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- [Terminé] Ana | Tout va bien ? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Dim 28 Jan - 19:30 )
Au moment où ses lèvres touchent les siennes, Dante sent son cœur s’affoler, ses mains s’agiter et se poser sur ses joues pour la retenir, prolonger cet instant. Ces baisers lui ont manqué, sentir son corps contre le sien tout autant et alors qu’il ne sent plus aucune barrière de sa part, il s’autorise à plonger ses doigts dans sa chevelure brune. Ana a du caractère et c’est un aspect de sa personnalité qui l’a séduit dès leur première rencontre, mais lorsqu’elle fond dans ses bras, il sent l’étincelle s’allumer et son cœur s’enflammer. A ses côtés, il se sent vivant. Toutes ces années, ce bout de femme n’a eu de cesse de prendre une place plus importante. Chaque pensée, message envoyé, reçu, à chaque mot échangé, Dante l’a aimé un peu plus, au point de se demander s’il n’allait pas exploser. La distance n’a rien détruit sur son passage, elle n’a fait qu’amplifier ses sentiments. Etre fou d’une femme de la sorte, il ne pensait pas ça possible avant de le vivre. Le baiser terminé, l’envie de recommencer, rattraper le temps perdu, loin d’elle, est tentante, mais son inquiétude qui s’entend le pousse à rouvrir ses yeux. Il comprend qu’elle cherche à se rassurer : ses visites si irrégulières et peu nombreuses étaient courtes. Quelques jours, pas plus et si ce n’est la première année, Dante ne lui disait jamais au revoir, s’arrangeant pour partir alors qu’elle dormait en délaissant un petit mot ou l’un de ses accessoires. La quitter est déchirant, voir son air triste, il l’aurait mal supporté. L’imaginer est dur, mais la douleur est plus tolérable. « Quelque chose comme ça, oui. Mes cartons sont chez moi. Tu pourras y jeter un coup d’œil, si tu as besoin de te rendre compte de toi-même. » Son objectif a toujours été de revenir sur Naples. Ses études, il les a faites à Rome et son premier job a suivi dans cette magnifique ville qu’il n’oubliera pas et dans laquelle il compte bien retourner parfois, afin de ne pas perdre le contact avec les amis qu’il a pu se faire là-bas… Cependant, dans sa tête, il n’a jamais été question de rester sur place. Sa famille adoptive est ici et bien que le trajet ne va pas au-delà de trois heures, c’est loin. Il ne pouvait rentrer comme il le désirait, était dans l’incapacité de traîner dans les rues de Naples sur un coup de tête, ou encore de rendre visite à ses proches la veille du boulot. Quant à Ana…. Il lui était tout bonnement impossible de penser à un avenir commun, même s’il se sent définitivement à sa place auprès d’elle. Avec tendresse, il effleure du bout de ses doigts son bras qui entoure sa nuque, répondant à son nouvel élan, embrassant cette bouche dont il ne se lasse pas et qu’il redécouvre. Ses bras s’enroulent autour de sa taille, se resserrent, sa main s’appuie sur son dos, la gardant contre lui. « Je ne vais pas te mentir… » commence-t-il, en récupérant son souffle, alors qu’il profite encore de la sensation de ses milliers baisers sur sa joue. « J’ai une profession qui m’amène à me déplacer souvent. » Et c’est notamment pour ça qu’il ne souhaite pas l’emprisonner. Si ça ne tenait qu’à lui, Dante n’hésiterait pas une seule seconde à éloigner tous les hommes qui s’approchent de celle qui lui est particulière. S’il était égoïste, il mettrait un terme à cette relation difficile pour la rendre exclusive. « Mais je compte bien rester. Je serai là plus souvent. Je pourrais te rejoindre le soir, la nuit. Tu pourras dormir à la maison, si tu en as envie. » Lui promettre la lune, il aimerait pouvoir le faire, mais à défaut de pouvoir le réaliser, Dante se montre prudent et lui tend une perche, lui offre la possibilité de se joindre à lui. Tandis qu’elle reprend la parole, il dévore son cou, l’embrasse chaudement et part à la recherche de ses clés dans ses poches, tout en restant attentif aux mots qu’elle prononce, à cet aveu auquel il ne s’attendait pas. La clé entre ses doigts, il relève le visage. « Et il a fallu quatorze années pour que tu me l’avoues. » lâche-t-il, en arborant un sourire au coin des lèvres. « Anastasia. C’est beau, Anastasia. » En plus de lui rappeler la grande duchesse de Russie, ce prénom lui va à ravir. « Pourquoi tu le décomposes comme ça. C’est un prénom qui te va bien. Il a autant de charme que toi. Je l’aime beaucoup. » Et il n’a pas l’intention de s’en défaire. Se rend-elle compte de l’information qu’elle vient de lui transmettre ? Les yeux fermés, Dante se laisse aller, partage cette nouvelle folie qui lui prend en poussant la porte menant au hall. Sentir ses lèvres sur son menton, son souffle sur sa peau le rend faible. « Je ne te demande pas de t’arrêter. Je te demande de continuer, Anastasia. » C’est dit sur un ton autoritaire, sûr de lui, en appuyant bien volontairement sur son prénom en entier qu’il se plaît à prononcer. Dante la tire à l’intérieur et la soulève dans ses bras, de sorte à ce qu’elle l’encercle de ses jambes. Elle lui a trop manqué pour laisser une pareille occasion lui échapper. Doucement, il monte les escaliers, faisant attention à la perle rare qu’il tient dans ses bras. « Vous n’avez pas conscience à quel point je vous désire, Mademoiselle Vitti. » dit-il, avec assurance, en s’arrêtant sur le palier. Bloquant le dos d’Ana contre la porte, Dante titille son oreille, tout en cherchant le trou de la serrure. « Tu ne te rends pas compte à quel point tu es douée pour me faire tourner la tête. » Pour lui retourner le cœur entier.


