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- flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Amara SheffieldLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Mer 18 Oct - 17:17 )

   

   
THANKSGIVING

    ft Giovanni & Amara
   
"Stressé ?" demandai-je à Giovanni sur la route vers chez mes parents. Je tournais un l'instant la tête vers lui, tout en faisant attention à la route. "Tu sais ma famille t'adore déjà avant même de te connaître, tu n'as pas à t'en faire." Je posais ma main sur sa cuisse puis reportai mon attention sur la route de campagne qui menait à la bourgade où j'avais grandi. Les arbres que nous croisions avaient revêtis leur couleur d'automne, certains n'avaient même plus de feuilles. L'hiver n'était pas encore installé mais les températures avaient déjà considérablement chuté. J'avais donc choisi de mettre une robe courte bleu roi avec des collants noirs en dessous. Puis une veste polaire pour ne pas avoir froid le temps du trajet. Je souris en observant celui que j'allais officiellement présenté comme mon petit ami. Il était élégant, comme toujours mais sa nervosité me faisait craquer un peu plus. Depuis le temps que mes parents et mon frère souhaitaient rencontrer l'homme qui faisait battre mon coeur, nous avions attendu une occasion spéciale, à savoir Thanksgiving, pour franchir le pas. Comme il s'agissait d'une tradition typiquement américaine, Giovanni n'avait jamais participé à ce dîner et j'étais heureuse de le lui faire découvrir.
Nous avions déposé sur le siège passager la tarte aux citrouilles et la sauce aux airelles que j'avais faite dans la journée. Chaque invité devait apporter une part du dîner et comme nous étions les seuls, j'avais fait un dessert et une sauce. Ma mère était une très bonne cuisinière, totalement différente de Chiara, la mère de Giovanni mais elles excellaient chacune dans leur spécialité.
Je me garais devant l'allée de garage de la maison familiale. Une maison typiquement américaine, de style victorien avec un terrasse qui faisait le tour du rez-de-chaussée et était entourée d'une balustrade blanche. Les décorations de Noël n'était pas encore allumée, mais certaines maisons les avaient déjà accrochées, pour s'avancer le travail. La tradition voulait qu'on débute les illuminations après la fête de Thanksgiving. Le week-end qui venait aller donc être le départ des festivités de fin d'année. Je sortis de la voiture puis pris la tarte tandis que Giovanni s'occuper de la sauce et du vin qu'il avait amené avec lui d'Italie. Tout en nous avançant vers la porte d'entrée je murmurais à son oreille "Tu es parfait.." j'embrassais sa joue et n'eus même pas le temps de sonner à la porte qu'une tornade brune nous ouvrit pour me serrer dans ses bras. "Ma chérie ! Nous vous attentions ! Allez, présente moi ce beau jeune homme !" je ris face à l'enthousiasme de ma mère, puis fis les présentations de rigueur. Elle enlaça Giovanni comme s'il était un vieil ami et nous invita à entrer. Elle nous débarrassa des plats que nous avions apporté quand mon père arriva à son tour "Amara, tu es splendide." il se tourna vers Giovanni, le toisant de façon sévère comme pour sonder ses pensées puis finit par lui serrer la main pour le saluer. "Soeurette !" Un poids lourd me percuta pour m'enlacer. Rafael n'y allait jamais de mains mortes et je l'enlaçais à mon tour avant de l'embrasser dans le cou. Les dernières présentations faites, nous nous asseyons tous sur le canapé pour discuter avant de diner. Je prenais Giovanni par la main, incapable de le lâcher et en même temps ça lui donnerait de la force pour affronter la vague de question de ma famille. Le décor de la pièce à vivre n'avait pas changé au fil des années. La cheminée était allumée et diffusait une agréable chaleur, les meubles étaient tous en bois, donnant une ambiance chaleureuse à l'ensemble. Des cadres photos étaient accrochés sur les murs, racontant des histoires que nous seuls connaissions. Je sirotais mon verre tout en écoutant mon homme expliquer comment sa famille fabriquait le vin en Italie. Ma mère semblait conquise et buvait littéralement ses mots. Mon père montrait plus de réticence, mais je savais en le voyant sourire par moment qu'il l'appréciait aussi beaucoup. Quant à mon frère, il restait silencieux et semblait dans ses pensées. Je me promis de lui parler entre quatre yeux plus tard pour savoir ce qui le tracassait.

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Sujet: Re: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Mer 18 Oct - 18:58 )
Thanksgiving
Amara & Giovanni


play : Dreamers

Nous avions pris un vol qui nous permettait d’arriver en avance dans la journée du Jeudi 28 Novembre 2013, sur le sol américain. Pour la première fois, j’allais rencontrer la famille de Amara. Famille dont elle m’avait beaucoup parlée, et qui visiblement avait aussi entendu parler de moi. Elle avait aménagé en Italie en début d’année mais retournait chez elle pour des fêtes familiales importantes. Thanksgiving était l’une de ces célébrations qui avait de l’importance dans le cœur des américains, je n’y connaissais pas grand chose à cette coutume comme nous ne faisions pas cela en Italie mais maintenant que Amara était dans ma vie, tout ce qui comptait pour elle comptait pour moi aussi. J’étais curieux de découvrir son univers, je mettais pour la première fois mes pieds dans le Tennessee. Elle s’était chargée de prévenir ses parents de l’arrivée en début de soirée, et avait loué une voiture depuis l’aéroport.

Il faisait environ 18° dehors. Nous avions fait pause dans l’après-midi, chez une amie de Amara qui lui permettait d’occuper la maison dès qu’elle le voulait même en son absence (ce qui était le cas), la reporter sachant où étaient les clefs. Nous en avions profité pour nous reposer et rattraper un peu du décalage horaire qui nous avait frappé de plein fouet. Puis j’essayais d’aider la journaliste quand elle concoctait quelque chose pour le soir même. Enfin nous nous préparions et j’admirais au passage cette robe bleue roi, courte qui lui allait à la perfection. Bien sûr je sortis de ma valise une tenue qui n’était pas assortie car je voulais à tout prix éviter ce gros cliché du couple qui s’assortit. Pour correspondre un peu à la saison, au contexte de cette rencontre avec sa famille, j’optais pour un haut couleur chocolat et un pantalon beige. Quelque chose de confortable, pour ne pas faire trop guidé ni trop négligé. Une fois que tout était prêt, on quitta donc cette maison occupée quelques heures et prenions la route de la maison familiale. J’avais mis dans un paquet accessible à l’arrière trois bouteilles de vin de notre domaine, espérant qu’elles plaisent à ses parents. Regardant le paysage bientôt nocturne (la nuit allait vite tomber) qui défilait sous mes yeux, elle me sortie de mes pensées en m’adressant la parole. « Hmmm. On verra bien…. j’espère qu’ils n’attendent pas trop de moi… » dis-je peu rassuré. Je savais que j’étais une personne aimante, sociable, loyale. J’étais aussi très amoureux de cette femme à côté de moi mais cette crainte de ne pas suffire aux yeux de sa famille, de ne pas être à la hauteur de ce qu’ils espèrent pour leur fille… cette crainte là qui met dans cette insécurité, elle m’envahissait. J’essayais de le masquer mais c’était difficile. La preuve étant qu’elle se voulut rassurante. J’aimais cette période de l’année où les couleurs changeaient, où le froid commençait doucement à envahir l’atmosphère. Cette ambiance fraiche propice aux rapprochements lors d’une quête de chaleur quelle qu’elle soit. Plus on approchait de la destination finale, plus mon cœur battait vite. C’était le premier soir, j’expliquais mon état d’esprit par cette raison. Peut-être que demain ça irait mieux, comme les jours à venir. Nous avions prévu tous les deux de passer quelques jours ici, dans la région et entre autres dans la maison familiale. Ce n’était pas tous les 5 du mois qu’elle revenait sur sa terre natale alors mieux valait en profiter.

