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- [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Sujet: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Mar 28 Nov - 1:14 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni

• Musique : My Silver Lining

La voiture roulait. Elle roulait vite, le moteur était puissant mais silencieux, le soleil se faisait généreux ce Vendredi 5 Mai 2017. On avait pris tous les deux une sorte de weekend prolongé nous offrant ainsi 4 jours de répit. Quatre jours pour voir autre chose que Naples et ses alentours. Partir à l’aventure, tous les deux. C’était bien la première fois que nous faisions ce genre de sortie. J’étais avec Astrid depuis près de 4 mois, débutant une relation dont je n’étais pas encore vraiment sûr. J’étais sûr de vouloir être avec elle, mais pas sûr de savoir où ça nous mènerait. A ce stade, nous n’étions pas vraiment dans une discussion de projets mais plus dans le moment présent. J’étais bien avec elle, dans les moments où je ne culpabilisais pas de me sentir ainsi avec une autre femme que Amara. Je n’arriverais jamais à complètement la sortir de ma tête et je ne cessais de repenser à ce que la blondinette m’avait dit, au sujet de mon cœur.

La musique jouait un air plutôt entrainant, un air qui soutenait bien cette idée de vacances, de légèreté, d’être dans le moment. Ne pas penser à avant, ni à après. Lunettes de soleils sur le nez, je sentais la chaleur de l’astre du jour chauffer mon avant bras côté vitre du conducteur. Je n’avais pas vraiment dit à Astrid les projets car cette escapade se faisait plutôt à l’improviste elle aussi. Nous avions une zone dans laquelle nous serions arrivés à la mi-journée mais nous verrions bien où nous irions le lendemain. En tout cas nous passions par Bari et descendions dans les Pouilles, afin de découvrir la botte de l’Italie. Enfin de lui faire découvrir. Quatre jours me paraissaient encore insuffisant pour aller jusqu’en Sicile, ce serait pour une autre fois sans doute. Nous avions déjeuné sur le pousse avant de partir et ça faisait bien 2h10 qu’on était sur la route. La vitre à moitié ouverte de mon côté et du côté passager faisaient voler les mèches rebelles de la jeune femme assise à côté de moi et renforçaient les boucles dorées qui se formaient quand ils séchaient après qu’elle ait pris une douche. Je les regardais de temps à autre danser au fil du vent qui circulait dans le véhicule.

« On n’a rien oublié au moins ? » demandais-je dans un doute. Elle savait que nous camperions mais ça serait probablement du camping sauvage au final, bien que peu légal, nous trouverions bien un coin où nous installer. Avec un petit réchaud pour chauffer quelques trucs à manger, puis nous avions fait des courses pour deux jours. Histoire d’avoir quelques vivres. Je la voyais sourire dès qu’elle lançait un regard en ma direction ce qui me força à lui poser la question  « Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai un truc ? ». Instinctivement je me passais la main sur le nez, sur la joue mais elle me rassura rapidement. « Je ne sais pas encore où on plantera la tente ce soir, mais comme incontournables il y a Bari, Alberobello et Lecce…. il y a un endroit où j’aimerais t’emmener manger quand même. C’est magnifique. Mais je t’en dirais pas plus » dis-je sachant éperdument qu’elle détestait que je l’attise de cette façon et parvienne à rester muet sur les surprises.

« Est-ce qu’il y a quelque chose qui t’effraie dans le camping sauvage ou…. tu n’as peur de rien ? » l’interrogeais-je. Finalement on avait décidé ça un peu à la dernière minute. Elle semblait être autant emballée que moi par l’idée mais j’ignorais si elle aimait ce genre d’accommodations. A vrai dire, je l’imaginais un peu comme une fille pseudo-précieuse qui appréciait un minimum de confort. Peut-être un cliché mais, il est vrai que j’avais encore beaucoup à apprendre d’elle et Astrid saurait probablement me surprendre. « Quand tu m’as dit avoir déjà fait du camping… C’était du camping sauvage ou dans le fond de ton jardin ? » demandais-je une nouvelle fois pour la taquiner. Elle me racontait, on riait, on se charriait.

« Dis-moi, il nous reste environ 1h de route, est-ce que tu veux qu’on fasse une pause en chemin ou tu te sens d’aller comme ça jusqu’à Bari ? ». Je me pensais que ça serait sympa de prolonger le chemin en s’arrêtant un moment vers Alta Murcia qui était un immense parc national dans les Hautes-Murge. Sublime à cette période de l’année. « Je songeais à faire un tour à Alta Murcia mais si ça te dit seulement, on y va ». Je ne voulais pas trop lui imposer une direction ou un endroit, car c’était notre weekend, nous devions donc tous les deux discuter de ce qu’on voulait voir, faire. Finalement la décision fut de s’arrêter au parc national qui offrait des paysages superbes, des étendues de verdures ponctuées de fleurs à cette période de l’année. Quand on se gara à un endroit pour marcher un peu, je saisis un sac à dos contenant deux bouteilles d’eau, de quoi grignoter, deux pulls supplémentaires et c’était parti. « J’ai que des vagues souvenirs de cet endroit mais, de ce que je me rappelle, ça valait le coup d’œil » lui dis-je. Je ne m’étais visiblement pas trompé et m’arrêtais assez rapidement pour prendre une photo du paysage ainsi que quelques unes d’Astrid. « Alors, qu’en penses-tu ? ». Je respirais volontairement fort en inspirant et expirant l’air frais et appréciant ce que l’on avait sous les yeux. En même temps je lui donnais quelques informations en lui indiquant également l’existence de gouffres (Pulicchio et Pulo). C’était trop beau pour être parfait, mon estomac criait déjà famine. Sachant qu’elle n’avait rien demandé à ce sujet, j’affirmais avec un peu d’humour « … et oui pas de souci si tu as un creux on peut s’arrêter un peu là, manger un truc et on repart, c’est une bonne idée même ». Je souris en la voyant. Elle me connaissais, moi et mes envies de manger fréquentes. Il y avait un petit muret en pierre contre lequel je m’assis, par terre face à ce paysage de quiétude. On était seuls. Je fouillais dans le sac ce qu’il y avait et saisis une barre de céréales. « T’en veux une ? ».

Je la regardais, en espérant qu’elle se joigne à moi. Je croquais déjà dans l’aliment que je tenais en main. « T’imaginerais notre tente là, en plein milieu de ce terrain ? ». J’étais légèrement tenté par cette idée sans savoir si elle était réellement bonne.

Emi Burton




Dernière édition par Giovanni Caruso le Mer 27 Déc - 2:33, édité 3 fois
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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Mar 28 Nov - 3:19 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni

• Musique : Vancouver Time

L’anniversaire de Giovanni approchait et bien qu’ils se connaissaient depuis plusieurs mois, leur relation amoureuse n’avait débuté qu’en janvier dernier. C’était étrange de se retrouver aussi proche d’une personne que l’on avait d’abord appris à connaître dans une relation professionnelle. En même temps Astrid avait eu peu de relations sérieuses, donc il était difficile pour elle de la comparer. Mais elle avait cette douce impression de le rencontrer à nouveau, comme si elle découvrait une toute autre personne, like meeting someone for a second time. Alors qu’elle était généralement très à l’aise avec lui, elle avait reprit une certaine gêne, presqu’une pudeur. Elle avait longuement réfléchi à ce qu'elle pouvait lui offrir comme cadeau de fête, alors elle décida de lui proposer un long weekend ensemble, sans lui avouer que que c'était une prémisse à son vrai présent. C’était donc avec appréhension qu’elle quitta avec Giovanni à bord de sa voiture ce vendredi matin. Il était venu la chercher à son appartement et l’avait aidé à descendre son sac de voyage, tel le gentleman qu’il était. Les bagages rangés, les ceintures attachées, la jeune femme avait branché son téléphone afin de mettre un peu de musique, espérant que ses choix lui conviendrait aussi. Et puis elle était toujours ouverte à des propositions au cours du voyage. Après tout, ils avaient au moins 4h devant eux.

Les fenêtres à moitié ouverte, le vent faisait virevolter ses mèches blondes fraîchement lavées, propulsant son odeur de lavande. Elle savait que Giovanni l’appréciait, ayant compris après quelques rencontres et douches ensemble que c’était un un truc bien à elle. Elle avait toujours utilisé un shampooing à la lavande, du plus longtemps qu’elle s’en souvienne, surtout pour ses propriétés bénéfiques afin de garder une belle chevelure dorée, le doux parfum n’étant qu’un plus. Astrid avait descendu la fenêtre jusqu’en bas, lui permettant de sortir son bras à l’extérieur et de faire danser sa main avec le vent. Contrairement à l’homme, elle ne portait pas de lunettes de soleil, n’étant pas incommodée par la lumière. En même temps, ce n’était pas elle qui conduisait alors elle pouvait se permettre de fermer les yeux quelques fois, question de profiter du moment présent et de la chaleur sur sa peau blanche. À la demande de l’Italien, elle mit une chanson de Leif Vollebekk, un artiste qu’il lui avait d’ailleurs fait découvrir. Les deux étaient donc sur la route, lui derrière le volant, et elle en charge de la musique, savourant la mélodie de cette chanson, Vancouver Time, qu’elle aimait bien mettre le matin, lorsqu’ils se réveillaient de leur nuit, souvent d’amour, afin de bien débuter leur journée. Au son des premières notes, elle ne put d’ailleurs s’empêcher de glisser sa main sur sa cuisse, la caressant avant de l’empoigner délicatement et lui sourire. Giovanni comprit à tort qu’il avait un truc au visage, mais elle le rassura rapidement, sans toutefois avouer que son rictus n’était qu’un signe qu’elle était bien. Très bien, même. Elle n’était pas encore prête à s’ouvrir complètement sur ce qu’elle ressentait envers lui, même s’il était évident qu’au fil des semaines, elle tombait amoureuse de cet homme. Cet homme qui avait failli la rejeter en janvier dernier, de peur de s’ouvrir à elle, de lui faire une place. Non on n’a rien oublié je crois...on verra bien rendu là. Sinon y’a toujours moyen de s’arranger hein dit-elle, se voulant rassurante. Il lui parla alors un peu plus des endroits possible où camper le soir venu, mentionnant du même coup un restaurant où il tenait absolument à l’inviter. Elle eut beau faire ses yeux auxquels il ne pouvait résister, il resta muet. Au grand dam de la blonde. La jeune femme feignait de bouder lorsqu'il reprit de plus belle en la taquinant. Dans le fond de mon jardin oui...dit-elle en riant, même si elle était un peu blessée par sa remarque. En même temps, il ne connaissait pas tous les pans de sa vie. Elle ne lui avait pas encore parlé de ses nombreux voyages humanitaires, ceux qu’elle avait souvent fait avec son amie, Emma, qu’elle avait retrouvé à Naples. Le seul truc qui m’effraie c’est que tes ronflements attirent des bêtes sauvages dit-elle, question de lui retourner la monnaie de sa pièce.

