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- [terminé] Birthday Girl -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Jeu 19 Oct - 2:37 )

Birthday Girl
Astrid &
Giovanni

• Musique : Another Love

Sur cette plage on s’amusait, dans une totale insouciance, en vivant simplement et purement l’instant présent. Alors qu’on évoquait quelques minutes plus tôt des festivités de fin d’année, des moments familiaux, que la belle projetait une vision future sur le long terme, la minute d’après on se pseudo-chamaillait comme de vrais gamins et étions dans le moment. Pas d’avant ni d’après. Maintenant. Je la mettais à l’eau avec plutôt une certaine aisance en raison de son gabarit et en riais. La blondinette s’agrippa alors à moi rapprochant ainsi nos deux corps. On se regardait, les yeux dans les yeux. Elle avait ces mots qui apaisaient le coeur, ces mots qui ajoutaient plus de substance à cette relation car comme beaucoup d’hommes, je ne savais pas forcément trouver les bons mots au bon moment. Je travaillais dessus mais j’étais plus quelqu’un dans l’action. Cependant pas fermé au discours, ce n’était pas lié. Mais en l’occurence, j’étais incapable d’ajouter autre chose et j’eus soudainement un doute. Doute qu’elle attendait de moi que je parle, que j’ajoute quelque chose, comme lui promettre monts et merveilles ? J’en savais rien mais sans trop trainer, elle affirma vouloir rentrer dans la maisonnette.

Astrid avait pris de l’avance sur moi, ce qui fit que je ne remarquais pas cette larme qui lui avait échappée, alors que j’aurais du. J’aurais du voir que quelque chose la tourmentait et pourtant ce ne fut pas immédiat. J’essayais de tout faire bien pourtant, de lui montrer par des gestes, par des intentions cet amour à son égard. Elle ne traina pas. Le temps que je rassemble ce qui nous servait de pic-nique, elle avait eu le temps de rejoindre la maisonnette à l’orée de la plage. Pourtant je marchais d’un pas plus que décidé et rapide une fois les affaires en main, pour désamorcer tout malaise, s’il y en avait un. C’est à présent que non seulement je ressenti peut-être à tort un froid mais en tout cas des frissons s’accaparaient de mon corps, la différence de température probablement et cette brise fraiche qui cristallisait cette fraicheur sur ma peau. J’entrais donc dans la maison, silencieux et posait les affaires où il le fallait. Astrid était de dos, et se changeait pour passer une tenue sèche. « Eh tout va bien ? ». Malgré le fait qu’elle utilise comme le froid comme prétexte, je sentais dans son ton de voix qu’un truc clochait. Je n’en n’étais pas sûr, peut-être que je me trompais mais après plusieurs mois à ses côtés, je commençais à la connaitre et remarquer ces petites choses. « Ce qu’on fait ? » je répétais exprès pour donner un peu plus de profondeur à ce qu’elle me disait et je venais me placer dans son dos, enroulant mes bras autour d’elle, mon menton contre sa tempe j’y déposais un baiser léger et lui proposais « J’avais prévu que l’on sorte ce soir, dans un tout petit restaurant sans prétention sur le port, mais…. je crois qu’on serais bien mieux rien que tous les deux en fait… ici »[/color]. Je sentais qu’elle avait un truc sur le cœur, un poids dont elle avait l’air de vouloir se libérer et je la mettais en condition pour. Mes mains vinrent se poser sur ses épaules et je lui parlais d’un ton très doux et compréhensif « … alors pourquoi pas aller prendre une douche pour se réchauffer, vraiment et après…. se mettre au chaud dans la chambre…. ». Je terminais ces mots en lui susurrant à l’oreille avant de lui prendre la main. Le sac que j’avais préparé pour elle était déjà en haut avec mes affaires également. Sur le lit, il y avait un petite boite. Boite avec un petit ruban. Une boite de quelques centimètres de long. Elle était posée sur le lit mais je détournais l’attention de Astrid pour ne pas qu’elle voit ce cadeau ultime.

« Viens c’est par ici » je la laissais découvrir la salle de bain avec cette cabine de douche malheureusement trop étroite pour deux. Enfin, vu ma carrure on pouvait probablement s’y glisser mais pas y faire grand chose hormis littéralement s’y laver. « On tente ? » sachant ce que ça impliquait. Ceinture. Mais rester ensemble malgré tout laissait place à un moment plutôt sensuel et je respirais son shampoing à plein nez, cette forte odeur de lavande qui lui allait bien. Cette proximité de nos corps dans cette douche n’était pas désagréable et finalement c’était presque frustrant de ne pas avoir plus l’un de l’autre. Le désir passait malgré tout par ces regards, ce silence entre-coupé de l’écoulement de l’eau et de ces quelques caresses. Je sortis le premier enroulant une serviette autour de ma taille et rejoignais rapidement la chambre pour m’asseoir sur le lit. Je glissais pour l’instant cette boite sous l’oreiller et attendait qu’Astrid vienne à son tour. Ce qu’elle fit. Elle apparut dans une nuisette en satin que j’avais pris un peu par hasard dans le placard. « Je sens que quelque chose ne va pas, depuis tout à l’heure… tu veux m’en parler ? ». Je voulais savoir si j’avais dit quelque chose de travers ou si justement, j’aurais du dire quelque chose. Si c’était des préoccupations qui n’avaient rien à voir avec nous…. il fallait que j’éclaircisse ça.