Elle me prévint qu’on arrivait dans moins de 10 minutes et je la regardais alors avec toute mon attention. Dans ma tête, à cet instant précis, j’imaginais que sa famille soit à son image. Ou plutôt qu’elle ait été façonnée à l’image de sa famille. Si elle était la femme qu’elle était aujourd’hui, c’était d’une part grâce à son expérience de vit, son caractère mais aussi son éducation, et je devais donc être reconnaissant à l’égard de ses parents, d’avoir élevé une femme aussi extraordinaire à mes yeux. Une jolie femme, séduisante même et cultivée, curieuse de tout. Je me rappelais avoir vu des reportages ou des films dans lesquels ces mêmes images de maisons victoriennes apparaissaient, ces décorations. Tout était décuplé. On ne rigolait pas avec les traditions. J’oubliais presque de respirer alors qu’on approchait le patio. Je remarquais une silhouette à la fenêtre qui nous observait de loin. Il devait s’agir du père car la mère de Amara, Stella, se précipita sur sa fille à peine nous eûmes sonné. Je souris alors à cet accueil précipité mais chaleureux. « Bonsoir Madame Sheffield, je suis…. » pas le temps de dire ravi ou même de continuer une quelconque phrase. Elle m’enlaçait déjà avant de nous pousser vers l’intérieur pour qu’on se réchauffe. J’étais un peu distant envers le père qui en imposait par une sorte de charisme naturel, légèrement intimidant. Il regardait sa fille avec douceur. Je le saluais donc avec un peu de retenue alors que Stella nous débarrassait de quelques affaires notamment du plat que sa fille tenait. Juste à temps lorsque Rafael, le frère cadet de la journaliste débarqua. Il devait avoir environ 25 ans, un gars dynamique et visiblement proche de sa sœur. Il ne tarda pas à me dire un « Salut l’italien, bienvenue dans la famille… ». Quel contraste, oui j’étais et serais toujours ‘l’italien’. Peut-être qu’on ne se référerait jamais à moi comme étant ‘le compagnon de Amara’ ou son petit-ami. Seulement ‘l’italien’. Je ne le prenais pas mal car c’était un fait mais évidemment je sentais inconsciemment que ça m’écartait en ce sens que j’étais l’intrus. Ou le nouveau. C’est ça, comme le nouveau qui vient d’arriver dans l’école et qu’on teste. Le frangin prit les bouteilles de vin pour les amener à la cuisine alors que je suivais Amara sans la quitter ‘d’une semelle’ jusqu’au salon. Salon qui était soit dit en passant décoré avec beaucoup de couleurs chaudes, le feu de bois crépitait dans la cheminée. J’adorais cette odeur de bois et ce son qui berçait les soirées d’hiver. Je ferai mon curieux plus tard, pour l’instant je sentais que les questions habituelles pour satisfaire la curiosité allaient être posées. J’aimais beaucoup la décoration et n’hésitais pas à la parcourir de mes yeux en m’installant sur ce canapé, à côté de ma belle. Selon les questions, je croisais son regard ou me lançais dans la gueule du loup en tachant d’être naturel, d’avoir ma répartie habituelle mais ça venait pas immédiatement. Il me faudrait encore quelques minutes ou heures. Quand on me lança sur le sujet du vin, c’est là où j’étais le plus à l’aise et je pouvais parler de ma profession avec aisance, du domaine familial et de la production de ce breuvage. J’étais passionné alors forcément, je transmettais ce savoir et cet amour du vin de façon instinctive et accrocheuse. Ça y’est, un rire fut partagé et je me sentais un petit peu mieux. La pression redescendait doucement, progressivement. « … vous devriez venir nous voir un jour… si vous le souhaitez, vous êtes les bienvenus ». Je vis le regard de la mère plutôt attirée par l’idée tandis que le père était encore un peu sur ses gardes. «… donc si je comprends bien il y a peu de chances que tu te décides à revenir aux Etats Unis…. » dit-il en jonglant de mon regard à celui de sa fille. Visiblement il aurait préféré qu’elle reste sur le sol national. Peu importe où elle aurait du travail mais pas qu’elle parte en Italie. Je ne savais pas trop que répondre, je ne voulais pas culpabiliser d’avoir ‘gardé’ avec moi Amara. C’était une décision commune. Je la regardais échanger avec son père avec cette conviction qu’elle avait quasiment toujours, ce ton posé. Mon bras vint passer sur la surface du dossier du canapé, derrière elle ce qui donnait une image protectrice et bienveillante. C’est ce que j’étais, à son égard. Protecteur et bienveillant. Son bonheur m’importait. « … si je sentais que quoi que ce soit n’allait pas, croyez-moi que je serais le premier à recommander à Amara de retourner auprès des siens… » glissais-je après à son père pour m’ôter de toute responsabilité. La mère s’était éclipsée en cuisine pour vérifier que les choses étaient en place pour le repas et bientôt prêtes. Le frère quant à lui essayait de détendre un peu l’atmosphère et posa des questions sur les occupations de sa sœur.

« Bon et à part tes déplacements pour le travail où tu nous files l’angoisse pendant des semaines et mets maman sans dessus-dessous…. vous faites quoi alors, à Naples, si ce n’est boire du vin ? ». Il était taquin mais j’aimais bien. « Naples et ses alentours offrent pas mal de possibilité pour les amoureux de la nature, ceux qui veulent marcher et n’ont pas peur d’affronter le volcan, ceux qui aiment l’archéologie ou l’histoire, puis on peut naviguer aussi et aller sur les îles alentours, se perdre dans les campagnes environnantes… ». Je vendais la région tel que je la voyais et visiblement ça emballait pas mal Rafael. Son père calma le jeu en lui rappelant qu’il devait d’abord être diplômé avant de rêver et partir à l’aventure. Lui semblait vouloir faire un peu comme sa sœur et bourlinguer dans le monde. Ceci dit, avoir évoqué la navigation le fit rire car il se rappelait d’une anecdote à cet égard avec sa sœur. D’ailleurs il la regardait, très amusé et reprit « La navigation…. tu lui racontes ou je m’en charge ?! ». C’était bien sûr adressé à Amara. Je la regardais alors, sourire aux lèvres et interrogateur me demandant bien quelle anecdote se cachait là-dessous. « Tu peux tout me dire tu sais… » fis-je aussi amusé en posant ma main sur sa cuisse.

Emi Burton


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Sujet: Re: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Jeu 19 Oct - 11:11 )

 