Giovanni lui donna le choix de s’arrêter à Alta Murcia ou de continuer la route jusqu’à leur destination. En fait, ils n’avaient pas vraiment de destination précise. Ce petit voyage de 4 jours était un peu improvisé. Les deux étaient des personnes qui appréciaient vivre au jour le jour, malgré leur intensité et impulsivité. En même temps après un début de relation difficile, ça faisait du bien d’avoir cette tranquillité d’esprit, cette pure et simple envie d’être ensemble et de découvrir de nouveaux paysages et horizons. Enfin plus pour elle que pour lui, car depuis leur départ, il était un vrai guide, connaissant plusieurs endroits et leurs détails. Astrid trouvait ça plutôt charmant et mignon. Ils s’arrêtèrent donc dans ce parc national et Giovanni s’assura de prendre un sac avec deux bouteilles d’eau et un peu de nourriture question de ne pas mourir de faim. L’américaine, de son côté, prit l’appareil photo que l’Italien avait amené, question d’avoir des souvenirs de qualité et pas que de simples photos prises sur un Iphone. Elle lui tendit d’ailleurs l’appareil, voyant qu’il était excité à l’idée de capturer le moment. Il en profita d’ailleurs pour prendre le portrait de la blonde, même si elle était terriblement gênée à l’idée de se faire photographier. Bon, elle savait bien qu’elle n’était pas moche, mais la confiance en soi n’avait jamais été son fort. Elle se prêta au jeu quelques instants, avant de réellement s’abandonner et savourer l’air pur, oubliant carréement qu’il prenait encore des clichés d’elle. Elle finit par s’avancer vers lui, l’ordonnant d’arrêter en riant, avant de lui voler un baiser. Allez donne-moi ça...c’est mon tour maintenant. Elle saisissa donc l’appareil, s’amusa avec et prit quelques photos de la nature avant de tourner la lentille vers lui. Tout en appuyant sur le déclencheur, elle répondit à sa question. C’est parfait. Sa réponse avait eut comme effet de le faire sourire, un sourire franc et paisible à la fois. C’était le calme qui paraissait sur cette photo qu’elle regardait après l’avoir prise. Cela faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu ainsi, sachant qu’il était encore très torturé à l’idée de se donner à une autre femme, de trahir Amara, comme il disait souvent. Émue, elle observa la photo encore quelques secondes avant de ranger l’appareil dans son sac. Il avait profité de son absence d’esprit pour s’asseoir contre un muret et grignoter un peu. Astrid n’était pas étonnée ; il ne faisait que manger, constamment. C’était probablement dû à ses séances d’entraînement intenses. Il avait toujours besoin de nourrir son corps, de le garder fort. Elle vint le rejoindre rapidement avant de voler la barre qu’il avait dans ses mains et d’en prendre une bouchée. Merci c’est gentil dit-elle, sourire en coin. Il lui en avait proposé une, mais elle avait préféré prendre la sienne. Comme pour jouer avec elle à son tour, il prit sa main pour la tirer vers lui. Elle tomba sur les fesses, entre ses jambes. Astrid en profita pour se caler contre lui, son dos contre son torse, dégustant toujours sa collation. Elle était bien, là, comme ça, entre ses jambes, entre ses bras. Elle avait envie de lui dire, mais elle sentait qu’il était encore trop tôt pour ce genre de confession, ce genre de truc hyper simple mais tellement lourd de sens. Astrid avait bien compris qu’il ne fallait pas le brusquer, qu’il fallait qu’elle lui laisse le temps d’apprivoiser cette relation, qu’il s’y sente à l’aise. Elle ne fit donc que relever et tourner sa tête pour déposer un baiser dans son cou avant de se remettre dans une position confortable, toujours contre lui. J’me verrais bien dormir ici oui...I mean, you’re our guide...Je te fais confiance. Do you think it’s safe? You know me,  I would literally sleep anywhere. Et ça il le savait. Il avait bien vu après quelques nuits qu’Astrid pouvait s’endormir n’importe où et rapidement. Et surtout, qu’elle était une vraie couche-tard et lève-tard. Ça me rappelle une fois en Amérique du Sud, au Vénézuela en fait...j’y étais avec Emma pour un voyage humanitaire et on avait eut droit à une journée de congé pour découvrir un peu l’endroit et la plage. C’était magnifique, trop même, à un point tel qu’on avait manqué la navette pour le retour. En même temps qu’elle le racontait, elle revoyait les images dans sa tête. On a donc décidé de se faire un genre de campement loin de l’eau, mais toujours dans le sable. On y a passé la nuit et on a pris la navette le lendemain matin, question de rejoindre les troupes pour la journée qui nous attendait. La jeune femme racontait l’anecdote, d’abord parce qu’elle voulait partager avec lui ce moment qui avait été un vrai coup de coeur dans son expérience, mais aussi afin qu’il la voit peut-être sous un autre jour. Elle voyait bien qu’il la croyait un peu princesse, mais c’était totalement l’inverse. Astrid était forte, elle avait peur de rien. Elle avait apprit à la dure, surtout avec sa dernière relation. Mais au fil des semaines et des mois, elle savait pertinemment qu’il apprendrait à la voir sous un autre jour, à l’apprécier encore plus. Qui sait, peut-être un jour aurait-elle même le courage de s’ouvrir sur son passé.

Elle quitta ses bras afin de se placer devant lui, à genoux, question d’être à la même hauteur. Alors, on fait quoi? On reste ici ou on repart? En attendant sa réponse, elle sortit une bouteille d’eau du sac afin d’en prendre une gorgée, Avec la maladresse qu’on lui connaissait bien, elle en échappa quelques gouttes, qui coulèrent contre son menton avant de tomber sur le t-shirt léger qu’elle portait. Elle essuya rapidement sa bouche, un peu gênée. Je crois que j’ai oublié comment boire...Elle riait nerveusement, les joues un peu rouges. Parlant de boire...j’espère qu’on n’a pas oublié les deux bouteilles de vin hein? Sinon je ne crois pas que je vais survivre à 4 jours seule avec toi...Elle se releva, fière de sa blague, surtout lorsqu’elle vit la grimace de Giovanni. Elle savait que la réplique n’allait pas tarder alors elle se dirigea rapidement un peu plus loin, question de s’éloigner afin qu’il ne l’attrape pas. Astrid savait qu’elle n’avait aucune chance contre lui et sa carrure. Il ne lui ferait évidemment jamais mal, mais il avait le don de la faire souffrir avec des attaques de chatouilles ou des baisers enflammés dans son cou. Les deux mains d’abord levées vers lui en signe de paix, elle en profita afin de fuir en courant, adorant l’air de la nature contre son visage, le sol sous ses pieds et la flore à perte de vue. Ils étaient seuls contre le monde. Ensemble contre toute attente. Elle n’aurait pas pu rêvé d’un meilleur weekend.


Emi Burton


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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Mer 29 Nov - 0:46 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni

• Musique : Heal

En conduisant, j’essayais de m’imaginer dans une tente. Enfin nous imaginer, dans une nature environnante, au milieu de nulle part. C’était exaltant, cette idée de passer plusieurs nuits en extérieure, avec pour seul toit un tissu imperméable dont était fait la toile de tente. Ça me ramenait à des moments passés, avec les cousins en Sicile. C’était l’un des délires de vacances dans notre jeunesse et j’en gardais que de bons souvenirs, de ces expériences. Un retour en arrière se ferait lors des quelques heures passées dehors. Nous n’avions réservé qu’une seule nuit dans un véritable hôtel et c’était prévu dans 2 jours. Autrement, la tente resterait notre habitat principal. Je conduisais le sourire aux lèvres la plupart du temps, savourant l’instant présent, cette légèreté marquée par une absence totale de tensions, de doutes; Rien de tout ça n’existait et ça faisait du bien d’avancer l’esprit vidé.

Je regardais la DJ temporaire qui s’occupait de mettre des chansons au fil des kilomètres, des airs qui accompagnaient à la perfection l’atmosphère actuelle. Evidemment aux premiers sons de Leif, j’eus des pensées de nos matins, au réveil. Elle aimait bien démarrer la journée avec l’une de ses chansons, c’était comme devenu un habitude. Je posais alors quelques minutes ma main sur la sienne. Puis on se taquinait ce qui était également notre façon de fonctionner. Qui aime bien châtie bien dit-on. « Mes ronflements ?! Les miens ?!  Attends tu devrais t’entendre quand tu dors profondément… tu fais ces petits bruits là … entre un son de respiration forte et de sifflement » j’imitais en caricaturant le son pour l’embêter et protégeais mon bras de toute tape éventuelle de sa part. « … puis je ne ronfle même pas. Qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! » m’exclamais-je en remettant mes mains sur le volant et j’appuyais sur la pédale d’accélération pour doubler une voiture.

La suite du trajet se déroulait plutôt bien, on arrivait dans ce fameux parc national que je voulais voir. L’appareil photo en mains, je prenais à la fois le paysage somptueux mais également Astrid qui regardait la nature avec la plus grande attention. Au départ je la sentais timide mais je la rassurais avec quelques mots pour qu’elle se prête au jeu et j’enfermais dans cette boite numérique de jolis clichés d’elle.
Elle revint toutefois rapidement vers moi pour en prendre à son tour et je ne parvenais pas à ne pas faire l’idiot. J’étais décontracté, heureux en quelque sorte et ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps de me sentir autant en phase. Pour mettre fin à cette session photo (surtout que je préférais être derrière l’objectif), mon appétit soudain me sauva et je décidais de manger un bout. En prenant place, je commençais à mordre dans cette barre de céréales, invitant la jolie blonde à se joindre à moi. « Eh… » râlais-je faussement lorsqu’elle débarqua contre moi en croquant dans ce que je tenais en main. Dans le fond ça ne me dérangeait pas. Je la tirais alors vers moi pour qu’elle s’installe confortablement. Je repliais mes jambes et utilisais mes genoux comme accoudoirs. « Je pense que ça ne craint absolument rien. T’as vu l’étendue de ces champs à perte de vue ? Bon ceci dit je ne pense pas que ça soit autorisé mais…. ça on s’en fout non ? ». Je ne pensais pas qu’on croiserait quelqu’un. A tort. « C’était au Vénézuela ? ». Astrid m’avait vaguement parlé de son intérêt pour l’humanitaire mais j’ignorais qu’elle avait réellement fait un déplacement dans un pays dans le besoin, et encore plus que c’était au Vénézuela. « C’est vrai ? Un campement comme… un abri de fortune avec ce que vous trouviez ou bien vous aviez vraiment une tente et tout ? ». Je l’interrogeais sur sa capacité d’adaptation à l’environnement dans lequel elle se trouvait. Tout en continuant de manger cette petite collation, nous discutions de ce fameux voyage au Vénézuela et elle prolongea quelques anecdotes au fur et à mesure que je posais des questions jusqu’à ce qu’après un court moment de silence, elle décide de bouger. « … on a l’option de se balader un peu là, peut-être une heure ou deux et on repart… ou on se balade puis on voit si on reste… au feeling…. ». J’allais pour lui proposer de faire un tour de suite mais elle renchérit une taquinerie sur le vin. « Haha, très drôle.  Je croyais que je te suffisais pour te faire tourner la tête mais visiblement je me trompais… tu as besoin de vin en plus… » dis-je en me levant. Elle s’éloignait déjà comme une gamine qui profitait du vent de liberté, de l’air estival, de cette sensation que seule la verdure offrait. « Hep hep, viens par là » elle était déjà en train de s’éloigner. Je ne me dépêchais pas car je savais que d’une part, elle ne ferait pas le poids contre moi, et d’autre part, j’avais les clefs de la voiture donc elle n’irait pas bien loin. J’eus le temps de regrouper les affaires, de remettre le sac sur le dos et de repartir. La voir s’agiter et tournoyer sur elle-même me poussa à prendre l’appareil photo pour immortaliser ce mouvement. Je le rangeais ensuite en arrivant près d’elle.

Arrivé à sa hauteur, je regardais autour en indiquant « je crois, si je me souviens bien, qu’il y a le castel del monte par ici, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Faut marcher un peu mais… il est un peu unique en son genre…. ». J’eus pas longtemps à hésiter, Astrid m’attrapa par la main m’entrainant vers une direction au hasard en proposant de s’y rendre. «… je ne voudrais pas te contredire… Pas que je n’adore pas faire ça…. mais, c’est dans cette direction plutôt » lui indiquais-je de la main. « Tu es sûre que tu as autant le sens de l’orientation que tu me laissais penser…. ? ». Encore une fois, je la taquinais. Je la tirais un peu plus vers moi en passant mon bras autour de ses épaules. « J’rigole. Ceci dit j’ai davantage l’impression d’être utile…. parce que si tu étais douée pour tout et savais tout… je me sentirais un peu comme un accessoire tu vois…. ». Je me permettais de me comparer à un accessoire qui ‘embellissait’ la jeune femme car j’avais pu constater une ribambelle de paires de chaussures qu’elle avait. C’était impressionnant, presque effrayant. Toutes rangées dans des boites, pour les préserver au fil des ans. « D’ailleurs ça te vient d’où cette obsession des chaussures là…. t’as vécu quelque chose dans ta jeunesse ? Un traumatisme qui t’a valu de rester pieds nus pendant des années et depuis tu ne souhaites pas manquer de chaussures ou quoi ?! ». Sur un ton doux et humoristique je la regardais « Je t’avoue que j’ai rarement vu une femme avec autant de choix ».