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Jeu 19 Oct - 3:18 )
Astrid avait à peine eut le temps d’enfiler sa robe qu’elle sentait déjà le corps de Giovanni, dans son dos, contre elle. Il était mouillé et froid, mais elle n’avait aucune envie de le repousser. Elle voulait profiter de toutes ses caresses. Elle le laissa la prendre dans ses bras avant de détailler le reste de la soirée. Il aurait voulu l’amener dans un petit restaurant mais proposa plutôt de rester ici. Elle était d’accord avec le plan. Cette journée à la plage l’avait un peu fatiguée et elle n’était pas d’humeur de ressortir et d’aller manger à l’extérieur. De toute façon, le pique-nique l’avait bien rempli et elle serait repue pour quelques heures encore. Il l’invita à la suivre afin qu’ils puissent se réchauffer sous la douche d’abord, avant d’aller au lit. Pas pour dormir, directement, évidemment. Elle sentait qu’il avait compris qu’un truc clochait, mais il ne savait pas comment l’aborder. Il avait l’impression qu’il agissait avec elle comme si elle était en porcelaine, sur le point de casser en milles morceaux en tout moment. Elle le trouvait mignon de s’en faire pour elle sans savoir comment le verbaliser. Mais pour l’instant, elle ne dit rien. Pas encore prête à s’ouvrir un peu plus. Astrid voulut entrer la chambre pour aller chercher une nuisette à mettre pour après la douche, mais Giovanni lui bloqua le chemin, lui disant qu’il s’occupait de tout et en lui indiquant où se trouvait la salle de bains. Intriguée, elle ne dit rien et enleva sa robe en se rendant vers la pièce, comme pour prendre de l’avance et lui offrir une autre vue de son corps. Elle aimait bien le teaser, comme on dit, ainsi. Elle savait toujours comment créer un effet avec lui. Tu es certain qu’on va pouvoir rentrer là-dedans sans s’écraser les pieds? demanda-t-elle d’un air joueur. La douche était minuscule, mais surtout c’est que l’homme était beaucoup trop costaud. Et Astrid était faite plutôt grande aussi. Ils parvinrent à entrer les deux et se laver rapidement. Elle croisait parfois son regard, et le détournait d’autres fois pour regarder autre chose de lui. Si près de lui, elle pouvait admirer son corps sculpté au couteau. Elle passait ses mains doucement sur ses hanches, en remontant sur son torse. Elle avait toujours trouvé les douches à deux sensuelles et romantiques. L’eau chaude qui coule sur les corps nus, la buée qui se crée, les peaux qui deviennent moites. C’était limite excitant. Mais cette fois-ci l’espace restreint les empêchait de faire quoi que ce soit. Elle en profita donc pour simplement regarder et caresser, ce qui était bien suffisant. Une fois l’eau coupée, il sortit rapidement de la douche et se dirigea d’un pas rapide vers la chambre. Doublement intriguée, elle se demandait s’il ne lui cachait pas quelque chose. Elle se sécha brièvement avant d’enfiler une nuisette bleue, choisie soigneusement par Giovanni, puis elle alla le rejoindre. Ses longs cheveux blonds mouillés tombaient de chaque côté de son visage. Elle ne voulait pas les attacher, pour ne pas les empêcher de sécher correctement. Et puis comme elle avait prévu, il se lança. Il lui demanda si tout allait bien, si elle avait envie de lui parler de quelque chose. Elle soupira, sachant que ce n’était pas une conversation qu’elle avait envie d’avoir. Elle prit place, assise, sur le coin du lit, dos à lui. Elle ne pouvait pas le regarder en lui racontant tout ça. En s’ouvrant autant. C’est rien, je suis simplement fatiguée je pense. Ça a été de longues semaines récemment...avec, enfin, tu sais...Elle n’arrivait pas à prononcer son nom. Amara. Tu sais, je respecte totalement votre relation et votre intimité, mais ce n’est pas sans conséquence sur moi non plus. Et, tantôt je t’ai senti distant. Je sais que je parle constamment et des fois les mots sortent avant que je ne puisse évaluer leur poids. Elle se lève pour lui faire face, trop imprégnée par le sujet. Et moi je vais vers toi, toujours. Constamment je fais des pas vers toi. Et tout ce que je vois, c’est toi, immobile, le regard tournée vers le passé, vers elle. Ça y est, elle avait déballé son sac. Un poids de moins sur elle. J’ai besoin de savoir que tu vas venir vers moi, toi aussi, un jour repris-t-elle, avec une voix douce, presqu’un chuchotement, les larmes au bord des yeux, sans pour autant qu’elles ne coulent. Elle ne voulait pas le supplier de l'aimer. Elle voulait simplement savoir. Elle avait envie d’aborder le sujet de Tom, crever l’abcès une fois pour toute. Surtout s’il était possiblement en route pour Naples. Mais elle ne savait pas quoi dire, quoi raconter. Comment parle-t-on de violence, de violence vécue, à la personne qu’on aime? Et... dit-elle, comme pour se donner le courage de continuer. Mais elle n’y arrivait pas. C’était trop difficile. Et pour la suite, je ne veux pas que tu te fâches. Je veux que tu m’écoutes. Elle passa sa main dans ses cheveux, avant de se retourner, pour lui refaire dos. Je ne t’ai jamais vraiment dit pourquoi j’étais venue ici à Naples. Non? Elle fit une pause. Deux jours avant mon arrivée ici, en décembre 2013, je me suis faite sauvagement attaquée et battue par mon ex, Tom. C’était dit. Pour la première fois, de toute sa vie. Elle l’avait dit. Elle sentait qu’on venait d’enlever 100 livres de sur ses épaules. Ce n’était pas la première fois, mais cette fois, je suis partie. Et j’ai recommencé, ici. Et si j’avais pu, je ne t’en aurais jamais parlé. Parce que je sais que ça va tout changer, que tu ne me regarderas, toucheras, aimeras plus jamais de la même façon. Tu ne sauras jamais quoi dire, comment me caresser, comment me prendre, sans avoir peur que je m’effondre. Elle ne l’avait jamais vécu encore, mais elle se doutait bien que leur relation, leur intimité, ne pourrait plus jamais être pareille. Mais je t’en parle, parce qu’il est probablement, au moment où on se parle, en train de trouver un moyen de venir ici et me retrouver. Cette fois-ci elle ne peut contenir ses larmes. Elle s’efforce de les essuyer au fur et à mesure qu’elles coulent, toujours dos à Giovanni. Elle déteste la situation et détesterait encore plus qu’il la voit ainsi. And I can’t...Right now, I’m just fucking scared Gio. I just wanna leave everything here and go hide. Somewhere where he won’t find me dit-elle dans sa langue maternelle, trop sous le coup de l’émotion pour utiliser l’italien. Elle s’asseoit sur le lit et soulève l’oreille afin de pouvoir s’asseoir sur le lit et s’accoter au mur. Mais une boîte, toute petite, emballée, se trouve sous l’oreiller. Surprise, elle essuie ses dernières larmes et tourne sa tête vers lui en lui tendant le cadeau. C’est à moi? Je l’ouvre?