 
THANKSGIVING

  ft Giovanni & Amara
 
La conversation avait déjà bien débuté, je voyais Giovanni se détendre progressivement tout en expliquant à quoi ressemblait les vignes de sa famille et le travail qu'il y effectuait. J'adorais l'entendre parler vin, il était tellement passionné qu'il était impossible de ne pas être captivé par son discours. Mon déménagement était encore récent, je n'avais donc pas encore eu l'occasion de totalement me familiariser avec ma nouvelle vie en Italie et entendre parler Giovanni me persuada que j'avais pris la bonne décision. Je voulais être près de lui, même si cela m'éloignait de ma famille. Je soupirais à la remarque de mon père. "Papa.. on en a déjà parlé.." Je ne voulais pas mettre Gian mal à l'aise ni qu'il culpabilise de m'avoir éloignée de ma famille. Je lançais un regard lourd de sens à mon père pour qu'il arrête de faire le papa protecteur. "Je vous adore, mais c'est Gian que j'aime. Alors là où il est, je serai. Et puis tu ne disais pas vouloir visiter l'Europe un jour ? Ce sera l'occasion quand tu viendras avec maman." Je clôturais ainsi la conversation, souriant en écoutant Gian faire une remarque à son tour. Je me laissais aller contre le dossier du canapé et me rapprochais du bras qu'il avait posé derrière moi.
Je lançais un regard paniqué à mon frère lorsqu'il interrompit le descriptif de Giovanni pour me rappeler un souvenir très embarrassant concernant un bateau. Je ne voulais pas en parler maintenant, pas devant mon bel italien qui n'avait pas encore découvert tous mes travers. Je fis les gros yeux à mon frère qui parut amusé par la situation puis me tournai vers Gian. "Ce n'est rien de très intéressant..." C'était sans compter sur la ténacité de mon cher frère. "Il se trouve que notre chère Amy ici présente à un casier judiciaire. Elle a fait du topless sur un yacht et le proprio a porté plainte pour effraction" Je me redressais pour l'interrompre. "Arrête ! Ce n'est pas ce que tu crois..." je me tournais vers Giovanni, honteuse qu'il entende cette histoire aussi déformée. Je soupirais, terminai mon verre pour me donner du courage puis décidai de lui raconter ma version des faits. "J'étais en vacances chez une amie de la fac, son père possédait un bateau sur la côte est et elle m'avait dit de la rejoindre sur place. Trop impatiente, je suis montée sur le premier bateau qui ressemblait à son descriptif et je me suis allongée pour bronzer. Sauf que ce n'était pas le bon bateau." Mon frère, hilare, me donnait des envies de meurtre. Je lui donnais un coup de poing sur l'épaule pour qu'il arrête de se moquer de moi. "Il a appelé la police, j'ai été arrêté mais après explications, on m'a relâché. Et non je n'ai pas de casier judiciaire. J'ai eu un avertissement, c'est tout." Ma mère passa la tête par l'ouverture de la cuisine. "A table tout le monde ! Raf viens m'aider au lieu de raconter des bêtises devant notre invité !" Mon père se leva également pour les rejoindre. Je fis une grimace en me levant et en me tournant vers Gian. "Désolée... je ne voulais pas que tu découvres ça comme ça.. mon frère sait mettre les gens à l'aise n'est-ce pas ?" Il savait de quoi je voulais parler puisque depuis notre arrivée mon petit frère surnommait mon homme "l'italien", comme si sa nationalité le représentait. Je n'avais rien dit à ce sujet, mais mes yeux avaient été suffisamment explicites pour que Rafael comprenne mon agacement.
Nous nous installâmes à table. Mon père se trouvait comme à son habitude en bout de table, à la place qui revenait au chef de famille. Ma mère se trouvait à sa droite tout comme mon frère. Je m'installais à sa gauche avec Giovanni. A peine installée, ma mère débuta le service de la dinde et des accompagnements. Fidèles aux traditions, mon père se leva pour dire le bénédicité, avant de nous servir du vin. Alors que je m'apprêtais à manger ma première bouchée, mon père revêtit son costume de papa protecteur. "Et toi alors, Giovanni. Tu as eu des ennuis avec la justice ?" Je n'aimais pas tellement le ton qu'il avait pris pour prononcer son prénom et encore moins sa question tout à fait déplacer. "Papa !" râlais-je en reposant ma fourchette.


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Sujet: Re: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Jeu 19 Oct - 16:40 )
Thanksgiving
Amara & Giovanni


play : Live in this moment

Cette rencontre m’avait rendu plutôt nerveux le long du trajet et me retrouver dans ce salon avec les deux autres ‘hommes de la maison’ ce n’était pas non plus une partie de plaisir. Enfin, surtout avec le père de Amara. Il avait une sorte de charisme et prestance qui faisait qu’il en imposait sans même le vouloir et même si j’avais une carrure de sportif, cela n’empêchait que par grand respect pour lui je me faisais relativement discret pour le moment sans trop en faire. Le frère en revanche avait l’air plutôt détendu, en même temps vu son âge ça se comprenait et Stella était naturellement très accueillante et chaleureuse. Elle avait ce même regard que celui de sa fille. J’y retrouvais plus facilement une partie de la femme que j’aimais ce qui pouvait expliquer que j’étais peut-être un peu plus décontracté en sa présence. Après ce n’était qu’une question de temps. A la maison j’étais plus souple, plus drôle, plus tactile… plus tout en fait. Je n’osais à peine toucher Amara alors qu’il était complètement naturel et normal de manifester tout geste d’affection.

Le père de la journaliste me mis un peu mal à l’aise en me faisant presque culpabiliser de lui ôter un membre de la famille mais heureusement que Amara trouva les mots justes pour expliquer son engouement pour l’Italie et combien elle était sûre de son choix. C’est ce que j’aimais chez elle, son caractère déterminé, elle me disait toujours qu’il ne fallait rien regretter dans la vie et profiter de tout, chaque instant. Sa proximité avec les dangers du monde faisaient qu’elle connaissait parfaitement la valeur de la vie et en savourait les jours quand elle était hors service. Je soutenais les propos de ma belle afin de clore ce débat  et retrouvais rapidement le sourire lorsque le frangin rappela une anecdote à propos d’un bateau. Je sentais que cette soirée serait aussi propice à de nombreuses révélations de ce genre et je m’en réjouissais d’avance, de farfouiller un peu dans cette vie passée dont je ne connaissais pas encore tous les secrets ni toutes les histoires. En apprendre avantage sur Amara, sa famille. Bien qu’elle ne voulut rien dire au départ, Rafael n’hésita pas à prendre la relève et je restais bouche bée quand j’appris qu’elle était … rebelle à ses heures perdues. C’était extrêmement divertissant et j’en oubliais presque que c’était la première rencontre officielle. Il était difficile de se retenir de rire en imaginant parfaitement la brave reporter se faire réprimander bien que je ne faisais pas encore bien le rapprochement entre le fait d’être seins nu et le propriétaire du bateau. A moins que ça soit une sorte d’atteinte à la pudeur ou du pseudo exhibitionnisme…. enfin pour moi je ne l’aurais bien évidemment pas considéré comme tel. Je plissais les yeux avec un air coquin l’air de dire ‘mais bien sûr’ en écoutant Amara se rattraper. Bien sûr elle ne tarda pas à raconter convenablement la totalité des faits. Tout comme le frangin, je ne pouvais m’empêcher de rire quand elle annonça s’être trompée de bateau. « Non, c’est vrai ?! » je riais encore un peu en imaginant cette fois-ci la scène véridique. « Ah la police carrément ?! » je n’en revenais pas que ce type ait eu besoin des forces de l’ordre pour constater qu’une personne se trouve sur sa propriété. Même mes voisins en Sicile n’avaient rien dit lorsque je m’étais fait prendre nu comme un vers dans leur piscine alors que j’étais à peine ado. Bon je ne l’avais pas raconté celle-là mais, je n’avais pas eu autant de problème que Amara. « Ah…. c’est pour ça que l’été dernier tu te souviens le weekend qu’on nous a proposé de passer à Capri… tu n’avais pas voulu venir… tu avais peur de te tromper de bateau encore une fois… ». « Tu as réellement refusé un weekend à Capri ?! Non mais tu te rends compte que c’est hyper huppé comme île, canon et puis… y’a des personnes connues et tout… ». J’haussais les sourcils bien conscient de ce que Amara avait raté cette fois-là car Capri était une très belle île. « Hé oui… elle a osé refuser. Ceci dit on y est allé depuis, cet endroit vaut le détour »  fis-je pour rattraper le coup. On avait été sur plusieurs îles ensemble.

