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- Comme une bouteille à la mer -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Osvaldo MercadorToujours frais après un litre de café
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Métier : Propriétaire d'un ranch, Osvaldo est éleveur de chevaux. Parfois payé par des bookmakers pour entraîner un futur champion capable de gagner les paris. Il prend bien entendu un pourcentage. Il faut bien gagner sa vie après tout.
Sujet: Comme une bouteille à la mer ( le Lun 4 Déc - 6:48 )
I find shelter, in this way
Under cover, hide away
Can you hear, when I say?
I have never felt this way
NOËL 2004
Osvaldo a 25 ans.

La toux qui ne s'arrête pas. Le souffle qui me manque. Le nez qui s'encombre avec mes poumons. Cette crève que j'ai chopé dès mes orteils ont touché le sol italien. De Colombie à Italie, il n'y d'écart que la température  … aussi les kilomètres.  Et le soleil qui semble bouder la bordure italienne. J'aurais préféré rester en Colombie. Ou tout autre pays où le soleil s'invite à table. Passe ses rayons sur mon visage. Dans mes cheveux. Des vacances au chaud. Un hiver au soleil. Mais non, non. Oriana en a voulu autrement. Elle m'a coupé l'herbe sous le pied et a envoyé valser mes plans à la poubelle du coin. « Noël, ça doit être en famille » qu'elle m'a craché au téléphone, alors que j'étais bord de mer, une pina colada dans la main. « Si tu prends pas le prochain avion, je le dis à papa » Moi, l'entêtement en tout porte parole. Je mérite une pause à me tuer à la tâche entre job et étude, j'espérais que pendant les congés de fin d'années, j'aurais le saint Graal tant recherché : la paix. Mais Oriana, elle est douée. Elle est intelligente, elle a pris exemple sur moi. Devant mes portes blindées, la maligne a été cherché le tank : pleurs et annonce d'une déprime à mon vieux con de père. Paniqué, c'est encore avec mes lunettes de soleil et une fesse presque à l'air sortant de mon caleçon de bain qu'il m'a exhorté avec véhémence de rentrer en Italie. Et que ça saute, Osvaldo. Qu'il a dit le vioc. Je n'aime pas l'écouter mais je n'ai pas eu vraiment le choix.

Alors que je me vide de mes sinus, Oriana passe. Elle aborde un sourire de victoire mais un regard coupable. « J'espère que tu es ravie de voir ton grand frère adoré souffrir le martyre » « Je suis contente que tu sois avec nous pour Noël. Maman va être contente » Je ne relève pas. Après tout ce temps, ma chère petite sœur est au courant de ma position sur maman. A maman, plus grand chose ne se passe en elle. Que je sois là ou pas ne changera rien. Maman est morte quand j'avais 15 ans, au bout de sa corde. « Je vais faire des course de dernière minute avec Orazio. Tu veux bien aller chercher maman et la préparer pour ce soir ? L'hospice nous a accordé sa sortie pour la soirée. Profite-en aussi pour acheter nos cadeaux de Noël » Non seulement, ma sœur adorée me ramène de force en Italie mais en plus de cela, elle fait de moi son larbin ? Je renifle bruyamment. Très. Pour lui montrer mon désaccord. « Dégueu ! Allez exécute-toi ! Tiens, c'est pour te consoler » Elle me laisse sur mon lit mon péché mignon : une boite de chocolat. Comme si j'allais lui pardonner aussi facilement. Pffff.

