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- [Terminé] Ana | Tout va bien ? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Jeu 11 Jan - 2:03 )
Les souvenirs d’une vie à deux sont rangés dans des boîtes de cartons. Dante vient de boucler le dernier, délaissant quelques affaires dans l’appartement qu’il partageait autrefois avec sa petite amie Natalina.  La vaisselle, décoration, objets divers, linge. Rien n’a d’importance, si ce n’est ses vêtements. Le strict nécessaire. Sa vie d’avant lui a appris à ne pas être matérialiste, à se satisfaire du minimum pour vivre, si bien qu’il n’a aucun mal à se défaire de choses auxquelles l’hôtesse de l’air est attachée. D’autant que son confort, il l’a dans sa ville coup de cœur. Naples, endroit où une maison achetée au bord de la mer l’attend depuis de nombreuses années. L’intérieur y est vide, mais les murs sont propres. Son père adoptif, Orazio, en a pris soin, a fait attention à ce que son bien ne prenne pas l’humidité, ne se détériore pas. C’est dans l’optique d’y vivre qu’il a investi dedans, sachant très bien au fond de lui qu’il reviendrait dans ce coin de paradis. Rome, c’est beau, c’est joli et il s’y est plu, y a passé de très bons moments, y a fait de très belles rencontres, mais son cœur ne lui appartient pas. Dante ne s’est cependant jamais précipité pour quitter la capitale d’Italie, avant de retrouver Ana en décembre 2015. Son appel de détresse, son envie de disparaître, de s’endormir à tout jamais lui a fait une telle frayeur qu’à son retour, trois jours plus tard, il déposait sa mutation au sein de sa compagnie aérienne, sans savoir exactement quand est-ce que sa demande pourrait être prise en compte. C’est ce qui a mis la puce à l’oreille de Natalina. Cette dernière s’est accrochée à leur couple quelques mois après ça, observant un Dante dans les étoiles, complètement ailleurs. Elle ne souhaitait pas l’interroger sur ce séjour à Naples, mais sentait qu’il s’y était passé quelque chose, qu’il n’y avait pas été pour voir de la famille. C’était trop soudain et la distance prise à son retour parlait pour ses silences. Et elle a su, lors d’une conversation dont elle était l’initiatrice. Dante ne lui a pas caché la vérité, lui a avoué qu’il avait revu une femme, n’a pas nié son importance, encore moins le fait que sa peau s’est unie à la sienne. C’est à ce moment précis, où elle a lu dans son regard qu’il était désolé de la blesser, mais en aucunement de ce qu’il avait fait, qu’elle a saisi que leur histoire n’était pas faite pour durée, qu’elle ne serait que la seconde et cette place, Natalina ne la désirait pas. Evidemment, elle aurait aimé que ce soit différent, qu’il la rassure, lui dise que toutes ces choses qui se bousculaient dans sa tête, ces points négatifs, n’étaient pas réels et elle lui en a voulu de ne pas le faire, de la laisser face à cette réalité. Mais au fond, c’est un mal pour un bien. Après une telle trahison, l’hôtesse n’aurait pu s’investir davantage. Un homme qui vous trompe une fois peut recommencer. Et il est clair qu’il n’aurait pas cédé à l’appel de la chair d’Ana. Entre eux, c’est une histoire de plus de dix ans. C’est spécial. Une ou deux rencontres par an, mais c’est suffisant pour en faire quelqu’un de particulier. Il ne l’admet à personne, garde ça pour lui, mais Dante sait au fond de lui qu’avec cette femme a une place unique qui lui est réservée. « Merci. » dit-il, en repensant à cette fin entre eux qui date de maintenant neuf mois. Leur rupture aurait pu être une raison à ce qu’ils coupent le contact, se contentant de se dire « bonjour » dès lors qu’ils se croiseraient au travail, mais en attendant que sa mutation soit prise en compte, Natalina a pris sur elle, acceptant qu’il reste dans l’appartement afin qu’il n’ait pas à se replonger dans la paperasse pour un laps de temps  bien trop court. « Fais attention à toi. » Ce n’est pas un adieu, puisqu’ils sont amenés à se recroiser, à travailler de nouveau ensemble. Dante lui tend les clés, puis soulève le carton, quittant les lieux et se dirigeant vers ce qui a longtemps été source de nostalgie. Rome n’est pourtant pas si loin de Naples, mais ses horaires ne lui permettaient pas toujours de s’y arrêter et son amour pour sa profession a fait qu’il a manqué de temps, mettant une priorité sur les avions, plutôt que sur sa vie privée. Un choix qu’il a fait il y a des années et qu’il ne regrette pas, mais à présent qu’Orazio est malade, Dante admet qu’il aurait pu être plus disponible.

Après deux heures trente de route, le commandant de bord arrive enfin à Chiaia, là où il dépose à l’intérieur de sa maison les derniers cartons. Elle en est pleine. Chacun a des lettres gravées au marqueur noir, pour ne pas perdre de temps. Il est pourtant désordonné et si dans sa professionnelle, il ne manque pas d’organisation, chez lui, ça peut être l’anarchie. De la paperasse sur la table basse, ou encore sur le comptoir de son bar, dans des lutins. Il ne s’y retrouve pas toujours, se dit tous les jours qu’il devrait penser à s’organiser autrement, mais procrastine, peu motivé. Il fait cependant un effort surhumain pour ouvrir son carton de boissons et après avoir sorti une bière qu’il s’apprête à entamer, la repose finalement dans le réfrigérateur. L’envie de passer sa soirée seul n’est pas là. L’ambiance de la ville lui manque, les groupes locaux chantant en napolitain aussi et même si la fatigue pointe le bout de son nez, Dante attrape son manteau noir et quitte son lieu de vie pour rejoindre le centre ville à pieds. Un vendredi soir, les rues sont bondées. Il y a des musiciens dans les rues, des amis qui discutent, rient ensemble. Les restaurants sont fréquentés par des groupes d’amis, des couples, les bars trouvent de la clientèle sans difficulté. Et c’est dans un de ces derniers qu’il s’engouffre. Le San Calisto, l’une de ses adresses favorites. La musique résonne dans la salle, attire les regards, le sien aussi, durant quelques secondes à peine. Une silhouette capte très vite son attention. Il pourrait la reconnaître de loin. Ana. Un fin sourire éclaire son visage, puis disparaît en comprenant que les verres face à elle sont les siens et qu’un homme profite de son ivresse pour lui faire des propositions. Si l’idée qu’il soit l’un de ses proches effleure son esprit, Dante l’oublie presque aussitôt en s’approchant du bar. « Ana. Bonsoir. » Leur histoire est tellement particulière et la distance s’impose trop souvent à eux pour qu’il sache exactement quelle sera sa réaction. « Oh mon tout beau, elle est avec moi la demoiselle. Hein ma jolie ? » Ses doigts caressent ses cheveux, sans aucune gêne, s’écrasent sur son cou, geste qu’il voit d’un mauvais œil. « Vraiment ? » Impossible que ce soit vrai. Ce type est un… boulet. Il est aussi ivre que celui qui titube à sa droite pour arriver jusqu’au comptoir et commander un autre verre qui lui est aussitôt refusé. « Il t’accompagne ? » Et, inquiet de par ses yeux vitreux, ajoute en posant sa main sur la sienne : « Tu en es à combien ? » De verres. Lui, il s'en fait pour elle, contrairement au type qui n'a pas l'air de se soucier de son état.