On poursuivait la discussion pendant de longues minutes et j’en vins à revenir sur le sujet de l’humanitaire. « … je me demandais, pour tes missions humanitaires, tu as été au Vénézuela d’accord mais est-ce que tu as visité aussi d’autres pays ? ». Elle était altruiste, comme moi et j’aimais l’entendre parler de cette générosité du cœur. En même temps qu’elle parlait, on arrivait à un point de vue qui nous permettait de voir un arbre, seul. Très beau avec la lumière du jour qui le mettait en valeur et dans le fond, le fameux castel qu’on allait voir. « Regarde, il est là-bas, je ne m’étais pas trompé ! » dis-je plutôt content d’avoir été dans la bonne direction du premier coup. Car j’avais un peu bluffé c’est vrai en disant avec Astrid que c’était par où on se dirigeait. Et ça aurait été con de perdre la face. Je pris une nouvelle photo depuis où nous étions avant de la rattraper une nouvelle fois.

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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Mer 29 Nov - 20:57 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni

• Musique : Find you

Le reste du chemin en voiture s’était déroulé comme il avait commencé : lui, toujours habile au volant, et elle, en charge de la musique. Elle s’était même mis à l’aise quelques fois, descendant son siège afin d’être à un certain angle, fermant même les yeux quelques fois. Elle ne s’endormait évidemment pas, mais elle relaxait, profitait du vent qui frappait contre son visage, de l’air pur et du soleil qui la réchauffait. La main de Giovanni passait quelques fois sur sa jambe, la caressant, mais aussi probablement pour s’assurer qu’elle ne tombe pas directement dans les bras de Morphée. Ils avaient continué de se taquiner, comme à leur habitude, surtout sur les ronflements d’Astrid. Car évidemment après lui avoir lancé une flèche, il ne pouvait pas s’empêcher de répliquer. C’était vrai qu’elle faisait parfois certains bruits lors de son sommeil, il n’était pas le premier à l’avoir remarqué et dit. Mais s’il pensait être totalement silencieux pendant la nuit, il se trompait carrément. Elle ne fit qu’essayer de le taper en guise de réponse, mais plus rapide qu’elle, il arriva à se protéger avant d’accélérer, ce qui la déstabilisa un peu. Elle lui faisait totalement confiance pour la conduite, mais elle réalisa qu’il aimait bien la vitesse.

Le moment que les deux avaient ensuite passé ensemble, dans la nature, s’échangeant l’appareil photo, avait probablement duré qu’une vingtaine de minutes, mais le temps semblait s’être arrêté. Pendant que l’un prenait des clichés, l’autre se laissait envoûter par la flore, par le calme que cet environnement dégageait et offrait. Astrid n’aurait jamais pensé pouvoir être aussi à l’aise devant la lentille, mais elle avait fini par l’oublier. Et le résultat était magnifique, sans vouloir se lancer des fleurs. Elle lui demanda d’ailleurs de lui envoyer les photos lorsqu’ils seraient de retour dans la ville, pour qu’elle puisse les transmettre à ses parents. Cela faisait plusieurs mois déjà qu’elle ne les avait pas vu, n’ayant pas eu la chance de se rendre à Boston depuis les fêtes. Sa mère lui écrivait presqu’à chaque jour pour avoir de ses nouvelles, mais c’était surtout son père qui utilisait Facetime, incapable de ne pas voir le visage de sa fille adorée pendant plus que quelques jours. Elle leur avait d’ailleurs un peu parlé de Giovanni, sans entrer dans les détails. La blonde avait simplement mentionné qu’elle avait commencé à fréquenter un certain Italien et que cela devenait de plus en plus sérieux de semaine en semaine. Bien qu’ils étaient heureux pour elle, cela signifiait aussi qu’elle était encore loin de revenir s’installer à Boston, ou du moins aux États-Unis un jour. Mais ils connaissaient bien leur fille et savaient qu’il était impossible de l’emprisonner, de le garder près d’eux. C’était une femme indépendante et surtout, libre. Comme un papillon en liberté. Elle eut un sourire niais en pensant à eux, sous le regard intrigué de Giovanni qui lui demanda si tout allait bien. Oui oui ça va...j’étais...dans la lune.

Elle vint donc le rejoindre près du muret où il savourait une collation bien méritée, avant qu’elle ne lui vole pour terminer par terre, entre ses jambes. Ses avants-bras sur ses genoux, elle contemplait le paysage face à elle. Je ne vous savais pas ainsi Mr. Caruso...alors on fait dans l’illégalité maintenant? Elle blaguait en lui répondant ainsi. Ils n’étaient tout de même pas en train de commettre un crime, ils ne faisaient que profiter du moment présent. Et puis il n’y a avait personne à des mètres à la ronde. Ils pouvaient bien se permettre de planter leur tente ici si ça leur disait. Oui au Vénézuela...ça fait quelques années. Avant mon déménagement à Naples en tout cas. Son coeur se serra en mentionnant son arrivée en Italie, qui était évidemment étroitement liée avec Tom, son bourreau. Non on n’avait rien du tout avec nous...on n’était pas supposées dormir sur la plage quoi. On avait nos serviettes qui nous ont servi de drap contre le sable. Et puis par-dessus nous, rien...il ne pleuvait pas heureusement. Honnêtement je ne crois pas avoir vraiment fermé les yeux cette nuit-là. D’abord parce que c’était excitant comme aventure, mais surtout j'avais quand même quelques craintes...Deux jeunes femmes, vulnérables comme ça, sur la plage pendant toute une nuit. En y repensant, ce n’était peut-être pas notre meilleure idée. Elle n’en dit pas plus pour le moment, préférant se relever et courir un peu, se dégourdir les jambes. Giovanni ne vit même pas l’intérêt de la rattraper, sachant que l’américaine ne se rendrait pas bien loin sans lui. Elle jeta un dernier coup d’oeil vers lui avant de reprendre sa course, s’arrêtant parfois pour tourner sur elle-même, les yeux rivés vers le ciel.

Après avoir ramassé leurs affaires, il vint la rejoindre rapidement, la sortant de ses rêveries. Tu vois à force de tourner comme ça...peut-être que je pourrai faire sans le vin. Elle riait, répondant à sa remarque de plus tôt. Le jeu continuait entre eux, comme si c’était la course à celui qui sortirait la meilleure réplique. Mais ces taquineries qui duraient le jour, se transformaient très souvent en affection et caresses le soir. Alors elle pouvait en prendre, pensant déjà à la nuit qu’ils passeraient ensemble, dans la tente. Prochaine étape dans leur découverte de cet endroit : le Castel del Monte. Astrid n’avait aucune idée de ce que c’était, mais que le nom l’enivrait déjà. Elle l’écouta lui décrire tout en lui donnant des détails. Mais t’es un vrai Wikipédia toi en fait. Sans attendre une seconde de plus, elle prit sa main pour l’attirer vers elle qui marchait déjà dans une direction. Il la stoppa net afin de l’attirer de l’autre côté, là où était réellement le château classé au patrimoine mondial. Je crois que c’est ton sport préféré me contredire. Heureusement que tu n’as pas souvent raison, sinon tu y prendrais vraiment goût répliqua-t-elle en levant les sourcils avant de le suivre. Elle ne savait pas combien de temps prendrait leur marche, mais Astrid avait assez d’énergie et de stamina pour continuer longtemps. Un traumatisme, tu ne mâches pas tes mots hein...Je sais pas d’où ça vient...j’ai toujours adoré les chaussures. Je trouve que c’est un accessoire qu’on néglige souvent, simplement parce que c’était tout au bas de notre corps. Pourtant, la couleur, la forme, la hauteur peut faire toute la différence in an outfit you know...Elle voyait bien qu’il se forçait à l’écouter, probablement pas aussi envoûté par le monde de la chaussure. And you like it too! That’s always where your eyes go first when you see me...no? Les deux savaient très bien que c’était faux, et c’est pourquoi sa remarque était encore plus drôle. Elle ne savait pas si ça le gênerait, mais elle observait son visage afin de déceler rapidement toute réaction. Il revint finalement sur le sujet de ses voyages humanitaires. Il était curieux de savoir où elle était allée, ce qu’elle y avait fait. I went mostly in South America, some places in Africa...Mostly where people need our help. I can't remember how and when it started, mais j'ai toujours eu cette envie en moi, d'aider les autres. Faire une différence. Je crois que ce n'est pas étonnant que je sois devenue prof par la suite...Je voulais me poser, trouver un truc stable. Alors c'était le meilleur des deux mondes quoi. Elle en parlait aussi avec passion. I also went in Thailand and Australia, but that was only for fun. To see the world. Not to work. What about you? Did you ever leave Italia?

Trouvant que le rythme était trop lent, elle passa devant lui pour marcher seule. Et puis elle savait bien qu’il ne serait pas insensible à la vue qu’il aurait d’elle, de dos. Elle ne portait évidemment pas ses vêtements les plus provocateurs, mais disons que ses shorts tombaient bien sur ses hanches. Je crois que je le vois dit-elle en se retournant légèrement, en même temps qu’il pointait un immense arbre. Il fit quelques pas de course pour venir la rejoindre, passant son bras autour de ses épaules avant de ne pouvoir s’empêcher de sortir son appareil photo. Le laissant faire ses trucs, elle s’avança vers ce château historique. Suivie par Giovanni, elle posa d’abord sa main contre la pierre, après l’avoir observé de haut en bas, et de gauche à droite. C’est magnifique...How old is this place? Older or younger than you? Elle lui tira légèrement la langue avant de faire le tour de la bâtisse qui devait avoir des centaines d’années. Can we go in? Elle le demandait sans vraiment se soucier de la réponse. Malheureusement pour elle, c’était barré. Il y avait probablement des moments pour visiter et aujourd’hui n’en était pas un. Maybe from the back...dit-elle, plus à elle-même qu’à lui. Elle fit le tour, mais il n’y avait aucune entrée possible. Même s’ils ne pouvaient pas voir l’intérieur, la vue qu’ils avaient était imprenable, exquise. Pouvoir être témoin de monument du passé comme ça la rendait émue. Même si elle préférait les langues à l’histoire, les deux étaient intimement liés. Son regard se posa finalement sur lui. Est-ce que mon guide a plus d’informations à me donner sur l’endroit, étant donné qu’on ne peut le visiter? S’approchant de lui alors qu’il parlait, elle posa ses mains sur ses hanches, son visage près du sien. Astrid l’écoutait attentivement, même si elle avait quelques idées derrière la tête. Elle se tourna finalement pour se laisser tomber un peu sur lui, sa tête dans son cou, concentrée sur les mots qui sortaient de sa bouche, ses yeux posés sur la pierre devant elle. Même s’il avait blagué plus tôt comme quoi il n’était qu’un accessoire, elle adorait qu’il en sache autant sur tout ce qu’ils voyaient et découvraient aujourd’hui. Elle ferma les yeux quelques instants, pouvant hûmer parfaitement l’odeur de l’Italien contre lequel elle était. Elle sentait aussi les vibrations dans son dos, au fur et à mesure qu’il parlait, presqu’à voix basse tant elle était proche de lui. Puis ce fut à son tour de les interrompre lorsque son estomac se fit entendre. Ne pouvant s’empêcher de rire devant l’absurdité de la situation, elle se retourna vers lui. I think I’ll need more than a snack now...Are you hungry too? demanda-t-elle en l’entourant de ses bras, son regard plongé dans le sien. Je crois que j’aimerais qu’on plante notre tente ici...Elle déposa un baiser sur sa mâchoire droite. On peut retourner chercher les trucs nécessaires à la voiture et on s’arrêta pour la nuit? Sa bouche passa du côté gauche de sa mâchoire pour l’embrasser à nouveau. What do you think? ajouta-t-elle en en se replaçant droite devant lui, ses yeux toujours sur lui, lui permettant d’apercevoir cette petite tache distincte qu’il a dans son oeil gauche.

