire. Réalisant ce qu’elle venait de faire, elle se recula un peu pour le regarder, comprendre sa réaction. La repousserait-elle, comme il avait fait au bar, peu avant son départ pour Londres? Voyant qu’il ne bougeait pas, ni vers elle, ni loin d’elle, elle se rapprocha à nouveau, frôlant sa joue avec son nez avant que ses lèvres ne frôlent les siennes, leur souffle chaud se mélangeant. Tout la poussait à agir, à faire son Astrid. Mais elle avait une certaine retenue, un contrôle, depuis qu’ils avaient pris de la distance. Même si le désir et l’envie n’en étaient que plus forts. I missed you. So fucking much.  C’est tout ce qu’elle dit, souffla, presque, sa bouche toujours à quelques millimètres de la sienne.


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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Dim 14 Jan - 1:51 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : I Try

Quelque part, je comprenais Astrid bien que je sois malgré tout resté à l’appartement. Celui dans lequel nous avions emménagé tous les deux. Pas que cela ne me dérangeait pas mais il ne fallait pas tout envoyer valser sans y réfléchir à deux fois. Tout se compliquait depuis peu et avec de nouvelles préoccupations de santé, j’avais autre chose à faire que de ‘déménager’. Tout était donc en stand-by. Même cette relation. J’essayais d’ailleurs de comprendre son point de vue, pourquoi on en était arrivé là alors que j’avais cette impression selon laquelle rien n’avait réellement changé depuis Septembre. Je me voilais la face et Astrid m’ouvrit les yeux en me faisant part concrètement des raison de son choix. « Hmm » approuvais-je sans dire un mot. C’était sa façon de voir et ressentir les choses, il n’y avait pas une approche plus valable que l’autre.

Je l’observais s’activer pour débarrasser puis ensuite revenir auprès du feu afin de raviver les flammes en y remettant de nouvelles bûches. Elle s’en sortait très bien sans aide et dès que la chaleur repris avec le nouveau bois, ça rendait encore plus convivial l’espace dans lequel on se trouvait. De nouveau craquements se firent entendre, rendant à l’hiver en montagne cette image qu’on lui accorde. « On ne pouvait rien savoir. Rien prévoir » glissais-je au milieu de ses propos alors qu’elle continuait. Ses derniers mots me rassurèrent. Ceux qui disaient de profiter lorsqu’on fait une rencontre pareille, lorsqu’il y a autant d’alchimie et la chance de vivre quelque chose d’intense même si l’on ignore pour combien de temps. Elle pensait donc à ça, à nous, à cette force dans la relation qui faisait que on prenait tant qu’on avait. Comme deux amants qui ne savent pas ce que demain les attend, du bon comme du mauvais mais on avait profité du moins, avant que tout ne se complique. Le duo était devenu trio et peut-être même que ça évoluerait dans le temps, et il fallait composer avec pour le moment.