Dernière édition par Dante Galeone le Mar 6 Fév - 23:01, édité 1 fois
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Ana Vitti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Jeu 11 Jan - 22:51 )

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L'alcool ne résout rien. L'alcool n'aide pas les problèmes à disparaître définitivement. L'alcool ne combat pas les mauvais souvenirs. L'alcool ne devient qu'un allié de passage dans l'existence. Un allié qui amène des conséquences souvent désastreuses. Ana le sait à présent. Les souvenirs remontent. La honte aussi. Ce mélange entre l'amertume et la colère. Tout ça aurait dû lui servir de leçon. Elle aurait dû tirer un trait définitif sur l'alcool et se dire que l'eau valait bien tous les sacrifices. Mais non. Au lieu de ça, elle est plantée au bar de ce pub depuis une bonne heure. Elle en est à son quatrième verre. Elle n'a même plus besoin de lever la main. À son regard, le serveur comprend. Ana regarde l'écran de son téléphone. Trois appels en absence de la part de son collègue. Cinq messages où il grogne de ne pas savoir ce qu'elle fiche. Où elle se trouve et surtout avec qui. Dans toute cette mascarade, l'italienne étouffe.  Elle étouffe si fort que la fuite ce soir a semblé être sa seule solution. Lasse de penser à tout cela, elle avale une gorgée de son cocktail. Son regard se perd dans le vide. L'esprit entremêlé par le souvenir pesant de son frère. Un frère qui lui manque. Tout le temps un peu plus fort. Même si elle n'en parle que rarement. Même si elle préfère garder tout ça pour elle. Et maintenant, il lui reste quoi ? Cette culpabilité. Cette impression d'avoir fauté. Quand la demoiselle relève son regard, elle manque de sursauter. À ses côtés, un type a pris place. Il la toise avec ce regard sûr de lui. Avec cette manière de la fixer comme s'il allait la sauter à même le comptoir.  Elle l'a déjà croisé. Il a tenté de la séduire d'une manière abrupte. Elle a répliqué avec une hargne certaine avant de quitter les lieux. Et le revoilà. Ana n'a aucune envie de le voir. Encore moins de discuter avec lui. Elle lâche un soupire. « C'est une habitude chez toi ? » Demande-t-elle avant de reprendre. « Je veux dire de faire chier ton monde. » Elle ne prend pas de pincettes. Il n'a rien du gentleman qu'on rencontre dans les films romantiques. S'il a une gueule d'ange, il a l'âme d'un petit diablotin. Elle a très vite remarqué le numéro du jeune homme. « Pour avoir une relation sexuelle, il faut que les deux partis soient consentants. Et désolée de briser tes espoirs mais c'est pas mon cas. Alors va t'amuser avec ta main droite un peu plus loin, tu veux bien ? » Dit-elle. Ne prêtant plus attention à ce dernier, elle continue de boire. Boire. Boire. Comme si la boisson suffirait à tout effacer pour ce soir. Pour demain. Pour l'éternité.

Puis elle entendit une voix. Sa voix. Immédiatement, la jeune femme se retourne et glisse son regard sur la silhouette qui n'est autre que Dante. Elle est étonnée de remarquer à quel point les traits de son visage lui sont encore incroyablement familiers. En fermant les yeux, elle peut visualiser avec exactitude son faciès. Elle s'est tant de fois rappeler ces traits. Ana a imaginé aussi leurs retrouvailles. Elle a construit un conte autour de cet événement. Comme dans une histoire avec une fin heureuse, ils se croisent dans la rue, échangent un regard et comprennent qu'après tout, ils sont fait l'un pour l'autre. Et comme dans les histoires heureuses, l'achèvement de leur histoire c'est elle dans ses bras et l'amour comme seul moteur de leur existence.  « Oh mon tout beau, elle est avec moi la demoiselle. Hein ma jolie ? » dit-il alors qu'il glisse ses phalanges dans ses cheveux et s'amusent avec l'une de ses mèches pour ensuite dévier sa main sur sa nuque. Le regard noir d'Ana percuta celui du jeune homme aussi ivre qu'elle. Instinctivement, elle dégage la main de sa nuque et l'agresse. « Touche moi encore une seule fois et je te— » La voix de Dante la stoppe dans son élan. Il semble tout aussi étonné qu'elle de l'attitude de l'inconnu. Alors il pose sa main sur la sienne, lui demande combien de verres a-t-elle bu. A la fois honteuse et gênée, elle grimace. Ana ne sait plus. Elle bégaye.  « Euh, trois—quatre verres, je sais plus trop. » Elle baisse les yeux. C'était étrange de le revoir après une si longue absence, de discuter avec lui comme si c'était naturel. Mais le plus bizarre, c'était que l'incompréhension qu'elle pouvait lire dans son regard lui faisait l'effet d'un coup de couteau en plein cœur. Elle aurait aimé l'enlacer et lui dire combien elle était désolée de la retrouver dans cet état. Très vite, l'intéressé semble comprendre qu'il n'a aucune chance, Dante ne l'aidant surement pas. Il quitte la place qu'il occupe et s'en va. « Qu'est-ce que tu fiches ici ? » demande-t-elle en se retournant vers lui. Elle n'attend pas vraiment une réponse.

Avec un taux d'alcool déjà assez élevé dans le sang, Ana en oublie les politesses. Portant le verre à ses lèvres, elle boit une grosse gorgée sans quitter Dante des yeux. S'il a l'intention de la juger ou de lui sortir un discours sur les faits néfastes de l'alcool, il n'a qu'à bien se tenir. Parce qu'elle n'est vraiment pas d'humeur à supporter une critique quelconque. « Tu sais ce qui craint Dante Galeone ? » Elle le voit ouvrir la bouche, sans doute pour dire qu'elle n'a pas besoin de l'appeler par son nom entier à chaque fois qu'elle le croise. « On dit que l'inaccessible attise le désir. Mais c'est faux. Archi-faux. Au bout d'un moment, ça devient très pesant. Voir déchirant. » déclare-t-elle, d’un ton trop calme, qui ne laisse rien présager de bon. Le sous-entendu ne peut pas être plus explicite.