Dante & Anastasia
Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Ana Vitti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Dim 4 Fév - 23:35 )
Un petit hoquet de surprise lui glisse des lèvres lorsqu’il lui dit fermement de continuer de l'embrasser. Plutôt habituée à le savoir maître de ses émotions, cette véhémence et cette précipitation la surprennent presque autant qu’elles la subjuguent. Les poumons en feu à cause d’un manque évident d’oxygène, Ana n'en peut plus. La soudaine proximité de Dante et son étreinte, ferme et douce à la fois, lui coupent le souffle. Posant sa main contre son torse dans une tentative plutôt vaine de le repousser, Ana doit admettre qu'elle n'en a aucune envie. Il la rend folle. Folle de rage, de désespoir, de désir. Sa main s’agrippe au col de sa veste alors que ses yeux chocolatés continuent de lancer des éclairs. « Je veux... que tu la fermes, Dante. » Ce n'était pas du tout ce qu'elle est censée dire. Ses lèvres se plaquent contre les siennes presque sauvagement : signe que toute lucidité s'est évaporée et qu'Ana n'est plus en état de réfléchir ou d'analyser la situation. Sa seule certitude est qu'elle ne peut plus ignorer ce feu qui la dévore toute entière.

En la prenant dans ses bras, Ana l'entoure de ses jambes. Il monte les escaliers doucement et lui murmure des mots qu'elle espère s'en souvenir le lendemain. Elle dépose délicatement son visage au creux de son cou, elle sourit. Ce n'était pas terminé, entre eux. Jamais personne avant lui n'a eu une telle ascendance sur elle. Outre son désir, il parvient à déclencher des tempêtes internes dévastatrices en elle et les contenir s'avèrent minute après minute de plus en plus délicat. Ana est maîtresse de ses émotions. Avec les années, elle a appris à les contenir, à les faire taire ou à montrer uniquement ce qu'elle désire. Malheureusement, Dante balaye des années de pratique d'un revers de la main.  « Je suis folle de toi Dante, » La jeune femme ignore pourquoi cette confession s'est échappée maintenant alors qu'elle désire la préserver pour plus tard. Mais Ana n'a pas pu contenir ces mots qu'elle rêve de prononcer de nouveau depuis la dernière fois qu'ils se sont vus. Et pas comme une confession honteuse dont elle souhaite se débarrasser, comme lorsqu'elle l'avait appelé pour lui annoncer le décès de son frère. Non, comme d'un constat grisant qui électrise la moindre parcelle de son être. Sans doute l'adrénaline qui circule en ce moment-même dans son corps, brûlant ses veines, a eu raison de sa retenue. Mais tandis que ses yeux bruns couvent tendrement le visage de Dante du regard et qu'elle approche pour lui dérober un baiser, Ana ne regrette rien. Encore moins ce qu'elle vient d'affirmer.