Emi Burton
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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Jeu 30 Nov - 13:28 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni

• Musique : Cruisin'

Cet instant partagé avec Astrid était léger, frais. Ça changeait absolument tout de s’évader du ‘quotidien’ (qui n’était pas synonyme de routine pour autant) afin d’apprendre à se découvrir l’un l’autre en plus de découvrir de nouveaux lieux. Enfin, pour moi, en re-découvrir pour certains. Je n’étais pas un expert du pays et j’étais loin d’avoir tout fait mais j’avais une connaissance plus élargie sur l’Italie que Astrid c’était vrai. J’en profitais donc pour partager mes quelques souvenirs ainsi que ce que je savais. Contre le muret, j’étais bien, avec la belle calée contre moi. « Oh si tu savais … » dis-je en restant mystérieux. La légalité et moi ça avait fait bien souvent deux. Et j’ignorais encore ce qui allait se passer cette même année. Je l’écoutais alors me parler du Vénézuela en essayant de l’imaginer dans ce cadre. Dans ce pays étranger où les conditions de vie devaient être incomparables avec celles que l’on connaissait chez nous. Apparemment elle s’y était adaptée tel un caméléon. Elle n’avait pas tort sur le coup des deux femmes sur une plage, sans abri. Pas sûr que ça ait été très prudent, mais elle était là aujourd’hui donc ça s’était bien passé au final…

Puis on partit sur autre chose en entamant une balade vers le Castel. « Tu ne savais pas que tu avais rencontré Wikiman ? C’est mon deuxième prénom » rétorquais-je en ne me prenant pas au sérieux car je n’avais pas une aussi grande culture que ça. Disons que j’étais curieux de ce qui m’entourait et je m’intéressais à tout. Quand je ne savais pas, je creusais toujours les informations. Elle me lança une petite attaque habituelle que je ne relevais qu’avec une grimace. En revanche elle me perdait un peu en parlant de ses chaussures…  « Of course » répondis-je faussement. Quand elle parlait d’accessoire, je m’intéressais bien plus à la lingerie. Ça c’était un accessoire utile. Enfin, une femme dans des talons, ça la rendait de suite plus féminine. Sur le visuel ça me plaisait aussi c’est vrai. Ceci dit, je persistais sur le fait de penser que ce qu’il y avait sous les vêtements était bien plus exaltant. « However … I’m not against speaking about lingerie … ».

On changea alors le corps de la discussion sur les voyages car ça m’intriguait, de savoir ce qu’elle avait vu, connu, ce qui lui plaisait ou non. Si elle était aventurière, réservée…. j’apprenais à la connaitre ainsi également. Je ne connaissais pas le continent Africain en revanche j’avais aussi fait beaucoup l’Amérique et quelques pays Européens. Je rêvais d’aller en Asie. Sans l’interrompre, je marchais à ses cotés en l’écoutant avec la plus grande attention. « Thailand ?! ». Evidemment je relevais. « Hum… après avoir été diplomé à l’école de commerce à Rome, j’ai voyagé oui. Pendant près de 2 ans. J’ai parcouru beaucoup de pays européens pendant au moins 6 mois il me semble… et ensuite je suis parti aux Etats Unis….. et de là je suis descendu sur le continent en parcourant des pays d’Amérique Centrale comme le Mexique, le Costa Rica… et j’ai été en Amérique du Sud aussi. Mais…. l’Asie je t’avoue que c’est un rêve pour moi. L’Inde, l’Indonésie… ça doit vraiment être incroyable » dis-je en espérant profondément pouvoir m’y rendre un jour.

Rapidement elle prit les devants sur notre marche alors qu’on avait dépassé l’arbre photographié depuis plusieurs minutes. Elle ne tenait pas en place, une vrai pile électrique. Ça aussi, je le découvrais à son sujet, il était difficile de canaliser son énergie. J’étais quelqu’un de plutôt sportif et dynamique, ce trait de caractère me correspondait donc plutôt bien. Je la rattrapais donc et en moins de temps que prévu nous arrivions à hauteur du castel del monte. Je lui tirais la langue quand elle lança sa remarque sur l’âge avant de répondre plus sérieusement « Vers le XIIIe je crois ». il avait une structure octogonale assez intéressante. Son style mélangeait celui Roman et celui Islamique. « … Tu savais qu’il était devenu le siège du Souverain du Royaume de Sicile à cette époque ? ». Je suivais Astrid incertain qu’on puisse y entrer. Etant donné que c’était fermé, elle se rabattait sur mes éventuelles connaissances pour combler ce vide. Alors qu’elle s’approchait de moi, je la regardais dans les yeux avant de poser ce même regard dans le vide, le temps de réfléchir « Alors… ». Est-ce que je connaissais d’autres choses pertinentes ? « C’était le château de mon arrière arrière arrière arrière grand oncle… ». Vu comment elle me regardait subitement j’étais grillé « … bon d’accord ça c’est faux. Mais hum…. ce que je peux dire c’est que… il est fait en pierre calcaire et en quartz… il y a 8 pièces à l’intérieur, d’où les 8 tours… et j’admets ne pas en savoir davantage ». La description était brève mais je n’avais pas en mémoire l’histoire détaillée de ce château. Mes bras vinrent enlacer la blondinette alors que j’observais ces hautes façades de 26 mètres face à nous. « L’appétit vient en mangeant non ? ». Je n’avais pas faim de suite mais d’ici une petite heure, probablement. « Alors on va faire ça…. je propose qu’on retourne à la voiture, qu’on prenne ce dont on a besoin pour la nuit avec la tente bien sûr et qu’on… aille vers où il y avait l’arbre ? Ou au milieu du champ de fleurs pour la planter ? ».

Après la réponse de la belle, on fit ce qui venait d’être planifié et cela prit plus de temps que prévu. On put rassembler toutes les affaires nécessaires, un peu chargés mais il y avait de quoi manger, se reposer, et flâner. Cela contrastait avec notre tempérament habituel, nos activités et rythme parfois survolté selon les semaines. Parfois ça faisait du bien de prendre le temps de vivre et savourer le moment présent. Une fois que tout fut posé à terre je proposais « on commence par monter la tente ? ». Le travail d’équipe était payant, nous eûmes un toit en un rien de temps, on avait installé à l’intérieur des petits matelas peu épais mais qui servaient de faire un intermédiaire entre le sol et nous une fois allongés. Puis on y étendait nos sacs de couchages ainsi que deux couvertures supplémentaires, en dessous et au dessus. En attendant, Astrid regardait ce qu’on pouvait manger de bon qui était déjà emballé dans des petites Lunchbox emmenées. On s’installa ensuite confortablement dehors, contre l’arbre pour déjeuner. Je souris alors à un moment où j’étais dans mes pensées, en train de regarder Astrid manger elle aussi. « C’est marrant » dis-je. Voyant qu’elle s’interrogeait sur le fond de ma pensée je poursuivis. « Tu vois, si tu ne m’avais pas dit avoir fait de l’humanitaire et vraiment t’être déplacée sur le terrain, avoir mis la main à la pâte, je… ». Là je me rendais compte que ma remarque était probablement inutile et stupide. Je me retins mais elle insista. « … disons que de prime abord j’aurais pas cru que tu étais ce genre de femme ».

Je terminais une nouvelle bouchée prise entre-temps pour encore une fois, ajuster mes propos « … je veux dire, la première fois que je t’ai vu, je te trouvais plutôt apprêtée, du genre à aider mais, à distance … je sais pas c’est idiot. Un cliché idiot ». Je ne l’avais jamais cru superficielle non plus mais pas du genre à s’adapter littéralement à tout terrain et nécessiter peu de confort.  « Quand tu m’as parlé de ces voyages, tu … voyageais de quelle façon par exemple ? Sac à dos et à l’aventure ou tu prévoyais quand même certaines choses… ? D’ailleurs tu voyageais seule ? ». La question me vint subitement. Puis les modes de voyages traduisaient aussi la personnalité de chacun. Ceux prévoyants, ceux aventuriers… je faisais partie de la seconde catégorie. Parfois casse-cou mais c’était pas grave, les souvenirs de voyages et anecdotes n’en étaient que plus importants.

Pour revenir à mes propos, je croisais mes jambes tendues par-terre, toujours assis contre cet arbre et reprenais « Désolé pour tout à l’heure si ça a pu te vexer… cette histoire de cliché. Mais… oui tu dégageais un peu cette impression là, les premières fois où je t’ai vu…. ». J’arrivais à un peu plus de la moitié de la Lunchbox quand je m’interrogeais subitement « D’ailleurs toi aussi tu avais des a priori … ? Sur Moi ? ». Qu’avait-elle pu penser quand on s’était rencontré ? J’en devenais curieux, quitte à prendre une claque dans la gueule ou être agréablement surpris. « En tout cas, je… je suis très heureux d’être là. Vraiment » lui dis-je pour la rassurer en dépit de mes propos. Comme elle était elle-aussi adossée au même tronc, près de moi, je me tournais doucement pour prendre un peu de ce qu’elle avait dans sa Lunchbox car nous avions deux préparations différentes. « Puis tu cuisines tellement bien en plus…. t’aurais pas voulu faire ça d’ailleurs ? Te lancer dans la cuisine ? Si tu n’avais pas été dans l’enseignement ? ». En l’interrompant j’ajoutais « J’aurais pu être ton cobaye culinaire en plus… ». Je la regardais, sans parvenir à décrocher un petit sourire en coin.

Emi Burton
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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Mer 6 Déc - 4:57 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni



Toujours à ses côtés, ils avançaient lentement vers leur destination, même si Astrid soupçonnait de plus en plus qu’il n’était pas du tout certain vers où ils allaient. Elle ne disait rien, puisque de toute façon ils n’étaient pas pressés, ils avaient le luxe et le temps de se perdre. Et ça lui donnerait l’occasion de lui remettre sur le nez. Depuis leur début de leur relation c’était dans leur habitude de se taquiner ainsi, sautant sur chaque opportunité pour griller l’autre, toujours avec affection. Et les deux avec un fort caractère, ça créait souvent des flammèches, mais il était rare qu’ils tombent dans de réelles disputes. Jusqu’à maintenant, ce n’était pas encore arrivé, mis à part quelques petits accrochages. Oh you want to talk about lingerie or you want to see it? demanda-t-elle en se retournant pour prendre les devants, tout en descendant légèrement son short afin de dévoiler de la dentelle. Elle fut vite rattrapée par l’Italien qui semblait désireux d’en voir plus. De nouveau côte à côte, il l’interrogea un peu plus sur les différents voyages qu’elle avait pu faire au cours de sa (jeune) vie. Oui la Thaïlande...ça a toujours été un rêve de jeunesse. Je crois que j’avais vu des photos dans un magazine de Nat Geo et j’étais tombée tout de suite sous le charme. Elle repensait du même coup à ce voyage qu’elle avait fait avec Tom, presqu’à leur début de relation, quand tout allait bien. Astrid avait déjà prévu ce voyage depuis quelques mois et lui avait proposé de l’accompagner s’il voulait. En fait, il s’était un peu imposé, ne voulant pas la voir partir seule. Non pas pour sa sécurité, mais parce qu’il ne voulait jamais être sans elle. Un warning sign comme on dit...C’est marrant, tu étais probablement aux États-Unis quand j’y étais aussi...bon en même temps c’est grand comme pays. Tu as visité quels états pendant ton séjour? La blonde était curieuse de savoir ce qu’il pensait de son pays natal. Le couple parlait souvent de l’Italie et de ses différentes régions, mais rarement du continent d’où venait la jeune trentenaire. Sans jamais lui avoir avoué, elle espérait même qu’il viendrait avec elle à Thanksgiving cette année ou pourquoi pas Noël. Elle pourrait enfin à son tour lui montrer d’où elle vient, ses racines. C’était important à ses yeux.