@Dante Galeone



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Dim 14 Jan - 15:14 )
Trois ou quatre verres et le répondant ne lui manque pas. Même s’il ne lui en a pas laissé le temps, il est rassuré de la voir remettre à sa place cet homme peu classe, qui n’a qu’une seule envie : pouvoir se fondre en elle sans se préoccuper de ses envies à elle. Ca le ramène quatorze ans en arrière, en 2003, lorsque son regard a croisé le sien dans ce même bar. Evidemment qu’il souhaitait sentir son corps contre le sien, mais contrairement à cet inconnu, Dante l’avait choisi elle, pas par défaut, ou parce qu’elle passait par là, mais parce qu’il la désirait. Il la respectait suffisamment pour l’écouter. Cette rencontre devait demeurer un joli souvenir lorsqu’ils y repenseraient et qui provoquerait au moins un sourire. A l’époque, il était loin de se douter que cette femme prendrait une place aussi importante dans sa tête, dans son cœur et qu’après une dizaine d’années à se voir de temps en temps, que la flamme qui s’est allumée ne serait toujours pas éteinte. Ni ses relations éphémères, ni son ex n’ont pu y changer quoi que ce soit. Le fait est qu’il se sent très lié à Ana et qu’il n’a de cesse de penser à elle, même lorsqu’il ne devrait pas. Les retrouvailles sont pourtant tendues. Son ton de voix est sec, indique qu’elle n’est pas forcément ravie de le voir à ses côtés, ou alors ce sont les verres ingurgités qui la rendent si peu agréable, mais cette option n’est plus envisageable dès lors qu’elle reprend avec son identité prononcée entièrement. Les sourcils froncés, il tire sur le tabouret et se hisse dessus, attendant ce qui « craint ». En quelques mots, leur histoire est clairement détaillée. L’inaccessible, c’est lui, eux, ensemble. Tant que sa situation professionnelle ne changeait pas, il n’a jamais été question pour lui de concevoir une relation à deux. Et son déménagement à Naples n’y change pas grand-chose non plus : il est occupé, tout le temps. Ses horaires sont difficiles. Sa dernière relation en date était avec une hôtesse de l’air qui comprenait son emploi du temps chargé et avec qui il travaillait parfois, si bien qu’ils trouvaient le moyen de se voir même sur son temps de travail. Tout aurait été beaucoup plus simple si ça avait fonctionné, s’il n’avait pas sauté dans sa voiture après réception du message vocal d’Ana, ou encore s’il ne l’avait pas recontactée après la première année sans elle. « Tu veux en discuter. Bien, alors parlons-en. » commence-t-il, en faisant signe au barman de s’approcher. « Une brune s’il vous plaît. » Ce n’est pas sa bière préférée, la sienne étant la Old Ale, mais celle-ci n’est pas servie dans tous les bars, alors il veut bien se contenter de ce qu’ils ont. « Qu’on s’entende bien. Si ça te pesait à ce point, tu pouvais tout arrêter. Rien ne t’empêchait de m’en informer. Il te suffisait de m’envoyer un message pour me dire de ne plus passer, ou me demander de te laisser tranquille. » Se connaissant, il aurait essayé de savoir, de comprendre le pourquoi, même s’il ignore exactement la réaction qu’il aurait pu avoir. Certainement que son cœur en aurait souffert, qu’il se serait resserré de la même façon qu’aujourd’hui. Tandis que son verre glisse sur le comptoir face à lui, il reprend : « J’ai nourri l’espoir qu’on se reverrait, et volontairement, je n’ai pas été au-delà d’une à deux visites par an. » A l’exception des dernières années où il n’a été présent que parce qu’elle l’avait appelé à l’aide à travers un message douloureux à entendre. Il tient à elle, terriblement. Quand elle va mal, surtout par sa faute, Dante culpabilise. « Et je comprends que ce soit frustrant à la longue, mais à quoi tu t’attendais ? Tu étais sur Naples, je vivais à Rome, avec des horaires compliqués. Tu sais bien qu’on aurait eu du mal à gérer et pour être tout à fait honnête avec toi, ça m’allait très bien comme ça. » Ca rendait les choses encore plus spéciales. Se dire que pendant des années, tous les deux vivaient un « truc » magique, que peu de gens peuvent se vanter de connaître… Tenter le coup, pour Dante, était se risquer à tout perdre.
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Ana Vitti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Dim 14 Jan - 17:25 )
Imperturbable, la brunette ne répondit rien et ne bougea pas d’un millimètre. Laissant son regard le détailler discrètement, Ana essaie vainement de ravaler la boule qui vient de se former dans sa gorge. Essentiellement à cause des mots qu’il vient d’asséner d’un ton qui la faisait habituellement chavirer d’exaltation. Hélas, Ana a plutôt la très nette impression que ses paroles viennent de creuser une plaie béante dans sa poitrine et la douleur est telle qu’elle craint de suffoquer. Forcée d’y mettre toute sa volonté, elle ne fait que cligner des yeux en silence, prenant bien soin à ne pas égarer son masque d’impassibilité quelque part en chemin. Son corps semblait être devenu inerte, tout simplement. Paralysé par la froideur de ses propos. « Parfait. » sa voix vidée de toute émotion, Ana continue de le fixer sans défaillir puis arque ses sourcils. « Tu as autre chose à ajouter ou je peux revenir à mes occupations ? » Son ton amer et empli d’apathie fait écho au sien et il ne sait sans doute jamais douté de la souffrance atroce qui s’insinue à travers tout son être à ce moment exact, rongeant lentement son cœur (ou ce qu’il en reste) et renvoyant des picotements fort désagréables dans ses bras et ses jambes. Combien lui reste-t-il de forces pour continuer à jouer la comédie ? Tendue jusqu’à l’extrême, Ana garde son regard furieux planté dans le sien. Se rend-t-il compte du fait qu’elle met toute sa volonté et toutes ses forces, pour lui tenir tête de cette façon ? Non, bien sûr qu’il ne s’en rend pas compte. Il doit la croire insensible. Dans tous les cas, c’est mieux que de fondre en larmes devant lui et lui montrer à quel point elle est vulnérable, surtout en sa présence. « Ça y est t'as fini ? » entama-t-elle de sa voix tranchante et glaciale. « Tu me fais rire, » lui fait-elle remarquer. « Tu crois que c'est facile de rayer quelqu'un de sa vie ? De te rayer de ma vie ?  » Elle est pathétique, à lui déballer tout ce qu’elle a sur le cœur. Elle est pathétique de croire que ça pourrait changer quelque chose. La jeune femme tente de trouver la force de continuer d'une traite. « Tu m'as manqué. Constamment. Pourtant, j'ai essayé d'arrêter. J'ai essayé de faire le deuil de toi, de nous. D'arracher la page et même de déchirer le livre entier. Mais c'est dur parce quoi que je fasse, il y a toujours quelque chose qui me ramène à toi. » Il est vrai qu'elle a eu le temps de passer à autre chose. Et elle a essayé. Maintes fois, elle se perdit entre les bras d'inconnus, se jurant qu'on ne la reprendrait plus jamais à aimer. Ana a peur du rejet, de l'abandon. Depuis toujours. Mais malgré tout, il y a toujours des souvenirs pour la ramener à lui. Des comparaisons entre un garçon et lui. Un air de musique qui la ramène à un instant de leur vie commune. Un film. Une odeur. On ne balaye pas son passé aussi aisément malgré la meilleure volonté du monde. Surtout lorsqu'on s'appele Ana Vitti et que malgré tous nos efforts, l'on s'attache trop vite et trop fort aux autres. Avant qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit, elle se lève, lui faisant face, malgré ses dix centimètres en moins. Il faut qu'elle se calme, ce n'est pas comme qu'elle veut que ça se passe. Elle ne sait pas ce qu'elle veut, mais elle ne veut pas détruire les dernières miettes de leur relation. « Au fait, tu as oublié de souhaiter mon anniversaire, » crie-t-elle, pour que sa voix résonne au dessus du bruit de la musique. « Je suis en colère contre toi parce que tu n'as même pas pris la peine de m'envoyer un message ou même de te pointer. J'ai agis comme si ce n'était pas grave, comme si ça n’avait aucune importance alors que tout ce que je voulais, c’était recevoir un message de ta part ou pire, passer la soirée avec toi. » Un léger éclat de rire s’échappe de ses lèvres. Il n’a rien d’heureux. Il est même plutôt cynique, à l’image de leur histoire. « Tu étais certainement trop occupé, » Elle n'a jamais aimé se confier. Elle a même horreur de ça. Elle baisse la tête, en proie à une tristesse indescriptible. Celle-là même qui vous prend violemment aux tripes pour ne plus vous lâcher et qui vous glace les os. C'était affreux, cette sensation. Ana se sent tout simplement vide et ses jambes menacent de tomber.