Une fois arrivés au palier, Dante plaque Ana contre la porte tout en lui titillant le lobe de l'oreille. Elle n'en peut plus. Cette étreinte, son corps contre le sien, cette proximité, c'est trop pour elle. Une fois qu'il insère la clef dans la serrure et que la porte s'ouvre, elle l'entraîne dans son appartement, se souciant peu d'avoir fait tomber une lampe et un vase sur le passage. Le canapé est trop loin et elle ne parle même pas de sa chambre qui semble à des kilomètres. La solution s'impose plutôt vite : la brunette se glisse sur la table après avoir envoyé valser tout ce qui se trouve dessus et fit courir ses lèvres avides et brûlantes dans le cou de Dante. Le souffle court et la respiration rendue saccadée par le désir poignant qui gronde férocement dans son ventre, Ana retracela ligne de sa mâchoire de baisers fiévreux, avant d'arriver à son cou. Tout en elle ne rêve que de fondre en lui au plus vite et de se laisser consumer par le feu incandescent qui la brûlait de l'intérieur. Ses mains qui effleurent délicieusement ses épaules, son torse et sa peau souhaitent qu'aucune autre femme ne puisse le faire frémir de la sorte. Ana ne veut pas simplement son corps aujourd'hui comme elle le désire hier. Elle ressent le besoin vital que Dante soit sien. « Pardonne-moi. » susurre-t-elle à demi-mot d'une voix mutine, en une plainte langoureuse, tout contre son oreille avant d'en mordiller délicatement le lobe. A cet instant, Ana ne sait même pas de quoi elle souhaite s'excuser. De cette conversation qu'elle vient d'avoir avec lui ? De ne jamais l'avoir oublié ? De ce qu'elle est devenue aujourd'hui ? Ou bien de ne jamais lui avoir avoué avant tout ce qui se passait chez elle ? Elle n'en sait rien et elle n'est absolument pas en état de réfléchir : ses lèvres brûlantes courent sur celles de Dante et les frissons qu'elles y impriment la rendent complètement ivre de désir.



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Mar 6 Fév - 0:40 )
C’est une déclaration à laquelle il ne s’attendait pas. Avec tout ce qu’ils partagent, ce qu’ils échangent, la surprise ne devrait pas être sa première réaction. D’autant qu’avec l’alcool, il a l’impression qu’Ana lui souffle des secrets encore jamais dévoilés, comme ce prénom qu’il affectionne tout particulièrement. Il se sent privilégié par une telle confidence qui pourrait sembler futile pour beaucoup, mais qui a son importance à ses yeux. Ca fait partie d’elle, de sa personnalité, tout comme ce sentiment de folie qu’elle lui exprime. Il se sent chanceux d’avoir cette place après tant d’années, alors qu’elle aurait pu tourner la page aisément, avec tout le temps qu’Ana passait sans lui, mais à croire que les hommes ayant rencontré son regard n’ont pas su agir de sorte à attirer suffisamment son attention et c’est tant mieux. Dante a beau se convaincre qu’un jour, il devra la laisser s’envoler, se résoudre à l’abandonner lui est impossible. Aussi longtemps qu’Ana voudra bien de lui, il ne manquera pas de présence, peu importe la situation de chacun. Si elle venait à se fondre dans les bras d’un autre, et l’appeler peu après, il n’y verrait aucun inconvénient. Le contraire est aussi juste.