J’écoutais avec attention les mots de la jeune femme, sans l’interrompre à tout bout de champ ni hausser le ton. Pour une fois qu’on pouvait parler de ce genre de sujet qui nous touchait au plus profond de nous même sans s’emporter et que tout dégénère, ça faisait du bien aussi car ça permettait d’avancer. De prendre une nouvelle direction. Je l’observais alors venir vers moi, sur ce canapé et s’asseoir à mes côtés. Je me trouvais contre l’accoudoir et dès qu’elle se rapprocha, j’ouvrais alors le bras pour l’accueillir contre moi, refermant ma main sur le haut de son bras. Je regardais le feux qui brûlait avec une attirance pour cette danse que les couleurs rouge, orange et jaune faisaient autour et au dessus de ces tronçons de bois. Je ressentais presque la chaleur d’ici, depuis où je me trouvais et c’en était qu’agréable. Cela ne m’empêchait pas pour autant d’écouter Astrid. Dès qu’elle s’arrêta dans son discours, je la regardais alors « Je t’ai dit que je ne jouais pas. Je … je te le dirai ». Un court instant je culpabilisait légèrement en repensant à Londres. En même temps, il n’y avait pas eu ce ‘genre de rapprochement’ bien qu’on n’y était pas loin. Mais était-ce mon propre cœur qui agissait ou était-il un peu aussi poussé par l’alcool dans cette démarche ? Je ne savais pas trop. Un mélange de sentiments et d’envie voir de désir, probablement. Toutefois je préférais ne pas imaginer ce qui ne s’était pas passé, et voir la réalité en face de moi, à cet instant précis. La réalité justement, c’était Astrid, venue me rejoindre dans ce chalet en pleine montagne à deux pas des Dolomites. C’était nous deux, sur ce canapé, chauffés au feu de bois. C’était le confort et le bien être de l’instant présent, sans vouloir se régler des comptes pour des actions passées ou ce qui ne s’était pas encore produit. Je me laissais envouter par ce regard mis en valeur par la lumière naturelle, je la tenais encore plus fermement mais délicatement quand même, contre moi. J’attrapais d’ailleurs une couverture polaire mise sur l’accoudoir pour l’étendre sur la belle et un peu moi-même. Je la sentais crevée, fatiguée par ce trop plein d’émotions et probablement le trajet. Moi aussi je me sentais d’ailleurs un peu lessivé mais je parvins à attraper un roman laissé dans le support sous la table basse du canapé. Divers magazines de ski, de voyages et quelques cartes ainsi que des romans étaient laissés. J’attrapais le premier que je pus sans que ça ne bouge trop l’américaine qui s’assoupissait relativement vite. J’essayais de me débrouiller aussi bien que possible d’une main pour ouvrir le livre et j’utilisais l’autre sans la bouger pour autant, étant donné qu’elle était toujours calée contre moi.

C’était pas un roman mais un recueil de poèmes, cette romancière canadienne du XXe siècle, Margaret Atwood. Le temps défiait et je me perdais dans les mots qu’elle maniait si bien, noir sur blanc. Je n’avais rien perdu à cette sensibilité littéraire quelle qu’elle soit et la fatigue s’éloignait au fur et à mesure que je lisais. Il était écrit dans l’extrait que je lisais « I would like to give you the silver branch, the small white flower, the one word that will protect you from the grief at the center of your dream, from the grief at the center. I would like to follow you up the long stairway again & become the boat that would row you back carefully, a clame in two cupide hands to where your body lies beside me, and you enter it as easily as breathing in… » j’amorçais la lecture du dernier passage alors que je sentais la jeune femme se réveiller doucement « I would like to be the air that inhabité you for a moment only. I would like to be that unnoticed & that necessary ». Ces derniers vers résonnaient dans ma tête alors que je regardais ce visage semi-éveillé. Je souris alors légèrement et la retins en sentant qu’elle voulait était partie pour se lever afin de contrôler le temps. « On s’en fiche non ? Il est tard, probablement mais je pense que ça n’a pas d’importance…. tu ne t’appelles pas le lapin blanc à ce que je sache » dis-je en référence au lapin de Alice au pays des merveilles qui est toujours en retard et qui a sa montre gousset tout le temps avec lui. Je commençais à lui répondre avant d’être interrompu par un contact physique comme ceux qu’on n’avait pas eu depuis longtemps. « Je regardais la brochure tout à l’heure et je pensais me lever assez tôt pour profiter de la neige fraîche…  il y a pleins de pistes praticables dans les alentours. Silva di Cadore, Palafavera, Alleghe… ». Ses mots m’arrêtèrent et je tournais un peu le visage vers elle, nos lèvres étant à quelques millimètres. Je craquais, je cédais à ce regard bleu brillant plein d’espoir et ce ton désirable. Je capturais ses lèvres des miennes, tendrement en guise de réponse, pour m’en détacher et replonger dans l’envie quelques secondes plus tard. Ce baiser qui assouvissait l’attente et éveillait le sentiment d’extase. Je voulais approfondir cet instant, re-explorer ce menton, mordiller cette lèvre inférieure, tirer le col de son t-shirt pour dégager la base de son cou…. mais je n’en fis rien. Je n’avais pas l’intention de gâcher ce ré-apprivoisement doux et progressif après cette absence. Rien n’était encore réglé, encore moins décidé ou acquis, mais nous étions tous les deux là. Et dans l’immédiat, c’était ce qui comptait, notre force. Ma main vint caresser sa tempe et mes doigts se glissèrent dans cette chevelure. « I’m really glad you’re here » dis-je en la regardant droit dans les yeux.  