Ana est exténuée. Elle ne sait pas si c'est du à l'alcool ou à leur à discussion. « Je -- je vais y aller, » Avec toute la classe que l'alcool ne lui donne pas, elle manque de tomber plusieurs fois en titubant jusqu'à la sortie du bar. Les visages des hommes qui tournent au passage d'Ana visiblement bien éméchée l'horripile. Elle sait déjà qu’elle maudirait sa bêtise, les paroles qu'elle venait de prononcer, qu’elle se sentirait crever chaque fois qu’elle repensera à lui mais que pouvait-elle faire d’autre que le fuir ?



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Dim 14 Jan - 19:59 )
Facile, non. Ce serait vexant si en claquant des doigts, Ana arrivait à l’oublier, sans penser à ce qu’ils ont vécu toutes ces années. Et ce serait mentir que de dire que ça ne le flatte pas, que sa réponse est insatisfaisante. Une part de lui est ravie de constater que le rayer de sa vie est aussi difficile que ça l’a été pour lui. Face à Ana, il fait preuve d’une grande faiblesse. Ses lèvres, sa peau, le regard qu’elle pose sur lui, ou encore ses doigts caressant les siens. C’est le package qui l’attire. Son caractère bien trempé aussi. C’est même probablement ça qui le pousse à se raccrocher autant. Avec elle, rien n’est facile. Le répondant, il en a. Elle lui tient tête, ose lui dire les choses en face, ou le recadrer lorsqu’il va trop loin pour elle. Il y a deux ans, lorsqu’il s’est retrouvé à la réconforter, il n’a pas résisté à l’envie de goûter sa chair, alors qu’une autre femme l’attendait chez lui. Ana, c’est celle avec qui il s’autorise tout, même l’interdit et si elle n’y met pas un terme, Dante continuera à agir de la sorte. Impossible de faire sans, si les limites ne lui sont pas imposées. Pourtant, il sent sa souffrance à travers les mots prononcés, son ton glacial, ou encore sa posture et le mieux serait qu’il lui dise clairement que leur relation est vouée à l’échec. Dante ne s’y résout pas. La bouche entrouverte, prêt à reprendre l’usage de la parole, il l’observe quitter son tabouret et le couper de nouveau. Son anniversaire. La culpabilité est plus forte encore. Des excuses, il en a, mais pas une seule est assez bonne pour se justifier. Jusque-là, rien ne l’a empêché de saisir son téléphone portable pour lui écrire un message. Il n’y a tout simplement pas pensé, alors que tous les ans, il lui suffit de regarder son calendrier, ou la météo du matin pour se situer. Il a oublié, simplement. « Ana. » Son visage, cette tristesse qui se lit aisément dessus lui fait de la peine. Un nœud s’installe au creux de son estomac, tandis qu’elle ne lui laisse aucun temps de parole et entame son long périple vers son issue de secours. Rapidement, Dante sort sa monnaie pour payer les deux consommations sans boire une seule goutte de la sienne et se hâte ensuite vers la demoiselle qui attire l’œil. Un type intéressé avait même commencé à modifier sa route pour la suivre, mais s’est ravisé en voyant Dante se presser vers elle. « Attends. » dit-il, en attrapant son bras, avant qu’elle n’ait franchi l’extérieur. Dans cet état, il craint ceux qui pourraient croiser son chemin et n’aime pas la savoir seule après une pareille conversation. « Je suis sincèrement désolé. » Il conçoit tout à fait qu’elle puisse être en colère contre lui, le comprend. Cette date est importante. « Ce serait facile de te dire que oui, en effet, j’ai été très occupé ces dernières semaines. » Et c’est le cas, mais il ne trouve pas ça excusable pour autant. « Ca m’est sorti de la tête. Je suis désolé Ana. » En douceur, il place son index sous son menton et relève sa tête. « Tu m’as manqué aussi. » Il a essayé lui aussi de tourner la page en évitant de la contacter durant les deux années où il était en couple, pour donner une chance à son ménage, mais il a suffit qu’il lui rende visite pour se rendre compte que c’était impossible de tirer un trait sur eux. Et au fond de lui, il n’en a pas envie. Même si les circonstances ne sont pas simples, qu’il y a des tensions, Dante se sent bien plus à sa place à ses côtés, qu’il ne l’a été auprès de Natalina. « Que tu penses à moi aussi souvent… Tu m’en vois ravi. » C’est honnête. Il n’est pas embêté par cette dépendance, lui-même ressentant la même chose à son égard, même s’il ne le lui dit pas. Ses sentiments, Dante ne les a jamais exprimés et c’est volontaire, tout comme ne pas lui informer à chaque fois de ses passages à Naples. Il ne désirait pas lui mettre des bâtons dans les roues, ou lui donner l’espoir d’une vie à deux, alors qu’il pensait ça irréalisable. « Et c’est toujours un plaisir de te voir, même si tu es complètement bourrée et que t’es à deux doigts de te prendre le mur quand tu marches. » Sa main sur son épaule, l’autre s’agrippant à son bras pour la retenir, il reprend : « Je te propose de poursuivre cette discussion chez moi, où tu pourras cuver. » En sous-entendant qu’elle finisse sa nuit auprès de lui. Il ne compte pas la laisser partir, pas ce soir, pas après tout ça. Avec tout ça, il a omis de lui dire que cette maison achetée il y a bien longtemps n'était plus aussi vide qu'auparavant. « Quant à ton anniversaire, je me rattraperai. Tu vas bien m’accorder une de tes soirées libres, que je puisse recoller les morceaux, n’est-ce pas ? » Il en aurait bien profité ce soir, mais avec l’alcool qu’elle a ingurgité, Dante doute de ses capacités à bien tout assimiler.
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Mar 16 Jan - 19:20 )
Si avoir un fort caractère permet de ne pas se faire marcher sur les pieds, il n’en reste pas moins que cela peut s'avérer parfaitement dangereux dans certains cas. Elle déteste sa façon de se comporter à son égard. Elle déteste les regards et les sourires qui lui lancent. Elle le maudit tout autant qu’elle le désire Le corps humain et les sentiments qu’ils peuvent ressentir sont toujours tordus et contradictoires après tout, et ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer.