La mère nous avertit à temps que tout était prêt et qu’on allait passer à table. « voglio bene a tuo fratello » dis-je à voix basse. J’adorais son frère et fallait qu’elle le sache. Ce qui était mauvais signe si l’on devait se lier, lui et moi pour le jeu de savoir qui dirait le plus de choses sur la belle brune. J’avais eu un avant goût avec cette anecdote mais je voulais en savoir tellement plus sur elle. Même si ça devait commencer à partir de ses 5 ans. Au moment de s’installer, je passais derrière Amara en glissant mes mains le long de ses épaules. Je me retrouvais à côté d’elle et face à Rafael alors que elle se trouvait en face de sa mère et à la gauche de son père. Je savais que la famille Sheffield était plutôt chrétienne, pratiquante et que il fallait respecter les croyances de chacun. Jamais pourtant quand on était que tous les deux, on s’était rendu à une Eglise ensemble ou elle ne disait ce genre de paroles avant de passer à table. Mais je concevais que avec la famille, c’était ‘sacré’. On commença alors à se servir et à peine eus-je le temps d’enfourner une première bouchée du délicieux met, le père ré-attaquait son investigation sur le ‘gendre parfait pour sa fille’.  Je reposais aussi la fourchette en même temps que Amara, parfaite synchronisation. « Non … pas à ma connaissance. En même temps c’est peut-être parce que j’ai su rester relativement discret et en planque au bon moment quand notre boss, Toto Riina s’est fait choppé… bon alors bien sûr j’ai du me trouver un nouveau boulot mais les affaires marchent depuis avec Zagaria. Puis travailler pour des entreprises dans le bâtiment c’est une bonne couverture… ». Je disais cela avec grand sérieux tout en regardant le visage décontenancé du père de Amara, tout comme celui de sa mère. Le frangin était peut-être un peu jeune pour connaitre tous ces noms mais Salvatore Riina était connu comme un chef de la mafia Sicilienne qui frappait dans les années 60, il avait été arrêté et acquitté puis il avait été à l’origine de trafic d’héroine et avait organisé l’assassinat de hauts fonctionnaires dans les années 80. Zagaria quant à lui était chef d’un des clans de la mafia napolitaine Camorra. Mafia qui donne dans le trafic de drogue, d’armes et qui puise ses sources dans les travaux publics. En gros, son nom était fortement rattaché à des affaires d’extorsion de fonds, de meurtres et de vols. IL s’était planqué dans une cache souterraine sous sa maison à Naples et son réseau de mafieux n’était à l’heure actuelle pas encore démantelé. La mafia de Casalesi… Amara avait connaissance de tout cela de part ses activités de journaliste et sa propre culture.  Et son père était tout aussi érudit. Il voyait rouge mais au bout de quelques secondes je me rendais compte que ça n’avait pas eu l’effet drôle que j’espérais. « …. non bien sûr, je … n’ai entendu parler d’eux que dans les journaux… comme vous tous. Je… je n’ai aucun problème de ce côté là, rassurez-vous ». Je me raclais la gorge réalisant le malaise qui avait été lancé. Rafael avait l’air de kiffer cet instant et d’apprécier ma répartie. Il se retenait même de rire et mangeait avec appétit. « C’est très bon, madame Sheffield » complimentais-je à propos de la nourriture.

Ça aurait été faux de dire qu’il n’y avait pas un blanc quelques secondes. « Vous non plus je présume… vous n’avez jamais eu de démêlé avec la justice… ». Je ne voulais pas qu’il le prenne comme ça mais de ce que Amara m’avait dit de son père, il avait toujours été quelqu’un d’extrêmement fidèle, loyal et rattaché à des valeurs et principes auxquels il croyait dur comme fer. La valeur familiale en faisait partie.  « … enfin, je veux dire vous avez toujours été quelqu’un de droit me semble t-il… Amara m’a évoqué le fait que vous étiez dans la marine, je crois… c’est bien ça ? ». Je regardais les deux tour à tour attendant un peu plus d’explication et visiblement le père en avait à dire sur la profession qu’il avait exercé avec attachement et patriotisme. J’avais entre-temps laissa ma fourchette pour le regarder avec toute mon attention alors que je posais ma main naturellement sur le dossier du siège de ma compagne. Rafael qui était bien décidé à faire le malin et révéler beaucoup de choses interrompit alors son père « … vas pas me dire que quand t’étais jeune, tu n’as pas été le premier à faire des plans un peu douteux quand même… ». Puis il me regardait en annonçant « … il est très bon au Poker entre autres. Il a parfaitement appris à manipuler les adversaires sans rien révéler de son jeu… bon ça lui a valu quelques bons coups quand il était parti faire une virée à Vegas avant de rencontrer maman… ». Elle lui fit la remarque de manger plutôt que de ‘dire des bêtises’ et par curiosité mon attention se porta bien sûr sur cette rencontre, des parents. Question clichée mais qui pouvait tout à fait détendre de nouveau l’atmosphère et tempérer.

« Rappelez-moi comment vous vous êtes rencontrés… ? ». Discrètement au fil de la réponse, je glissais ma main sur l’épaule droite de Amara mais l’enlevait quand je remarquais le regard du père me surveiller. Puis je me remettais bien en place pour écouter les propos de Stella.

Emi Burton




Dernière édition par Giovanni Caruso le Lun 27 Nov - 20:12, édité 2 fois
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J'aurais dû me préparer à la série d'anecdotes gênantes que ma famille avait en stock. Ce n'était pas tous les jours qu'ils avaient l'occasion de revenir sur des souvenirs passés et de les raconter à quelqu'un qui ne les connaissait pas. J'étais mal à l'aise de devoir ainsi raconter des choses dont je n'étais pas toujours fière. Cette histoire sur le bateau par exemple. Ca faisait toujours rire mon frère, il adorait me charrier et maintenant que Gian était là pour l'écouter il n'en était que plus excité. "C'est... c'était il y a longtemps, on peut passer à autre chose ?" Sauf que c'était sans compter sur le panache de Rafaël. Il se moqua de moi encore une fois alors que Giovanni venait d'aborder notre petit séjour sur les îles italiennes. "Ca n'a rien à voir ! Je fais peut-être plus attention aujourd'hui mais je sais faire la part des choses. Pff vous allez bien vous entendre tous les deux." Je finis par me lever pour me mettre à table alors que ma mère venait de poser tous les plats qu'elle avait cuisiné. Je lui avait proposé de l'aider mais elle avait refusé. Elle était têtue quand elle voulait, je tenais d'elle de ce côté là.
Une fois attablé, mon père recommença à questionner Giovanni. Je bus une gorgée de vin, sentant que le repas ne serait pas de tout repos. Je souris à la répartie de mon homme même si j'étais la seule à trouver ça drôle. Mon père garda son visage impassible et crispé, ne tolérant que moyennement la plaisanterie. Je décidais de venir à sa rescousse, sentant l'air se saturer de malaise. Je posais la main sur la sienne puis me raclai la gorge. "Gian adore faire des blagues. Il m'a séduite comme ça." Le repas se poursuivit et mon bel italien ne put s'empêcher de retourner la question de mon père contre lui. Je déglutis, n'étant pas certaine que l'idée de provoquer mon père soit bonne. Je croisais le regard de ma mère qui était restée silencieuse jusque là. "Effectivement je suis un vétéran. J'ai bien essayé de transmettre mon sens du devoir à mon fils mais il semblerait qu'il préfère servir ses propres intérêts que ceux de son pays." "Eh ! J'ai fait mon service militaire comme tu le voulais ! Sauf que c'est pas mon truc l'uniforme, enfin en dehors de la chambre à coucher ! Aïe !" Ma mère venait de lui donner une tape sur la table ce qui me fit rire. Si elle n'avait rien fait, c'était moi qui aurait pris la responsabilité de lui faire un bleu. Il était toujours si peu sérieux dans sa façon de parler que ça devenait pénible au bout d'un moment. Mon père reprit son monologue mais Raf n'avait pas à parement pas compris la leçon et lança une nouvelle pic à mon père. Giovanni sauva la situation en demandant comment mes parents s'étaient rencontrés. Ma mère s'empourpra en buvant un peu de vin. Je finis mon assiette et déposai ma serviette sur la table à côté puis posai ma main sur le genou de mon homme pour écouter l'histoire. Encore une fois.
"C'était un peu avant Noël. La paroisse avait organisé un concert pour récolter des fonds pour les familles défavorisés. Je faisais partie de la chorale et après le concert, il y avait un dîner. Nous avions fait du lait de poule, des petits gâteaux et tout était parti. Là, j'ai vu un jeune homme me tendre la main pour m'inviter à danser. Il portait l'uniforme militaire et était vraiment charmant. Je suis de suite tombée sous son charme.." Je regardais tour à tour mon père et ma mère qui se regardaient en racontant chacun leur tout une partie de l'histoire. Leur amour était si évident que ça faisait rêver.
Le reste du dîner se passe plutôt bien et une fois la table débarrassée et la vaisselle faite, nous retournâmes nous assoir au salon pour boire un café avant le dessert. Je m'assis à côté de Giovanni et me collai à lui pour sentir la chaleur de ses bras. Malgré le feu de cheminée, j'aimais trouver du réconfort, de l'amour et de la chaleur auprès de lui. Raf s'installa sur l'accoudoir du canapé à côté de nous. "Bon, c'est quand que je vois la bouille d'un neveu ou d'une nièce ? Je veux pas être méchant mais t'es plus toute jeune Amy." Je fusillais mon frère du regard alors qu'il se mit à rire de sa blague. "Si tu veux voir un enfant ici un jour je te conseille d'être gentille avec moi frérot. Et toi alors ? Une copine en vu ?" Il était trop désinvolte pour vouloir se caser et avoir une relation sérieuse. Il avait encore du temps pour ça mais j'avais tout de même hâte qu'une femme lui fasse tourner la tête. "Je te fais visiter la maison ?" murmurai-je à l'oreille de Giovanni. Je voulais m'échapper un instant avec lui pour lui montrer ma chambre, là où j'avais grandi et surtout me retrouver ne serait-ce que cinq minutes seule avec lui.

