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- Nuit de tempête. Et tant de colère. feat Osvaldo -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Nuit de tempête. Et tant de colère. feat Osvaldo ( le Mar 28 Nov - 11:05 )
Effacer la meurtrissure.feat Osavaldo
La nouvelle tombe.
Comme le couperet d’une guillotine. Amedeo est mort.

Le regard de Gus se voile.
Sa mère s’effondre dans les bras de son père. Et Gus reste là. Planter comme un piquet.
Ne sachant que faire. Ne sachant que dire.
La douleur le dévaste. Il n’arrive pas à y croire. Il se met à courir comme un fou. Le regard perdu dans le vide.
Il ne peut pas rester là. Il ne peut pas accepter ça.

Il sort de l’hôpital comme une furie. Laissant les larmes couler sur ses joues. Poussant les gens qui se trouvent devant lui. Se retenant de hurler contre cette infamie. Laissant son père et sa mère seul face à ce terrible drame. Sentant mourir cette autre partie de lui.
Il étouffe. Il a besoin d’air.
A cet instant il réalise la cruauté de la vie.

Ses poumons brulent sa cage thoracique. Sa gorge et sa bouche sont sèches.
Gus s’en un point de côté. Mais il ne veut pas s’arrêter de courir. Pourtant son corps m’arrive plus à suivre le rythme effréné qui lui impose. Dans sa tête les mots résonnent comme des coups de canon. Et le visage blême de son frère l’assomme comme des coups de poignard. Son dernier souffle il le ressent au plus profond de ses tripes.
Comme si c’était à lui que l’on avait enlevé la vie.
Et ça fait mal.¨
Putain que ça fait mal.


Ses larmes deviennent acides. Son souffle plus brulant. Il s’arrête prêt à tomber. S’accrochant au premier mur qui tombe sous sa main.
Il a la sensation que sa vie fout le camp. Son cœur se déchire en deux. Son âme en fait de même. On lui arrache une part de lui. Et il crie.
En écho il y a juste le silence de la ville. Elle accueille son crie le projetant dans l’espace. L’emmenant si loin que Gus ne l’entend plus. Et ce silence est presque assourdissant. Il se laisse glisser contre le mur.
A cet instant il voudrait mourir.
Il voudrait sentir le froid l’envahir.
Il voudrait que tout son cœur s’arrête.
Car chacun de ses battements est comme une blessure. Une torture.


Mais rien ne se passe. Son jumeau est parti tout seul. Le laissant là. Face à la vie. Alors que depuis leur naissance, depuis leur conception c’est à deux qu’ils l’affrontent. Gus n’arrive pas à se relever. Il sent ses forces l’abandonner. Alors il ne lutte plus. Il frissonne et les larmes à nouveaux se mettent à couler.

Gus ne fait pas attention aux pas qui doucement s’approchent de lui. Il ne voit pas l’homme qui se penche vers lui. Il ne l’entend pas parler. Ou alors juste des bribes. Il lève ses yeux. Ne cherchant même pas à cacher la douleur qui à cet instant l’accable comme un poids mortel.
« Amedeo. » Sa voix n'est qu'un souffle.
Il vient poser sa main sur le visage de l’ombre masculine qui se trouve là. « Tu es venu me chercher ? » Il voudrait tellement que cette demande soit vraie.
Mais Gus comprend en plongeant son regard dans celui de l’homme. Qu'il n’est pas son jumeau. Il accepte la main qu’il lui tend. Il fait des signes de la tête pour répondre à ses questions. Sans vraiment comprendre ce qu’il lui dit.
Il est ailleurs. Entre deux mondes. Prêt à sombrer dans n’importe quel abime pour oublier.

Gus se soulève aidé par les bras de l’inconnu. Et puis il flanche et il se blottit contre lui.
« Il est mort .. mon frère est mort .. c’est injuste et je ne peux pas l’accepter. » Il pleure à nouveau se moquant de passer pour un faible. Un idiot.
Il pose sa tête contre l’épaule masculine. L’odeur qui vient lui titiller les narines le rassure. Et l’enivre. Ses lèvres viennent se saisir des lèvres de l’inconnu. Un baiser doux qui se fait plus sensuel. Alors que ses mains s’accrochent à ce corps qu’il découvre. Tant pis s’il en prend plein la gueule en retour. Tant mieux si l’homme répond à ses attendes. A son étreinte.

Il a juste envie d’oublier. Peu importe la façon.
La douleur.
La luxure.
L’alcool.
Il veut juste que son cerveau arrête de lui crier que son jumeau est mort.