Contrairement à Giovanni, Astrid avait parfois du mal à se poser, être dans le moment présent, se concentrer sur les alentours. Elle avait toujours besoin d’être en mouvement, en action. C’est pourquoi elle n’avait pas pu s’empêcher de prendre les devants à nouveau, impatiente d’arriver à destination. Il la laissait faire, voyant bien qu’il ne pouvait pas la contrôler. Elle jetait quelques coups d’oeil au-dessus de son épaule, vers lui, s’assurant qu’il n’était pas trop loin derrière. Une fois le château devant eux, l’américaine de put s’empêcher de tester tout de suite la porte, question de voir s’ils pourraient s’aventurer à l’intérieur et visiter. Puisque c’était malheureusement fermé, elle devait se contenter des informations données par Giovanni, qui étaient tout de même assez complètes. But how and why do you know all this? Not that I’m not happy with it but...I’m impressed. Was history always your thing or is it something that you developed? De son côté, Astrid n’était pas particulièrement fascinée par l’histoire avec un grand H. Elle fréquentait plutôt les musées d’art et préférait passer une journée au cinéma ou dans un théâtre plutôt que de visiter des monuments. En même temps c’était normal : son truc c’est les lettres, pas l’architecture ou l’archéologie.

Affectueuse et douce, elle embrassait doucement son homme, sans jamais toucher ses lèvres. Elle lui proposa de retourner chercher leurs affaires à la voiture avant de s’installer pour de bon, pour le reste de la journée et de la nuit. Si Giovanni était assez démonstratif, la blonde était tout aussi tactile. Ce n’est pas qu’elle était possessive ou dépendante, bien au contraire. Elle pouvait passer plusieurs journées sans avoir de ses nouvelles et ne pas en faire un cas. Mais lorsqu’elle est avec une personne, un homme, qu’elle apprécie et aime peu à peu, elle ne peut s’empêcher de le montrer souvent. Que ce soit par de simples caresses, des baisers furtifs, sa main qui trouve celle de l’autre, elle trouve toujours un moyen de se rapprocher. Elle ne sait pas encore si c’est un trait de caractère qu’il apprécie ou abhorre, mais elle le saura tôt ou tard. Voulant lui redonner un peu d’espace, elle le laissa partir vers la voiture, avant de rattacher l’un de ses lacets. Attends-moi! cria-t-elle avant de le rattrapper à la course. S’étant bien éloignés de la voiture, le retour prit plus de temps que prévu, mais ils en profitèrent pour continuer leurs discussions, continuer d’apprendre à se connaître. Car mine de rien cela ne faisait même pas 6 mois qu’ils partageaient le quotidien de l’autre, de façon sérieuse. Et encore là, ils ne se voyaient pas à chaque jour, les deux ayant un horaire bien chargé. Est-ce que c’est plus occupé au bar l’été ou c’est l’inverse? Les gens doivent partir en vacances, mais en même temps vous devez avoir beaucoup plus de touristes...Les mains dans ses poches, elle était curieuse de sa réponse, surtout pour savoir à quoi s’attendre lors de leur retour à Naples. Aura-t-il encore moins de temps pour eux, maintenant que la saison chaude arrivait? De son côté c’était l’inverse : l’été voulait dire congé. Elle acceptait parfois de faire quelques classes d’été, mais cette année elle avait préféré prendre le temps de se reposer et profiter pleinement de ses vacances.

Les trucs sortis de la voiture et de retour près de l’arbre, ils montèrent la tente en une dizaine de minutes. En même temps ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ça, et lui non plus semblait-il. Pendant qu’il s’occupait d’installer ce qui allait à l’intérieur de leur habitat pour la nuit, Astrid sortit les petites boîtes à lunch qu’elle avait préparé pour eux. Elle connaissait un peu ses goûts, mais pour ne pas prendre de chance elle avait préparé deux options, ainsi, il pourrait choisir ce qu’il préférait. Les deux adossés contre l’arbre, il profita d’une pause pour lui faire une confession. « Tu vois, si tu ne m’avais pas dit avoir fait de l’humanitaire et vraiment t’être déplacée sur le terrain, avoir mis la main à la pâte, je… ». Alors qu’il prenait un moment pour probablement réfléchir à ce qui venait de sortir de sa bouche, elle avala une gorgée d’eau, question de se calmer un peu. Elle se sentait déjà bouillir. Ah bon, tu croyais que j’étais quel genre de femme Gio? Ça m’intrigue. Sans être en colère, elle n’était pas d’humeur à rire, mais le voir se caler encore plus l’enchantait un peu. Et c’est exactement ce qu’il fit. C’est effectivement un cliché idiot...et à vrai dire j’arrive même pas à croire que tu me poses ces questions...Non Gio, j’étais en talons hauts, avec 3 domestiques derrière moi prêts à répondre à tous mes petits besoins de blondasse américaine. Frustrée, elle lança sa bouteille d’eau à moitié vide contre son sac un peu plus loin. Elle voyait qu’il voulait essayer de calmer le jeu, mais elle n’avait surtout pas envie d’être touchée à ce moment. Oui je suis vexée. Tu vois, quand je t’ai vu pour la première fois, I didn’t think at all that you could be an asshole sometimes..Mais après tout, pouvait-elle vraiment lui en vouloir d’avoir eu ces idées pré-faites? Elle savait ce dont elle avait l’air, ce qu’elle pouvait dégager. I’m sorry it’s just...I’m sick and tired of people thinking I’m just a spoiled brat you know. It’s been like this since...forever. Elle ne prit même pas la peine de répondre à sa question, puisque de toute façon elle n’en avait aucune idée. Cela faisait bien des mois, même quelques années qu’ils s’étaient rencontrés. Elle trouvait d’ailleurs cela étrange qu’il ait encore cette première idée  d’elle en tête. Peut-être dégageait-elle encore parfois impression? Il prit une bouchée dans sa boîte, avant de terminer son propre lunch. Elle ramassa alors leurs trucs en lui demandant s’il avait terminé de manger. Astrid ne voulait pas être un nuage noir sur cette fin de semaine qui s’annonçait heureuse pour eux, mais elle ne pouvait pas passer par-dessus le fait qu’il ait pensé et pense peut-être encore cela d’elle. Cooking was never really a...a job prospect for me. I cook for fun, pleasure. To make others happy you know...Donner sans rien attendre en retour tu vois...Elle appuyait sur le mot donner, faisait exprès de faire référence à ce qu’il avait dit plus tôt sur elle. Il s’essaya à une blague, mais sans succès. Elle n’avait pas la tête à rire en ce moment. I think I have a down...um...do you mind if I just take a quick nap and then we’ll do something? Il se leva voulant probablement s’assurer que tout était correct. Elle le repoussa légèrement, esquissant un faible sourire. Oui, ça va. I’m just...I just need 20-30 minutes ok? I'll see you soon. Go, go and take pictures. Ok? Elle serra sa main pour l’inciter à y aller avant d’entrer dans leur tente fraîchement montée. Elle se glissa sous un drap, couchée sur le dos, un bras sous sa nuque. Elle sortit son téléphone et vit un message de Sam, sa meilleure amie, qui prenait de ses nouvelles. Elle fut dérangée par la forte voix de Giovanni, à l’extérieur : What’s this? Elle se demandait ce de quoi il parlait, jusqu’à ce qu’elle voit qu’il tenait une petite boîte blanche avec un ruban rouge autour. Oh shit...you were not supposed to...Il l’avait probablement trouvé en fouillant dans leurs affaires, à la recherche de l’appareil photo. You might as well just open it...À l’intérieur se trouvait un gâteau, juste assez gros pour deux personnes. La base était faite avec des biscuits au chocolat écrasés et le reste était une mousse spiralée au chocolat blanc et au lait, avec un coulis de fraises sur le dessus. And in case you were wondering, yes it is a Captn’ Crunch on the top. Astrid avait souvent vu cette sorte de céréales trainer chez lui lorsqu’elle dormait à son appartement. À la blague, elle en avait donc déposé un sur le dessus. I never gave you the cake that I owed you, from our night in january....And since now it’s almost your real birthday....Happy birthday Mr. President dit-elle avec la voix de Monroe, comme elle l’avait si bien fait il y a quelques semaines, sur une scène.


Emi Burton


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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Ven 8 Déc - 2:30 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni

• Musique : Ai Du

Astrid faisait sa Astrid. Elle me titillait, me charmait, me séduisait, éveillait ma curiosité. Je n’aurais pas été un homme si mon regard ne s’était pas porté sur la bordure de ce petit short qu’elle portait, dévoilant un dessous dont je voulais en voir plus, forcément. Mais je me retins. C’était inhumain d’attiser le feu sans le consumer. J’avais ceci dit un peu d’entrainement, depuis quelques mois avec elle. Un jeu avait pris place implicitement, qu’il s’agisse de séduction, ou de répliquer des pics à l’autre en le charriant, le taquinant. Je changeais de sujet afin de penser à autre chose que ce bout de dentelle noire. Elle avait de la chance d’avoir pu découvrir ce pays Asiatique dont je n’avais entendu parler que en bien, avec l’Indonésie et l’Inde. On s’évadait dans une discussion sur les voyages, sur les autres horizons. « On a parcouru un bon bout de chemin en fait… puis j’ai visité un peu le continent sans me contenter de l’Amérique du Nord ». Je réfléchissais en même temps aux lieux ou ne serait-ce qu’aux Etats que j’avais vu « Je crois que le début s’est fait à New York, le Tennessee, le Mississipi, la Louisiane et la Floride… puis on a pris un vol interne pour aller du côté Californien et seulement Las Vegas dans le Nevada… puis on a tracé en Amérique centrale avant de continuer à descendre… ». Sachant qu’elle venait de Boston, j’étais donc incapable de dire quoi que ce soit sur cette ville car je n’avais pas mis les pieds dans cet Etat « Je vois déjà ton regard pour le Massachusetts mais, je ne connais pas du tout ce coin là. En même temps, les Etats Unis y’a de quoi faire hein… il faut bien y passer au moins un an pour voir un maximum d’Etats… ». Pour ma part, l’année voir l’année et demi avait été répartie sur la totalité du continent Américain autrement dit, je n’avais pas pu tout faire des Etats Unis. « En tout cas ça m’a plutôt plu en général. Bien que j’ai quand même vraiment aimé Cuba, le Costa Rica, Panama, la Bolivie, le Chili et l’Argentine… ». En y repensant j’avais vu pas mal de chose de ce côté du Globe. En revanche, s’agissant du continent Africain et de l’Asie, je connaissais trop peu de choses.

Notre balade se poursuivit jusqu’à arriver à ce vieux château en pierres. Je déblatérais des informations comme un guide le ferait sans pour autant être complet. Loin de là. A vrai dire il ne s’agissait que de bribes d’informations, rien de transcendant ou qui satisferait la curiosité des passionnés d’histoire et de sites ‘anciens’. En revanche ça suffisait à Astrid. « I just like to learn things. Constantly. About places, about people, about cultures, architecture, the environment… and that’s correct as well. I’ve always loved History and Geography along with Economics and Political Sciences at school…. ». Je tenais toujours Astrid contre moi avec délicatesse et tendresse et je rajoutais à son oreille « Ah et j’ai toujours aimé les langues vivantes aussi…. ». Presque susurré à l’oreille, je m’en dégageais avant de me détacher d’elle. I was such a tease.

Après cet instant de partage et de douceur, on entreprit d’aller chercher les affaires pour passer la nuit dans ce champ vierge de toute humanité.
Quand on rebroussait chemin avec les affaires en mains, la discussion suivait naturellement son cours. « Je ne sais pas … tu sais le bar n’est ouvert que depuis Octobre dernier donc ça va être le premier été. Cela dit, la ville est très fréquentée l’été et à mon avis les touristes vont bien aider à faire tourner les affaires. Puis beaucoup vont ramener des souvenirs aussi notamment du vin local. Leur faire visiter les vignobles et ce type d’activité peut être intéressant ». Je ne réalisais pas qu’elle pouvait à la fois sonder pour savoir si j’allais avoir la possibilité de lui consacrer du temps. J’espérais simplement que les affaires marchent.