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Sujet: Re: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Lun 27 Nov - 20:17 )
Thanksgiving
Amara & Giovanni


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Au fur et à mesure que la soirée se déroulait, j’en apprenais un peu plus sur certaines anecdotes que Amara avait décidé de passer sous silence au cours des derniers mois, même depuis notre rencontre. Nous parlions de beaucoup de choses, le dialogue était aisément établit entre nous et nous partagions histoires, anecdotes et pensées tout en parvenant à préserver un jardin secret. Mais visiblement des anecdotes croustillantes n’avaient pas fait leur chemin jusqu’à mes oreilles et je m’en délectais, j’en redemandais même, dès que l’occasion se présentait. Surtout par l’intermédiaire de Rafaël avec qui le courant passait plutôt bien. Heureusement. Être accepté par la famille Sheffield était l’une de mes priorités en les rencontrant. « Tu m’en diras plus après » lançais-je en faisant un clin d’œil au frère de la journaliste lorsque je me levais du canapé pour suivre le reste de la famille à table.

Le repas se déroula plutôt bien en dépit de blagues qui apprennent avaient du mal à être comprises (surtout digérées) rapidement. J’avoue que rencontrer les parents était un peu stressant, surtout le père vu la carrure de cet homme ainsi que sa droiture. Mais la gestuelle rassurante et les regards de Amara m’aidaient à traverser ce moment où la discussion se faisait tout au long du diner. Il était relativement sympathique mais loin d’être laxiste quant à l’éducation de ses enfants et en demandait beaucoup à son fils, Raf’. Celui-ci semblait prendre les choses à la légère ce qui déplaisait au patriarche. Je n’osais pas trop intervenir étant donné qu’il s’agissait d’une première rencontre, puis je n’étais pas chez moi. Par courtoisie et respect j’observais la scène sans m’en mêler et changeais de sujet vers quelque chose de plus léger, pour détendre de nouveau l’atmosphère. « C’est digne des plus belles histoires, lorsqu’il y a une évidence réciproque… celle d’être faits l’un pour l’autre… » me permettais-je de répondre à la fin de l’histoire. « Un peu comme pour nous… » dis-je en regardant Amara dans les yeux, sentant sa main toujours sur mon genou. « Je suis vraiment chanceux, d’avoir croisé le chemin de votre fille » rajoutais-je en passant ma main dans sa nuque, tendrement puis lançant un regard aux parents. Je souriais naturellement, heureux de me retrouver là et surtout plus détendu qu’il y avait quelques heures. Les gestes d’affection se faisaient plus aisément également. Le repas nous laissa aborder les thèmes de l’actualité, la géopolitique, la géographie également ainsi que la littérature. Je compris vite que j’avais à faire à une famille passionnée de voyages, érudite et qui attache beaucoup de valeurs à sa Nation ainsi qu’à la protection de sa famille, de sa patrie.

Encore une fois, le diner manqua de déraper lors d’une dernière vanne de ma part mais qui fut sauvée par une complicité qui s’instaurait entre moi et Rafael pour le plus grand plaisir d’Amara (ou pas). Je savais désormais qu’il avait confiance en la personne que j’étais, vis-à-vis de ce que je pouvais apporter à sa sœur ainée. J’aidais à essuyer la vaisselle pendant que la mère et sa fille projetaient déjà le programme du lendemain. J’écoutais en approuvant la plupart du temps car je ne connaissais pas bien la région. Elles avaient donc l’intention de me permettre de visiter un peu, de me balader pour découvrir les lieux, la culture et braver le froid aussi. La température était bien inférieure à celle que j’avais pu connaitre en Italie à cette même période de l’année. Mais je m’en accommodais. « Je veux bien un café noir, serré, sans rien avec, per favore » répondis-je à la mère de Amara qui me demandait comment je prenais le café. Un peu de dessert suivrait mais nous faisions une pause digestive. En même temps j’avais l’impression d’avoir mangé comme quatre bien que les mets étaient préparés sans trop de sauces ou de superflus. De la cuisine traditionnelle qui remplissait bien l’estomac voilà tout. J’avais fait honneur aux plats en mangeant ce qu’il y avait dans mon assiette mais la quantité restait grande en dépit de mon surnom « d’Ogre ». Quand j’étais dans mon pays, j’allais aussi régulièrement me dépenser, faire du sport donc manger me donnait moins l’impression d’être calé à ce point. Il faudrait que je dépense un peu d’énergie dans les heures et jours à venir pour retrouver un équilibre. Ou me mettre doublement au sport en rentrant.

Dans le canapé, je m’installais confortablement en ayant une tasse à la main. J’adorais entendre le crépitement du bois dans le feu de cheminée, qui donnait une atmosphère rustique et chaleureuse dans la maison. Amy vint se loger contre moi et j’en profitait pour passer mon bras autour de son épaule et la maintenir près de moi, après lui avoir déposé un baiser sur la tempe. Alors que je buvais un peu de café, je fus surpris par la question du frangin. Je ris même un peu. « On peut dire que je fréquente une nana mais, j’crois pas qu’elle soit au goût de notre cher père du coup, j’préfère éviter le sujet pour l’instant et attendre un peu si ça colle entre nous avant de la présenter… mais ne change pas de sujet ! Le neveu ou la nièce, c’est pour quand alors ? En plus c’est pas pour dire mais, y’a de bons gênes dans la famille donc forcément si il ou elle tient de moi… bah évidemment que ce bébé sera canon. Un peu comme son oncle… »  dit-il en riant et rajoutant une couche. Je restais bouche bée un court instant mais il précisa très vite « … t’es pas mal non plus l'italien, t’inquiète » . Il regardait alors sa sœur qui semblait vouloir éviter une réponse plus précise. Plutôt heureux d’entendre son frangin la poser, je me permettais de répondre à la place de la reporter, car je me sentais tout autant concerné « J’essaye aussi d’être super gentil pour qu’on arrive au but…. on en discute et… il se pourrait que d’ici un an… enfin, j’dis ça j’dis rien hein… » . Je souris alors à Rafaël alors que Amara me faisait une proposition intéressante : se retrouver tous les deux. Ça ne nous était pas encore arrivé de la soirée et l’idée d’être rien qu’avec elle un peu ne me déplaisait pas. Surtout quand elle me le dit discrètement à l’oreille. Je ne me fis pas prier et buvais le café d’une traite en lui me levant pour la suivre immédiatement. « Je te suis » lui dis-je en me tenant juste derrière elle.