Je détournais enfin ce regard en reposant le livre sur la table basse, à côté du verre à vin et lui proposait de visiter le reste du logement puis de monter récupérer un peu de sommeil si c’était possible. Je déposais ou plutôt volais un dernier baiser et me relevais pour prendre ses affaires et les monter « Je te suis, c’est par là » d’un hochement de tête je lui indiquais l’escalier. Elle allait sûrement être bluffée. « La première chose qu’il faut faire pour demain, c’est te louer du matériel de ski. J’ai quelques trucs mais je dois compléter l’équipement aussi…. y aller tôt serait idéal pour profiter au maximum, qu’en dis-tu ? ». Je rêvais déjà de cette quiétude en haut des pistes, du crissement de la neige sous les skis et cette sensation de vitesse. « Puis je dois compenser le manque de caféine, alors peut-être que s’éloigner le plus tôt possible du chalet serait une bonne option… » . Je montais les marches avec les deux sacs dont la valise. « La propriétaire des lieux m’a renvoyé à un vendeur en particulier qui ferait un prix comme ils se connaissent, c’est plutôt bon signe ça. Est-ce qu’il y a un type de piste que tu ne peux pas pratiquer ou… comme pour la majorité des choses tu sais tout faire ? » lançais-je un peu intrigué alors qu’on arrivait enfin à l’étage.

Emi Burton


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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Dim 14 Jan - 3:27 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique :  Water unter the bridge [Adele] (chanson pas dispo sur youtube, donc à écouter sur Spotify)

Astrid s’était blottie contre Giovanni, se faisant douce, même si elle l’avertissait au même moment de ne pas jouer avec elle. De ne rien lui cacher, de ne pas la tromper et surtout de tout lui dire. Il avait été plutôt silencieux sur ce qu’elle avait dit juste avant mais elle s’y attendait. C’était toujours difficile d’entendre la vérité de l’autre, leur version des faits. Comment la blonde se sentait face à cette réunion entre lui et Amara. Comment elle avait vécu ces dernières semaines, il n’en avait aucune idée. Il n’était pas dans ses souliers. Bien qu’elle avait déballé son sac quelques fois au cours des mois, ce soir elle mettait carte sur table et était honnête à 100%, répondant à toutes ses questions sans hésiter. Il n’avait pas rejeter cette approche, alors qu’elle se faisait une place au creux de ses bras, près du feu. Ils étaient bien comme ça, et toutes les conditions étaient réunies pour qu’elle s’endorme. Elle avait brièvement pensé à ce baiser échangé avec Brandon, qu’elle avait caché à Giovanni alors qu’elle lui avait demandé de tout lui dire. C’était hypocrite, mais Astrid appréciait ce nouveau calme entre eux et elle n’avait aucune envie de gâcher ce weekend. Le moment viendrait, ou peut-être valait mieux ne rien dire. Ce qu’on ne sait pas ne nous fait pas de mal, non? Déjà qu’il y avait encore Nate dans les parages, valait mieux pas ajouter un nouveau joueur. C’est donc sans trop de mal qu’elle s’endormit, paisiblement, contre lui. Sa tête tomba un peu plus sur son torse alors que que son bras entourait son corps, protégée du froid par la couverte polaire qu’il avait habilement placé sur eux. Elle ne rouvrit les yeux que deux heures plus tard, le voyant fermer un livre qu’il déposa sur la table au même moment qu’il la retenait près de lui.  Astrid au pays des merveilles...C’est bien moi ça. Souriante, avec de petits yeux, elle le regardait après avoir déposé un baiser près de sa mâchoire. C’était venu naturellement, comme elle faisait souvent. Mais ils n’étaient plus un couple normal. Sans être brisé, il était distant. Et il fallait respecter cette distance, ne pas tout foutre en l’air, comme ils savaient si bien le faire. S’il y avait des limites à ne pas franchir, il y en avait aussi qui étaient impossibles à respecter. Elle l’entendait parler sans vraiment l’écouter, uniquement concentrée sur ses lèvres qui bougeaient. Les frôlant des siennes, elle lui laissa le contrôle. À lui de voir s’il voulait l’embrasser, s’il était prêt. En même temps, c’était difficile de lui résister, cette tornade blonde. En moins de deux, il captura ses lèvres des siennes, tendrement. Il n’y avait aucun rush, aucune fougue. C’était passionnel, mais doux. Si elle s’écoutait, son chandail serait déjà enlevé, mais elle savait qu’elle ne devait pas agir impulsivement. Et elle préférait lui laisser le contrôle, le laisser mener la danse. Il reprit le baiser là où il l’avait arrêté, donnant de faux espoir à la belle qui croyait que ça irait plus loin, qu’il explorerait son cou, le haut de sa poitrine et...Mais rien de cela. Il était fort de pouvoir se contrôler ainsi. Elle ne pouvait pas en dire autant, alors qu’elle sentait son coeur se débattre dans sa cage thoracique. Elle fut légèrement calmée par la chaleur de sa main contre sa joue. Elle n’avait rien besoin de répondre, son sourire disait tout.