Une fois la tente montée et les matelas intérieurs installés avec des couvertures et deux sacs de couchage, la faim nous rendit visite. On prenait donc le temps de déjeuner tranquillement, dos à ce tronc d’arbre qui avait su s’imposer au milieu de ce champ de verdure. J’avais ôté mes chaussures pour être plus confortable et sentir le soleil sur mes pieds. Si le temps était au beau fixe, le moral de Astrid ne l’était plus après ma remarque qui fut malvenue. A la seconde où les mots sortirent de ma bouche, j’aurais voulu les ravaler, faire comme si je n’avais rien dit mais ça ne fonctionna pas. C’était trop tard et je m’étais un peu montré désagréable involontairement. Je tentais de me rattraper comme je pouvais mais elle me coupa dans mon élan et puis me répondait un peu sèchement comme elle savait aussi bien le faire, quand elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et usait de son répondant. Je comprenais aussi ses propos, elle était belle, sexy et … malheureusement blonde. Ce vieux cliché qui avait la dent dure. Qui plus est, Astrid était fille unique ce qui renforçait cette idée de ‘fille à papa’. C’était complètement con de ma part d’avoir abordé le sujet et d’y avoir songé une seconde. A un côté ‘superficiel’ de la jeune femme qui s’impliquerait dans des causes humanitaires mais sans se salir les mains. Ce weekend nous permettait aussi d’apprendre à nous connaitre davantage finalement. « That’s not what I meant » dis-je bêtement alors que ça ne pouvait être compris autrement. J’abordais le fait qu’elle savait très bien cuisiner mais ça ne suffit pas à remonter la pente glissante dans laquelle je m’étais engagé.  « Si ça peut te rassurer je n’ai pensé cela qu’au tout début, sans te connaitre mais ça n’a pas duré bien longtemps… c’était un cliché idiot okay ? J’suis bêtement tombé dans cette idée façonnée mais, tu m’as prouvé le contraire …». Trop tard, ce qui était dit était dit et ne pouvait être retiré. Avec ces propos je tentais de la calmer de nouveau et de rendre l’atmosphère de nouveau détendue comme au début de notre weekend. Chose ratée une fois de plus car elle envisageait à présent de faire une sieste et me suggérait de la laisser tranquille. « Are you sure ? ». Ce n’était pas la peine d’insister, elle disparu rapidement dans la tente après avoir rangé les affaires du déjeuner dans le sac.

Je regardais en sa direction quelques secondes avant de me dire qu’elle avait raison, que je ferais mieux d’aller voir ailleurs. Je cherchais donc dans le sac commun l’appareil photo avec l’objectif de rechange et je tombais sur une boite de taille moyenne avec un ruban autour. Intrigué je posais la question sur cette boite ce qui fit apparaitre de nouveau Astrid.
Je l’observais sortir de la tente subitement, intrigué par ce qu’il y avait dans cet emballage neutre, dépourvu d’inscription. J’hésitais quelques secondes et finalement j’ouvris la boite en y découvrant un gâteau qui avait l’air délicieux et sur lequel était apposée une figurine de Captain Crunch. Je restais bouche bée, surpris par ce délice que je tenais dans les mains. « neanche per sogno ! Che fico!  » je n’en revenais pas de cette petite attention délicate et personnelle de sa part. Surtout lorsqu’elle m’expliquait en deux-trois mots le pourquoi du comment. J’étais un peu comme un gamin en ce moment, rapidement touché par le geste et la symbolique de ce qu’elle avait fait. Puis ce clin d’œil à notre fameux soir de Janvier. Je la regardais alors pour la complimenter « Si davvero brava ! ». Elle était géniale, c’est vrai. J’avais enlevé la figurine pour la poser sur par terre et ce gâteau me faisait terriblement de l’œil. « Tu veux toujours faire une petite sieste ou alors on peut attaquer un petit morceau ? J’crois qu’il m’appelle, tu l’entends ? ». J’étais gourmand et je ne m’en cachais pas. A peine elle allait chercher des couverts en plastique dans le sac que j’avais déjà tracé une ligne dans ce coulis du bout de mon indexe et je le portais déjà à ma bouche. « That’s terrific… you made it ?! ». Elle avait pris le temps de faire ce gâteau ce qui me touchait. « Viens là, approche » fis-je en me penchant aussi un peu vers elle pour l’embrasser. « Grazie Mille » lui dis-je ensuite le regard plongé dans le sien.

Je m’assis donc de nouveau par terre en prenant la cuillère qu’elle me tendait et on mangeait un peu de ce délicieux gâteau. « Sérieusement je ne dis pas ça parce que c’est toi mais… ce gâteau mériterait d’être servi en dessert dans un restaurant. Regarde moi cette mousse spiralée… elle est légère et onctueuse ». Je me délectais en reprenant une nouvelle bouchée. « Et toi, où est-ce que t’as appris à cuisiner alors ? C’est quelque chose de famille ? Une habitude chez toi depuis jeune ? » J’écoutais tout en dégustant une nouvelle cuillerée et décidais d’en arrêter là pour en garder un peu pour plus tard dans la journée. Je l’écoutais donc me parler un peu. On en venait à discuter de choses et d’autres, de famille jusqu’à ce que je lui pose alors comme question alors que le ton s’était de nouveau adoucit entre nous « Ça ne t’a pas d’ailleurs trop effrayé ? De débarquer dans une grande famille comme la notre … j’veux dire, comme tu n’as pas eu de frères et sœurs, tu ne t’es pas trop sentie observée, détaillée du regard ou même étouffée quand tu as rencontré certains membres de la famille ? ». Elle était venue déjeuner un dimanche midi chez nous. Mon oncle Matteo était présent avec son épouse. Un de leurs fils, mes parents Chiara et Alessio évidemment. Mon frère Giuseppe était là sans sa femme ni ses enfants mais Mia était présente. Quant à Desi, il était absent. Ceci dit, elle rencontrait déjà ‘pas mal de monde’ dès la première fois. La seconde fois où elle rencontrait encore cette famille serait plusieurs mois plus tard, en Octobre justement pour les Un an du Bar. Elle s’en était bien sortie j’avais trouvé, pour une première rencontre.

Quelques brèves minutes plus tard, je me sentais plutôt repus et lui fis alors une proposition. « Est-ce que tu … tu veux bien que je me joigne à toi pour une petite sieste aussi ? J’ai envie d’aller explorer les environs c’est vrai mais, j’ai besoin de digérer ce dessert inattendu… et j’aimerais bien te tenir compagnie un peu plus longtemps ». rajoutais-je avec un air attendrissant tout en m’approchant de nouveau d’elle pour voir si elle m’en voulait encore pour ce que j’avais dit plus tôt ou si ça allait de nouveau. « Promis je te laisserai te reposer… ». Tout près d’elle, je déposais alors mes lèvres à la base de son cou, où le chandail en maille ne couvrait pas de peau du au col arrondi relativement large. « Je me ferai discret » dis-je en plus espérant que ça suffise à la convaincre…

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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Jeu 14 Déc - 5:51 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni


Adossée à l’arbre, aux côtés de Giovanni, il esssayait de s’expliquer, de se justifier, d’excuser ce qu’il venait de dire. Mais pour elle le mal était fait. Elle savait maintenant ce qu’il pensait d’elle au départ et ce qu’il pensait peut-être encore, parfois. Oui elle était blonde, oui elle adorait les chaussures et oui elle était fille unique. Mais elle était tellement plus que ce qu’elle pouvait projeter. Et c’est normalement ce qu’on réalisait lorsqu’on apprenait à la connaître, comme il l’avait fait. Bien qu’elle ne pouvait pas gâcher leur moment, elle avait du mal à se contenir, à ne pas l’insulter. En fait, c’est ce qu’elle fit, en le traitant littéralement de trou de c*l sans aucune gêne. « That’s not what I meant » Un sourire naissait sur ses lèvres. Then what did you meant? Cause I really can’t see what else you wanted to say Gio.Et non ça ne me rassure pas que tu n’aies pensé cela qu’au début. Quel début? En janvier dernier quand on s’est vu, seuls, dans un contexte différent? Ou il y a plusieurs mois quand on s’est croisés à l’université? Et dis-moi, le penses-tu encore? Car des fois j’en ai l’impression avec tes blagues. Oui elle avait de l’humour et était assez forte pour en prendre, mais avec ce qu’il venait de lui avouer, elle se demandait si toutes ces blagues n’avaient pas un fond de vérité. Qu’il doutait réellement qu’elle puisse être partie en voyage humanitaire, ou même seule avec son sac en Asie. Ne voulant pas rajouter de l’huile sur le feu, et surtout pour prendre un peu de recul, elle proposa se faire une sieste pendant qu’il pourrait profiter des paysages et prendre quelques photos. Sans vraiment la retenir, elle se coucha dans la tente alors qu’elle l’entendait fouiller dans les sacs. Avec cette petite dispute, elle avait complètement oublié le gâteau. À peine étendue, elle se releva aussitôt pour venir le rejoindre à l’extérieur. Et oui, il était tombé sur son cadeau. Astrid lui fit signe de l’ouvrir, puisqu’il l’avait déjà entre les mains de toute façon. La blonde avait prit un peu de temps la veille pour le cuisiner, question qu’il soit frais pour leur journée ensemble. Eh fais attention au Capitaine! dit-elle d’un coup en reprenant la figurine qu’il avait posé par terre. Elle le prit pour le mettre dans la poche arrière de son short, question qu’ils ne le perdent pas dans l’herbe. On va voir s’il aime autant mes fesses que toi dit-elle en passant elle aussi son doigt dans le coulis avant de le lécher en le regardant. Voyant qu’elle avait toute son attention, elle passa son doigt à nouveau dans le sirop de fraise avant de venir tâcher le haut de sa lèvre supérieure et le début de sa joue. Et ça, c’est pour avoir pensé que je n’étais qu’une stupide bimbo. A plain Barbie doll. Amusée, elle sortit rapidement son téléphone pour prendre une photo. Bien qu’elle avait envie de le mettre sur Instagram, elle se garda une gêne et conserva le cliché pour sa collection personnelle. Yes of course I made it. Elle répondit à sa question comme si c’était une évidence avant de venir l’embrasser, goûtant un peu le coulis qui était resté sur sa bouche. It’s even better on your face...