Elle commença par énumérer brièvement les pièces du rez-de-chaussée comme je connaissais la moitié des pièces. Une porte qu’elle m’indiquait menait à la cave. « Attends, je vais prendre les sacs »  suggérais-je en me dirigeant vers l’entrée où ils étaient posés. Autant en profiter pour monter les affaires où on dormirait. Je la rejoignais rapidement, les deux sacs à la main en faisant attention de ne pas abimer les murs en montant les marches. A gauche, le couloir menait vers une salle de bain, des toilettes, plus loin un placard immense et au bout la chambre parentale. En allant à l’opposé, sur la droite, il y avait une pièce qui servait de bureau, une autre petite pièce qui était une chambre d’amis et à côté la chambre du frère cadet. Enfin il fallait monter un nouvel étage pour arriver à un espace relativement grand, comme un mini-salon avec un coin bibliothèque. Sur la droite, il y avait de nouveau des toilettes et au bout du couloir, un débarras avec à côté une pièce qui était la chambre de Amara. Sa chambre d’adolescente. Chambre à laquelle une petite salle de bain était attenante. « En fait j’imaginais pas les choses autrement…. enfin tu t’isolais déjà dans ton coin à cette époque… sans doute pour rêvasser » dis-je en ayant remarqué aussi un télescope dans le coin bibliothèque. « … dis, le télescope c’était vraiment pour regarder les étoiles ou pour mater le fils des voisins ? »  demandais-je d’un air taquin en posant les sac dans un coin de la chambre de taille moyenne. Elle avait un coin bureau également sur lequel étaient entassés beaucoup de documentation et de livres. J’avais l’impression d’être dans la caverne d’Ali Baba. Où je découvrirais encore plus de choses sur la femme que j’aimais. Ma curiosité allait encore être comblée. Je regardais attentivement la pièce, dans chaque coin et recoin, à l’affût du moindre détail qui m’en dirait plus sur sa personnalité, sur qui elle était avant que je ne la connaisse. Il y avait de vieilles photos dans des cadres et des cartes postales de divers pays. Je me mordillais la lèvre inférieur en regardant cela avec le sourire. « C’est incroyable, en fait tu as vraiment toujours baigné dans cette idée de voir le monde, dans cet environnement cultivé empreint de curiosité… ». Elle avait pris place à proximité de la fenêtre de sa chambre. « J’suis sûr que tu devais faire des exposés super complexes à l’école sur l’astronomie … ou l’Egypte antique… les ruines des sites Grecs… ce genre de choses… raconte moi, je veux savoir….» . Elle attendait probablement que je précise ma pensée « … raconte moi ce qui te passionnait déjà quand tu étais adolescente… ». Je m’attardais sur d’autres photos de jeunesse d’elle et probablement des amis. « Apparemment tu avais beaucoup de copains… plus que de copines » dis-je en remarquant qu’il y avait 20% de photos avec des personnes de sexe féminin.

Je la rejoignais alors en disant à la jeune femme même si elle parlait car j’avais en même temps quelques idées en tête. « … bon je me dis que tu n’as pas dû en emmener beaucoup dans ta chambre car ton lit laisse tout juste de la place pour deux…. »  d’un ton doux et malicieux. C’était presque un lit deux places mais pas tout à fait. Puis vu ma carrure je me disais qu’on se serrerait probablement un peu. Ceci dit rien que d’imaginer ça me poussait à être plus démonstratif. Je me retrouvais alors tout près d’elle et posais mes mains sur sa taille dessinée, mise en valeur dans cette robe courte. En même temps qu’elle parlait, je commençais à l’embrasser doucement, en déposant des baisers sur sa joue, puis j’en laissais un dans son cou, à gauche juste sur le grain de beauté minuscule que j’avais remarqué depuis longtemps.

Emi Burton


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Sujet: Re: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Mar 12 Déc - 10:57 )

 

 
THANKSGIVING

  ft Giovanni & Amara
 
Je n'avais pas été nerveuse de présenter Giovanni à mes parents, je savais qu'il était un homme bien, droit et poli qui saurait les charmer et leur montrer qu'il m'aimait et me rendait heureuse. Je l'avais vu gêné par moment, surtout à table face à mon père. Mais il avait réussi à se sortir de situations compliquées plus d'une fois et j'avais confiance en lui pour trouver les mots pour rassurer mes parents. D'ailleurs moi même je fondis lorsqu'il me fit une déclaration. J'avais envie de le prendre dans mes bras, de l'embrasser et d'oublier que nous étions en public. Je me retins, gardant mes envies de câlins pour plus tard, lorsque nous serions juste tous les deux. Je caressais néanmoins sa joue et lui souris, mes yeux exprimaient certainement tout l'amour que j'avais pour lui.
Le repas terminé, chacun s'occupa d'une tâche pour débarrasser, nettoyer et ranger avant le dessert. Mon père raviva le feu dans la cheminée, ma mère fit la vaisselle tandis que Giovanni et moi l'essuyâmes. Raph avait disparu je ne savais où. J'aidais ensuite ma mère à préparer les cafés, tisanes et éventuels digestifs pour nous rassembler à nouveau au salon. Raph réapparut quand nous nous installâmes sur le canapé et pour ne pas changer, il se montra très curieux. Le projet d'avoir des enfants était encore en discussion avec Gian mais il était déjà clair pour moi que je voulais qu'il soit le père de mon enfant. Notre relation évoluait très bien et  même si nous n'étions pas toujours d'accord sur tout, la perspective de fonder une famille avec lui me réchauffait le coeur. Je ne voulais pas pour autant donner satisfaction à mon frère et préférai lui poser à mon tour une question sur sa vie personnelle. Il ne dévia pas le sujet comme je l'avais prédit et sa réponse me rendit curieuse.  "Une fille hein ? Et moi alors ? Elle ne me plaira pas non plus ?" Je fis une moue boudeuse tout en faisant semblant d'être vexée de ne pas être au courant de sa relation avec cette femme. "Elle a un nom au moins ?" Raph n'oublia pas pour autant sa question et ce fut Giovanni qui lui répondit. Je ne voulais pas trop en dire pour l'instant étant donné que nous n'avions rien décidé de concret. Avec mon travail, je ne nous imaginais pas fonder une famille de suite. Je ne voulais pas me retrouver enceinte à l'autre bout du monde en pleine mission, ce ne serait pas gérable. Et si je décidais d'être maman, c'était pour en profiter à fond, faire des photos chaque semaines pour voir l'évolution de mon ventre, faire des shooting en fin de grossesse avec Gian pour garder un souvenir de ce moment inoubliable, tenter pourquoi pas le belly painting, se chamailler sur le choix du prénom, la couleur de la chambre et le style des meubles. Tout ça se préparait à l'avance et avec mon métier ce n'était pas envisageable. Du moins pas pour les prochains mois en tout cas.
Comme nous n'allions pas manger le dessert tout de suite, je proposais à Giovanni de m'accompagner dans ma chambre. J'en profiterais pour lui faire visiter toute la maison pour qu'il voit un peu où j'avais grandi. J'ébouriffais les cheveux de Raph en passant et embrassai la joue de ma mère en la prévenant que nous faisions le tour du propriétaire. Mon italien prit nos sacs et me suivit dans l'escalier qui menait au premier étage. La maison était typiquement américaine, à savoir un escalier au milieu de la maison qui menait à un couloir mezzanine. Une fois le tour des pièces faite, je l'emmenais au deuxième étage qui était en fait les combles aménagées. Nous avions fait les travaux quand j'étais adolescente pour me permettre d'avoir mon propre espace. La charpente était suffisamment haute pour qu'on puisse se déplacer un peu partout sans risquer de se cogner la tête aux mansardes. Je laissais mon homme faire le tour de l'espace et souris à sa remarque. "J'aimais assez me retrouver dans mon monde oui. Et puis quand tu as un frère qui te suit comme ton ombre, ce n'est pas toujours facile d'avoir une vie privée. Alors mes parents ont fait des travaux et j'ai emménagé là à seize ans." Je ris à sa question à propos du télescope. Il était installé devant la fenêtre de toit et me permettait de voir les étoiles. "Non et ça aurait été difficile, les voisins n'avaient que des filles. Mon frère a voulu plusieurs fois me le piquer cela dit !" L'exploration se poursuivit et je découvris en même temps que Giovanni certains objets que j'avais oublié. La chambre était telle que je l'avais laissé, comme si quelqu'un y vivait encore. J'observais les livres, revues et cartes postales que j'avais entassé dans une bibliothèque, reflet de ma passion pour les voyages, les autres cultures et le monde en général. "Je m'efforçais de faire des exposés complets, je suis perfectionniste tu le sais bien." Je retrouvais un vieux journal du lycée sur mon bureau et le tendis à Giovanni. "Je faisais partie de l'équipe de rédaction de notre journal. J'écrivais sur l'actualité, le monde, la guerre... Puis j'étais bénévole au refuge pour animaux, alors je faisais aussi un peu de pub pour eux pour qu'ils trouvent des familles qui les adoptent." J'adorais me promener avec les chiens du refuge. Il se situait près d'une forêt où je les emmenais pour se dépenser. Si j'avais pu, je les aurais tous pris chez nous, mais nous avions déjà notre compte d'animaux. Gian désigna des photos de mon adolescence et fit une remarque sur la quasi absence d'autres filles avec moi. Je haussais les épaules, et prit un cadre où se trouvait une photo de moi, Raph, Isaiah et d'autres camarades de l'époque. "Je ne sais pas, je n'étais pas un garçon manqué mais j'aimais le sport, les animaux, les études.. la mode aussi bien sûr mais je ne faisais pas un scandale quand je me cassais un ongle ou que mes cheveux était un centimètre trop courts. Et puis avoir un frère et un meilleur ami, ça attise la jalousie." Je n'avais pas gardé de contact avec les filles que j'avais connu pendant mes années de lycée. A l'époque nous étions tous un peu bêtes et au final je ne regrette pas d'avoir fait le tri de mes fréquentations une fois à l'université. Je m'étais toujours sentie plus mature que les autres de mon âge et je me sentais bien aujourd'hui, entourée uniquement de gens qui comptaient pour moi. "Je suppose que toi tu avais un fan club à ton nom au lycée non ?" dis-je pour le taquiner. Sa remarque sur mon lit et mes possibles relations me fit rire. Je décidais donc de jouer un peu et me tournai vers lui. "Oh tu sais, quand tu as de l'imagination, un lit c'est presque ringard.. " Je sentis mon coeur se mettre à battre rapidement quand il commença à m'embrasser. Je fermais les yeux pour profiter simplement du moment. Je passais mes mains au niveau de sa nuque et me rapprochai un peu plus de lui pour lui murmurer à l'oreille. "Si tu savais comme mon imagination est fertile là maintenant, tu rougirais.." Nous allions dormir dans mon lit ce soir, et comme il n'était pas spécialement adapté à deux corps adultes, nous allions devoir nous serrer l'un contre l'autre. J'étais impatiente de mettre cette pensée en pratique. "Bon les amoureux, le dessert est servi ! Giovanni, je t'aime bien mais évite de poser ta main sur le derrière de ma soeur devant moi ou notre père, si tu tiens à ta vie." "Raph ! On t'a jamais appris à toquer ?! Merde t'es plus silencieux qu'un fantôme !" "Des années de pratique soeurette ! Et puis pour toquer, faudrait déjà que la porte soit fermée ! Je ne te savais pas exhib Amy.." Je lâchais Giovanni à contre coeur pour courser mon frère mais il était trop rapide pour moi. Il sauta de l'escalier à une vitesse folle pour rejoindre le rez-de-chaussée. J'entendais au loin la voix de mon père qui le réprimandait. J'attendis que mon italien me rejoigne au premier étage et n'arrivais pas à contenir mon agacement. "Désolée, j'ai l'impression d'être revenue des années en arrière quand il m'espionnait avec mes petits copains de l'époque." Je me tournais vers lui et l'embrassai pour retrouver mon calme dans ses bras et tout simplement parce que j'en avais envie. Je lui pris ensuite la main et nous retournâmes dans la salle à manger pour le dessert. "Alors Giovanni, comment trouves-tu la maison ?" demanda ma mère alors qu'elle venait de poser sur la table la tarte à la citrouille ainsi que des cupcakes. Je fusillai mon frère du regard pendant qu'il répondait pour bien lui faire comprendre que je n'en avais pas fini avec lui.


