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- They say an end can be a start. UC. -

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Valente PaludiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: They say an end can be a start. UC. ( le Ven 22 Déc - 19:10 )
La force d'un homme est de survivre en attendant que son monde s'illumine grâce à un échange, à une rencontre, même s'il croit être abondonné.
Valente Paludi
rôle inventé
Identité :On ne peut se mentir, Valente ne cache en rien les origines de son porteur. Paludi ne déroge pas à la règle. Val est le surnom qu’on lui a trouvé. Autrefois, certains l'appelaient Valou.

Naissance :C’est un vendredi 19 mai 1978 qu’il voit le jour à Florence. Il n’y restera pas longtemps avant que ses parents ne l’emmènent faire le tour de monde. Il a cessé de suivre leur chemin il y a peu et aujourd'hui, âgé de 39 ans, il s’est fixé à Naples sans autre but que de se confirmer dans le plan professionnel.

Origines :L’Italie coule entièrement dans ses veines. Pourtant, il se dira un enfant du monde. Ayant beaucoup voyager, il s’est imprégné de diverses cultures. Si bien que l’Italie n’est qu’une de ses terres parmi tant d’autres. S’il s’y est installé actuellement, il a la conviction que bientôt, il retournera explorer le monde.

Statut :Angelasexuel aurait été ce qu’il désirait être toute sa vie. Malheureusement, il en sera autrement. Marié à vingt-six ans, il perdra l’être aimé à seulement vingt-sept, devenant veuf. Son monde s’effondra à l’instant où il sut qu’il l’avait perdu. Elle était l’unique femme qui l’avait tiré de ses penchants homosexuels. Après qu’elle lui fut arraché, il n’a plus eu la foi de se battre pour croire à une vie amoureuse normale. Il a tiré un trait sur son cœur.

Métier :Grâce à des études et surtout à des relations qu’il doit aux frères de son père, il est devenu le PDG du magazine Vogue. Il a également un nom d’emprunt qu’il utilise pour vendre ses toiles, peintre depuis le début de son adolescence.

Argent :Bien qu’explorateur, les parents de Valente étaient aussi issue d’une riche famille. Il a hérité à leur mort d’une jolie fortune. Vivant des subventions pour leurs expéditions, les Paludi n’ont jamais vraiment utilisé leurs argents, détestant même cet aspect du monde. Valente n’a pas hérité de tous leurs idéaux.

A Naples depuis :Depuis cinq ans, en 2012, suite à la demande de son oncle.

En plus de leur fortune, Valente a hérité de la générosité de ses parents. Penser à lui n’est pas sa priorité. Il préfère tendre la main aux autres. Il reste quelqu’un de très économe. Ayant fait des études dans la finances, il sait gérer son argent. Les millions amassés par les Paludi au fil des générations pourraient monter à la tête de bien des hommes, mais Valente n’est pas cupide. Il a passé des années sans toucher à tout cet or. Aujourd’hui, il s’avère un peu plus dépensier et goute au confort de la nouvelle technologie. Il lui arrive de parler, seul, dans sa maison afin de commander son assistante artificielle.
Depuis le décès de sa femme, Valente s’est refermé, ne laissant que peu de gens entrer dans sa vie. Il n’est pas associable. Il a même beaucoup de facilité à engager une conversation, à éveiller l’intérêt des gens. Il sait séduire et se montre plutôt charmeur malgré lui. En revanche, il a décidé de ne plus s’attacher aux gens. Dès qu’il sent que l’affection se pointe, il fuit, incapable de gérer ces sentiments. Il ne veut plus aimer. Pas si ça signifie qu’il causera de la souffrance. Autrefois, il était cet homme tactile qui entourait ses bras autour de ses amis pour une étreinte chaleureuse. Il riait, taquinait, sans la moindre peur de s’engager. Les blessures de son passé l’ont profondément changé. Il n’en reste pas moins séducteur. Il ne se refuse pas aux plaisirs charnelles. Il ne veut simplement pas que les sentiments s’en mêlent.
C’est un passionné. Il s’implique lorsqu’il se lance dans quelque chose : que ce soit un projet, son boulot ou un simple roman. Même s’il pense toujours à elle et s’en veut toujours aujourd’hui, Valente est un homme apaisé. Il est très calme et il est difficile de le faire sortir de ses gonds. Il pense que la richesse d’un homme, c’est le bien qu’il répand. Alors il s’énerve très peu, sauf peut-être envers lui-même. Tendre avec les autres, il est loin de l’être avec lui-même.

poids :
78 kg
alcool :
2 verres
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
J'aimais tant l'aimer Nolwenn Leroy


Conclusion de votre vie Valente a longtemps refusé d’être ce qu’il était réellement. Aujourd’hui, il accepte d’être ce qu’il n’est pas : un meurtrier. Pour lui, il est le seul responsable de la mort de la seule femme qu’il ait jamais aimé. S’il a appris à vivre avec ce fardeau, ça le hante chaque jour. SI bien qu’il s’inflige de ne plus être aimé comme elle a pu l’aimer. Malgré cela, Valente est un homme qui a accompli de grandes choses. Aujourd’hui à la tête d’un magazine de mode, il s’applique à le gérer comme avait pu le faire son oncle avant lui. Il a perdu de nombreuses personnes dans la vie et son côté solitaire le conforte dans la torture qu’il s’inflige. Lui qui voulait fonder une famille lorsqu’il n’avait que 24 ans, aujourd’hui nombreux sont ses rêves qui se sont évanouis dans ses drames.