Des cadeaux aléatoires sous le bras, je me rend à l'endroit-dont-il-ne-faut-dire-le-nom. Lieu sacré où le temps semble toujours s'arrêter. Où il faut toujours faire semblant. Faire comme si tout allait bien. Faire comme si Maman nous aimait encore et qu'elle nous avait jamais abandonné. Je ne m'y rend pas souvent et quand je m'y rend, ce n'est jamais de mon plein gré ni seul. Oriana est toujours là, ou Orazio quand il décide d'accepter de voir ma tranche de cake. Moi devant la bâtisse, les bras chargés de cadeaux. Moi, ici, tout seul. Tellement seul. Mes yeux se perdent dans les fenêtres alignées puis se ravisent de peur de croiser sa silhouette. Car je sais que les infirmières la postent souvent près de la fenêtre. Mes pas me portent vers l'entrée de la bâtisse avant de reculer comme un animal apeuré. Je marche à reculons et reviens à mon point de départ : le banc dans le petit jardin près de l'entrée. J'y dépose sans délicatesse les présents et reste debout, à quelque mètres, face à l'entrée que j'ai peur de franchir. La peur. La colère. La frustration. La rancoeur. Un cocktail molotov dans mon cœur. Je n'aime pas Noël, je n'aime pas les fêtes qui réunissent les familles parce que la mienne est éclatée. Parce que la mienne n'en est pas réellement une. Encore une fois, je recommence mon cirque. Une fois encore. Encore une fois. Toujours le même résultat : je n'arrive pas à entrer dans cette horrible bâtisse. Exaspéré et vexé de ne pas pouvoir juste pénétrer bêtement dans un bâtiment, j'envoie un des présent valser contre la porte d'entrée. Frustration extériorisé mais ici, debout, seul, je me sens con. Un éternel con seul. Alors je me laisse glisser sur le banc, démuni. Je sors la boîte de chocolat de ma poche et m'enfourne trois chocolats d'un coup pour me consoler.  Alors que je m'attendais à ce que mon palais fin se délecte du goût de cacao, il en est autrement. Une liqueur horrible s'échappe du cœur des chocolats en forme de cœur. CADEAU EMPOISSONNE !! Oh la perfide ! Je m'insurge intérieurement alors que je me mets à tousser. Je tousse ma vie et manque de m'étouffer. Je ne sais pas comment mon corps a réussi cette prouesse mais le chocolat remonte le long de mon nez et il en sort même par mes narines. La liqueur me brûle tout le long de son maudit trajet alors que mes yeux trahissent mon état de grippe qui s’envenime. Les larmes qui sortent de leur cachette. Beau tableau : incapable d'entrer, entrain de me vider les poumons à perdre du mucus chocolaté et de pleurer à chaude larme. Joyeux Noël.


and now we are alive
Il existe des femmes dont le mystère s'évente d'un seul coup lorsqu'elles se mettent à rire. Elle a ce petit rire, léger comme une cascade de perles effleurant un xylophone. Elle a toujours ses petits airs d'arbre en fleur, avec je ne sais quoi de feuille morte au fond du regard. Etre ou ne pas être... amoureux. Telle est la vraie question. @malzieu ≈ © alaska.  

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Eleanor Hoffman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Comme une bouteille à la mer ( le Mer 6 Déc - 5:24 )

Comme une bouteille à la mer
Eleanor & Osvaldo

Eleanor a 23 ans


Alors qu’elle termine son cours afin de devenir auxiliaire de vie ou aide-soignante, Eleanor est amenée à faire différents stages, qui lui permettront de voir plusieurs milieux et aussi de la familiariser avec le travail qu’elle fera dans très peu de temps. Depuis les dernières semaines, elle est en stage dans un hospice, plus précisément dans un pavillon où l’on garde des patients qui sont extrêmement hypothéqués. Que ce soit suite à des accidents, des tentatives de suicide ou simplement la vieillesse, ce sont des personnes qui n’ont pas toujours la faculté de s’exprimer ou même bouger. Déjà que le métier d'auxiliaire de vie est complexe, si en plus on ne peut pas communiquer avec l’humain qu’on essaie d’aider, la tâche est encore plus complexe. Mais cela n’a jamais fait peur à Ellie. Elle a toujours adoré le contact humain, être proche des autres, être présente pour eux. Sentir qu’elle fait une différence dans leur journée dans leur vie. Alors que d’autres y vont rapidement, se disant que de toute façon la personne en face d’eux ne comprend même pas ce qui se passe, la jeune femme fait l’inverse. Elle y va avec encore plus de douceur et de lenteur. Que ce soit lorsqu’elle les aide à se nourrir ou à se laver. Ce sont des gestes qui préservent leur dignité et tout le monde y a droit. Évidemment elle rentre souvent épuisée chez elle ou à l’appart de son meilleur ami Helgi et elle ne dit jamais non à la bière qu’il lui offre, mais c’est sa vocation. C’est ce qu’elle veut et aime faire. Et rien au monde ne pourra lui enlever.