 





Augusto Rinaldi

La vie se passe en absence, on est toujours entre le souvenir, le regret et l'espérance.
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Osvaldo MercadorToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Nuit de tempête. Et tant de colère. feat Osvaldo ( le Mar 5 Déc - 11:37 )
Au brûlant de la peau,
Au puissant des parfums
De la sueur et de l'autre
Comme deux sans abris
Au milieu de l'orage
Sous les coups, sous la pluie
Nous joignons nos visages
Au-delà des réels

Nuit du 13 janvier 2006
Osvaldo a 27 ans

La solitude dans les entrailles. La nuit qui tombe et qui éveille des angoisses pourtant endormies profondément. Qui pourtant n'arrive jamais à passer la limite étanche qu'il s'était bâti avec le temps. Mais il est des nuits où le courage s'effrite, où les barrières sombrent. Ne reste devant soi que le spectacle d'un horizon fade et sans couleur. Cette année, Osvaldo n'avait pas souhaité fêter les fêtes en famille. Trop occupé par ses formations en France, écroulé sous la charge de travail. Une excuse vraie mais fournie et enjolivée pour ne pas foutre un orteil en Italie. Pour ne pas venir s'enterrer dans un repas sordide, avec une dinde excellente mais une ambiance pourrie. Une mère légume, un frère haineux, un père absent à festoyer avec ses maîtresses et entre tout cela, une petite sœur qui s'évertue à rallier tout le monde autour de l'union. Une petite graine d'innocence qui s'évertue à échouer d'année en année. Alors pour couper la poire en deux, pour rendre le sourire à cette petite graine d'innocence, il avait pris la décision de revenir en Italie et de ne rester qu'une petite dizaine de jours avant de repartir pour une période indéfinie hors des frontières italiennes. Juste histoire d'être là, de faire un coucou furtif. Sa dégaine, de retour, n'a pas plu à tout le monde. En témoigne la marque d'affection de son frère sur sa lèvre inférieure et l’œil au beurre noir. Comité d'accueil hostile. A la Mercador, il faut croire. Le rejet continue de s'imprimer dans sa chair, il la nécrose avec le temps, avec les coups. Pourtant, le brun fait preuve de patience, se fait discret dans ses histoires homosexuelles, ne les vit que loin d'ici. A l'abri du regard de son frère. Des sacrifices qui le fatiguent et qui ne ramènent jamais ce qu'il désire de tout son cœur : son petit frère. Ce soir, la nuit le possède. La solitude aussi. L'acceptation que son frère ne veut plus de lui parmi ses siens. Emprisonné par les quatre murs de sa chambre, Osvaldo se sent étouffé. Rapidement, il s'enveloppe dans un manteau et déguerpit rapidement avant de manquer d'air. Vagabond nocturne aux allures d'échoué, il vogue de rue en rue, déserte celle qui sont peuplés de rire et de joie. Ce soir, il n'a pas envie. Ce soir, il n'a pas d'envie tout court.