(un) [4 septembre 1984] Il part pour la première fois avec ses parents en expédition. Il fera sa première rencontre avec un peuple indigène.  Il n’est âgé que de 6 ans. Son frère Aldo à 3 ans, mais ne fait pas parti du voyage. (deux) [24 février 1987] A l’âge de 9 ans, il entre dans une école à Avezzano. Ses parents pensent que leurs enfants ont besoin de côtoyer le monde, celui qui les entourerait s’ils n’étaient pas explorateurs. C’est dans cet établissement que Valente rencontrera pour la première fois ce qui deviendra son meilleur ami, Dante.  (trois) [8 Juin 1988] Une longue mission attend les Paludi qui arrache leur enfant de leur scolarité pour les emmener avec eux. Les cours se font grâce à eux et à un professeur particulier qui les suit dans leurs voyages. C’est la première fois que toute la famille participe à un tel périple. Même la petite sœur les accompagne. (quatre) [3 septembre 2000] Il a suffi d’une rencontre pour chasser les démons de Valente. Croyant, il a longtemps cru que ses attirances envers les garçons étaient interdits. Bien qu’il est loin d’imaginer leur avenir ensemble, la jeune femme avec qui il se lie d’amitié, grâce à Dante, deviendra rapidement un béguin, puis une relation sérieuse et passionnée. (cinq) [17 mars 2002] Les cloches de l’église sonnent. Valente épouse Angela sous le regard bienveillant de la famille. Ils achètent une maison à Naples et malgré leur envie de fonder une famille, les deux jeunes amants poursuivent leurs études.   (six) [9 novembre 2003] A 25 ans, une fête d’étudiant à laquelle il ne voulait pas participer bouleversera sa vie. Sous l’emprise de stupéfiant, il grille un feu rouge et est percuté par un camion. Sa femme sera tuée sur le coup. Lui en sera ravagé.  Il devra supporter son poids grâce à une canne pendant plusieurs mois. Mais sa plus grande blessure se situe au niveau du cœur. (sept) [23 mars 2004] Après plusieurs mois d’absence, les corps de ses parents sont retrouvés. Abattu par les peuples qu’ils défendaient pourtant, les traces prouvent que leurs morts le furent par brèves et indolores. Bien qu’ils s’y étaient préparés, c’est Aldo, son jeune frère qui a le plus de mal à accepter cette disparition. (huit) [12 octobre 2005] Après une lutte acharnée pour combattre son vice, Aldo meurt d’une overdose. C’est Valente qui le retrouvera, une photo de famille à ses côtés. Il a pourtant tout tenté pour l’aider, ça n’aura pas suffi. (neuf) [1 janvier 2007] Sur un coup de tête, Valente fuit Naples et décide d’entrée dans un monastère afin d’y suivre une retraite spirituelle. Pendant plus de dix mois, il prit, il médite, il se redécouvre, tout ça sans un bruit provenant de sa bouche puisqu’il a fait vœux de silence.  (dix) [27 octobre 2012] Accepte la proposition de son oncle et reprend le magazine Vogue, devenant son PDG. Il voit cela comme un défi, mais aussi une façon de se resocialiser. (en vrac) Jeune, il a vu du pays. Si bien qu’il a appris plusieurs langues. L’italien bien sûr, mais aussi l’anglais, le français, l’espagnol et le portugais. Il a également quelques notions de quelques langues dans les pays où il a séjourné durant son enfance, mais serait incapable de tenir une conversation. – Il aime les sensations fortes, n’hésitant pas à se mettre en danger pour se sentir vivant. Ça a été sa meilleure thérapie. – Il défend de nombreuses causes, n’hésitant pas à apporter un soutien financier à certaines. Il a ouvert un foyer pour aider des jeunes à sortir de la drogue. Cela ne remplace pas les cures de désintoxication, mais il y a un réel accompagnement et des psychologues pour aider ces gens – Il aime la musique, notamment celles qui lui rappellent ses voyages à travers le monde – Il peint des tableaux depuis son adolescence. Il a commencé à vendre ses toiles à la mort de sa femme. D’abord pour s’en débarrasser, puis pour partager son univers. Il utilise pourtant un pseudonyme et personne ne connait le visage de celui qui réalise ses toiles. – Il joue très bien du piano ayant pris des cours plus jeune. Il aimait charmer Angela en lui chantant une chanson de sa voix grave, accompagné de cet instrument – Il a d’ailleurs un piano à queue dans son salon, un modèle D-274. Il lui arrive de jouer du Bach, du Chopin ainsi que du Mozart. Son morceau préféré provient d’un film français : « Comptine d’un autre été : L’après midi » de Yann Tiersen – Les cauchemars le poursuivent depuis des années. Il se réveille souvent en pleine nuit, noyés de sueurs, le cœur battant à tout rompre. Il se souvient toujours des dernières images : Deux phares se rapprochant dangereusement - Il a une pièce dont il est le seul à avoir le droit d’entrer. Il y peint parfois et y entrepose ses toiles. Personne n’a connaissance de ce que cette pièce contient, ni de ses œuvres. La pièce est fermée à clé par sécurité -  La plupart des proches de Danilo ont quitté ce monde. Il ne reste plus que sa sœur, mais elle a quitté son monde. Il n’a plus de contact avec celle qui s’est prise d’amour pour un peuple reculé. Il pense souvent à elle, elle lui manque. Mais il respecte son choix - l a une pièce consacrée à la lecture. Les murs sont bordés de livres lui donnant l’aspect d’une véritable bibliothèque. Il y a de tous : des romans de tout genre, des essais, des encyclopédies, des mémoires... Il aime y lire lorsque le temps le lui permet. Ce lieu possède également un platine vinyle moderne à l’apparence boisée afin d’y écouter ses morceaux préférés.
ton groupe :BARBARESCOton avatar :Luke Evans