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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Jeu 19 Oct - 4:48 )

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Le timing douche était terminé, cette tendresse passagère aussi. Je sentais que l’atmosphère générale changeait du tout au tout lorsque ma belle entra enfin dans la chambre. Et d’ailleurs je me voulais insistant. Elle n’était pas du genre à avoir une tonne de préoccupations graves qui l’empêchaient de vivre pleinement un moment mais à cet instant, ça se voyait. Enfin depuis que nous avions quitté la plage, ce malaise était évident à mes yeux et j’avais eu raison d’insister depuis, pour qu’elle me parle enfin de ce qui n’allait pas. Je la regardais prendre place au pied du lit sans même me regarder, son dos n’était pas droit et la courbure de celui-ci je voyais que ce qui allait sortir ne la mettait pas dans un confort qu’elle aurait souhaité, c’était quelque chose de lourd à porter. Amara. Au prononcé de ce prénom, je compris d’emblée ce qui l’inquiétait. Je revoyais beaucoup cette femme qui avait (et c’était toujours le cas) compté énormément dans ma vie, cette femme qui faisait pleinement partie de la mienne depuis plusieurs années et qui avait refait surface récemment de manière complètement inattendue. Je pouvais parfaitement comprendre que cette situation gênait et dérangeait Astrid qui pourtant avait fait celle à qui ça convenait il y a quelques jours, du moins elle s’en accommodait mais souffrait en silence de cette distance qui se créait entre nous et ce rapprochement qui se faisait de nouveau entre moi et Amara. J’étais réellement pris entre deux feux car je ne voulais trahir ni l’une, ni l’autre et encore moins en blesser une plus que de raison. Aucune ne le méritait. Aucune ne méritait de se sentir délaissée ou abandonnée. Je ne voulais cependant en perdre aucune non plus car tant l’une que l’autre avait pris une place irremplaçable dans ma vie et au plus profond de moi. Pourtant, il y a peu, Amara m’avait déclaré combien me savoir avec une autre était insoutenable pour elle, difficile dans son objectif de guérir et je lui en voulais au début, de me repousser car elle l’avait fait en partant à cette dernière mission en 2014 sans jamais en revenir. Brisant ainsi mon cœur puis mon espoir et détruisant ainsi nos rêves et projets communs. Elle me faisait revivre ça à un degré différent certes, mais elle m’empêchait de l’aider en étant à ses côtés. Et je ne voyait pas comment je pouvais le faire, à distance, sans la voir, sans lui parler. Mais je respectais son choix. Quant à Astrid, elle s’était montrée des plus stoïques et flexibles face à ce trio qui s’imposait par lui-même et je faisais mon possible pour ne pas qu’elle ait cette impression de me perdre. C’était extrêmement compliqué et ça pouvait en déboussoler plus d’une. J’étais par ailleurs complètement chamboulé par tout ça mais essayais de le masquer au mieux. Cela n’empêchait pas ma belle d’être inquiète. Elle soulignait ainsi les efforts qu’elle faisait pour venir vers moi, et me reprochait de ne rien faire pour prouver mes sentiments en retour. « Je suis désolé que tu sois si mal avec tout ça et je te jure que… ». Je voulais lui faire cette promesse que je faisais actuellement moi-aussi des efforts pour que les choses fonctionnent, pour qu’on ne perde pas trop cette boussole mais elle poursuivit tout en gardant un ton grave. Je voulais malgré tout lui dire que je ne pouvais pas pour autant effacer Amara de ma mémoire, que toujours elle aurait une place particulière mais qu’il fallait qu’on travaille sur tout ça. Moi le premier.