Astrid se leva pour aller chercher une cuillère qu’elle lui remit alors qu’il s'intéressait à sa passion pour la cuisine. Honnêtement je ne sais pas trop...c’est arrivé relativement tard. Mes parents ne cuisinaient pas beaucoup, mais lorsque je me suis retrouvée seule, en appartement, à New-York, j’ai commencé à me faire à manger de plus en plus. Elle repensait à ses débuts, à tous les chaudrons qu’elle avait brûlés, toutes les coupures qu’elle s’était faite, étant relativement maladroite de nature. Je suis contente que ça te plaise en tout cas...c’est plus difficile que l’on croit faire une mousse. Mais je voulais vraiment essayer de faire quelque chose de spécial, pour ton anniversaire. Tu es rendu à quel âge déjà? Tu dois bien avoir franchi la quarantaine non? Elle savait très bien que non, mais c’était trop facile. Comme une porte grande ouverte. Toi est-ce que tu cuisines beaucoup? Il me semble que je vois souvent des trucs livrés dans ton frigo...ou des trucs que moi j’ai fait. On va devoir remédier à ça...tiens ça pourrait être la deuxième partie du cadeau, 10 séances de cuisine gratuites. Alors qu’il refermait la boîte, question d’en garder un peu pour le reste de la journée, elle lui prit tout de suite des mains afin de le ranger et qu’il reste au frais, et non pas sous le soleil brûlant. Je crois que le plus difficile avec ta famille ce n’était pas le fait qu’ils étaient nombreux...mais plus d’arriver après, après elle. Tu vois. Elle ne voulait pas trop aborder le sujet, car elle savait que c’était encore sensible pour lui. Astrid savait bien qu’il s’en voulait parfois, d’être dans une relation avec elle. Ce n’était pas contre elle, ce n’était pas à cause d’elle. Elle essayait de comprendre, de se faire à la situation, mais évidemment que d’arriver dans une famille qui n’a pas encore fait totalement son deuil de la personne précédente, c’est toujours complexe. Je crois qu’en général je suis plus extravertie que ce que j’ai montré, mais je ne voulais pas prendre trop de place. Prendre sa place, plutôt. Elle passa ses mains rapidement sur ses fesses pour enlever les brins d’herbe qui auraient pu resté collés. « Est-ce que tu … tu veux bien que je me joigne à toi pour une petite sieste aussi ? ... Promis je te laisserai te reposer… Je me ferai discret ». C’est ce qu’il lui dit, tout en ponctuant ses paroles à l’aide de baiser au creux de son cou, à la base de son chandail. Toi, discret, dans une tente avec moi? Laisse-moi rire. Elle savait très bien que s’ils se retrouvaient les deux, collés, il y avait peu de chance qu’elle garde ce chandail et ces shorts bien longtemps. Tu peux venir, mais je vais fermer les yeux, ça va être tranquille. Presqu’ennuyant. Elle ne savait plus si c’était lui ou elle-même qu’elle essayait de convaincre. Ils ramassèrent un peu leurs affaires question de ne pas avoir de mauvaises surprises après la sieste improvisée juste avant d’entrer dans la tente et se coucher sous le premier drap, en cuillère, l’un contre l’autre. Les yeux fermés, alors qu’elle essayait réellement de se détendre et dormir peut-être une petite heure, elle sentit les mains de Giovanni contre elle, sous son chandail. Tentée elle aussi, elle abandonna son projet et se retourna vers lui pour l’embrasser. I knew I shouldn’t have let you in here...Vêtements retirés assez rapidement, baisers, étreintes, caresses et surtout plaisir. Ils se comprenaient, savaient comment se faire plaisir. C’était simple entre eux, lorsque personne ne parlait. Étendue sur le ventre, la tête vers lui, elle le laissait lui caresser le haut du dos, la nuque et finalement ses cheveux. Après leur courte expédition, le gâteau et ce moment charnel partagé, elle trouva sommeil assez rapidement. Elle fut réveillée environ une heure plus tard par Giovanni qui proposait de se promener encore un peu avant de perdre la lumière du soleil. C’est ce qu’il firent donc, avant de revenir à la tente, partager un repas chaud pour souper et veiller jusqu’aux petites heures du matin, en parlant de tout et de rien, en apprenant encore l’un sur l’autre. Le lendemain fut semblable. Ils avaient repris la voiture afin de continuer leur voyage et s’était arrêté à un endroit pour poser leur tente, explorer un peu, déguster un truc qu’elle avait préparé et le vin qu’il avait amené du bar. Cette soirée-là, ils avaient même trouvé de quoi faire un petit feu, question de se réchauffer et de profiter du doux crépitement du bois.

On était donc maintenant dimanche matin, et c’était ce soir, pour leur dernière nuit, que Giovanni avait fait une réservation dans un hôtel. Ils iraient mangé juste avant  dans un endroit qui était encore une surprise pour Astrid. Elle essayait donc de commencer à défaire la tente pendant que Giovanni s’était un peu éloigné question de se rafraichir un peu, puisqu’ils s’étaient mis près d’un petit cours d’eau pour la nuit. Elle défaisait donc les tiges qui tenaient la tente debout, qui étaient la structure même du petit habitait. Mais elle n’y arrivait seule. En fait, après plusieurs efforts, elle parvint à défaire la tige qui sous la tension enlevée, se retourna contre elle, en plein dans son visage. Elle passa rapidement sa main sur son front, près de son sourcil, et vit que ses doigts étaient légèrement maculés. Giovanni revenait au même moment, heureusement. Elle laissa tomber le projet de défaire la tente et marcha vers la voiture, alors qu’il la suivait, inquiet. C’est rien, simplement une petite coupure. As-tu amené une trousse de premiers soins, or something? Elle n’était pas du tout inquiète, en fait, ce genre de truc lui arrivait souvent. D’abord parce qu’elle était très maladroite, mais aussi, à force de vouloir tout faire par soi-même, par orgueil et fierté, ce sont des choses qui arrivent. Elle ouvrit la portière pour s’asseoir sur le siège du conducteur, question d’avoir soutien pour qu’il puisse s’occuper de la légère coupure sur son visage. You know what would make me feel better? If you tell me where we’re going tonight. Une fille peut toujours s’essayer...


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  If you're not the one for me, then how come I can bring you to your knees? If you're not the one for me, why do I hate the idea of being free? And if I'm not the one for you, you've gotta stop holding me the way you do.

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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Lun 18 Déc - 2:42 )

See you next year
Astrid & Giovanni

• Musique : Always

L’instant était propice aux confidences. On essayait de se connaitre davantage mais on partageait aussi des souvenirs passés afin de savoir ce que l’autre pensait dans le début de notre relation. L’avis que l’on avait l’un de l’autre en l’occurence comme d’autres choses. « Errr au tout début » dis-je brièvement préférant ne pas m’attarder sur ce point afin de ne pas la fâcher. « Mais ça n’a duré » dis-je histoire de me rattraper. C’est vrai que par moments, tant que je n’avais pas ‘vu’ Astrid dans telle ou telle circonstance, je peinais un peu à la croire capable de faire les choses elle-même, de les accomplir ou de les créer mais elle se montrait très débrouillarde, autonome et indépendante au fil du temps. Puis une femme haute en couleur depuis les derniers mois, qui savait me surprendre de plus en plus. A présent je n’avais plus aucun doute à ce sujet et l’idée qu’elle soit superficielle ne me restait plus en tête.

L’atmosphère se détendit un peu lorsqu’on arriva au gâteau. Et je ris évidement à sa remarque sur le Captain Crunch qu’elle glissait dans sa poche arrière.  « Je pense que personne ne les aime autant que moi » rajoutais-je sur le ton de l’humour. La jeune femme me colla du coulis sur le visage, me poussant à me reculer en guise de réflexe et de râler un peu. Mais il était tellement bon et l’attention était recherchée alors ça valait plus que ce gâchis en l’étalant sur ma peau. Au contraire, comme un réel appât, elle vint m’embrasser pour me l’ôter, pour mon plus grand plaisir. « You should eat everything on my body then ». Too much ? Probablement mais ça m’était égal. J’avais un très bon souvenir de cette soirée pancake où le sirop d’érable avait tracé son chemin du creux de son cou jusqu’à son nombril alors que la crème chantilly était venue se loger sur ma peau. « I would » précisais-je du tac au tac en adressant à la belle un sourire satisfait. La discussion s’attarda sur son talent de cuisinière et pâtissière. Je grimaçais alors qu’elle me taquinait sur un âge qui n’était pas le mien et puis suite à sa remarque, mon expression fut celle indiquant une évidence. « Oui j’adore ça… ». Reprenant un petit peu plus de sérieux je répondais « Hormi deux-trois plats ou spécialités italiennes dont les tiramisu… c’est vrai que je ne suis pas un chef en cuisine… loin de là. Il y a le chef en haut, le sous-chef….. et moi je suis là » fis-je en indiquant une hauteur très très basse sur l’échelle du ‘talent culinaire’. « Chacun son truc hein » . On ne pouvait pas être doué pour tout. Je m’occupais du vin, les autres du reste.

Le reste de la discussion prenait un peu plus de sérieux car je l’interrogeais sur son ressenti au milieu de cette grande famille dans les débuts de notre relation et elle m’ouvrit les yeux sur un fait qui était bien réel. Amara avait fait une très bonne impression à la famille et tout le monde s’était attaché à elle d’une façon particulière selon les membres. Astrid était encore ‘nouvelle’ mais elle était appréciée. La belle devait se mettre elle même un peu de pression. D’un autre côté, ces deux femmes n’étaient pas comparables, elles étaient toutes deux uniques à leur façon. Mais je comprenais tout à fait ce qu’elle disait et étais désolé qu’elle ressente cela. Le silence s’imposa par lui même quelques secondes après qu’elle s’ouvrit à moi, et elle préféra s’éclipser le temps d’une sieste. Afin de penser à l’instant présent, je proposais dès lors de l’accompagner dans cette sieste, lui promettant de la laisser se reposer réellement.

« Je sais me tenir … puis je ne suis pas contre un peu de sommeil aussi. Un sommeil réparateur ». Avec un regard de chien battu je la convaincs de la suivre dans cet abri de fortune. « Ça tombe bien j’adore ce qui est ennuyeux » dis-je entrant dans son ‘jeu’ qui avait pour but de calmer mes ardeurs. J’ôtais alors mon T-shirt et mon Pantalon afin d’être plus confortable dans ces draps posés sur les matelas. Lové contre elle je fermais les yeux quelques minutes. Peut-être 5 minutes maximum. Je n’avais aucune notion du temps. J’entamais toutefois, par pure envie, des caresses sur son ventre et je remontais ma main sous ce petit chandail en maille. Bingo. Elle se retourna, entrainée par mon envie câline. « I’m so sorry… I thought you wanted… ». Je disais cela avec une fausseté accablante; Je le savais mais j’en jouais aussi. Finalement elle entra dans mon jeu et ça finit un moment de plaisir charnel. Le fait d’être seuls au milieu ‘de nulle part’, sous cette tente était terriblement excitant, nous pouvions faire l’amour sans aucune retenue.

Après ces calories brûlées en faisant du … cardio, nous nous octroyions une réelle sieste afin de récupérer de l’énergie. Elle gardait sa tête bien contre mon torse et je la tenais contre moi. Le temps passa plutôt vite, le lendemain on reprit le chemin. Les deux nuits en tente s’étaient par la suite écoulées, le temps défilait à une allure incroyable. Il ne nous restait plus que deux jours de break et ce soir, l’option était d’aller un peu plus au sud de Bari, à quelques kilomètres à peine. Au moment de rassembler les affaires, la jeune femme qui se voulait très autonome et surtout pas assistée fit une manipulation pour plier les tiges qui structuraient la tente et l’une d’elles s’attaqua à son beau visage. C’est ce que je constatais en me rapprochant de nouveau d’elle, cette main sur l’arcade sourcilière qui était un peu ensanglantée. Rapidement je voulu regarder et la ride du lion s’afficha instantanément sur mon visage, celle qui indique combien on s’inquiète. « Oui je pense qu’il doit y avoir ça dans le sac, attends je regarde ». Je me dépêchais de fouiller dans l’un des sacs et tombais sur cette petite trousse de premiers soins avec divers types de pansements en plus de désinfectant. On n’était qu’à quelques mètres de la voiture et j’en profitais pour prendre le sac avec nous afin de le coincer dans le coffre. La boite en main, je revenais vers l’américaine pour lui prodiguer de légers soins. Elle ne s’était pas ouvert l’arcade et cette blessure ne resterait pas trop longtemps. « Bien tenté mais je ne dirais rien. Tout ce que je peux t’affirmer, c’est que on passe par Bari qu’on visitera un peu dans l’après-midi et ce soir, on mange dans le restaurant d’un hôtel que j’ai réservé, un peu plus au sud. Pour le reste, il va falloir que tu sois patiente…. et la patience est une vertu » lui fis-je en terminant de mettre un petit pansement. J’en profitais pour lui voler un baiser et finissais de ranger les dernières affaires avant de reprendre mon siège.

La route se fit sans encombre, on continuait à apprendre des choses sur l’un l’autre entre deux moments de rire. Ma main se logeait dans la sienne pendant quelques minutes alors que le paysage variait au fil des minutes. Après la visite à Bari, on en profita même pour descendre à Costa de trulli pour piquer une tête. Il ne restait plus beaucoup de route jusqu’à l’hôtel et sur les 100 derniers mètres je demandais à Astrid de fermer les yeux. Je lui fis confiance, elle ne tricherait pas. Cela me permis de me garer en toute tranquillité sur le parking privé de l’hôtel restaurant "Grotta Palazzese" dont le restaurant avait pour particularité de se trouver dans une grotte en bord de mer, à flanc de roche. Le cadre était tout simplement grandiose.