pseudo, prénom :Djoan, Yohan. combien de bougies ?32 ans encore. d'où viens-tu ?HDF- Picardie pour les intimes.comment t'as atterri ici ? .




Le temps s'écoule, les cicatrices restent. Panser les blessures, c'est tout ce que je peux faire.
©crack in time


Dernière édition par Valente Paludi le Lun 8 Jan - 23:09, édité 4 fois
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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Ven 22 Déc - 19:10 )
Chapitre 01.La naissance d'une vocation
La chambre n’a jamais été aussi bien rangé. Rien ne traine sur le sol. Tout est à sa place et un nettoyage a été effectué. Pourtant, Valente ne peut s’empêcher de songer à la poussière qui tapissera le sol à leur retour. Devant une valise ouverte, son petit frère regarde sa peluche favorite, il est en pleine réflexion. « Je prends pas Paul parce que je suis grand maintenant. Je suis plus un bébé. » L’aîné à un sourire aux lèvres. Il s’amuse de voir Aldo vouloir grandir trop vite. Il sait qu’il est son exemple et que, du haut de ses onze ans, il a le devoir de le protéger, le conseiller. « Tu devrais quand-même le prendre. Il va te manquer là-bas. Tu n’en trouveras pas des comme ça là-bas. Et puis c’est Paul, il va s’ennuyer sans toi. » Le plus jeune l’observe à présent avec une légère suffisance, si comique pour son âge : « Mais c’est une peluche Valou. Il ne peut pas s’ennuyer. C’est pas vivant. » Valente lui sourit. Il aime que son petit frère lui fasse la leçon. Il est grand maintenant et il compte bien lui faire comprendre. « Très bien, comme tu veux. » Il se dirige vers la bibliothèque, tout en jetant des coups d’œil à Aldo qui fixe toujours sa peluche, puis la place délicatement sur son oreiller. Prenant quelques livres qu’il se hâte de mettre dans sa valise, Valente ressent soudain de la peine en contemplant cette scène. Il connait son frère. Il sait qu’il regrettera son choix. « Les garçons. Vous descendez, nous allons chercher votre sœur et nous reviendrons chercher vos affaires. Descend les valises Valente. » ordonne leur mère, la voix presque chantante. Aldo se précipite vers la sortie et quitte la chambre, laissant le grand frère face à sa solitude. Il observe la pièce, inspire un bon coup et imagine déjà le moment où ils reviendront de leur voyage.

Dans quelques heures, ils voleront vers l’Inde pour y passer quelques mois. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’engagent dans de tel voyage. Les Paludo sont, ce qu’on appelle, des explorateurs. Ils organisent toutes sortes d’expéditions à travers le monde afin d’y faire diverses découvertes. Ce qu’ils apprécient le plus est d’approcher des peuples isolés. Ils les observent, prennent des notes, s’intéressent à leurs cultures. Lorsqu’ils peuvent aller à leurs rencontres, ce qui n’est pas toujours le cas, ils leurs présentent leurs enfants une fois qu’ils ont instauré un climat de confiance. Dans les cas où l’attitude du peuple ne le permet pas, les enfants sont laissés dans un village accompagné d’une nounou. Tout ceci n’est pas qu’une affaire de curiosité malsaine. Si ces parents s’immiscent dans des civilisations qu’ils ne devraient pas déranger, c’est aussi pour défendre ses peuples reculés et protéger leur territoire de la mondialisation ou des exploitations qui détruits des environnements depuis quelques années. Valente a conscience de tout ça. Son frère lui, n’en est pas encore à ce stade. Alors qu’il pense rejoindre la famille, Val s’arrête et observe ce pauvre Paul. Il revient sur ses pas et ôte deux bouquins de ses propres bagages bien remplis. Après les avoir replacé dans la bibliothèque, il se saisit de la peluche et l’engouffre dans sa valise. Ce n’est qu’après qu’il descend au rez-de-chaussée, les deux valises en main, afin d’y retrouver ses parents pour aller chercher leur jeune sœur de quatre ans nommé Agata.