Astrid ne me laissa pas glisser un mot à cet égard car autre chose suivait. Autre chose d’encore plus grave. Je fronçais d’abord les sourcils quand elle insista sur le fait que je devais l’écouter, donc sans l’interrompre et ce, jusqu’au bout. C’était lui, le Tom qu’elle avait évoqué lorsqu’on parlait des fêtes de fin d’année sur la plage ? Très probablement. Je n’avais jamais entendu parler de lui avant aujourd’hui et cet homme avait osé faire ce que je trouvais d’insupportable, intolérable et d’immonde. Violenter une femme. Toutes les violences physiques ou verbales, ce n’était juste pas possible à entendre ni à voir. Encore une fois, je repensais à Amara et les sévices qu’elle avait subi, combien ça l’avait affecté tant physiquement que psychologiquement et à présent, j’apprenais que Astrid avait aussi eu à faire à des hommes, enfin un homme en l’occurrence, dont le comportement avait dépassé les limites. J’eus envie de l’insulter, cet homme.  Mais je comprenais ensuite pourquoi elle m’en parlait maintenant.  « Wait, he’s on his way to Naples ?! How… ? ». Je me demandais comment il avait pu savoir qu’elle était ici et surtout, j’imaginais à présent Astrid, il y a quelques années. Etait-ce pour ça qu’elle masquait ce passé par un caractère optimiste, joyeux et docile ? Avait-elle besoin d’un masque, une carapace protectrice depuis les faits d’il y a quelques années ? Je n’aurais pas du parler, ce n’était pas encore à moi et la belle américaine me fit savoir combien elle avait peur, combien elle redoutait qu’il revienne vers elle et la trouve. J’avais le souffle coupé de toutes ces révélations. Je ne l’aurais jamais imaginé, qu’elle avait subi tout ça et évidemment que je la regarderai aujourd’hui différemment. On ne revenait pas en arrière sur les propos et on les effaçait encore moins de la mémoire comme ça nous arrangeait. J’allais faire avec. Avec le fait d’aimer deux femmes meurtries par leur histoire personnelle, leur histoire respective.

Je voulais trouver les mots justes cette fois-ci mais ils ne vinrent une fois de plus pas à temps. Astrid trouva cette petite boite cachée sous l’oreiller car le prenait pour s’accoter au mur. « Hum… ». Je me frottais le visage en y passant mes mains. Beaucoup d’informations m’étaient parvenues en très peu de temps et j’arrivais pas à gérer tout ça en même temps. « Wait… ». Je prenais cette boite dans mes mains pour revenir sur ce qu’elle avait dit juste avant. « Astrid you cannot just tell me about this fucking asshole and then move on pretending you didm’t say anything. I mean… what the hell ?! Who’s this bastard ? Where is he from and how does he know you’re here, in Naples ? ».

Je la laissais m’expliquer avant de lui dire à mon tour «  …. tu sais quoi ? Jamais, plus jamais il ne t’approchera et te fera du mal. Physiquement ou verbalement. Parce que je vais le trouver, s’il est dans la ville. Je connais du monde, et les étrangers, on les repère vite crois-moi. Montre moi ». Je devenais un peu nerveux mais je voulais être sûr de savoir à quoi ressemblait la cible. « Montre-moi à quoi il ressemble… ». Elle devait bien savoir où dégoter une photo de lui sur internet. « …. je veux voir à quoi ressemble cet enfoiré pour ne pas le rater si je le croise…. »