Giovanni se leva pour attraper les bagages d’Astrid alors qu’il lui indiquait où aller pour monter à la chambre. Le chalet était magnifique, mais le deuxième étage était simplement éblouissant. Au fur et à mesure qu’elle montait les marches, elle découvrait ce grand espace au deuxième. Il y avait d’abord une immense salle de bains, avec une baignoire sur pieds et une douche à faire rêver. Assez grande cette fois-ci pour qu’ils y entrent à deux, contrairement à celle qui était dans la maisonnette louée lors de son anniversaire en Octobre dernier. Et plus loin se trouvait la chambre des maîtres, leur chambre pour ces 2-3 jours. La pièce était épurée, calme et le lit était relativement bas en hauteur. Elle adorait ce style qui lui rappelait leur propre appartement, mais plus rustique et boisé. Pardon, je t’ai à peine écouté je suis...This place is to die for Gio. How did you get this again? Elle prit son premier sac et commença à sortir ses vêtements pour les ranger dans les tiroirs. Elle sortit aussi son sac qui contenait son maquillage et celui avec ses différents produits de beauté. Elle vit Giovanni lever les yeux en l’air, ne croyant pas une seconde qu’elle n’avait pas pu se passer d’amener tout ça pour un séjour dans le bois, seule avec lui. Fine by me for tomorrow. Pas de café pour toi et moi alors. Je serai solidaire. Elle sortit quelques paires de bas, pantoufles et deux pijamas qu’elle rangea aussi dans le second tiroir. Peut-être avait-elle un peu abusé sur la quantité de vêtements, mais valait mieux en avoir trop que pas assez. Elle sortit ce qui restait du premier sac, c’est à dire deux paires de talons hauts. Elle avait été raisonnable. Je peux même faire quelques flips et prouesses acrobatiques, alors rien ne me fait peur. Elle bluffait, évidemment, mais c’était vrai qu’Astrid se débrouillait plutôt bien dans plusieurs domaines différents. Et le ski n’était pas l’exception, même si elle préférait nettement le snowboard. La blonde prit son deuxième sac des mains de Giovanni et l’ouvrit pour tomber directement sur les morceaux de lingerie qu’elle avait apporté. Légèrement gênée et espérant qu’il n’avait rien vu, elle le referma aussitôt et le déposa pas trop loin de la table de chevet. Je finirai de défaire mes bagages demain...je suis crevée dit-elle comme explication. Je prends une douche rapide et après on se couche? Tu mettras tout de suite le réveil pour 6h30. Ça te convient? Elle prit les produits nécessaires et sauta dans la douche, Une dizaine de minutes plus tard, elle était de retour dans la chambre, les cheveux pris dans une serviette et en nuisette. La serviette enlevée de sa tête, elle sécha encore un peu ses cheveux avant de les brosser rapidement et de rejoindre Giovanni sous la couette. Il n’y avait pas de malaise clair, mais elle ne savait pas où se mettre, comment agir. Elle se coucha sur le côté, dos à lui, avant de lui souhaiter bonne nuit. Il s’endormit rapidement, elle le savait parce qu’elle entendit ses ronflements. De son côté, elle peinait à trouver sommeil. Elle ne savait pas si c’était à cause de sa sieste plus tôt ou bien l’anxiété et la tension qui était palpable, mais elle ne parvenait pas à fermer les yeux. Elle décida donc de retourner au salon près du foyer, regarder la télévision un peu. Étendue sur le canapé sous la couverture polaire, elle mit une comédie romantique qu’elle avait probablement déjà vu 100 fois, question de se ramollir le cerveau.