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Sujet: Re: flashback - thanksgiving in Tenessee 2012 ( le Mer 13 Déc - 3:04 )
Thanksgiving
Amara & Giovanni


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Assit dans le canapé aux côtés de Amara, j’observais cette complicité qu’il y avait entre elle et son frère. Une complicité sans pareille qui finalement pouvait me faire quand même penser à la mienne avec ma sœur. Nous comprenions tous deux cela, ce type de rapport fraternel qui unissait deux êtres ou plus, ce rapport qui ne changerait pas, quelle que soit la personne qui s’ajoutait dans la vie des uns et des autres. Ma présence ne gênait en rien cette discussion qui avait lieu entre elle et lui. Je me contentais de sourire en me disant bien sûr qu’il lui parlerait plus aisément de ses fréquentations qu’à ses parents. Puis Amara aimait être au courant des choses, elle était ‘la grande sœur’ après-tout. Quand la question se tourna contre nous, s’agissant de l’éventualité de fonder une famille, je restais assez vague sans pour autant laisser subsister un doute quelconque à ce sujet : nous serions parents, ensemble. Nous y avions songé, parlé et selon les missions qui arrivaient on réfléchissait au moment ‘idéal’ pour concevoir une famille. Mais j’étais sûr et certain de vouloir un enfant avec elle. Avec cette pétillante reporter qui n’avait pas froid aux yeux. Cette femme trépidante qui avait volé mon cœur ou plutôt à qui j’avais offert le mien sans aucune retenue. Je la regardais échanger avec le cadet de la famille, avec un air attentif et doux. Elle m’ôta de mes pensées en m’entrainant dans le reste de la maison histoire de visiter. J’adorais cette perspective d’apprendre à la connaitre davantage grâce aux lieux dans lesquels elle avait vécu, en découvrant aussi des objets ou des photos qui étaient liés à ses passions passées ou actuelles, ses activités…

Je m’étais chargé des sacs et on trainait dans les étages où à chaque fois que je posais le regard quelque part, j’étais plus ou moins étonné de ce que je voyais. Les parents avaient visiblement bien fait de lui créer un cocon, un endroit où elle s’exilait, bien que ça restait dans la maison. Elle avait son coin à elle, son univers. Le télescope reflétait selon moi parfaitement la personnalité de la jeune femme, indiquant un signe de curiosité et humble aussi. Tout ce qui était astrologie, archéologie, histoire, géo-politiques et voyages c’était son truc. L’Art aussi, j’avais su qu’elle aimait le dessin à côté d’être une passionnée de photographie (et talentueuse dans ce domaine). Je ris à sa remarque sur le frangin qui songeait à mater les voisines. « Je me demande pourquoi ça ne me surprend pas ça… » fis-je après avoir pu analyser un peu la personnalité de Raph’.

Une fois dans la chambre de Amara j’étais comme un gamin dans une caverne d’Ali-baba. Le moindre livre, objet de décoration ou toute chose qui y trainait attirait mon œil et éveillait ma curiosité. Je lâchais donc les sacs pour pouvoir tout regarder de plus près et je posais des questions au fur et à mesure. « Perfectionniste ? Non je n’avais pas remarqué » dis-je en rigolant. Bien sûr qu’elle l’était. Parfois même un peu maniaque. Je me souvenais parfaitement du début où l’on venait d’emménager ensemble, elle devait prendre sur elle pour ne pas me faire certains reproches mais au fil des semaines, elle commençait à se révéler. Je faisais avec ce caractère et m’en accommodais. En revanche, s’agissant du travail, elle était perfectionniste et c’était ce qui lui valait de s’impliquer à 300% et de rendre un travail qui était reconnu dans le monde entier par les professionnels de son milieu. « Ah oui c’est vrai, j’avais omis ce détail du refuge… ma sœur a toujours eu un intérêt pour le bien-être animal et la cause animale de façon générale. Il me semble qu’elle avait travaillé occasionnellement et bénévolement dans un refuge près de chez nous ». Si je m’en souvenais bien. Je la voyais tout à fait, à l’avenir, réellement s’investir dans ce type de structure et ce, à temps plein.