L’étonnement passé, c’est son cœur qui s’emballe, qui bat plus vite que la normale. Lui aussi est fou d’elle, n’arrive pas à avancer sans penser à ce qu’ils vivent, même s’il ne sait pas le dire clairement. A travers ce qu’il lui confie sur ce qui se passe en lui, sur le désire qu’il éprouve, il espère bien qu’elle comprenne à quel point la réciproque est vraie. Entraîné à l’intérieur, il capture ses lèvres, jette un œil aux objets qui tombent, à ce vase qui se fracasse sur le sol dans un bruit sourd, avant de reprendre possession de cette bouche pour de courtes secondes. Ana le surprend, une nouvelle fois, en envoyant valser tout ce qui se trouve sur la table. La paperasse s’envole, le crayon atterrit lourdement par terre, mais il n’entend plus rien, se focalise uniquement sur les baisers déposés sur son cou dont il lui donne l’accès en penchant la tête sur le côté. Il n’y a qu’elle pour lui faire cet effet, qu’elle pour le rendre dépendant, qu’elle pour l’enflammer, le rendre impatient, aussi le perdre en une fraction de seconde. C’est ce qu’il est une fois qu’Anastasia lui demande de la pardonner. Il ignore les raisons de cette requête, mais sent bien à travers cette plainte que ce n’est pas anodin, qu’il va falloir qu’ils en parlent, parce qu’il ne nage pas, là, il se noie parmi les nombreuses explications qui prennent place dans sa tête. Est-elle en train de lui parler de sa répartie cinglante ? Des confidences dont il n’aurait pas dû être témoin ? D’une tout autre histoire qui lui échappe ? « Je croyais que tu voulais que je me la ferme ? » demande-t-il, en saisissant son menton entre ses doigts, d’un air sévère, tandis qu’il part à la conquête de son cou, ses épaules, souhaitant embrasser chaque parcelle de sa peau, comme s’il la découvrait pour la première fois. Ses mains se placent sur sa taille, ses doigts se resserrent sur le tissu de son top qu’il soulève vers le haut, l’en libérant. Reprenant son ascension de baisers, il défait le bouton de son pantalon, entreprend de le faire glisser le long de ses jambes et attrape une chaussure l’une après l’autre qu’il lâche aussitôt, les laissant rejoindre le premier vêtement. Sa bouche rencontre ses chevilles maintenant dénudées, effleure ses jambes qu’il aime tant, ses cuisses, remonte sur son ventre, profitant de cette proximité pour tirer doucement sur son nombril. « Laisse-moi faire. » Là, il emprisonne ses deux mains et les passe derrière son dos. La sentir le toucher est si bon que ça en devient frustrant de se priver de ce contact, mais l’idée de l’avoir à sa merci est encore plus tentante, si bien que son étreinte se resserre. « De quoi il s’agit, Anastasia ? De quoi veux-tu que je te pardonne ? » Son sourire témoigne de son amusement, tandis que son ton appuie son envie de comprendre, savoir.  « J’ai… très… très envie de toi, Ana. Mais si tu m’en dis pas plus, je vais être obligé de jouer encore un peu. » Et il s’en fait une joie.


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Ana Vitti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Mar 6 Fév - 21:53 )
Jamais elle ne s'est sentie aussi libérée. Aussi elle-même. Chaque frôlement de sa peau contre la sienne est exquis, de même que la chaleur de son souffle saccadé qui chatouille le lobe de son oreille, juste avant qu'elle ne vienne étouffer un soupir contre la douce caresse de ses lèvres. Leur étreinte est emplie de tendresse mêlée à une passion brûlante et se perdant dans son regard intense, Ana glisse ses doigts dans ses cheveux avant de finalement renverser la tête en arrière, les yeux mi-clos sous la vague d'exaltation qui déferle dans ses veines. Elle se sent si bien dans ses bras qu'elle souhaite prolonger ses instants à l'infini, même si une part d'elle continue de se demander si elle n'a pas regretter cette décision plus tard, une fois que l'enivrement et la plaisante étourderie de leur danse sensuelle va laisser place à l'abrupte réalité. Ils viennent de deux mondes totalement différents et tout les oppose (du moins, c'est ce qu'elle pense). Mais pas ce soir. Ce soir, les différents ont enfin été laissés de côté, - Ana cesse de camper sur ses positions avec la férocité d'une âme indomptable, s'autorisant un répit dont elle n'est pas prête à être rassasiée. La notion du temps n'existe plus, tout comme l'univers entier autour d'eux.

Elle sent ses mains descendre le long de son dos, retrouvant ses cuisses, avant de remonter de nouveau, cette fois-ci en passant sous la robe qu’elle porte. Elle aurait donné n'importe quoi afin de prolonger ces instants à l'infini. Elle frémit. Les lèvres tremblotantes, les faisant ensuite courir dans son cou. De ses deux mains, elle commençe à soulever son t-shirt et il se redresse légèrement afin de l'aider dans cette tâche. Une fois qu'il est torse nu, il fait glisser ses mains sur sa poitrine jusqu'à ses côtes, ses doigts l'effleurant à peine. Elle le sent frissonner contre elle, se délectant à son tour de son impatience. Les bruits et la musique du bar sont devenus à peine perceptibles à son oreille maintenant. Le silence de la pièce est seulement troublé par leurs soupirs et respirations haletantes, ainsi que par les battements effrénés de leurs cœurs.