Elle fut réveillée par la main de Giovanni qui caressait sa joue, murmurant son nom doucement pour la tirer des bras de Morphée. Hey...I slept here? Il la regardait intrigué par cette question.  What time is it? Are we late? Elle se leva en panique et vit l’heure sur le four de la cuisine. Il n’était que 2h du matin. Il s’était probablement réveillé et remarquant son absence était venu à sa recherche. Elle prit la couverture polaire qu’elle déposa sur ses épaules afin de se réchauffer un peu, retrouvant le lit de la chambre rapidement, suivie par l’Italien. De retour sous les draps, il y avait encore cet espace entre eux, cet espace qui la tuait. Il était couché sur le côté dos à elle.Turn around. Voyant qu’il ne bougeait pas, elle ajouta : please. Il se retrouva aussitôt face à elle, son regard planté dans le sien.  I won’t kiss you...I just want to. Du bout de ses doigts, elle caressait sa tempe, pour descendre contre sa joue et arriver à sa mâchoire. Son index faisait son chemin sur son menton, remontait sur ses lèvres, les frôlant doucement, sentant la chaleur de son souffle contre sa peau. Sa main descendit dans son cou, puis le long de son épaule qui était à sa portée. Elle utilisa sa main pour le pousser légèrement, question qu’il tombe sur le dos, alors qu’elle s’appuyait sur son coude, toujours étendue sur son côté droit. Ses doigts traçaient les muscles de ses pectoraux et finalement ceux de ses abdominaux. Giovanni passait des heures au gym pour avoir ce corps presque parfait, sculpté, divin. Et elle ne pouvait en profiter. C’était à s’en mordre les doigts. Sa main descendit au plus bas, jusqu’à l’élastique de ses pantalons style joggings. Elle savait que c’était la limite à ne pas franchir et elle comptait la respecter, même si elle crevait d’envie d’être rebelle. Elle ne fit que soupirer pour exprimer son désarroi, ce manque, cette envie qui ne pouvait être comblée. Elle se laissa à son tour tomber sur le dos, à ses côtés. Elle glissa sa main dans la sienne, tournant son visage vers le sien. I'm glad I'm here too.


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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Dim 14 Jan - 20:37 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni

• Musique : Darlin'

Même sans savoir ce que nous étions ce soir, de nouveau rabiboché ou le temps d’un weekend, d’un séjour, je ne me posais pas de question. Pas à cet instant. J’étais dans le moment présent Je me sentais bien à cet instant précis, aux côtés de la jeune femme qui était blottie contre moi et c’est la seule chose qui importait. Je me plongeais dans ce bouquin pendant que la traductrice plongeait dans les bras de Morphée, quelques heures. Je ne la réveillais pas simplement parce qu’on avait le temps. Quand elle se réveilla je fis référence à Alice au pays des merveilles, qui pouvait tout à fait devenir un Astrid au pays des merveilles aussi. Elle avait un peu meilleure mine qu’à son arrivée, reposée mais quand même avec de petits yeux.