Dante glisse son index sous son menton et relève son visage. Jamais encore, Ana n'a lutté aussi fort contre elle-même pour ne pas exploser, ici-même et sans plus attendre. Elle vient même à se mordre violemment l’intérieur de la joue. Réfléchir avant de parler. Garder le contrôle sur ses émotions. Le seul moyen de montrer à Dante qu’il n’a plus aucune emprise sur elle. Bon d’accord, c’est assez faux, comme affirmation. Mais entre eux, tout n’est que comédie et provocation, non ? Ça ne change pas d’habitude. Se mordant sensuellement la lèvre inférieure, Ana tend sa main, retraçant avec ses doigts le contour de sa mâchoire. Elle lui manque et il est heureux de savoir qu'elle pense à lui constamment... La façon dont sa phrase est formulée lui donne envie de froncer le nez d’une façon tout à fait adorable et espiègle, mais malgré les émotions qui se percutent violemment dans tout son être, Ana affiche un calme olympien, accompagné d’un sourire charmeur. « Ah bon, » Avec l’air si innocent qu’elle pourrait en faire pâlir d’envie un ange, Ana continue de faire glisser ses doigts le long de sa joue, avant de laisser son index effleurer ses lèvres, comme si elle tente de mémoriser avec une précision déconcertante les traits de son visage. Son visage s'approcha lentement du sien, le fixant avec ses prunelles,  Ana a pleinement conscience de jouer avec le plus dangereux des feux. L'alcool en est pour beaucoup. « Dante, » laisse-t-elle lui échapper dans un son à mi-chemin entre un souffle et un léger gémissement, alors que ses lèvres viennent caresser les siennes. Au lieu de les emprisonner dans un baiser, ceci dit, Ana s’écarte soudainement, ses yeux de nouveau plongés dans les siens. « ...tu as dû oublier que j'étais encore en colère contre toi, » termine-t-elle avec un léger rictus presque triomphant. Attiser les sens de Dante est presque été trop facile. Le problème, c’est qu’elle s’y est un peu trop prise au jeu et son propre cœur s’est emballé, alors que tout son corps semble s’être embrasé en quelques secondes à peine. Et zut... S’écartant de lui, Ana arbore de nouveau un masque d’indifférence. « Je ne suis pas un jouet, Dante... ne l'oublie pas. » marmonne-t-elle d’une voix si neutre qu’elle s'étonne elle-même. Elle en a marre de ses aller et venus, de s'habituer à sa présence et subir ses absences. Elle n'en peut plus. Elle sature, elle en a marre et l'alcool est un bon prétexte pour lui faire savoir. Ana lui fait face, essayant d’ignorer le tremblement dans ses genoux, sa jambe commence à lui faire mal. Ana tente vainement de le cacher. « Namého ! De un, je ne suis pas bourrée, surement 'pompette' mais pas bourrée ! Et de deux, je-marche-très-bien merci de t'en inquiéter ! » réplique-t-elle, se voulant indifférente, comme si cela ne l’atteigne pas, mais il est toujours aussi difficile de cacher la vérité à Dante. Elle est dans une bien mauvaise posture du à l'alcool et sa fierté l’empêche tout bonnement d’accepter. La fierté se lit donc pleinement dans son regard et Dante le devine bien vite. Confiant, il lui propose de cuver chez lui. « Et si tu crois un seul instant que je vais accepter de cuver chez toi, tu te trompes, » commençe-t-elle, affichant une moue boudeuse. Ana dégage le bras de Dante et fait un pas, puis deux en arrière, et ne fait pas attention à la porte qui se trouve juste derrière elle. « Je m'en sors très bien, je te signale que je sais ou j'habite!! Je n'ai pas besoin d'une nounou, » Ana ne veut pas dormir chez Dante pour des raisons personnelles qui ne tiennent qu'à elle. Il n'a qu'à la laisser tranquille et rentrer chez lui. Pourtant Ana est loin d'être en état pour rentrer seule, mais l'admettre ne fait pas partie de ses projets. Essayant à tout prix de garder la tête haute, elle pousse la porte et continue d'avancer d'un pas vacillant et incertain, mais garder l'équilibre devient de plus en plus difficile.