Emi Burton




Dernière édition par Giovanni Caruso le Jeu 19 Oct - 15:36, édité 1 fois
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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Jeu 19 Oct - 5:35 )
Après le début de sa tirade, la partie concernant Amara, Giovanni était muet. Il semblait un peu étonné de cette soudaine réaction, de ce revirement de situation. Astrid qui paraissait relativement en paix avec le retour de son ex était maintenant presqu’en larmes quand elle en parlait. Il ne l’avait probablement pas vu venir et elle non plus. Même si elle était de nature indépendante, ça lui faisait mal quand elle le quittait le matin pour aller en rejoindre une autre. Elle savait qu’il ne la tromperait jamais, qu’au premier doute il en parlerait avec elle. Mais elle ne pouvait calmer cette anxiété au creux de son ventre. Qu’un jour il se rappelerait pourquoi il a attendu Amara pendant des années. Qu’il n’aurait jamais rien du entreprendre avec Astrid ou une autre femme. Qu’un jour elle recevrait un appel pour lui dire que c’était terminé. Ça la tiraillait, évidemment. Mais il n’avait pas à s’occuper de ça en plus. Donc elle n’avait rien dit. Mais ce soir, elle n’en pouvait plus. Et sachant qu’il y avait des chances qu’elle rencontre la fameuse ex, le samedi qui s’en venait, elle préférait être complètement honnête avec Giovanni, et aussi avec elle-même, en fin de compte. Comme elle pensait, il ne fit que s’excuser faiblement. S’excuser qu’elle se sente ainsi, de par sa faute. Elle était déçue de sa réponse. Elle aurait aimé qu’il la rassure, qu’il lui dise plus que ça. Mais elle savait qu’il n’était pas doué avec les mots. Giovanni était un homme d’action ; il faisait sentir ce qu’il ressentait au lieu de parler. Il le faisait voir au lieu de le faire entendre. Mais parfois, il y a certains mots qui ne peuvent être remplacés par rien d’autre pour qu’ils gardent leur signification. Elle n’eut pas vraiment le temps de se concentrer sur lui et sa réaction qu’elle continua son monologue. Elle s’était aventurée sur un terrain glissant, celui de l’ex, Tom. Même si elle l’avait averti de rester calme et de ne pas se fâcher, ça avait servi à rien. Elle ne le voyait pas, mais elle se sentait bouillir derrière elle. Il fit même usage de l’anglais, comme pour mieux communiquer avec elle. Pour lui faire comprendre qu’il était à 100% avec elle dans cette situation. D’habitude elle trouvait son léger accent mignon, mais ce soir elle ne le remarqua pas, trop troublée par la conversation. Il ne comprenait pas pourquoi il était en route vers Naples. Elle non plus au fait. Enfin, elle savait comment il avait su qu’elle était ici, mais elle ne savait pas pourquoi il voulait la retrouver. La dernière fois qu’il l’avait vu, il l’avait laissée pour morte dans son lit, après l’avoir violé. Disons qu’il n’y avait aucune raison de se revoir. Assise sur le lit, accotée sur le mur, elle regardait la petite boîte dans ses mains et la faisait tournée pendant que Giovanni ne décolérait pas. Il lui ordonnait presque de lui montrer une photo de lui, afin qu’il puisse surveiller la ville. Aux grands maux les grands moyens. Avant même qu’elle n’ait la chance d’ouvrir la boîte, il la pris de ses mains en lui disant que le sujet était bien plus urgent. Je n’en ai jamais parlé à personne, ni même à Sam. Giovanni savait que Sam était sa meilleure amie de Boston, il lui en avait parlé quelques fois, surtout pour lui expliquer le tatouage qu’elle avait sur sa cheville. Et il est entré en contact avec elle, prétextant un excuse bidon pour me voir. Il voulait savoir j’étais rendue où. Et elle lui a dit, sans savoir dans quoi elle m’embarquait...dit-elle gênée. Si elle avait eu le courage d’en parler, elle ne serait pas dans cette situation. Il ne serait pas en train de vouloir la retrouver. Et pour quoi faire? Elle n’osait même pas s’imaginer les plans sordides qu’il avait en tête. Elle eut carrément un frisson de dégoût en repensant à leur dernière soirée ensemble. Si elle était mieux aujourd’hui, surtout physiquement, ses blessures psychologiques n’étaient pas encore totalement guéries. Elle faisait encore parfois des cauchemars. Elle n’avait pas de problème avec l’intimité, mais des fois lorsque Giovanni se faisait fougueux et intense durant leurs ébats, elle avait toujours une crainte. Une crainte qu’une limite soit dépassée. Ce n’était ni contre lui ni contre elle...c’était devenu instinctif de se protéger, contre tout et n’importe qui. Elle sortit son téléphone et ne fit pas vraiment d’efforts pour trouver une image de Tom. Je n’ai pas de photos de lui...lui dit-elle, lui mentant en pleine face, tout en déposant son téléphone sur la table de chevet. Mais elle ne voulait pas embarquer et l’embarquer dans ce jeu dangereux. S’il venait à la retrouver, elle ferait les démarches nécessaires auprès de la police. Je ne sais pas pourquoi il revient...I don’t know what the fuck he wants...but I know that I don’t want you near him. Please, promise me. He’s dangerous. You may think you’re superman and all, but you don’t know what he’s...elle prit une pause, question de reprendre ses esprits et ravaler ses larmes. What he’s capable of termine-t-elle, tentant de chasser les souvenirs de son esprit. Elle s’approcha de lui et prit sa main afin de déposer un baiser sur ses doigts. Mi scuso. Je ne veux pas le laisser gâcher un moment de plus ce soir. Je sais que la soirée va être difficile à ratrapper après cette onde de chocs, mais essayons. Pour moi, pour nous. Elle serra fort la main de Giovanni en reniflant un peu. Commence donc par me redonner cette boîte. J’ai très envie de l’ouvrir dit-elle, esquissant un faible sourire en venant s'asseoir à cheval sur lui, en prenant la boîte de ses mains et en la maintenant entre eux. Cela pouvait sembler incroyable qu’elle puisse se remettre aussi rapidement après annoncer un truc pareil, mais elle, ça faisait quatre ans qu’elle vivait avec. Et elle avait appris avec le temps à masquer ses émotions, ses peurs, ses cauchemars. Elle savait comment agir et quoi dire, pour que personne ne s'inquiète. Ce n'était pas nouveau pour elle, cette ''double-vie''. Mais lui, lui, il venait de l’apprendre. Et ça allait être difficile à encaisser. Elle essaya de le rassurer avec son visage doux, ne voulant pas qu’il s’en fasse outre-mesure pour elle. Elle pouvait se défendre et se protéger elle-même. Mais elle fut touchée de voir tout ce qu’il était prêt à faire pour elle.