Elle m’envoûta de son regard avant que je ne l’embrasse avec douceur, sans brusquer les choses. Pas d’élan de passion démesurée, de désir incontrôlable. J’étais dans le doux et la retenue ce soir. D’ailleurs je nous interrompis dans cet élan d’affection pour lui faire visiter le reste du chalet. Et pourquoi pas finir cette nuit qui avait commencé, au lit. Si nous voulions nous lever tôt le lendemain matin, mieux valait ne pas trop tarder. Alors que je lui expliquais ce qu’il était envisageable de faire dès l’aube, elle m’écoutait pas, trop perdue dans ce qu’elle avait sous les yeux. Le chalet était pour ainsi dire des plus chaleureux, complètement boisé avec un respect de la nature environnante.

Je répondais tout de même à sa question sur le comment j’avais entendu parler de ce lieu. Une connaissance d’une connaissance pour ainsi dire, le bouche à oreilles qui avait très bien fonctionné. Je n’avais pas déballé toutes les affaires de mon sac mais sans avoir la tendance à m’étaler et à complètement m’installer, je ne prenais que le nécessaire. Je sortais ce que j’avais besoin pour la nuit et regardais d’un air curieux tout ce que Astrid prenait. « Tu as ramené toutes tes affaires ou quoi ? » la taquinais-je un peu. En même temps, quand on était à la neige, il n’y avait rien de plus chiant d’être mouillé et d’avoir froid. Donc autant avoir beaucoup de vêtements de rechange histoire de toujours être au sec. « Vraiment ? Tu veux t’infliger ça ? C’est comme tu veux…. t’es pas obligée » rajoutais-je quand elle mentionna vouloir suivre mon régime alimentaire aussi en guise de soutien. « Je te préviens que j’ai tendance à être un peu râleur sans mon café, ça me prend un peu de temps avant de retrouver une bonne humeur » rajoutais-je. Elle le savait, il était arrivé dans l’année qu’il n’y avait plus de café à un moment crucial et qu’il était impossible d’en trouver ailleurs. Le Giovanni ronchon était de sortie ces moments-là. J’hochais la tête en souriant un peu, amusé par la remarque de Astrid qui avait toujours son répondant. Ça aussi ça m’avait un peu manqué, je m’en rendais compte au fur et à mesure que la soirée se déroulait. « enfin si tu réussis à finir de les débarrasser avant qu’on reparte. Sérieusement t’as pris…. bon non je dis rien. Mais tu sais ce que je pense » inutile d’en rajouter une couche. « Vas-y et c’est parfait pour l’horaire ». Il me tardait d’être le lendemain histoire de profiter des pistes.

On se coucha alors, je m’étais quasiment endormi le temps qu’elle prenne la douche. Disons assoupi et le sommeil me gagna vite. J’avais conduit une bonne partie de la journée après-tout et c’était pas de tout repos. En pleine nuit, j’avais soif. Le radiateur de la chambre devait peut-être fonctionner un peu trop fort mais il fallait que j’aille prendre de l’eau. Je me tournais alors et remarquais un lit vide. Je descendais alors vers les 2h du matin, à pas de loup et Astrid était endormie sur le canapé du salon, devant la télé qui était toujours en marche. J’avais chuchoté dans un premier temps mais elle ne répondait pas. C’est ainsi que je compris vite qu’elle dormait devant l’écran allumé. « Hey Astrid, tu t’es endormie…. ». Je lui caressais doucement la joue et elle se releva presque en sursaut. « On est encore au milieu de la nuit, je descendais boire quelque chose et je me suis rendu compte que t’étais plus dans le lit… on remonte ? ». Je faisais un stop par la cuisine pour me servir un verre d’eau et je la rejoignais de nouveau jusqu’à la chambre. J’étais allongé mais je n’arrivais pas à me rendormir de suite et curieusement je sentais le regard de Astrid bien qu’elle était dans mon dos. J’obéis alors quand elle me demanda de me tourner. « Why do you say that ? Since when do you warn me that you wouldn’t … » son geste suivit rapidement. Seule ma cage thoracique bougeait en raison d’une respiration plus forte et soutenue, je laissais Astrid faire, glisser ses doigts de fée sur mon corps en me donnant des frissons au passage. A chaque effleurement. Je commençais à éprouver un certain désir, plus la main de la jeune femme parcourait ma peau vers le bas ventre. « What, what is it ? ». C’était bizarre, tendu et en même temps, on se laissait aller tous les deux, jusqu’à une certaine limite inconsciemment et implicitement décidée. Les mots de la jeune femme et ses gestes ne suivaient pas. « What’s wrong then ? » A mon tour, je me mettais sur la tranche, appuyé sur un de mes bras pour me rapprocher un peu d’elle et discuter.