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Ven 19 Jan - 1:59 )
Ses yeux se ferment au contact de ses doigts sur son visage. La chaleur de sa peau, ses caresses l’ont rendu dépendant d’Ana. Celles de son ex compagne n’arrivaient pas à la cheville de l’effet ressenti à l’instant T. Dante a pourtant essayé de s’y faire, de se contenter de toutes ces choses fortes éprouvées pour sa collègue, mais depuis des années, il est piégé entre les griffes de cette brune qu’il a dans la peau, dont il ne peut se passer. Il suffit d’un regard, d’un mot, un petit geste, ou encore de la savoir dans la même pièce que lui pour que son cœur s’emballe. Sa vie pourtant réussie, lui semble moins vide dès que la proximité existante entre eux est faible. Ana ne l’ignore pas. Elle en joue même, sait mettre en valeur ses atouts, se montrer sensuel en sachant très bien qu’il ne renoncera pas à ce contact, qu’il ne la repoussera pas. Sa bouche embrasse son index, le capture une courte seconde, espérant gagner la partie, la convaincre de rester à ses côtés ce soir et il pense la victoire à portée de mains. « Ana. » Cette réponse est murmurée, ses lèvres s’apprêtent à kidnapper les siennes, mais tout est rompu si rapidement qu’il n’en a pas l’occasion. Il sent encore son souffle sur lui, le baiser arriver… Dante se sent comme un enfant à qui l’on vient de tendre un bonbon, avant de se le voir retirer. « Je n’ai pas oublié. J’essaie de tourner les choses en ma faveur. » De trouver les bons mots, la convaincre de lui laisser une chance. Rattraper le coup, recoller les pots cassés, il sait faire lorsque le Graal est la récompense et celui-ci porte un prénom en trois lettres. Il est prêt à beaucoup pour essuyer sa colère, effacer sa déception. Il ne peut cependant pas lui promettre une évolution dans leur relation, comme elle semble la vouloir d’après ses aveux confiés à demi-mot. Ce serait tellement plus simple de s’abandonner dans les bras l’un de l’autre, sauf qu’il y a d’autres éléments qu’il a toujours pris en considération et qui s’appellent : travail, horaires. Ses collègues arrivent à gérer, mais lui qui est un acharné, qui évite de prendre des jours de congés est souvent parti en vadrouille. Et cette relation, comme elle est actuellement, lui convient. Il craint qu’à vouloir toujours plus, tout se casse la figure. Cette magie entre eux est tellement belle, intense, qu’il n’a pas envie d’y renoncer pour une vie à deux, qui pourrait être malmenée par bien des raisons. Son manque de disponibilité, les annulations de possibles rendez-vous. Ca lui est souvent arrivé lorsqu’il était en couple avec Natalina de devoir reporter un repas et si elle était compréhensive, étant dans le milieu, il n’est pas certain qu’Ana le vive très bien. « C’est l’impression que ça te donne ? » Ana est pourtant la seule femme avec qui il a toujours été sincère, mais il arrive à concevoir cette pensée avec ses passages irréguliers. Dante décidait en lui envoyant un message et un moment lui était accordé. Ana se libérait pour lui et lui ne se posait aucune question. « Tu es ivre, je t’assure. Tu ne veux pas l’assumer, c’est tout. Ce serait prendre conscience que t’as voulu noyer je-ne-sais-quoi dans les nombreux verres que t’as ingurgité. » C’est un point dont il aimerait parler, mais la conversation s’arrête au moment même où elle se dégage de lui et se dirige vers la porte. Sans attendre, il la suit, pousse la porte dans un soupir, avant de se pencher vers Ana et la soulever dans ses bras. Elle est tellement légère qu’il n’a pas de mal à marcher dans la rue en la portant. « Ivre et bornée, comme à ton habitude. » C’est un trait de caractère qui lui plaît autant que ça l’agace. Les disputes, lorsqu’il y en a, sont parfois violentes, puisqu’ils ne passent pas par quatre chemins et qu’elle n’est pas du genre à baisser les armes pour éviter les conflits, mais elle ne lui a encore jamais avoué toutes ces choses. « Je ne suis pas une nounou, mais quand tu te réveilleras demain matin avec un bon mal de tête et personne dans ton lit, tu me remercieras ! » Si elle savait combien d’hommes semblaient être prêts à lui sauter dessus. Il ne souhaite même pas se l’imaginer. « La prochaine fois, bois avec des amis, ou chez toi. » dit-il, sèchement. Elle a joué l’imprudence, maintenant, Ana fera avec lui. « Qu’est-ce que tu veux Ana ? En quatorze ans, c’est la première fois que tu m’en parles comme ça. Tu cherches quoi ? » Ses bras se referment sur son corps, tandis qu’il continue dans le boulevard, profitant peut-être de sa langue qui se délie. « Ce qu’on a, c’est suffisant. C’est bon, c’est intense, ça dure. De quoi as-tu besoin de plus ? » D’une vie à deux, d’un appartement partagé ensemble ?  Il n’est pas certain de vouloir tout ça, lui.
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Sam 20 Jan - 18:36 )
Essayant à tout prix de garder la tête haute, elle continue d'avancer d'un pas vacillant et incertain, mais garder l'équilibre devient de plus en plus difficile. Au moment même où elle est sur le point de trébucher, Ana sent deux bras la rattraper. Et c'est sans se soucier plus que ça de ses bonnes résolutions prises il y a quelques secondes à peine que la jeune femme passe ses deux bras autour du cou de Dante alors qu'il la porte vers sa maison. Le nez enfoui contre son torse, elle devient silencieuse dans ses bras. Ce n'est peut être rien, mais Ana tient absolument à profiter de cette proximité. Elle garde les yeux fermés, reconnait son parfum familier qui vient chatouiller ses narines. Comme subitement drainée de ses forces vitales et exténuée par ses propres présomptions et doutes, Ana a un petit bâillement et porte une main à sa bouche. Elle est totalement subjuguée par le calme qui s'est emparée de tout son être en un rien de temps ; à croire que l'étreinte de Dante est tout ce qu'il lui faut pour que la tension de chaque muscle dans son corps se relâche. « Il me manque, » avoue-t-elle alors dans un murmure plus faible, la voix d'ores et déjà un brin pâteuse à cause du sommeil qui menaçait de pointer le bout de son nez à n'importe quel moment.  « Tu me manques, » Ana n'est pas certaine de vouloir en discuter – pas maintenant, en tout cas – car elle a peur de finir dans un état encore plus piteux que maintenant et de ne pas être en mesure d’arrêter le torrent de larmes. Même si elle sait que Dante ne risque sûrement pas de lui en vouloir pour cet instant de faiblesse, quelque chose l’empêche de craquer pour de bon ; la jeune femme a l’impression que dernièrement, elle a perdu le droit de complètement se laisser aller, car il doit avoir suffisamment de choses à gérer et qu’elle ne veut aucunement devenir un fardeau. « Je crois que -- je me sens seule, » Parler de toutes ces choses à quelqu'un les rend plus réelles qu'elles ne l'ont jamais été et même si Ana a voulu repousser ce moment autant que c'est possible, elle sent qu'elle ne peut pas continuer à mentir à Dante. « Ce n'est qu'une mauvaise période, ça ira sans doute mieux d'ici deux trois jours, » affirme-t-elle d’une petite voix qui laisse d’ores et déjà sous-entendre que c’est loin d’être la vérité. Elle demeure toutefois persuadée que le moment est mal choisi et préfère reporter la discussion qui la préoccupe depuis déjà quelques temps à plus tard. « C'est suffisant pour toi, Dante, seulement pour toi, » rétorqua-t-elle d'un ton qui sonna plus blessé qu'elle ne l'avait voulu, sans manquer d'exagérer sur l'ironie insufflée dans chacun de ses mots. « Il faut que tu saches, que -- que tu n'es pas venu au bon... moment de ma vie, » Ana sait très bien que Dante veut obtenir les réponses à ses questions. La jeune femme n'est pas à l'aise avec l'idée de lui cacher des choses aussi importantes la concernant, mais ses craintes n'en disparaissent pas pour autant, - elle redoute toujours autant qu'il cherche à la rassurer et la convaincre que tout ne va pas aussi mal alors qu'en réalité, si. Elle s'est accordée beaucoup de temps pour accepter ce qu'elle est aujourd'hui et se faire à cette idée sans être submergée par la tristesse, la peur ou simplement la colère mais elle savait que Dante est bien plus têtu et obstiné. Elle sait aussi que ses possibles tentatives de la réconforter vont avoir l'effet opposé à celui escompté et qu'il réussit certainement à remettre en question une vérité qu'elle s'est pendant longtemps efforcée à assimiler. « J'ai pas envie d'en parler, pas maintenant en tout cas, et -- et je voudrais que tu respectes ça, s'il te plaît. » Relevant finalement la tête pour le regarder et essayant de sourire faiblement sans penser à l’air déplorable qu’elle devait avoir, c'est presque timidement qu’elle murmure près de son oreille : « C'est juste que... je suis simplement... » s'interrompant dans son élan, elle hésita un peu avant de continuer. Elle cache de nouveau son visage dans son cou. « Je suis fatiguée et sur les nerfs. » Si seulement il était au courant. Essayant de ravaler ses larmes, Ana a les yeux qui piquent tellemen tqu'elle ne voitt plus rien et elle a la sensation qu'un trou béant a été laissé dans sa poitrine.