Les rues grouillent de monde. La langue est encore incompréhensible pour les enfants Paludo. Pour ne rien arranger, la personne qui s’occupe d’eux leur parle la langue du pays. Cela fait partie de leur apprentissage. Apprendre un minimum la langue des pays qu'ils visitent. Les quartiers Indiens n’ont rien à voir avec Florence. C’est bien plus animé, il y a beaucoup de mouvement. La chaleur est parfois étouffante. Pourtant Valente apprécie ce nouveau monde. Il n’est pas rassuré pour son jeune frère qui lui serre la main, apeuré par ce monde, et sa jeune sœur qui tire son autre main, curieuse de tout. A l’approche d’une rue commerçante, l’aîné ne peut qu’être attiré par un stand présentant divers tableaux. Noyés par la culture de ce pays, il voyage dans son propre voyage à partir de cet art qui n’appartient qu’à cette région du monde. Le vendeur fixe d’un air amusé le jeune garçon. Il remarque ses yeux scintillants, absorbés par les motifs de ses toiles. Il aurait sans doute préféré être remarqué par un touriste adulte, amoureux des œuvres et près à y mettre le prix. Pourtant, il ne peut être que satisfait de l’effet que ses créations provoquent chez ce petit garçon. Il ne le sait pas, Valente ne le sait pas lui-même à cet instant, mais il est face à son avenir.

Depuis qu’il a vu ces toiles, il ne peut s’empêcher d’y penser. A l’aide de leur nounou, il a pu acheter du matériel afin de s’exercer à cet art. C’est un garçon passionné, qui a soif d’apprendre. Val est déterminé. Il trace des traits depuis plus d’une heure sur une feuille afin de travailler sa précision. Sa sœur est à ses pieds, jouant calmement à sa poupée. Aldo lui est dans une autre pièce. Depuis deux heures, il est inquiet pour ses parents. Son père lui avait promis de partager le goûter avec lui. Seulement, ils ne sont pas encore rentrés et les aiguilles de l’horloge s’approchent dangereusement de l’heure du dîner. Valente n’est pas en reste lui non plus, mais il a déjà connu ces retards dans d’autre pays. Au Brésil, en Afrique, en Indonésie, Il sait que la curiosité de ses parents les entraîne parfois dans les méandres du temps. C’est lorsqu’Aldo entre dans la pièce, les joues ruisselant de larmes et tentant malgré tout de pleurer en silence, que l’aîné s’arrache à ses croquis. Il se précipite vers son jeune frère et lui demande paniqué : « Qu’est-ce qu’il y a ? Tu t’es fait mal ? » L’enfant renifle péniblement, tout en secouant la tête de gauche à droite. Face à ma mine interrogative de son grand frère, il explique : « Je veux...papa et maman ». Valente ne trouve rien d’autre à faire que de l’enlacer. Dans son étreinte, il essaie de le rassurer. Dans son étreinte, il a une idée. Il saisit son frère par les épaules et l’invite : « Viens avec moi. » Il lui prends la main et lorsqu’il arrive dans la chambre, Val se dirige vers sa valise. Fouillant dedans, sous l’air perplexe d’Aldo, il en sort une peluche. « Paul ! » S’exclame le petit frère en saisissant le petit ourson et le serrant dans ses bras le sourire retrouvé. Ils s’assoient sur le lit et le grand tente de rassurer le petit : « Tu sais, papa et maman sont parfois en retard. Ça arrive. Ils ont beaucoup de chose à faire. Mais je suis sûr qu’ils seront bientôt de retour. » Il essuie les larmes d’Aldo qui l’observe un instant. Sa seule réponse est de poser sa tête sur ses cuisses, se recroquevillant sur le lit. Val caresse sa nuque, il pense à ses parents. Il ne sait pas qu’ils s’afférent à une aventure périlleuse. Depuis quelques mois, ils sont obnubilés par le peuple des sentinelles. Ce peuple très sauvage qui n’hésite pas à protéger leur île de leurs flèches affûtées. Il s’inquiète aussi, comme souvent. Mais il ne doit rien montrer à son frère. Ce dernier finit par s’endormir.

A son réveil, Aldo s’émerveille comme un matin de Noël. Ses parents sont installés à table et racontent leurs aventures à Valente qui les écoute attentivement. Ainsi, ils ont pu les approcher en longeant l’île avec leur bateau. Ils n’ont pas mis un pied sur la rive, se contentant de leur offrir des noix de coco en les balançant sur la plage. Le contact ne dura que quelques minutes avant de les indigènes ne disparaissent dans la forêt. Ils savent ce qu’il y a à protéger à présent. Il leur aura fallu sept mois pour préparer cette rencontre sur place. Ils pensent maintenant à retourner à Florence laissant ce peuple vivre leur vie paisiblement. A leur retour au pays, Valente suppliera ses parents pour qu’il lui offre des cours de dessins.