« Okay I get it … it doesn’t feel like… us. Like… usually. But… I thought not rushing thing for once could be a good thing, even if we may want more from each other…. we needed space, and we needed to talk. That’s what we’re doing, aren’t we ? »

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Fight for what you want. ( le Dim 14 Jan - 21:35 )

Fight for what you want
Astrid & Giovanni


• Musique : Fire and the flood

Astrid avait ignoré les commentaires de Giovanni sur le fait qu’elle avait un peu exagéré avec tout ce qu’elle avait amené. Après tout, il la connaissait bien depuis le temps. Il savait que peu importe où elle allait, il y avait certaines choses dont elle ne pouvait se passer. Chaussures, maquillage, lingerie, pour ne nommer que celles-là. De toute façon elle avait trop la crève pour se battre avec lui. Elle préféré le laisser pour aller sous la douche avant de revenir le rejoindre dans le lit, alors qu’il était déjà presqu’endormi. Ce n’était pas le cas de la blonde qui peinait à trouver sommeil malgré les dernières journées qui avaient été plutôt actives. Astrid avait donc décidé d’aller s’étendre devant un film dans le salon, pensant qu’elle parviendrait à se détendre un peu avant de remonter se coucher dans le lit. Mais l’appel du sommeil était trop fort et elle laissa tomber les armes, dans le salon, sur le canapé, alors que la télévision était encore ouverte. Ce fut la caresse de Giovanni qui la réveilla, alors qu’elle croyait qu’il était déjà le matin. Elle était un peu dans les vapes, car elle n’avait même pas remarqué qu’il faisait encore extrêmement sombre. Oui on remonte...Les yeux plissés par la noirceur, elle posa la couverture sur ses épaules avant de retrouver le chemin vers la chambre, Giovanni derrière elle. Elle ne savait pas si c’était la distance ou le manque, mais de le voir là, près d’elle, torse nu dans le lit, c’était difficile pour elle de penser à autre chose. Elle voulait se rapprocher, le toucher, l’embrasser. Mais elle avait bien compris qu’il voulait prendre ça tranquille avec elle. La retrouver lentement. Prendre leur temps. Il avait du self-contrôle et de la raison, car elle, elle n’y arrivait pas. Si au moins déjà il ne lui tournait pas le dos comme ça. Il se retourna vers elle, à sa demande. I don’t know...I just wanted to reassure you...Elle continuait de regarder sa propre main qui se faisait un chemin sur le corps de Giovanni, le caressant doucement, presque du bout des doigts. C’était tout ce qu’elle se permettait de faire, et probablement tout ce qu’il la laisserait faire aussi. Parcourant son torse, jusqu’au bas de son ventre, elle s’arrêta là où débutait son pantalon, avant de soupirer et de se laisser tomber sur le dos à son tour. It’s nothing...I’m just...really happy to be here. With you. Il n’y croyait pas une seule seconde, voyait bien que quelque chose la dérangeait. Et il mit le doigt là où ça faisait mal assez rapidement. Nothing feels like us since I arrived. All this distance between us, almost cold. The way you kiss me...Elle n’arrivait pas à se faire à l’idée que ce serait ainsi pour quelques temps, probablement tout le weekend en tout cas. Ils s’étaient imposés cette distance, pour se permettre, enfin, surtout permettre à Giovanni de se retrouver, de réfléchir, sans que la passion ou les rapprochements n’embrouillent ses idées. We had our space and we talked. Astrid était acerbe, elle en avait marre de se sentir entre deux chaises. Ou bien il la laisse, ou bien il la prend. Mais les choses étaient plus complexes, plus nuancées. Ce n’était pas tout ou rien, contrairement à ce que la blonde pensait et demandait. Il fallait