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Dim 21 Jan - 0:43 )
Son frère. Dante ne tarde pas à comprendre que la première personne concernée est cet homme qui est parti un peu trop vite. Son jumeau a laissé un vide après son départ. Il ne l’a pas vécu, mais le comprend très bien. Son père de cœur est souffrant et même s’il se refuse à penser au pire, il ne peut s’en empêcher. S’il disparaissait, il se sentirait aussi perdu qu’Ana en ce moment. La voir dans cet état lui fait mal au cœur. Dante aimerait la protéger du monde extérieur, de ses démons, lui souffler qu’elle n’a pas à s’en faire, qu’il est là et que dorénavant, ils n’attendront pas une année entière pour se voir, mais il n’est pas certain que ce soit le bon moment pour ça. Il doute qu’elle se rappelle de ses confidences tant le taux d’alcool qui coule dans ses veines doit être énorme. « Toi aussi tu me manques. » C’est sincère. Chaque année, elle ne cesse de le hanter. Il lui suffit d’écouter un morceau italien pour se rappeler de certains moments passés ensemble, ou d’un mot, d’une phrase dans une conversation pour le ramener vers Ana. Et les odeurs fruitées. Evidemment qu’il l’a dans la peau cette femme et, en ne se mettant aucun bâton dans les roues, il pourrait lui donner bien plus s’il ne pensait pas constamment au travail. Elle finirait par le détester, lui, ses absences. N’est-ce pas ce qu’elle ressent d’ailleurs ? Ce sentiment de solitude est poignant, pesant. Ana n’est pourtant pas seule, mais il a conscience de l’abandonner à chacun de ses départs. « Je suis désolé, je n’ai pas été très présent pour toi. » Quelques jours par-ci, par-là, ce n’est pas ce dont elle a besoin. Il lui faut quelqu’un qui sache être disponible dans la semaine, qui réponde présent à chacun de ses appels, ses messages. Ana a besoin d’un homme sur qui s’appuyer, poser sa tête, partager un poids trop lourd pour ses épaules. « On pourrait s’éloigner un week-end ensemble si tu veux. » Son père adoptif n’est pas au mieux de sa forme, mais est pris en charge par une infirmière et un très bon médecin, alors même s’il culpabilise de partir en le laissant derrière lui deux jours entiers, il sent que la jolie brune doit se ressourcer. « Et on parlera de tout ça… De nous. » De ce qu’ils pourraient décider pour rendre les choses plus simples. Si elles le sont plus ou moins pour lui, Ana en souffre. Impossible de se mettre des œillères plus longtemps. « De ce moment de ta vie qui n’est apparemment pas le bon. » Et c’est l’incompréhension. Les instants les plus mauvais, les plus durs, Dante peut les affronter avec elle, l’aider à se relever, la réconforter. S’il acquiesce d’un signe de tête, en silence, les interrogations se bousculent dans sa tête, s’embrouillent. Si ce bout de femme a commencé à se confier, c’est que le sujet ne doit pas rester au fond d’elle. « Quand tu voudras, mais ce serait bien que tu m’en parles. Tu ne peux pas tout garder pour toi. » Ca va finir par la bouffer, la consumer de l’intérieur.