Chapitre 02.L'acquis ne l'est jamais éternellement.
La rue semble calme d’un premier abord, mais il suffit de marcher un peu pour entendre les murs résonner. Dans une petite banlieue tranquille, l’agitation s’est accaparée une maison, provoquant les regards discrets des voisins qui prient pour que cela ne dure pas toute la nuit. Il est dix heure du soir. Parfois, l’air de la chanson devient reconnaissable lorsque des jeunes ouvrent la porte pour se fumer une clope et l’on reconnait Den Harrow chanter Don’t Break my heart. Il y a même un groupe qui discute, la bière à la main, sur la pelouse en se trémoussant légèrement sur les basses qu’ils devinent. Ce n’est pas une party comme on en voit dans les films, il s’agit juste d’une petite fête d’étudiant.

Une voiture se gare sur le trottoir. A l’intérieur un jeune homme châtain observe la demeure, septique. Sur le siège passager, elle lui sourit, amusée par sa réserve. Valente a vingt-sept ans et se croit trop vieux pour ces soirées. Sa compagne, Angela, n’est âgée que de vingt-deux ans et se sont ses amis qui s’amusent à l’intérieur. Elle retire les clés du contact : « Arrête de t’en faire, on va passer un bon moment. » Il a toujours été cet homme prudent, conscient de la bêtise des jeunes. Il est déjà passé par là. Il n’a jamais été un mauvais garçon, loin de là. La rébellion de son adolescence, il l’a maîtrisé, comme l’on garde précieusement un secret. Ce combat qui nous hante à l’adolescence est l’instant où l’on apprend à savoir qui nous sommes afin de l’affirmer. Valente a très vite su qui il était et il ne lui est jamais venu à l’idée de l’accepter, refoulant chacune des pensées qu’il imaginait inapproprié pour un homme de sa classe. L’époque peut-être, où l’idée de ce qu’il espérait de sa vie. Les lèvres de sa compagne se plaque contre les siennes alors qu’il reste songeur. Cela a pourtant le don de l’apaiser. Angela, il l’aime d’un amour inconditionnel. Elle est sa meilleure amie, sa confidente, sa muse, son âme sœur. Elle est aussi celle qui l’a sauvé de ses égarements. En elle, il voit la seule femme qu’il peut aimer, désirer. La seule femme avec qui il projette d’avoir des enfants. La seule femme qui lui permet d’avoir une vie normale. Plus jeune, il avait bien compris que les courbes d’une femme lui faisaient moins d’effet que les traits carrés d’un homme. Pourtant, il en était tombé amoureux. Sa douceur, sa beauté et surtout son rire avaient fini par le mener là où aucune femme n’avait su le porter. C’est pour cela qu’il l’avait demandé en mariage et qu’ils s’étaient dit « oui » quelques mois avant cette soirée. C’était l’histoire d’une évidence. Elle quitte ses lèvres et il se sent désarçonné. Elle a ce sourire, celui qui l’oblige à tout accepter d’elle. « Très bien » lance-t-il, sortant de la voiture, vaincu. Il pose son bras sur le toit et y place son menton : « Mais pas d’alcool, ce soir. On est d’accord ? » dit-il d’un air presque implorant. Elle acquiesce, mais n’omet pas de lui rappeler un détail : « Tu sais, la plupart des gens sur cette terre sont le fruit d’une soirée trop arrosé. ». Val observe la rue déserte autour de lui avant de rétorquer à voix basse : « Mais eux n’ont peut-être pas de difficulté à concevoir. » Ainsi, ils se rejoignent, entrelacent leurs doigts et s’avancent vers le perron. Ils ne toquent pas, ils entrent directement. Noyé par la musique rythmée, il a le réflexe de retenir sa respiration et de froncer les yeux lorsqu’il passe la porte. Il n’est là que pour elle. Pour lui faire plaisir.

Assis sur le canapé, Valente n’a pas oublié sa règle. Il porte un gobelet à moitié plein de jus d’orange et fixe la table basse en écoutant un jeune homme lui parler d’un avion, pouvant transporter plus de cent cinquante passagers, ayant effectué son premier vol en France, mais dont il peine à trouver son nom. Bien qu’il semble ailleurs, il décide de l’aider : « L’A320 » L’autre tape dans ses mains, victorieux comme si l’avait dit lui-même. Mais Val est trop concentré pour lui en tenir rigueur. Son épouse s’avance vers lui, une mine qu’il connait trop bien sur son visage. Elle s’installe à côté de lui et lui propose : « Les copines ont un truc sympa. Je pense que j’aimerai essayer. » Angela sort alors une roulée, observant son compagnon. Val a les yeux ronds. Il sait de quoi il s’agit. Il pense également savoir ce que cela provoque. Pourtant, il l’écoute se lancer dans un argumentaire, insistant sur le fait de ne pas mourir con. Il doute, mais maintenant il comprend aussi l’odeur qui nargue ses narines depuis qu’il est entré dans cette maison. « On avait dit qu’on se tenait un carreau. » « On avait dit pas d’alcool. » Il fait la grimace et elle comprend tout de suite ce qu’il tente de lui faire comprendre. Pourtant, à son grand étonnement,Val soupire : « Bon, très bien. Mais tu ne feras pas ça toute seule. » Le visage d’Angela est rayonnant. Lui a l’impression qu’il aurait pu remplacer sa bague de fiançailles par de la marijuana lors de sa demande que cela aurait eu le même effet. Il demande un briquet à son voisin et s’occupe d’allumer le joint. Ils se feront tourner la roulée jusqu’à la consommer entièrement.