qu’elle fasse un effort, qu’elle fasse des compromis. Il fallait qu’elle y mette un peu du sien si elle désirait que ça fonctionne entre eux. Toujours sur le dos, aux côtés de Giovanni, son regard se posa sur ces abdominaux parfaits. It’s just so hard not to...when I see that. Sa main glissa sur son ventre avant de venir tirer sur l’élastique de ses joggings, sans faire un mouvement de plus. Son visage se releva vers le sien, pour le regarder. But I understand. We’ll take it slow. Doucement, elle approcha ses lèvres des siennes, capturant l’inférieure entre les siennes. Sa main se posa sur sa mâchoire, le bouts de ses doigts glissant derrière son oreille et près de sa nuque. Elle sentait déjà l’attraction de son corps vers le sien, cette envie de se rapprocher, d’écraser son corps contre le sien. Elle se battait contre elle-même, pour sauver ce couple, son couple. Elle continuait de l’embrasser tendrement. More talking and less kissing then souffla-t-elle, interrompant le baiser. Leux deux étaient à présent couchés sur le côté, face à face, alors qu’elle replaçait une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Ils étaient sensés se lever tôt le lendemain matin, mais elle n’était plus fatiguée. S’il voulait qu’ils parlent, autant le faire maintenant. En même temps, elle savait comment il était excité à l’idée d’aller skier le lendemain. Les conversations pouvaient bien attendre. Let’s sleep on it. Elle ne lui offrit qu’une faible sourire en guise de bonne nuit avant de se retourner vers son côté pour s’installer confortablement. Elle ne sentit que sa main caresser doucement le bas de son dos et ses hanches avant qu’il ne se retourne à son tour. Elle ne put s’empêcher de frémir et sourire un peu plus au contact de sa main sur son corps.
L’alarme de Giovanni était bruyante mais efficace. Ils avaient probablement dormi que 3-4h, mais les deux étaient tellement heureux à l’idée d’aller dévaler les pentes que le café n’était même pas nécessaire, surtout qu’interdit dans le cas de Giovanni. Une fois le déjeuner pris et habillés chaudement, Astrid attrapa son sac, suivie par l’Italien. On prend ta voiture? Il acquiesça alors qu’elle prenait place du côté passager et qu’il rangeait quelques trucs dans le coffre. Ils avaient un peu de route à faire et elle pensa que c’était le moment parfait pour discuter un peu, les deux étant dans l’impossibilité de s’échapper, de fuire la conversation. Qu’est-ce que Amara sait de nous, de moi? Sans pouvoir dire qu’elle connaissait leur vie au complet, Astrid en savait beaucoup sur le couple qu’ils formaient autrefois. Sur leurs plans pour le futur, leurs désir de fonder une famille par exemple. Elle connaissait son métier, son caractère, Giovanni les comparant souvent. Mais qu’est-ce que la brune savait de la blonde? Savait-elle qu’avant son retour, leur couple était plutôt solide? Ils avaient tout de même emmenagé ensemble malgré tout. Pensait-elle avoir une chance de retrouver, reprendre son homme? Elle avait évidemment encore des sentiments pour lui, et Astrid ne pourrait pas lui en vouloir de se battre pour son couple. Si elle acceptait de faire des efforts, de laisser le temps et l’espace nécessaires à Giovanni et de croire en eux, elle devait aussi savoir à qui elle avait à faire. Et ce que sa ‘rivale’ savait d’elle et de la vie qu’elle avait avec Giovanni.


Emi Burton


  If you're not the one for me, then how come I can bring you to your knees? If you're not the one for me, why do I hate the idea of being free? And if I'm not the one for you, you've gotta stop holding me the way you do.

(c) crackle bones
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