On est aujourd’hui le jour de Noël et Eleanor est sur le point de terminer sa journée, afin d’aller rejoindre Helgi et d’autres amis. Ses parents sont partis en voyage ensemble au Canada et elle n’a pas vraiment d’autres membres de sa famille proche à Naples. Helgi étant aussi un immigrant ici, les deux ont décidé de passer la soirée ensemble et avec tous ceux qui n’ont personne pour Noël. Alors qu’elle termine d’aider une patiente à s’approcher de la chaise près de la fenêtre, elle aperçoit la silhouette d’un homme qui semble tourner en rond devant l’hospice. Ce n’est pas la première fois qu’elle le voit. Et à chaque fois, elle ne le voit jamais entrer. Hey, mais c’est mon inconnu ça! Dit-elle en s’exclamant en parlant à la dame qu’elle aide, même si elle n’a aucune idée de ce dont Ellie parle. Elle utilise la patiente comme prétexte afin de rester quelques minutes de plus devant la fenêtre, pour l’observer. Il prend place sur le petit banc près de l’entrée, lui faisant dos. La jeune femme ne voit donc pas ses expressions, mais se fiant uniquement à la position qu’il a, il ne semble pas dans un bon état. Utilisant son anglais, puisque de toute façon elle sait très bien qu’elle ne sera pas comprise peu importe la langue utlisée, elle demande à la vieille dame : croyez-vous que je devrais aller le voir? D’accord. Je reviens vous souhaiter de joyeuses fêtes après, c’est bon? Eleanor descend les marches de l’escalier à toute vitesse avant de sortir dehors, sans même prendre le temps de mettre un manteau. C’est qu’elle est un peu impulsive parfois...

Elle ramène ses bras contre son corps, croisés sous sa poitrine pour se réchauffer. Ses cheveux bruns sont détachés et arrivent légèrement en-dessous de ses épaules. La brune est habillée de son uniforme, avec son nom du côté gauche de sa poitrine. À quelques mètres du banc, elle le voit, la tête enfouie dans ses mains, une boîte de chocolats ouverte à ses côtés. Bien qu’elle ne les voit pas, elle entend ses larmes, ses sanglots. Sans en demander la permission, puisque ce n’est pas du tout son genre, elle prend la boîte de chocolat et la pose sur ses genoux après s’être assise à ses côtés. Moi aussi j’déteste les chocolats, ça me fait pleurer à tout coup...Elle tente l’humour pour détendre l’atmosphère. Est-ce que ça va? Elle approche doucement sa main du dos de l’homme avant de le caresser lentement, ne voulant pas le brusquer. N’ayant pas vraiment de réponse de sa part, elle s’essaie avec une autre question tout en se présentant, utilisant l'Italien tout en dévoilant son fort accent british. Moi c’est Eleanor, enfin, on m’appelle Ellie. Je travaille ici. Vous êtes venu voir quelqu’un? Elle sait déjà la réponse, n’étant pas la première fois qu’elle l’aperçoit à l’extérieur. Elle espère pouvoir avoir plus d’informations afin de pouvoir l’aider, ou du moins essayer, en ce jour de Noël.