Dans cette ruelle fade, aux néons de réverbères floutés, une silhouette qui s'effondre en ligne de mire. Osvaldo, il s'en approche doucement, l'inquiétude au bord des lèvres, le soupir au fond de la gorge. N'avait-il pas besoin de croiser la route d'un alcoolisé titubant. Mais plus il s'en approche et plus il voit que ce n'est pas un alcool mal et trop consommé qui tourmente l'inconnu. C'est autre chose. Quelque chose de palpable dans son aura. Condensation d'une tristesse. Monstre spectre à la gueule béante dévorant cet homme. « Monsieur ? Ca va ? » Question qui ne trouve aucun écho. « Vous voulez que j'appelle quelqu'un ? » Un prénom soufflé mais inconnu au bataillon. Une main se pose sur la peau de son visage meurtrie. Comment un contact d'étranger peut être aussi agréable ? Comment ? « Je suis désolé. Je ne suis pas Amedeo » Cela n'est sûrement pas la réponse que l'inconnu attendait mais malgré tout, il accepte la main que lui tend le brun tout en répondant à côté de la plaque d'un hochement de tête aux questions qu'il lui pose. Ils se relèvent, Osvaldo devenant pilier sur lequel l'inconnu se laisse aller. S'effondre aussi. « Je suis désolé pour votre perte, monsieur. Tellement désolé » Une phrase que l'on sort par réflexe mais qui n'apaise jamais réellement. L'apprenti cuisiner se voit touché, ému par cette détresse sans limite mais se sent impuissant, statut d'office car il ne le connaît pas. Pourtant, ses bras deviennent enveloppe de chair autour du corps fébrile et secoué par les sanglots. « Shhht ! Shhht ! Je suis là » Parce qu'après tout, il connaît la perte, Osvaldo. Ce goût âpre, poison qui s'écoule dans les veines dans lequel le moindre souvenir y met le feu. Contre tout attente, l'homme pose sa tête contre son épaule. Un premier contact qui a le don de réconforter les deux hommes. Chacun dans sa propre douleur. Dans sa propre solitude. Puis un second contact qui le surprend de plein fouet. Qui réveille la blessure jusqu'ici endormie de sa lèvre. Blessure infligée par son propre frère qui, inversement, le considère comme mort, c'est injuste et il ne peut l'accepter. Ce baiser devient baume. Consolateur. A son âme en peine alors il se laisse aller, Osvaldo. Il lui rend son baiser, le serre plus fort contre lui comme pour étrangler sa solitude. Sa propre tristesse. Son propre rejet. La fougue s'éveille de plus en plus que les langues se lient et se délient. Que les lèvres s’emmêlent dans une danse endiablée. D'un œil extérieur, on pourrait croire à la passion de deux amoureux qui se retrouvent après une longue séparation mais il n'en est rien. Là n'est que la fougue de deux abandonnés qui cherchent refuge. Et peut-être que ce refuge tangible à bout de doigts, ils le trouvent l'un dans l'autre ? Envoûté par une frénésie naissante, son corps se colle contre celui de son refuge et l'accule contre le mur d'une bâtisse quelconque. L'illusion devient maîtresse et s'empare de l'espace temps qui s'étire, s'arrête. Osvaldo se perd. « Reste avec moi, ce soir » Supplication déguisée en demande entre deux baisers qui déraillent. « Je prendrais soin de toi jusqu'à que tu reprennes ta route » Prémices d'une promesse qu'il tiendra sans le savoir durant des années car leur route, jamais, ne se séparera, même s'il ignore pour l'instant. « Je ferais de mon mieux pour apaiser ta douleur » Et à travers ça, apaiser la sienne. « Mais je ne pourrais pas l'éteindre » Garde-fou dans brouillon où ils perdent pied. Une bien triste vérité mais Osvaldo, il préfère le lui dire. Il préfère le faire savoir car il n'est pas magicien ni guerrier redoutable. Parce que la douleur, à l'état brute, on ne l'efface pas, on ne peut pas la combattre pour quelqu'un d'autre. Parce que la mort a la résonance de l'abandon. Et ça, on ne l'éteint jamais, on apprend à vivre avec.


and now we are alive
Il existe des femmes dont le mystère s'évente d'un seul coup lorsqu'elles se mettent à rire. Elle a ce petit rire, léger comme une cascade de perles effleurant un xylophone. Elle a toujours ses petits airs d'arbre en fleur, avec je ne sais quoi de feuille morte au fond du regard. Etre ou ne pas être... amoureux. Telle est la vraie question. @malzieu ≈ © alaska.  

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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Âge : 30 ans depuis le 17/09
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Sujet: Re: Nuit de tempête. Et tant de colère. feat Osvaldo ( le Sam 9 Déc - 16:07 )
Effacer la meurtrissure.feat Osavaldo
Gus se laisse gagner par le froid. Par le vide. Par le silence.
Il court. Court. Court à perdre haleine.
Il ne veut plus rien ressentir à cet instant. Et pourtant la douleur qu’il éprouve est immense.
Indescriptible. Irrationnelle. Irréelle.
Elle l’envahit ravageant toute vie sur son passage.
Comme un raz de marée. Un tremblement de terre. Un tsunami.

Pourtant son cœur bat encore dans sa poitrine avec rage comme s’il refusait la fin.
Pourtant ses poumons s’emplissent toujours de cet air qu’il voudrait nocif. Et il sent le sang gorger ses veines d’un instinct de survie contre lequel il lutte.
Non il ne va pas survivre à la mort de son jumeau. A la mort d’Amedeo. Il veut crever là. Dans cette rue sombre.
Comme un vulgaire chien.
Comme un moins que rien.
De toute façon il n’est plus rien.
Gus veut crever loin de ce qu’il l’aime et qui souffre autant que lui à ce moment précis. Il ne veut plus penser. Plus réfléchir. Il veut juste couler dans cet abime glacial si délicieux et exquis. Douce vérité qui se fait effroyable. Et contre laquelle Augusto ne veut pas lutter. Ne peut pas lutter.

