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- (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Lun 13 Nov - 18:59 )


La nouvelle lui est tombé dessus sans crier garde. Il l’avait tant espéré, avait rêvé de l’émoi qui lui aurait pris à la gorge lorsque cette annonce lui aurait été faite, mais les émotions qu’il éprouve sont bien loin de celles qu’il avait envisagé. Elles sont dix fois plus intenses et si diverses qu’il n’est pas en mesure de clairement les identifier : bonheur, soulagement, inquiétude et impuissance. Elles sont un dangereux cocktail qui le rende amorphe et légèrement tendu. Cela fait cinq minutes qu’il est devant la porte du service où sa douce Amara est hospitalisée. On l’a mis au courant de son retour de l’enfer, mais il craint de voir l'état dans lequel elle se trouve. Il n’est pas dupe. Elle a dû vivre des moments éprouvants et traumatisants. Il n’ose pas imaginer ce qui a pu se passer, ce qu’elle a dû endurer pour être en mesure de revenir parmi eux. Rien que l’idée lui retourne les tripes et rend ses membres nerveux, tant il est possédé par ce sentiment d’impuissance, qui lui semble à la fois insupportable et pourtant si coutumier dans son existence. Son cœur palpite dans sa poitrine, sa respiration est vive et ses mains sont moites. Il craint de la retrouver, de se retrouver submerger par l’émotion lorsque son regard va se poser sur ses traits. Il n’a aucune idée de ce qu’il va lui dire ou faire. Il ne sait même pas dans quel état, il va retrouver celle qu’il chérit comme une sœur, mais qu’on lui a arraché par pure cruauté. Alors, il est hésitant, fait les cents pas avant de laisser ses pas frôler la porte du service. Il avance doucement, les mains dans les poches de son manteau. Il se rapproche de l’accueil et se sent presque reconnaissant de voir la personne occupée. Il patiente, laisse ce sentiment troublant envahir sa poitrine avant qu’on lui indique la chambre dans laquelle son amie se trouve. Il remercie obligeamment la personne et prend la direction de la chambre, animé à la fois par cette joie qu’il touche du bout des doigts et la peur d’être tiraillé par ce qu’ils ont pu faire d’elle. Ses pas s’approchent de la chambre, son poing vient battre le bois pour révéler sa présence et une voix qu’il identifie clairement être celle de son amie se fait entendre. Il ne lui en faut pas plus pour que l’émotion vienne lui prendre à la gorge. Des larmes lui viennent naturellement aux coins des yeux sans pour autant qu’il ne les laisse s’échapper. Il trouve la force nécessaire pour ouvrir la porte, pénétrer dans cette chambre, qui lui rappelle bien trop douloureusement celles dans laquelle sa sœur jumelle était confiné. Il avance dans la pièce, d’un mouvement hésitant et ses yeux viennent naturellement retrouver ceux de son amie. La vision lui retourne les tripes et ses émotions explosent violemment en lui. Elle lui semble si faible à cet instant. Putain, qu’est-ce que ces enflures ont pu lui faire vivre ? Il sent sa respiration se bloquer, son regard la détaille avec une telle insistance et pourtant, il se trouve incapable de s’exprimer. L’envie de pleurer lui taraude le ventre alors qu’il vient rompre la distance entre eux. Il ne dit mot, prend juste place sur le lit pour pouvoir la prendre dans ses bras. Sa main se loge tendrement dans sa nuque alors qu’il vient la blottir contre lui, dans une poigne à la fois douce et ferme. Des larmes muettes s’expriment alors qu’il s’enivre de son odeur, bien que faussée par l’odeur des produits médicaux, mais il se laisse ravager par l’émotion, le bonheur de la savoir bel et bien vivante au creux de ses bras et cela n’a aucun prix. Il aurait donné tout l’or du monde pour pouvoir sentir cette chaleur contre la sienne. C’est si bon qu’il resserre plus fermement son emprise… Pas besoin de mots, son corps parle et exprime ce bonheur et cette douleur qui l’habite de la retrouver et elle n’a rien à lui envier. Il en est sûr et certain.