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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Jeu 19 Oct - 15:34 )

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Je n’avais pas promis à Astrid de ne pas m’énerver et j’essayais de me contenancer sur la réaction, ne pas être dans un agacement trop visible ou m’emporter de façon démesurée mais j’apprenais un état d’insécurité dans lequel elle vivait en permanence. Enfin, l’un était récent et lié au retour d’Amara, et l’autre datait de plusieurs années et était lié à ce gros porc de Tom. Ce type à qui je ne donnais pas fier de sa peau si jamais je venais à le voir un jour, du moins à le reconnaitre car oui, je ne lâcherais pas le morceau. J’étais complètement à l’aise pour parler anglais et il était vrai que pour mieux entrer dans le fond de cette discussion, je m’ajustais automatiquement en utilisant la langue natale de Astrid.

La conversation avait pris du sérieux en quelques secondes et je ne pouvais pas l’en blâmer. Si elle voulait se livrer car en ressentait le besoin, alors qu’elle le fasse plutôt que d’être une bombe à retardement en lâchant des émotions à tout va dans des moments où il serait plus difficile d’en discuter, de parler. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point ça l’affectait, elle et sa confiance, le fait que je retrouve peu à peu Amara, que je la vois régulièrement (avant qu’elle-même y mette fin). Je faisais les choses tel je le sentais en essayant de ne pas parler trop de l’une à l’autre et vice versa lorsque je passais du temps individuellement avec chacune d’elles. Mais ça ne suffisait pas. Je m’accrochais à un passé, et vivait bien sûr dans le présent, sans vraiment réfléchir aux conséquences. Amara avait été la première à me dire que c’était trop douloureux de supporter mes aller-retours, et avait pris la décision de ne plus me voir. Malgré tout, je lui avais envoyé un message pour l’informer des un an du bar à vin, sans grand espoir qu’elle viendrait de toute façon mais rien que le fait de l’inclure dans cette célébration comptait. A présent c’était Astrid qui révélait ce mal-être de me savoir avec une autre, de façon régulière. D’autant plus que ce n’était pas n’importe qui. Je comprenais également ses propos et voulu l’en rassurer sans avoir les mots. Il m’était encore difficile, parfois de savoir comment m’exprimer bien que les actes ne faisaient pas tout. Et elle enchaina sur un fait complètement différent mais très dur pour elle. Forcément l’apprendre avait été comme une onde d’électrochoc car je ne m’attendais absolument pas à ce genre de révélation. Forcément j’imaginais à présent ces deux femmes importantes, toutes deux profondément blessées par le genre humain. Je n’étais pas médecin, je n’étais pas penseur de maux (à savoir si cela existait même) ni magicien pour effacer toute ça comme par magie. La seule chose que je pouvais faire, c’était anticiper l’avenir et m’y préparer, faire avec mais en arrondissant les angles.

La conversation tourna alors autour de ce Tom qui accaparait subitement la totalité de ma tête. Je ne pensais qu’à cette menace qui, visiblement n’en n’avait pas fini avec Astrid. Mon tempérament italien faisait que je ne pouvais pas laisser ça passer, même si elle me demandait de m’abstenir de quoi que ce soit, de ne pas m’énerver ou autre chose du genre. Mon sang ne fit qu’un tour et je m’agrippais à toute information sur ce sale type pour le démonter s’il était en travers de mon chemin. Physiquement je n’avais pas les moyens ni de nom pour m’en prendre à une force mille fois plus puissante que moi, pour venger Amara. Mais en revanche, pour Astrid, j’avais ce nom à présent, d’un mec qui ne méritait même pas une femme pour se comporter de la sorte. Je ne voulais pas être une sorte de justicier mais quand on aime quelqu’un on protège cette personne. Et je me promettais de ne pas laisser cet ex dans un périmètre proche de ma chère et tendre. La boite passait au second rang face à cette discussion. C’était la première fois que Miss West en parlait visiblement car une très bonne amie à elle n’était pas au courant. « Che razza di stronzo » grommelais-je insultant ce Tom. En même temps cette Sam ne pouvait pas savoir mais j’étais pas ravi d’apprendre qu’elle avait obtempéré bêtement en tombant dans le panneau.