Il n’a jamais été aussi détendu. Son sourire ne quitte plus son visage. Les discussions les plus sérieuses n’ont jamais été aussi hilarantes. Cet homme qui est toujours dans la retenue ne contrôle plus son euphorie. Il se dirige vers la cuisine, demandant à qui veut bien l’écouter une simple bière. Personne n’y prête attention, comme si ces hommes sur leur nuage n’avaient plus l’importance qu’il avait lorsqu’il était totalement conscient. Lorsqu’il trouve l’hôte de la soirée, on lui apprend qu’ils ont mal jugé les quantités. Il n’est que onze heures du soir lorsque Valente regarde sa montre. Il se sent bien, mais il se sentirait encore mieux avec une bonne bière. Alors il lui dit : « Ok, je m’en occupe, mec. » Un clin d’œil et il quitte la maison, fouillant dans sa poche afin d’y sortir ses clés. Le silence est presque étourdissant lorsqu’il entend derrière : « Chéri, attend ! Je viens avec toi. » Val se retourne et voit sa femme le rejoindre d’un pas rapide. « Ça va, c’est bon, j’en ai pour une demi-heure. » Mais elle est décidée à l’accompagner. Alors elle avance vers l’auto et sort les clés de sa poche : « C’est moi qui les ai. » Il fouille dans ses poches inutilement. Bien sûr, il s’en rappelle maintenant, c’est elle qui l’a forcé à sortir du véhicule en lui piquant ses clés sur le contact. Il monte côté conducteur et attend qu’elle enfonce la clé afin qu’il puisse démarrer. Ils se regardent longuement, sans avoir besoin de quoi que ce soit d’autre. Juste le plaisir de s’observer. Puis, la voiture vrombit et Val s’engage sur la route.  

Les routes sont désertes sur la périphérie de la ville. Même la ville elle-même semble être fantôme. Au bout du boulevard, Valente peut apercevoir une station-service. Il sent sa bouche devenir de plus en plus pâteuse, à mesure qu’il se rapproche. Angela s’est endormie sur le siège passager. Il n’est même plus en état de se convaincre de rentrer chez eux. Il veut sa bière et il veut la partager avec toute la bande. Son devoir est de ramener ces quelques bières. Il passe un feu de signalisation. Il est trop agité pour s’apercevoir qu’il n’était pas de la bonne couleur. Il en passe un second, encore une fois le rouge incandescent n’a su le stopper dans son élan. Il ne verra ni le troisième, ni le quatrième. En revanche, il sera ébloui par deux phares jaunes d’un monstre de ferraille, qui file vers la droite du véhicule, dans un crissement de pneu, le ramenant à la raison. Le choc fût si brutal qu’il plongea dans l’inconscience avant même que le bruit du choc ne se soit estompé.

Les murs blancs agressent ses pupilles, si bien qu’un mal de crâne le martèle, l’obligeant à fermer ses yeux de nouveau. Il lui est impossible de bouger sans sentir chacun de ses os raisonner, comme s’ils n’avaient jamais cessé de le faire depuis l’impact. Ses poumons se remplissent alors, provoquant une vive douleur qu’il est incapable de gérer. Il suffoque, silencieusement, ses yeux cette fois grands ouverts sur ce plafond mal accueillant. Son instinct de survie calme sa respiration, ses yeux lui brulent et des larmes de panique coulent le long de ses joues. Il murmure son prénom une première fois, il souhaite pourtant l’hurler. La seconde fois, sa voix grave mais cassé se frayent un chemin entre ses lèvres. Vient la troisième fois et il s’agit de la bonne. Une infirmière se hâte à son lit, tentant de le rassurer. Un homme en blouse blanche intervient, passant par-là : « Monsieur, monsieur. Calmez-vous. Vous êtes à hôpital. Vous avez eu un accident. Restez calme. » Valente n’a que faire de ces conseils, pourtant il se tait. Il ferme les paupières avec insistance comme s’il souhaitait sortir d’un cauchemar. Mais il sait qu’il est lucide. Le médecin lui fait passer quelques tests et l’informe : « Vous êtes sortie du coma monsieur Paludi. Vous vous rappelez de ce qui vous est arrivé ? » Val rassemble ses idées, tout lui semble flou, mais si réel. Ce qu’il devine de ses souvenirs l’effraie, il reste muet un instant en regardant cet homme qui le fixe. Puis, il propose avec difficulté : « Ma…femme. Nous étions en voiture. Et..il y a eu… ces lumières jaunes. »  Il observe le professionnel comme s’il se rappelle d’un monstre à leur poursuite. Puis, l’évidence : « Angela ! » L’erreur est furtive, elle ne dure qu’une fraction de seconde, mais Val est observateur, il a bien vu qu’il a baissé les yeux. Son corps entier se met à trembler sous les sanglots, le visage déformé par le chagrin. Il a envie d’hurler, de partager sa peine avec le monde entier, mais aucun son ne sort. Seul l’air qui quitte totalement ses poumons et qu’il peine à remplir témoigne de la violence de son chagrin. Il souffre, oubliant sa douleur physique, torturé par son cœur, son âme. Rien ne pouvait guérir ses plaies, pas même le temps.