Arrivé en bas de son immeuble, Dante l’aide à reposer ses pieds sur le sol. Il se permet de fouiller dans les poches de son manteau pour récupérer ses clés et profite de cette proximité pour se rapprocher. Sa main libre se place sur sa taille, la pousse doucement contre le mur, l’autre, toujours à l’intérieur de sa poche, s’agrippe au tissu. « J’ai déménagé. Ma mutation a été acceptée. » confie-t-il, en apercevant ses yeux humides. Dante sort ses clés, puis du bout des doigts, caresse sa joue avec tendresse. « Tu te posais la question, à savoir ce que je faisais ici… Tu as ta réponse. Alors… Tu vois, même si entre nous, tout reste compliqué, je suis là. Tu n’es pas seule. » Et il tient à ce qu’elle en soit certaine, qu’elle ne doute pas de lui. « Tu ne l’as jamais été. Je pensais à toi de là où j’étais. » Ana n’a jamais été seule. Il l’a dans la peau. Elle est ancrée dans sa tête, n’en ressort jamais. Peu importe les rencontres qu’il peut faire, ce sera toujours elle en premier, parce que c’est elle qui l’a séduit, parce que leur relation est tout sauf ordinaire. « Tu m’es importante. Depuis le temps qu’on se connaît, tu devrais t’en douter. » Depuis 2003, c’est tout de même quelque chose. Il n’a jamais fréquenté une femme aussi longtemps.


@Ana Vitti, prends soin de toi, d’Aria et Ana. I love you
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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le Ven 26 Jan - 22:39 )
Ses yeux croisèrent finalement ceux de Dante et elle réalise, non sans que ses joues ne virent aussitôt au rouge, que leurs visages sont si proches qu'elle peut sentir son souffle chaud contre sa joue. Elle pourrait y passer des heures, à se plonger dans la douceur chocolatée de ses yeux qui n'ont jamais reflété de plus grande tendresse. Lorsque son pouce redessine lentement le contour de son menton, Ana essaie de se rappeler intérieurement qu'elle ne doit pas oublier de respirer. Redoutant un bref instant qu'il ne remarque à quel point elle est tremblotante, telle une feuille en plein hiver, Ana est cependant débarrassée de toutes les questions qui trottent dans sa tête. Tous ses doutes et toutes ses pensées s'évanouissent et se dissipent en une fraction de seconde, dès l'instant où les mots de Dante franchissent ses lèvres. Elle a espéré de tout son cœur entendre les mots qu’il vient à présent de prononcer. J'ai déménagé, ma mutation a été accepté. Il sera là aujourd'hui, demain et les jours à venir. Et même si Ana n'a jamais été mise au courant d'une quelconque mutation, un léger sourire s'étire sur ses lèvres. Il n'en sait rien, mais Ana est heureuse à l'idée de savoir que pour une fois, il ne la lâchera pas. Qu'il sera là, à ses côtés. Déboussolée, Ana ne peut s'empêcher de déposer ses lèvres contre les siennes dans un baiser qui ne ressemble en rien au précédent. C'est comme s'il était... plus important. Qu'il a une signification bien particulière. Interrompant avec un grand mal le baiser, à bout de souffle, Ana le regarde avec une inquiétude qu'elle ne cherche plus vraiment à cacher. « Cela veut dire que...tu restes ici? Définitivement? » Elle sait qu'elle doit arrêter de réfléchir autant, surtout à ce moment précis. N'a-elle pas désiré un peu de paix, de bonheur ? Après une brève inspiration, comme pour rassembler tout son courage, elle finit par glisser ses deux mains autour de la nuque de Dante, l'embrassant de nouveau avec une fougue insoupçonnée qui parait les surprendre tous les deux. Arrêter de réfléchir, profiter du moment présent, voilà ce qu'il lui faut. Dante vient de lui avouer qu'il pense à elle constamment, qu'elle est importante pour lui et cela, malgré les années et qu'elle n'a plus aucune raison de douter. Elle laisse ses doigts se glisser dans ses cheveux bruns, alors qu'elle vient couvrir sa joue de baisers. « Je ne veux pas que tu t'en ailles. » Tu me manques tellement que j’ai parfois l’impression que je ne me remettrais jamais de tes départs. Elle ne peut pas s’empêcher de se dire que c’est incroyablement mal d’être avec Dante. C’est mal d’être avec lui, mais cela sonne incroyablement juste. Il ne l’apprécie pas pour les mêmes raisons que tous les autres, mais pour ce qu’elle est derrière le masque et les faux semblants. Et elle ressent pour lui un sentiment indescriptible et confus ; un subtil mélange de désir, de tendresse et de reconnaissance. Tout ça à la fois. Reprends-toi, gronde une voix intérieure mais faisant la sourde oreille, Ana se laisse aller, se laisse tomber. « il faut que je te dise quelque chose, je -- je ne m'appelle pas Ana. Enfin si, c'est juste un surnom qu'on m'a donné, une sorte de diminutif. » Elle hésite à nouveau. « Mon vrai prénom est Anastasia. Je m'appelle Anastasia, mais -- mais je préfère qu'on m'appelle Ana. » Consciente du fait qu'elle est plus que ridicule, Ana ne peut s'empêcher de rire comme une idiote, puis de le regarder avec un fin sourire. Elle n'ose plus rien dire, de peur de briser ce silence lourd de sens qui s’était installé entre eux. Alors, naturellement, elle approche de nouveau son visage du sien, reste quelques courtes secondes en suspend. Et puis finalement, elle cède et posa ses lèvres sur les siennes. Pour la seconde fois de la journée, un frisson parcourt sa colonne vertébrale. Elle sent un essaim de papillon s’envoler au cœur de ses entrailles. Rien ne sonne plus juste que ça. « Tu devrais rentrer, » Essayant toujours de retrouver une respiration moins irrégulière, ses yeux continuent de briller d’une étincelle différente, le chocolat de ses iris s’assombrissant sensiblement sous le désir. Comme si rien n'est prémédité, ses lèvres frôlent délicatement la ligne de son menton. Ana attends quelques secondes avant de se hisser sur la pointe des pieds et murmure à son oreille : « Parce que si je ne m’arrête pas maintenant, je ne pourrai plus m’arrêter tout court. » confesse-t-elle dans un souffle lascif qu'elle fait courir sur sa nuque.

Ana se précipite dans quelque chose qui la dépasse complètement. Une part d’elle lui hurle de cesser tout de suite de compliquer la situation. Mais comme toujours, Ana Vitti n’accorde que très peu d’intérêt à la raison. Embrasser Dante a un goût de liberté, il lui rappelle sa vie d'autrefois, quand tout allait bien. Le contact de ses lèvres sur les siennes fait naitre un sentiment de bien-être qui enflamme ses entrailles et se répand dans chaque parcelle de son corps. Elle se sent bien. Et puis, pire que la crainte de le perdre, il y a ce malaise qui ne l’a quitte depuis la dernière fois qu'ils se sont vus : Ana a été capable du pire, a côtoyé la tristesse, la colère et l'addiction  et elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle le blessera un jour. Quand la vérité éclatera.



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Sujet: Re: [Terminé] Ana | Tout va bien ? ( le )
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