La discussion tournait au vinaigre et j’insistais pour le voir. Comme un con. Il était très probable qu’elle n’ait plus aucune trace de lui de toute façon, surtout après ce qu’il lui avait fait. Elle avait probablement eu envie de l’effacer de sa mémoire, celui-là. Je pris le téléphone qu’elle posa sur la table en faisant défiler rapidement des photos sans même les regarder, avec le pouce. Juste trois-quatre secondes sans trouver satisfaction. « Je m’en doute… » fis-je réalisant ma bêtise. Puis je reposais le téléphone sur cette table, avec la boite à côté. Je frottais alors mes yeux avec mes mains tout en l’écoutant « I don’t care… I don’t fucking care okay ?! ». Le ton montait. Jamais je ne lui promettrais de ne pas m’approcher de lui, je m’en fichais qu’il soit dangereux ou pas, j’avais déjà eu affaire à la mafia italienne et ces mecs là n’étaient pas commodes. Ce Tom venait en terrain inconnu, il n’était pas italien et ça, c’était un point en ma faveur. « Let this guy come, trust me he will regret that… there’s no freaking way he’s touching you ever again ». Je la laissais prendre cette main alors que mon esprit était encore ailleurs en ce moment, toujours en train de digérer tout ça. Elle avait beau vouloir que la soirée se poursuive bien et me le faire savoir, j’étais las. Je la laissais faire mais, ça m’avait un peu flingué l’humeur dans l’immédiat. Je la regardais alors, se saisir de cette boite. Je savais ce qu’elle contenait et je me disais que si elle l’avait vue un peu plus tôt quand l’humeur était meilleure, ça aurait été mieux. Je ne profitais clairement plus du moment. « I need a damn fine cup of coffee…. or a drink ». Je bouillonais toujours à l’intérieur, incapable de pouvoir faire quoi que ce soit de suite pour changer les choses. En bougeant légèrement je la décalais un peu pour qu’elle se mette à côté et me laisse me relever. J’enfilais alors en quelques secondes un boxer et allait dans la cuisine pour commencer à faire chauffer de l’eau dans la bouilloire et en attendant, je parcourais les meubles du coin salon où il était probable que de l’alcool fort y soit. Bingo.
Je posais alors la bouteille sur le comptoir et prenais un petit verre pour en servir le fond, trouvais des glaçons dans le frigo, ce qui me permis de faire de la glace pilée. A ce moment là, Astrid réapparut. Je buvais ce verre alors que la bouilloire s’arrêtait. « Excuse-moi je…. ça me rend fou en fait d’apprendre ça. Etre incapable de pouvoir agir de suite, faire quelque chose… et devoir attendre qu’il se pointe un jour. Ton amie a été assez conne pour lui dire où tu travaillais ? ». J’espérais pas qu’il puisse la trouver en mon absence. Et je disais des choses à propos de son amie que je ne pensais pas vraiment non plus mais sur le moment ça sorti tout seul.

Je repris mon souffle après avoir soupiré. Puis je voyais cette belle jeune femme qui n’avait jusqu’alors pas laissé deviné une seconde ce qu’elle avait subi. Elle était là, avec son sourire, sa joie de vivre. « I’m sorry ». Elle n’y pouvait rien elle non plus de tout ça et pourtant c’est elle qui faisait face à mon humeur exécrable. J’entrouvrais alors mes bras pour l’enlacer et lui faire un câlin. « But I can’t promise you anything about that guy …you can’t ask me to stay away. You matter to me. I want to protect you ». Je me détachais alors d’elle pour la regarder dans les yeux, et lui voler un baiser quelques secondes avant de remarquer qu’elle avait encore cette boite non-ouverte dans ses mains.

Je m’esclaffais en remarquant ça. « Alors, qu’est-ce que tu penses qu’elle contient ? ». Je préférais la laisser deviner avant qu’elle n’ouvre cette boite. Je m’appuyais contre le comptoir de la cuisine en la regardant, observant ses mimiques.

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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Jeu 19 Oct - 18:35 )
Astrid qui voulait se faire rassurante et douce s’était installée doucement sur lui, qui n’avait qu’une serviette autour de la taille. Il était furieux, son visage était durci par la colère. Elle n’aimait pas le voir ainsi, mais elle ne pouvait pas s’attendre à autre chose après tout ce qu’elle lui avait balancé. Il avait même osé reprendre son téléphone pour vérifier ses photos et n’avait rien vu. Elle n’avait pas vraiment apprécié cette violation de son intimité, mais elle comprenait son geste. Des jurons en italien et des phrases en anglais sortaient de sa bouche, un après l’autre. Il se foutait des instructions de la jeune femme, il ne comptait pas le laisser s’approcher d’elle. Elle voulait lui dire que ce serait un peu difficile à contrôler à moins qu’il soit 24h sur 24 avec elle, ce qui serait un peu difficile et étouffant. Mais elle ne dit rien, ne voulant pas empirer la situation avec ses commentaires sarcastiques. Il la poussa doucement à côté de lui afin de pouvoir se lever pour se faire un café...ou un truc plus fort. Surprise par son geste, elle resta quelques secondes sur le lit, pensive. Venait-elle de faire une erreur monumentale? Aurait-elle mieux fait de s’en tenir à son plan initial et ne rien dire? De toute façon, elle ne savait même pas si Tom viendrait à sa recherche, ni s'il arriverait à la trouver. Et elle n’avait pas osé en demander plus à Sam, espérant ne pas éveiller les soupçons. Oui elle avait peur qu’il la trouve, qu’il se pointe un jour à l’université, ou pire, qu’il se ramasse au pied de sa porte. Qui sait de quoi il serait capable? Mais quelque chose lui disait qu’il ne venait pas avec des intentions violentes. Sinon, pourquoi avoir attendu quatre ans avant de la retrouver? Mais si ce n’était pas parce qu’il lui en voulait, que voulait-il d’elle? Elle passa ses mains sur son visage, question de se ressaisir et au passage d’essuyer ce qui restait de larmes. Elle était tout de même soulagée que Giovanni n’ait pas posé plus de questions. Elle ne sent pas qu’elle aurait été capable de décrire en détail ce qu’elle avait vécu. Et elle ne tenait pas à ce qu’il le sache. Elle ne savait pas ce qu’il s’imaginait, mais ce n’était certainement pas aussi pire que la réalité. Et c’était bien correct ainsi. Elle se leva et prit la boîte qui était restée sur la table.