Puis je commentais sur les fréquentations qu’elle avait en observant les photos de ses camarades de classe et copains. Elle avait aussi un trophée dans sa chambre et une médaille. En lien avec l’équipe de journalisme de l’école et aussi une récompense pour la natation. « Tu as fait beaucoup de natation ? » lui demandais-je. J’aimais tellement les fonds marins et l’océan que c’en était devenu comme mon deuxième élément. Son intérêt pour la même chose me plaisait donc. La brunette était de façon générale très sportive, ambitieuse et persévérante. Nous avions beaucoup en commun. « Hmm je m’en doute. Ça doit repousser aussi certains prétendants » rajoutais-je en me disant que si elle était quasi tout le temps entourée de son frangin et de son meilleur ami, rares étaient ceux qui auraient pu avoir le cran de s’approcher d’elle pour lui proposer de sortir. « … mais ça voudrait dire que à quel âge quelqu’un a eu suffisamment de cran pour te proposer de sortir avec lui ? ». Je m’interrogeais sur ce point en relatant son passé.

En m’éloignant des photos accrochées, je souris en coin à sa remarque. Je n’avais pas eu toujours un physique avantageux et ce, jusqu’à la moitié de mes années au Lycée. Au début j’étais plutôt du genre à être un loup solitaire et ce n’est que lors des deux dernières années que, suite à une prise en main sérieuse, j’étais devenu un gars qui se faisait facilement des amis, et les filles me regardaient effectivement un peu plus. Ce n’est réellement que lors de mes études supérieures que j’eus un physique qui était loin d’être ingrat. Avant, je n’avais pas eu cette chance et ça m’avait filé bien des complexes car mes frères et sœurs n’avaient pas cette même corpulence. « Détrompe-toi. Je n’ai pas toujours été de ceux qui attiraient le regard. Au contraire, un peu geek sur les bords je me terrais un peu dans mon coin … ». Je ne m’attardais pas sur ce passage peu agréable de ma jeunesse et regardais ce lit en faisant une remarque légère.

La répartie de Amara me souffla et me pris au dépourvu. Un lit, ringard ?! Avait-elle été une adolescente plus dévergondée qu’elle ne me laissait penser ? « Oh… et je serais curieux de savoir ce que tu ne jugerais pas ‘ringard’ alors… » fis-je en jetant un rapide coup d’œil au reste de la pièce. Le tapis sur le sol ? Le fauteuil club en velours dans le coin de la pièce ? Son bureau quand il ne débordait pas de bouquins et de documents ? Le rebord de la fenêtre ? Mille et unes idées plus ou moins (in)descentes traversèrent mon esprit en un claquement de doigts. Je me trouvais tout près d’elle, trop peut-être en laissant ma bouche se poser sur sa joue et marquer sa mâchoire avant de descendre dans son cou. En même temps, mes mains se faufilaient sous les rebords de cette robe bleue en glissant sur les collants en direction de ses fesses. « Et si tu savais combien j’aimerais voir à quel point tu es créative en ce moment… » dis-je à voix basse, imperturbable en susurrant presque cette phrase à son oreille la laissant ainsi ressentir ma respiration et la chaleur de ma voix. J’entamais la torture pour attiser le désir en entreprenant rapidement de titiller son lobe d’oreille avant de le mordiller doucement. Je sentais en moi l’envie de continuer, d’approfondir ce que nous commencions tout juste et d’ailleurs je tenais la jeune femme plus fermement contre moi en répondant à ses premières respirations plus fortes.

Un peu dans notre « moment », aucun de nous n’entendit Raph’ débarquer à l’entrée de la chambre. J’arrêtais de suite tout ce que je faisais et je rattachais aussi la boucle de ma ceinture sans me retourner. Grimaçant un peu je pris deux-trois secondes avant de pivoter. La journaliste était déjà à l’assaut de son frère. Je cachais un instant mon visage dans mes mains un peu embarrassé par le fait d’être surpris. En même temps, mieux valait que ça soit le frangin qu’un des parents. « … damn it … » lâchais-je à voix basse une fois de plus avant de regagner les escaliers. Amara était déjà à mi-étage et m’attendais au seuil du dessus. Je descendais alors « Il était de ce genre là ?! Au moins je suis prévenu… » dis-je  un peu rieur. Je ne prenais pas mal le fait qu’on ait été interrompus, disons que je restais sur ma faim. En même temps que pouvais-je espérer ? Nous étions sensé faire le tour du propriétaire et c’était tout. Une fois en bas, je suivais toujours de quelques pas Amara et répondais poliment aux propos de Stella.
« Elle est…» les quelques courtes secondes d’hésitation n’eurent aucun effet car je pensais très fort dans ma tête ‘elle est tout sauf ringarde’. En petit clin d’œil aux propos de ma chère et tendre juste quelques instants auparavant. Je masquais alors mon sourire et chassait ces paroles de ma pensée pour finir ma phrase « … très jolie. J’aime beaucoup comment vous l’avez aménagé ». Sans être hypocrite ou faux-cul. « Et j’ai pu remarquer depuis une fenêtre d’un couloir que vous avez un grand terrain derrière aussi, qui donne sur une partie de forêt. Vous en avez de la chance, d’être aussi près de la nature ». Je repris place à table à ma place auprès de Amara et posais mon bras sur le dossier de sa chaise sans trop m’en rendre compte, le temps que les parts de tarte à la citrouille soient coupées. Amara prenait déjà un cupcake et s’aventurait à croquer directement dedans, révélant ainsi l’intérieur qui devait être une sorte de confiture ou contenu au fruit. Je regardais alors ce moelleux qui me faisait assez envie mais la tarte dans mon assiette retint à son tour mon attention. Je remerciais la mère de la jeune femme qui venait de tous nous servir ainsi que de remplir de nouveau des cafés bien chauds. « Merci ça ira pour moi, pas trop le soir sinon je ne dors plus » dis-je en faisant un geste pour ne pas qu’elle remplisse ma tasse de trop. En même temps, ne pas dormir avec Amara ne me dérangeait pas plus que ça non plus. Mais il fallait être opérationnel le lendemain si on avait un programme de folie. D’ailleurs je vins à poser la question.

« … alors comment se prépare la matinée ou la journée de demain ? Est-ce qu’il y a une horaire pour laquelle il faut être prêts afin de visiter un peu les alentours ? ». Je souhaitais être un minimum informé de ce qui m’attendait. Une journée ‘type’ dans cette famille en quelques sortes. En même temps je prenais une cuillerée de tarte qui était délicieuse et en remplissait une autre mais reposais la cuillère dans mon assiette pour murmurer à Amara « Il a l’air bon lui aussi… tu m’en donnes un bout ? ». Je n’avais pas spécialement envie d’un cupcake entier pour moi seul. Certes j’avais un bon appétit mais mon estomac commençait à se remplir depuis le début du repas. « Amara a été plus que modeste en disant que vous cuisiniez bien, ce repas est vraiment un délice » dis-je pour remercier la mère qui s’était attelée en cuisine.

Puis je posais ma main sur le genou de la jeune femme à côté de moi en la regardant avec douceur aussi. « Amy, ça te dit qu’on le traine un peu dans les bois demain, tu sais où il y a l’espèce d’abri abandonné qui servait de cabane dans notre enfance, c’est sympa vers la rivière là.. Enfin quand vous aurez un peu de temps à nous consacrer bien sûr… » ponctua Raph’ en référence à ce qui s’était passé un peu plus tôt à l’étage. Il nous regardait tous les deux tour à tour, un peu amusé. « Pendant que j’y pense, on a toujours un lit d’appoint dans le placard au bout du couloir au 1er. Si jamais vous en avez besoin, n’hésitez pas. Il suffit juste de faire le lit mais ça ne prend pas bien longtemps. Comme je crois que celui d’Amara n’est pas bien grand. Enfin ce n'est qu'à titre informatif. Vous faites comme vous voulez » songea subitement la mère en nous regardant aussi. « Merci c’est gentil. Mais je pense qu’on va s’arranger, hein babe ? » dis-je interrogateur en regardant de nouveau Amy. Je continuais ainsi le dessert, serein, en écoutant la famille échanger sur la suite qui était prévue et les dernières nouvelles du coin.

Emi Burton


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