Je pris donc un sac préparé spécifiquement pour cette petite escale d’une nuit et nous fûmes rapidement dirigés vers notre chambre. J’ôtais mes chaussures et m’étalais rapidement sur le lit, sur ce matelas moelleux et ces oreillers en coton blanc. « ça valait le coup de ne pas savoir, non ? ». Je savais que gâcher la surprise enlèverait de l’effet en voyant ou plutôt découvrant ces lieux. « Je me disais que pour une nuit sur les trois, on pouvait en profiter pour une un peu plus… confortable ». Puis ce n’était pas tous les jours non plus que nous descendions dans le sud de l’Italie. « J’espère que l’endroit te plait » fis-je en me relevant pour aller regarder la vue depuis la fenêtre de la chambre. Sans trop faire attention à ce qu’elle faisait, je fixais ou plutôt suggérais le programme. En jetant un œil à ma montre je vis qu’il était déjà 18h10 « Je pense qu’on pourrait prendre le temps pour une bonne douche ou un bain, on trainerait un peu et on irait tranquillement diner ? ». En évoquant le terme de trainer, je songeais bien sûr à ce classique de la littérature française que j’avais lu dans ma jeunesse dans sa version traduite en italien mais je venais il y avait quelques semaines, de prendre les deux versions afin de me lancer dans l’apprentissage du français. Ce n’était pas les termes les plus faciles mais ayant déjà étudié l’œuvre de Baudelaire dans ma jeunesse je me disais que ça serait plus facile. Puis Astrid qui était douée pour les langues pouvait m’aider aussi. C’était un défi que je m’étais mis cette année-ci. Savoir tenir une discussion normale en Français et à défaut de parvenir à cela, lire les phrases correctement. En pensant à la littérature, forcément mon esprit se focalisa sur cet étudiant que j’avais croisé, sortant de la salle de classe en Janvier, troublé par une scène qui s’était produite quelques minutes auparavant.  « Qu’est-ce qu’il est devenu ? Je veux dire, il suit toujours les cours ou il a abandonné en cours de route ? ». Elle ne comprenait probablement pas de qui je parlais étant donné que ça sortait de nulle part. « L’étudiant avec qui tu avais eu un désaccord en janvier ? Celui qui sortait de la salle au moment où on se retrouvait pour parler … de nous ? ». Je tournais alors ma tête la cherchant du regard.

Emi Burton


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Sujet: Re: [TERMINÉ] - Weekend Away (Mai 2017) ( le Jeu 21 Déc - 2:52 )

Weekend Away
Astrid & Giovanni


Giovanni terminait de ramasser les affaire pendant qu’Astrid continuait de l’avertir qu’elle comptait bien profiter de ce moment pour se reposer, et qui sait même, réussir à dormir une petite heure, avant de continuer leur journée Sourire aux lèvres, il la rassurait (faussement) en disant qu’il n’avait aucune idée derrière la tête et qu’il saurait se tenir. Elle en doutait fortement. D’abord, il enleva direct son pantalon et son chandail avant de venir la rejoindre sous les draps. Astrid ne put s’empêcher de jeter un coup d’oeil par-dessus son épaule alors qu’elle retirait ses souliers. Il n’était pas du tout désagréable à regarder. Au contraire. Et bien qu’elle tentait de calmer ses propres ardeurs, la vision de ce torse légèrement bronzé, de ces muscles parfaitement découpés et de...de tout le reste, ne faisait qu’alimenter l’envie qui la terrassait. Prends sur toi Astrid se disait-elle, alors qu’elle se glissait au même moment sous le drap, sa tête sur le petit oreiller. Elle sentit rapidement le corps de l’homme derrière elle, les deux couchés en cuillère. Les yeux fermés, elle relaxait mais ne trouvait pas sommeil, alors qu’il descendait sa main sur son ventre, continuant ses caresses. La blonde savait ce qu’il faisait, et il commençait à la frustrer légèrement. Ah et puis merde se dit-elle avant de se retourner. « I’m so sorry… I thought you wanted… » Yeah nevermind what I wanted...Sans perdre une seconde elle plaqua ses lèvres contre les siennes. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle embarque sur lui, retirant elle-même son propre chandail. Alors qu’elle commençait à défaire le bouton de ses shorts, il reprit le dessus sur elle tout en détachant l'agrafe de son soutien-gorge. De façon animale et passionnée, ils se dévoraient presque littéralement. En même temps le contexte s’y prêtait, était parfait. Personne autour d’eux pour les entendre, les arrêter. Ils étaient libres de faire ce qu’il voulait, sans aucune retenue.

Une fois les ébats terminés et après une petite sieste d’une heure, le couple se réveilla pour continuer leur journée. Les deux jours suivants étaient semblables et Astrid appréhendait la fin de ce voyage, le retour à la réalité. Ils étaient bien ensemble, coupés du reste du monde. En fait, il n’y avait pas meilleure façon d’apprendre à se connaître et de tester son couple, sa relation. Ils avaient eu une légère dispute au tout début, mais ça s’était heureusement vite régler, bien qu’Astrid u pensait encore. Sans en faire de cas, elle gardait cette idée en tête quand même, qu’il avait pu la percevoir ainsi au début de leur relation, en fait à leur rencontre, il y a plusieurs mois. C’est peut-être même ça qui la déconcentra alors qu’elle tâchait de défaire la tente seule. Aïe, merde! Elle venait se se prendre une tige en plein front, non loin de l’arcade sourcilière. Heureusement, Giovanni revenait au même moment vers elle et l’aida à retourner vers la voiture question de nettoyer un peu la plaie minime et installer un petit bandaid. J’dois être vraiment sexy avec ça au visage. Malheureusement, malgré sa tentative, l’homme ne voulait rien lui révéler sur leur destination finale. Elle savait seulement qu’il avait réservé une chambre dans un hôtel. Oh, c’est un clin d’oeil à notre première soirée dis? Alors qu’elle se faisait coquine, question de lui soutirer plus d’informations, il ne fit que déposer un baiser sur ses lèvres, comme pour la faire taire.

Les deux de nouveau dans la voiture, Astrid toujours du côté passager, ils parlaient des dernières journées qu’ils avaient passé ensemble. Ils se remémoraient quelques moments particuliers, des paysages qu’ils avaient adorés et évidemment cette fameuse dispute. Sans la recommencer, la blonde cherchait à s’assurer que ce n’était plus ce qu’il pensait d’elle. Elle voulait valider qu’il la voyait pour ce qu’elle était réellement, et pas seulement une blonde écervelée. Pour les dernières centaines de mètre, Giovanni serra un peu la cuisse de la belle, où se trouvait sa main, et l’avisa de fermer les yeux afin de ne pas gâcher la surprise. Même si elle avait envie de ne pas respecter la règle, elle ferma les yeux. Elle savait que c’était important pour lui qu’elle soit surprise et que ce soit réussi. Une fois la voiture garée, il l’aida à sortir et se plaça derrière elle avant de lui dire à l’oreille qu’elle pouvait ouvrir les yeux. Sans mots, elle observait ce qui était devant elle. Rien qu’elle n’avait pu voir avant ou ailleurs. C’était spécial et magnifique, ce restaurant placé dans la grotte. Excitée, elle se retourna vers lui. Et on dort ici en plus? C’était lui qui avait fait la réservation et elle n’avait aucune idée du prix, mais elle se doutait que ça ne devait pas être donné. Ils avaient encore peu parlé d’argent ensemble, mais là c’était trop, elle ne pouvait pas le laisser assumer les frais seul, pour ce weekend. Mais le moment n’était pas propice à cette conversation, elle trouverait bien un temps lors du retour pour lui en glisser un mot. Les deux prirent le chemin du genre de lobby afin d’annoncer leur arrivée. On leur remit la passe et quelqu’un se rendit même avec eux jusqu’à leur chambre. Une fois à l’intérieur, Astrid se jeta presque contre la fenêtre pour admirer la vue. C’est magnifique. C’est un rêve hein? On est encore dans la tente et on va se réveiller sous peu? Comme une enfant, elle était surexcitée. Giovanni profita du moment pour se laisser tomber sur le lit. J’adore la nature mais c’est vrai que c’est pas de refus une nuit dans un vrai lit, un peu de confort. Après tout je suis une vraie princesse tu sais? Elle faisait référence à la dispute qu’ils avaient eu, mais avec le sourire. Elle savait rire d’elle-même aussi. Assise dans un fauteuil, elle retirait ses chaussures et ses bas avant d’étirer un peu ses pieds et ses chevilles. Ça faisait du bien d’être hors de la voiture, de se dégourdir un peu les jambes. L’idée du bain me plait beaucoup...Alors qu’elle défaisait les boutons de sa propre chemise, elle s’avançait vers le lit. Une fois ouverte, elle la retira pour la laisser tomber par terre, se retrouvant en shorts avec un soutien-gorge simple, blanc. Rien qui ne faisait compétition avec la dentelle qu’elle avait à son appartement. Mais elle avait quand même amener un petit ensemble qu’elle revêtirait peu-être un peu plus tard ce soir. Elle avait quand même été avisée qu’une des soirées serait à l’hôtel. Debout devant le lit, elle prit l’un des pieds de l’Italien pour retirer sa chaussure et commencer à le masser tendrement. Rien qu’à voir son visage, elle savait que ça lui faisait du bien. Et tu entends quoi par traîner? Parce que moi j’ai quelques idées, mais c’est vrai que ça peut devenir redondant. Car effectivement, depuis janvier dernier, il était rare qu’ils ne fassent pas l’amour lorsqu’ils se voyaient. C’était magnétique, c’était une évidence, leurs deux corps l’un contre l’autre. Et puis ils apprenaient encore à se découvrir, à voir ce qui plaisait à l’autre, ce qui lui faisait vriller l’esprit. La blonde retira l’autre soulier et s’attarda à l’autre pied, question de ne pas le laisser en reste. Cet étudiant? On doit vraiment en parler? En fait ça la tannait un peu de repenser à cette histoire. Dire qu’on a eu un désaccord c’est un euphémisme premièrement. Il m’a manqué de respect et m’a carrément objectivé alors que je suis sa professeure. Rien qu’à y penser, son ton changeait et elle massait le pied de façon plus dure, sans même s’en rendre compte. Par la suite, le directeur du programme m’a donné raison et a mis un avertissement à son dossier. L’étudiant a contesté et j’ai commencé à recevoir des messages louches dans ma boîte courriel. Même des étudiants qui m’ajoutaient sur Facebook et me faisaient des propositions...douteuses. J’crois qu’il a parlé à tous ses amis et ils se sont mis sur mon cas quoi. Ça vaut même pas la peine de répéter ce qu’ils m’ont dit. Même s’il n’y avait eu aucune violence, elle ne pouvait s’empêcher de faire le lien avec Tom. Mais elle n’était pas encore prête à en parler à Giovanni. Elle fit le tour du lit et vint s’asseoir sur le bord, près de lui. Et puis j’ai monté tout un dossier que j’ai remis à la direction et 2 ou 3 d’entre eux ont été expulsé je crois...Sa main caressait la joue rugueuse de l’homme et elle sentait sa mâchoire se serrer sous ses doigts fins. Allez, assez parler d’eux. Elle se leva et descendit ses shorts qu’elle laissa tomber au sol. En se dirigeant vers la salle de bains, elle retira son soutien-gorge qu’elle lança sur le lit, vers Giovanni, tout sourire. Elle fit couler l’eau du bain, tiède, presque chaude. Elle chercha dans les armoires et trouva un liquide permettant de faire des bulles. Tu viens babe? Elle enleva sa culotte avant de se glisser dans le bain qui se remplissait rapidement. Son corps nu était caché sous la mousse qui se créait. Il mettait du temps à venir la rejoindre et elle ne comprenait pas ce qui se passait. Gio? You’re coming? Is there something wrong?


Emi Burton


  If you're not the one for me, then how come I can bring you to your knees? If you're not the one for me, why do I hate the idea of being free? And if I'm not the one for you, you've gotta stop holding me the way you do.

(c) crackle bones
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