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Sujet: Re: (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Mer 15 Nov - 14:13 )

Quand on frappa à ma porte, mon coeur se mit à tambouriner dans ma poitrine. Comme c'était le cas à chaque fois que quelqu'un de nouveau venait me rendre visite. Un jour pour une personne. Et aujourd'hui était le tour d'Isaiah. L'homme que j'avais toujours considéré comme mon meilleur ami, un frère de coeur, un ami que j'aimais comme s'il était de ma famille. Je savais que nos retrouvailles allaient être émouvantes. J'avais déjà pleuré en revoyant ma mère, mon père, mon frère et Giovanni. Maintenant j'avais envie que mon ami d'enfance me prenne dans ses bras protecteurs et que je sente toute l'affection qu'il avait pour moi. C'était uniquement lors de ces moments là que je ressentais une chaleur rassurante et que des pensées positives me traversaient l'esprit. Le reste du temps c'était le néant.

Il entra dans la chambre et lorsque nos yeux se croisèrent, j'y vis tout un tas d'émotions. Il devait certainement lire les mêmes dans mes propres yeux et il était inutile de dire quoi que ce soit. Je l'observais tandis qu'il avançait doucement vers moi. J'étais allongée sur mon lit, le drap recouvrant mon corps jusqu'à la poitrine. A part mes avant-bras couverts de bandage, le haut de mon corps n'avait pas de cicatrices ou blessures. Mon visage était le même, cependant j'étais amaigrie et ma peau était terne à cause de la dénutrition. J'espérais ne pas lui faire peur, ne pas l'inquiéter plus qu'il ne devait déjà l'être. Je soupirai profondément quand je sentis sa main prendre ma nuque et m'attirer vers lui. J'avais retenu ma respiration sans m'en rendre compte et je dus prendre plusieurs inspirations saccadées pour retrouver un rythme normal. Mes bras entourèrent ses épaules et je logeais mon visage dans son cou. Je sentis son parfum, ne le reconnut pas mais il m'apaisa automatiquement. C'était tout ce dont j'avais besoin à cet instant.

Je fermais les yeux, pensant que des larmes allaient coller de mes yeux. Mais rien. Absolument rien. Je n'avais pas pleurer une seule fois depuis que j'étais revenue à Naples. Pourtant j'aurais dû, c'était même tout à fait naturel. Et j'en avais envie, beaucoup trop souvent pour que ce soit normal. Les médecins m'avaient expliqué que j'étais déséquilibrée au niveau émotionnel et qu'il était tout à fait normal pour moi de ne pas pleurer. Ça allait mettre du temps pour que tout redevienne normal et qu'en attendant, je devais simplement me laisser aller et prendre l'émotion comme elle venait. Là tout de suite, dans les bras d'Isaiah, je me sentais bien, protégée et aimée. Je resserrais moi aussi mon étreinte même si je n'avais pas la même force que lui. Je ne voulais plus qu'il me lâche, je voulais continuer à ressentir toutes ces sensations agréables. J'avais peur qu'en mettant de la distance avec moi, j'allais redevenir une coquille vide. Je ne me souvenais pas de ce que j'avais vécu ces trois dernières années, mais mon corps, lui, réagissait rapidement à la solitude. Je me recroquevillais sur moi même, je tremblais, j'avais peur, j'étais même angoissée à l'idée de fermer les yeux. Comme si j'avais eu l'habitude que la nuit, le noir et le silence soient mes ennemis. J'habitais dans un corps que je ne reconnaissais plus, que je n'arrivais plus à comprendre ni à maîtriser et c'était clairement flippant. Je préférais donc me concentrer sur mon meilleur ami dont je pouvais sentir la grande émotion à travers sa façon de me tenir contre lui. "Me lâche pas Is'... me lâche plus" le suppliai-je, sentant la panique me gagner. Je me mis à trembler de froid, je me nichais un peu plus contre lui pour ressentir sa chaleur.