- BLACK PUMPKIN


time is long but life is short
lightning before the tunder ✻ And all my life, before I met you, when I was trying hard in love, I thought the sun was going down, but the sun was comin' up.
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Osvaldo MercadorToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Comme une bouteille à la mer ( le Mer 3 Jan - 12:09 )
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NOËL 2004
Osvaldo a 25 ans.

Le chocolat sirupeux me bouche les narines. Me tâche les mains. J'ai connu plus glorieuse comme situation. Bien plus glorieuse. Mais la honte ne peut s'abattre sur moi. Après tout, je suis seul non ? La voix que j'entends au dessus de ma quinte de toux me prouve le contraire. Merde. Ca, c'est vraiment pas avoir de pot du tout. Je sens un corps se poser près de moi et faire râler les lattes du banc. Merde. Merde. Je m'entête à lui tourner le dos afin d'éviter de la faire fuir, jambe à son cou car je dois avoir une tête de déterré. Je farfouille en vitesse dans mes poches à la recherche d'un mouchoir mais comme j'ai de la malchance à en revendre, je n'en trouve pas. Soit … Je tire mon écharpe et l'enroule autour de mon visage pour camoufler la misère. « Merci » J'en profite pour m'essuyer les mains comme un petit garçon qui a fait une bêtise sur le pan de mon pantalon. « Ca me réconforte de savoir que je ne suis pas le seul à vivre cette douloureux expérience » Rapidement, j'essuie les petites larmes qu'il me reste d'un revers de manche comme si elle venait de me voir tout nu, en sortant de ma douche. « Je vais bien, c'est très gentil de votre part de me le demander. 10 € et un bonbon à la menthe suffiront à vous soudoyer afin que vous oubliez ce que vous avez vu ? » Que je m'essaie à rattraper mon moment de gloire avec de l'humour de mafieux misérable.

Mais rapidement, j'en perds mon verbe. Sa main, elle se pose sur mon dos. Malgré la couche de vêtement, je sens la paume de sa main contre moi. Ce simple contact me surprend et m'étonne sur le bien qu'il me fait. La sensation d'apaisement qu'il me procure. Une donnée que je ne comprend pas et que je n'accepte pas aussi. Comment pourrais-je me sentir apaiser par une parfaite inconnue ? Et aussi dans cet endroit que je déteste tant ? J'hoche la tête à sa présentation, incapable de parler pendant un court instant. Il me faut revenir à mes esprits rapidement. « Enchanté Eleanor. Moi c'est Osvaldo et je ne travaille visiblement pas ici. » Humour douteux, humour bancale pour remplir les trous et calmer les incertitudes. « Je suis effectivement venu vo... récupérer quelqu'un. Elle a une autorisation de sortie pour ce soir » Je sais que ma mission est simple : préparer ma génitrice pour la soirée de ce soir et la ramener à la maison. Et pourtant, je me retrouve paralysé par une force que je n'explique pas. Autre chose que je n'arrive pas à expliquer c'est que la présence d'Eleanor me rassure. Ne pas être seul sur ce banc. Être dans cette sorte d'aura qu'elle dégage. Pendant un instant, je m'imagine l'attacher sur mon dos et l'avoir toujours avec moi comme un porte bonheur pour me sentir toujours ainsi. Mais ça, c'est impossible. Bah oui. Il y a de fortes chances qu'elle ne soit pas trop d'accord. « Je me trompe peut-être mais n'est-ce-pas là un accent britannique que j'entends ? » Je sais pourquoi je suis ici mais je n'ai aucunement envie de m'en occuper. Je préfère papoter avec la belle jeune femme près de moi plutôt que de m'engouffrer dans ce bâtiment lugubre qui me rappelle sans cesse des souvenirs douloureux que j'essaie d'oublier de tout mon cœur. « Vous n'êtes pas contrariée de travailler un jour de Noël ? » Pour le coup, je me sens désolé pour elle. Encore plus parce qu'elle doit se taper ma présence. A sa place, je serais une petite boule de nerf.


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Sujet: Re: Comme une bouteille à la mer ( le )
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