L’italien se laisse glisser contre le mur qui le soutient. Comme un cercueil que l’on glisserait dans une tombe. Il manque de souffle. Il manque de vie. Ses larmes l’étouffent. Sa respiration le brule. Son corps pèse aussi lourd qu’un corps mort.
"Putain oui. Viens me prendre. M’étrangler. Me bouffer. Je suis prêt. Viens et amène-moi avec lui. "
Ces mots Gus voudrait les crier mais aucun son ne sort de sa bouche. Juste un râle sourd et brouillé par les larmes qui ne veulent plus s’arrêter. Et puis il y a cette silhouette.
Qui le trouble. Le perturbe.
Rêve ou réalité. Il ne sait plus.
Il voudrait voir son frère. Cette autre part de lui tranché à même la chair. Tranché à vif.


Gus tend sa main sans savoir si elle va être prise. Il ne sait plus s’il rêve ou si c’est la réalité qui vient le frapper en pleine figure. Il entend une voix. Un murmure de mots dont il ne saisit pas tout le sens. Il comprend juste que la silhouette n’est pas Amedeo.
Et la réalité se fait plus frappante. Plus douloureuse.
Cette silhouette devient son point d’ancrage. Il se colle à elle pour éviter de succomber à la terre qui autour de lui s’effondre dynamité par sa peine et sa rage. Il ne réfléchit plus dans ses gestes, il le serre.
Et en retour reçoit la même étreinte. Il sent les bras de l’inconnu l’entourer.

Et l’injustice de la mort de son frère se fait plus présente. Au point que Gus se laisse guider par une folle déraison. Il se moque de ce qu’il pourrait arriver. A cet instant il lie ses lèvres à celles de l’inconnu. Et la passion l’embrase. Mêlé à la douleur. Ce baiser il le partage avec une intimité presque irréelle.
Comme si l’inconnu devenait une part de lui.
Cela lui chauffe le sang.
Embrouille son esprit de manière divine.
Le ravage d’émotions diverses et intenses. Il sent la vie à nouveau couler dans ses veines. Et cette vie qui tient par un fil est partagé sans limite. Le désir le caresse alors qu’il se sent pousser contre le mur. Le corps de l’inconnu se faisant plus pressant contre le sien.
Ils ne se connaissent pas mais ce baiser brise les barrières d’un coup d’aile légère. Emprunt de respect et de dignité.

Il n’existe plus rien autour deux.
L’inconnu comble le vide.
L’inconnu comble l’absence.

Et puis le souffle leur manque et leurs lèvres se séparent avec ce gout de trop peu. Ce gout de miel savoureux qui donne envie d’y gouter à nouveau. Et la voix teinte le silence qui les entoure. Le regard de Gus embrumé de larmes vient se poser avec douceur dans celui qui ne l’a pas lâché depuis que leur main se sont saisi.
Il sent son cœur palpité. Presque dérayé tant l’émotion est forte. Décuplé par cette présence enivrante. Il réalise l’impact que les mots ont sur son cœur meurtri.

« Tu ferais cela pour moi. Un simple inconnu détruit par la mort de son jumeau. »
Gus aurait pu douter. Mais il y a dans la voix de l’inconnu. Il y a tant de douceur. Comme s’il lui promettait de l’accompagner à chaque moment ou sa vie se ferait sombre.
« Tu crois qu’elle va m’habiter à vie. Que je vais souffrir tous les jours de la sorte. »
Les larmes reviennent. Moins forte mais plus douloureuses. Ses mains s’attardent sur les courbes de l’inconnu. Des gestes d’amant alors qu’ils ne sont que de ombres brisées par les coups durs de la vie.
« Mais si déjà tu l’apaises .. et que cela me permette de survivre je veux bien te suivre n’importe où. »
Il se moque de l’endroit où il l’entraine. Même l’enfer pourrait lui sembler doux à cet instant.

Ses lèvres reviennent se saisir de celles de l’inconnu. Mais avec plus de douceur. Sa main se glisse sur la joue de l’homme. Il découvre sa peau. Caresse son cou. Sa nuque. Il a envie de plus. Même si cela l’effraie. Vu qu’il n’a jamais osé aller au-delà de quelques baisers et quelques caresses en compagnie des hommes. Mais là l’envie se fait plus vorace. Et il ne compte pas la cacher ou la brimer.
« Je m’appelle Augusto. Gus si tu préfères. »
Il ignore que l'inconnu prononcera son prénom bien au delà des frontières et des années qui vont s'égrainer.
Et sans lâcher son point d’ancrage ils s’engagent dans la nuit qui pour eux se fait moins sombre.

 



Augusto Rinaldi

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Sujet: Re: Nuit de tempête. Et tant de colère. feat Osvaldo ( le )
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