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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le Mer 15 Nov - 21:16 )


L’émotion qui étreint sa poitrine est si puissante qu’il lui est impossible de rester fort. Il a tant rêvé ce moment où il pourrait revoir celle qu’il considère comme une sœur, sentir son corps contre le sien. Tout était flou, car il ne pouvait pas imaginer l’état dans lequel elle se trouverait après tous ces mois où elle était retenue prisonnière au milieu de l’enfer. Cela aurait été trop pénible de l’imaginer, de sentir cette impuissance profonde amoindrir ce bonheur qu’il voulait ressentir au plus profond de ses tripes. Seulement, aujourd’hui, il doit faire face à cette cruelle réalité et l’image est déroutante, alarmante, inqualifiable. Il l’a observé que quelques secondes avant de rompre cette distance. Il n’a pas laissé la douleur empêcher ce bonheur et soulagement de s’exprimer. Il se laisse gagner par cette douce chaleur qui émane de cette chair meurtrie, frêle comme si elle pouvait se décomposer à chaque instant. Son amie naturellement si forte et pleine de vie semble si faible, comme si elle était prête à se briser à tout instant. On l’a mis au courant de certains points qui lui ont fait redouter cet instant, mais à cet instant, il laisse tout son être se faire renverser par la pression de son corps contre le sien, de l’odeur quelque peu fruitée, qui émane quand même de cette odeur médicalisée et nauséabonde. Isaiah déteste les hôpitaux du plus profond de son être. C’est des lieux sinistres où la mort quête chaque porte de son regard menaçant. Ces lieux lui glacent le sang, mais il veut croire que ce lieu pourra ramener sa chère et tendre amie à la vie et reprendre des marques qu’elle a perdu par tant d’épreuves rencontrées. Il sent son émoi, la manière qu’à son être de trembler contre le sien. Cela accentue le sien et il ne ressent aucune intention de la lâcher. Bien au contraire, il resserre son étreinte, applique la supplique formulée par son ami alors que ses lèvres viennent naturellement embrasser sa chevelure. « Je ne te lâcherai plus. » Il murmure dans une voix ferme, mais troublée. Non, il ne la lâchera pas dans cette dure épreuve. Il l’épaulera, fera tout ce qu’il est en son pouvoir pour l’extirper de ce gouffre dans lequel cet horreur l’a plongé. « Je serai toujours là pour toi, je te le promets, Amy. » Parce qu’eux deux, c’est une amitié qui dure depuis vingt ans, que même la distance n’a jamais séparée. Il tient à elle, comme si elle était sa sœur et dieu sait à quel point, Amara l’a toujours empêché de sombrer dans la douleur du rejet. Il compte bien être présent à cet instant où elle a le plus besoin d’un roc, qu’importe si sa propre existence est un merdier. Il sera là, fidèle au poste. Alors sa main vient doucement caresser la mâchoire de son amie alors qu’il desserre légèrement son emprise pour rapprocher son visage du sien. Son regard vient retrouver le sien tandis qu’il frôle les traits de son visage. Il a du mal à reconnaitre la fille si pleine de vie qu’il a connu. Ses traits sont si tirés et si creux. « Ça va aller maintenant. » Il murmure en venant embrasser son front. « Tu es de nouveau parmi nous et on va tout faire pour que ça aille mieux. Petit à petit, jour après jour, on y arrivera. » Il ne compte pas la laisser affronter cela tout seul. Pour rien au monde, il ne va la lâcher désormais.« D’accord ? » Il finit par questionner pour qu’elle s’exprime à son tour. Il la regarde avec douceur, avec cette profonde tristesse au fond du regard. Tout simplement parce qu’il est difficile de la voir dans cet état, mais il ne perd pas espoir. Il veut y croire plus que tout.



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Sujet: Re: (flashback) Le silence est un temps de pause avant les retrouvailles des êtres passionnés. (amara #1) ( le )
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