Chapitre 03.Renaître de ces cendres.
Les prières s’enchaînent, il les écoute comme s’il s’en abreuvait, incapable de porter son attention sur autre chose. Il étudie les versets de cet ouvrage qui est censé le guider. Il cherche des réponses, il cherche le pardon. Pour se pardonner à lui, mais aussi à Dieu. Il lui en a voulu de l’avoir abandonné. Il se sent coupable de ses propres actes, mais il ne comprend pas pourquoi le tout-puissant s’est acharné sur lui ces dernières années. Il lui en veut et en même temps, il se demande si tout ceci n’a pas une utilité. Valente s’est marié avec une femme, trouvant une échappatoire à ses désirs qu’il ne voulait pas assumer. Il pensait que Dieu serait heureux de le voir prendre le bon chemin. Et pourtant, on lui retira la femme qu’il aimait. Pourquoi ? Quelle était le but ? Torturé par mille et une question, il avait fui la civilisation pour s’isoler dans un monastère, sur une île indonésienne. Il y avait fait vœux de silence, observant le monde de son regard nouveau.

Valente a beaucoup perdu. A l’âge de vingt-sept ans, sa femme, ses parents et son jeune frère ont déjà quitté ce monde pendant que sa sœur reste introuvable. Il y a quelques mois, il avait retrouvé Aldo recroquevillé sur son lit, un élastique lui servant de garrot autour du bras, éteint par une overdose à seulement vingt-quatre ans. Il ne pouvait pas se reprocher de n’avoir rien fait pour lui. Pendant des mois, suite à l’annonce de la mort de leur parent, Valente s’était préoccupé de l’état de son jeune frère. Il l’avait logé, surveillé malgré sa propre convalescence. Lorsque les choses se sont détériorées encore, il l’avait convaincu d’entrée dans un centre de désintoxication. A sa sortie, il avait été encore là pour le soutenir, pour l’accompagner. Si Aldo semblait aller mieux, s’il semblait enfin avoir des projets, se projeter dans l’avenir. Une rechute brutale eu raison de sa force et de son courage, plongeant une nouvelle fois Val dans le deuil. Il n’avait pas accepté la mort de ses parents. Cet homme était bien trop lié à ses géniteurs, comme le sont généralement les italiens. Si son frère était toujours là, il n’était plus non plus celui qu’il avait connu. Valente avait changé, le regard assombri par ses actes du passé. Un seul acte, en fait, qui le noya sous la culpabilité et le rendit malheureux, incapable de ressentir de la joie. Peut-être était-ce là sa faute dans le décès de son frère.  

L’eau fraiche chute sur son visage. Les yeux clos, il passe ses mains afin de ramener ses cheveux mi-long vers l’arrière. Il s’éloigne ensuite de la cascade et se place que le dos, flottant sur la surface de ce lac perdu au cœur de la forêt. Il ne fait plus qu’un avec la nature et c’est un des moments qu’il préfère. Il a perdu pied pendant tant de temps qu’il avait cette impression d’avoir sombrer dans les profondeur d’un océan, incapable de remonter à la surface. Sentir l’eau le supporter ainsi sans effort, sans besoin de se débattre, l’apaise et il se dit que se laisser aller est parfois la meilleure des solutions.

Quelques semaines après la mort de son frère, Valente a cherché sa jeune sœur. Il souhaitait la mettre au courant de cette nouvelle perte. Mais il ne put retrouver sa trace, sentant dans les mêmes temps la solitude le ronger. Il trouva du soutien envers un ami d’Aldo qui culpabilisait, lui aussi, de ne pas avoir fait plus pour lui. De soutien, ils sont passés à réconfort et pour la première fois, Valente s’abandonna dans les bras d’un homme. C’est à partir de ce moment-là que les choses dérapèrent pour lui. Sans jamais l’avouer, il vit cet abandon comme une erreur. C’était comme s’il avait perdu le sens de sa vie. Comme si l’homme qu’il fut avait totalement disparu. Alors il se décida à se retrouver. Il partit à la quête d’un nouveau but dans sa vie. Pour cela, il avait la conviction qu’il devait trouver son équilibre pour se retrouver lui-même. C’est ainsi qu’il entreprit un long voyage et pénétra dans le monastère avec l’idée de le quitter lorsqu’il serait de nouveau l’homme qu’il fût autrefois.