Son cœur manque un battement quand ses lèvres frôlent son ventre et elle se cambre légèrement face à cette chaleur savoureuse qui la parcourt jusqu’à la moelle épinière. Fiévreuse et incandescente, elle est déjà si proche du point culminant que les quelques caresses lui suffisent amplement pour se laisser ravager par le plaisir. « Dante, » gémit-elle faiblement alors qu’il revient vers elle et emprisonne ses lèvres dans un baiser passionné. Il lui demande de quoi elle parle, par quoi elle entend lorsqu'elle lui demande de la pardonner. « Tu es trop curieux, » souffle-t-elle mystérieusement avant d'attirer son visage vers le sien. « Je t'ai déjà dis tout à l'heure. Ce n'est pas le moment, » avoue-t-elle après un moment de silence durant lequel tous les deux n'écoutent plus que les battements, de plus en plus rapides, de leurs cœurs, l'un contre l'autre. Elle l'embrasse à nouveau, elle glisse ses bras autour de son cou. Il pourrait l’envoyer dans les étoiles encore et encore, mais elle veut plus. Elle le veut lui. Ses doigts trouvent la boucle de sa ceinture qu’elle défit précipitamment. Ses gestes sont maladroits, mais à cet instant, cela lui importe peu. Ce vide qu’elle ressent en elle devient un véritable supplice et lui seul peut le combler. Une fois les corps entrelacés dans cette union exaltante, elle est la première à rejoindre les profondeurs de l'oubli, laissant, une fois de plus, son nom lui glisser des lèvres dans un cri, avant qu'elle ne l'emmène avec elle dans un état de béatitude intense. Sa tête vient se reposer contre son épaule, alors qu'elle tente de reprendre, petit à petit, sa respiration.

(...)

La nuit fut délicieusement courte : lorsque des heures plus tard, Ana s'endort enfin, intimement blottie contre Dante, sa tête tournoie encore de tout ce flot de sensations grisantes qu'elle n'est pas prête à oublier de sitôt.

Tirée de son sommeil lourd par un rayon de soleil venu s’infiltrer à travers les rideaux de sa chambre, Ana se passe une main paresseuse sur son visage dans l'espoir de ne plus être gênée par la lumière. Les membres engourdis, elle a la sensation que quelqu'un creuse - avec une lenteur calculée, sans doute dans un élan de sadisme - un trou dans sa tête. Même les battements pourtant réguliers de son coeur résonnent douloureusement contre ses tempes. « Je déteste l'alcool, » grommele-t-elle d'une voix pâteuse, tirant sur un oreiller pour recouvrir sa tête. La seconde suivante, l'oreiller se retrouve projeté à travers la pièce alors qu'elle s'assoit brusquement sur son lit, la respiration coupée. Les bribes incohérents de cette nuit, qu'elle qualifie d'abord de simple cauchemar, lui revient avec de plus en plus de précision. « Oh, non. » Son petit gémissement étranglé n'est rien comparé à son état d'esprit. Horrifiée, le teint soudainement livide, elle porte une main à ses lèvres. Elle avait embrassé Dante. Pire. Elle avait couché avec lui. Elle. Avait. Couché. Avec. Dante. Elle tend sa main... qui vient s'apposer sur l'oreiller encore chaud à ses côtés. Déconcertée par l'absence de Dante, la brunette se redresse légèrement, il n'est plus là. Il ne faut guère être un génie pour tout comprendre aussitôt : Dante est parti. Il est parti. La gorge nouée et les yeux brillants de larmes, elle reste immobile, inapte à bouger jusqu'à ce que son portable se mette à vibrer sur la table de chevet. L'attrapant avec une précipitation qui rend ses gestes incroyablement maladroits, Ana porte le téléphone à son oreille, animée par une lueur d'espoir qui ne tarde malheureusement pas à s'éteindre. « C'est Sylvia. Écoute, je sais qu'on est samedi, mais tu ne pourrais pas passer à l'école vers 14:00 ? On a besoin de toi. » Essayant de ravaler ses larmes, la brunette se passe une main distraite dans sa chevelure brune. Ses yeux piquent tellement qu'elle ne voit plus rien et elle a la sensation qu'un trou béant a été laissé dans sa poitrine. Qu'a-t-elle espéré ? Qu'il l'appelle, qu'il lui dise qu'il a eu un appel important qui l'a contraint de s'en aller avant son réveil ? Un avion à piloter ? Il s'en fiche totalement. « Ana ? Tu es là ? » dit sa colègue et déglutissant péniblement, la jeune femme ferme les yeux. Elle n'a qu'une seule envie qui se résume à rester au lit pour pleurer toutes les larmes de son corps. « Oui, je—je vais essayer de passer. » Éteignant son portable sans attendre une éventuelle réponse de Sylvia, la jeune femme se laisse tomber sur le lit, enfouissant son petit nez contre l'oreiller qui a encore son parfum. Et cette réalisation est le coup de grâce : sans plus chercher à se contenir, elle éclate en sanglots. Comment a-elle pu être aussi idiote ?



(topic terminé)



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le )
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