Un gros sac à dos à l’épaule, Valente descend la colline, un sourire aux lèvres. Sur le chemin, ils croisent des gens comme lui, à la recherche de leur quête personnelle. Il les salue et beaucoup entendent pour la première fois le son chaleureux de sa voix. Il n’a pas réussi sa quête. Il n’est plus celui qu’il était. Mais il sait, à présent, que celui-ci appartient à son passé. Il se refuse de le taire, de faire comme s’il n’avait jamais existé. Il a compris qu’il avait besoin de se punir de ses actions passées et que c’était le seul moyen pour lui de se pardonner. Dieu n’a jamais répondu à ses prières. Il ne s’est jamais manifesté. Cependant, il a le sentiment qu’il était proche de lui, l’observant de son regard bienveillant pendant sa retraite spirituelle. Il avait la sensation que quoi qu’il fasse, le tout-puissant serait là pour l’aiguiller, acceptant ses choix, dictant ses lois par le biais de sa conscience.  

Après quelques semaines passées à Naples, il retourne rapidement découvrir le monde. Comme ses parents, il a ce besoin de bouger, de se noyer dans diverses cultures. Mais peu à peu, il prend goût à l’extrême, enchainant les expéditions dans des lieux reculés aux climats difficiles. Il n’a plus peur de rien, rien ne le retient. S’il devait trépasser, il se ferait une joie de revoir ses proches. Pourtant, il s’en sort toujours commençant même de regretter d’échapper à la mort suite à toutes ces provocations. Il escalade alors des montagnes, se jette d’une falaise pour s’abandonner aux joies du wingsuits, il dompte les eaux agitées dans un Kayak, ski en dehors des pistes, côtoie le ciel accroché à son parapente. Tant de sport dangereux qui pourraient mettre fin à son périple. Pourtant, alors qu’il survivait sans espoir d’un avenir auquel s’accrocher, ces sensations fortes seront sa réelle thérapie. Très vite, il se rends compte qu’il ne risque pas sa vie pour mourir, mais plutôt pour se sentir vivant. Pendant des années, il vit sans attache, laissant sa fortune enfler dans un compte en banque. Il vit de rien, s’amuse de tout.

En 2012, il rejoint Naples à la demande de son oncle. Des mois de silence pour enfin accepter de répondre à son appel. La vie qu’il mène lui plait. Il ressent tant de choses. Cela se ressent sur ses peintures qu’il réalise pendant ses voyages. Dans l’anonymat, il envoie ses œuvres afin qu’elles soient vendues, utilisant un pseudonyme pour se cacher. Il ne veut pas de la gloire, il ne veut pas qu’on l’admire, qu’on l’idolâtre. Il ne le mérite pas. Il n’a pas le droit de goûter à cela. Tout ça parce qu’il a commis le pire, dès années plus tôt. Une bêtise qui lui coutera sa vie. Son oncle a une requête à lui faire. Il veut qu’il reprenne le magasin qu’il tient en tant que PDG. Valente n’est pas enthousiaste. Il en est capable. Ses études avancées lui seraient enfin utile, mais il a peur de ne pas pouvoir tenir en place. Plus de deux mois s’écoulent avant qu’il n’accepte finalement. Pourquoi a-t-il fait ce choix ? Il ne le sait pas lui-même. Peut-être voyait-il cela comme un nouveau défi. Tenir un magazine, ce n’était pas rien. Le stress, qu’il avait ressentie en pensant endosser le rôle qu’on lui proposait, était plutôt semblable à un départ pour se jeter dans le vide. Le regrette-t-il aujourd’hui ? Il est encore trop tôt pour le dire.


Le temps s'écoule, les cicatrices restent. Panser les blessures, c'est tout ce que je peux faire.
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Dernière édition par Valente Paludi le Lun 8 Jan - 16:22, édité 3 fois
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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Ven 22 Déc - 21:01 )
J'inaugure
Re-bienvenue avec ce nouveau personnage et bonne chance pour ta fiche
Hâte d'en savoir encore plus tellement c'est trop agréable de te lire Il promet ce petit


so complicated love
Mais la passion est comme une drogue : En connaître les effets ravageurs n'a jamais empêché personne de continuer à se détruire après avoir mis son doigt dans l'engrenage. •• ALASKA (Guillaume Musso)

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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Ven 22 Déc - 22:10 )
Rebienvenue!


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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Ven 22 Déc - 22:47 )
REbienvenue à toi.


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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Ven 22 Déc - 23:20 )
OMG mais tu veux me tuer avec tes perfections toi ?
Putain mais Bomer quoi Et PDG de vogue
Tu ne m'échapperas pas.

Rebienvenue chez toi
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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Sam 23 Déc - 7:19 )
Matt. I love you Tellement un bon choix ce renouveau ! *_*
Bienvenue à la maison.
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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Sam 23 Déc - 10:24 )
Re bienvenue avec ce beau gosse comment résister à Matt.
Bon courage pour la suite.


Augusto Rinaldi

La vie se passe en absence, on est toujours entre le souvenir, le regret et l'espérance.
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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Sam 23 Déc - 10:33 )
Tu sais déjà ce que j'en penses j'ai hâte de découvrir ce nouveau loulou encore plus en profondeur What a Face

Bon courage




Eriana
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Je sens tes mains sur mon corps qui brûle, je brûle. Et je rêve d'un courant d'air, d'un espace clos avec vue sur la mer, d'un silence radio, d'un océan solaire qui nous porte ensemble et qui nous enferme.
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Sujet: Re: They say an end can be a start. UC. ( le Sam 23 Déc - 10:37 )
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