Une fois en bas, Astrid vit le brun déposer des glaçons dans un verre avant d’y verser un alcool. Elle lui fit signe d’en préparer un deuxième, ayant elle aussi besoin de courage liquide ce soir. Elle déposa la boîte sur la table, entre eux, question qu’il la voit aussi. Pensant à tort qu’il s’était calmé, il reprit de plus belle en insultant Sam. Elle fit une moue de désaccord, mais le laissa continuer. Ce serait franchement injuste envers lui de l’empêcher de dire ou ressentir ce qu’il voulait. Après tout, qui sait comment elle aurait réagi si c’était la situation inverse. Elle s’approcha doucement de lui, comme on s’approche d’un animal sauvage que l’on veut apprivoiser. Lorsqu’il ouvrit ses bras, elle se colla doucement contre lui, heureuse de le retrouver doux et contre elle. It’s okay. Je te connais toi et ta tête dûre...Let’s just no get ahead of ourselves. Attendons de voir s’il débarque réellement et...on verra après. Elle posa ses mains, maintenant chaudes, sur ses joues, de chaque côté de son visage. Elle passa quelques secondes à le regarder dans les yeux, son visage se faisait toujours aussi doux et aimant. Elle posa un léger baiser sur son front, en se tenant sur le bout des orteils. Puis un sur chaque paupière, pour ensuite descendre sur son nez. Et elle termina en l’embrassa sur la bouche. C’était un petit truc qu’elle faisait parfois avec lui, surtout quand elle voyait qu’il était perturbé ou trituré par quelque chose. Un peu comme pour le calmer, le ramener sur Terre. Ça avait l’habitude de fonctionner. Tout en restant contre lui, il lui demanda ce qu’elle pensait qui se trouvait dans la boîte. Huuuuum, j’aurais dit des boucles d’oreille, mais je ne sais pas si tu aurais acheté deux bijoux différents pour la même occasion...Mais je ne sais pas quoi d’autre qui pourrait rentrer dans cette boîte dit-elle, presqu’en riant. Elle amena le cadeau près de son oreille, tentant de deviner au bruit, mais rien. Elle le regarda intriguée, espérant avoir un indice avant d’ouvrir le couvercle. Alors tu vas me le dire ou je dois l’ouvrir? dit-elle en défaisant le ruban qui se trouvait autour. N’ayant aucune réponse, elle entreprit de soulever le couvercle, prête à découvrir ce qui s’y trouvait. Puis elle tourna son visage vers l’homme. Gio...c’est...dit-elle simplement, sans trouver plus de mots. Sa bouche était pourtant ouverte, mais rien ne sortait.


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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Ven 20 Oct - 0:42 )

Birthday Girl
Astrid &
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La tension était montée rapidement dans cette chambre et il n’était pas du tout question de sexe. Non c’était le passé de Astrid qui avait fait surface lorsqu’elle me révéla ce qu’elle avait subi avec son ex. Un ex dont je n’avais jamais entendu parler avant mais qui s’avérait être un homme violent, infréquentable et surtout impardonnable à mes yeux. Il était évident que je me mettais en tête de lui régler son compte si jamais il s’approchait d’elle. Puis qui sait, il serait tout à fait capable de s’en prendre à une autre femme aussi. Si ce n’était pas Astrid, il pourrait y avoir une autre ‘victime’ de ses violences. Je n’allais certainement pas laisser passer ça. J’avais moi aussi de la force à revendre et s’il le fallait j’en userais. Tant pis. Je n’étais plus à un soucis près par rapport à ce qui restait enfouit en moi depuis… depuis cette histoire dont je n’avais parlé à personne. Peu importe. Je n’y pensais pas ou plus, sauf quand Astrid évoqua solliciter la police au besoin. Je ne voulais certainement pas avoir à faire à eux. Quoi qu’il en soit, je lui ferais justice moi-même s’il était nécessaire et ce Tom regrettait de se pointer ici.

Astrid me surpris en train de me servir un verre d’alcool et je lui en servi un aussi bien. Le mien fut terminé rapidement, d’une traite. Puis je me calmais quelques instants plus tard, l’accueillant dans mes bras pour récupérer une atmosphère plus calme, apaisée. Comme elle le disait, on verrait bien si un jour cela arrivait. Pour le moment, ce type n’était pas là et mieux valait que ça reste comme ça, pour lui. Quoi qu’il en soit, la simple idée qu’il puisse débarquer dans la ville resterait dans ma tête, dans un coin bien ancré et ne partirait pas.

Elle m’embrassait tendrement et je l’interrogeais sur le contenu de cette fameuse boite qui trainait entre nous dans les pièces de la maison. Détaché de la blondinette, je me resservais un verre alors qu’elle n’avait pas encore touché le sien et le bu, pas entièrement, le temps qu’elle devine. J’hochais la tête négativement pour indiquer qu’elle se trompait. Je souriais car visiblement elle était à mille lieux de deviner ce qu’elle contenait. Lorsqu’elle l’ouvrit, je remarquais cette surprise sur son visage. Cette bouche bée, cette incapacité à dire quoi que ce soit. Je souris de plus belle en me mordillant un court instant la lèvre inférieure. Content de mon coup et d’avoir pu résister à lui balancer la moindre info depuis plusieurs jours. « …. chez nous » finissais-je. Je regardais tout comme elle cette clef qu’elle prenait en main. Clef d’une porte d’entrée un peu ancienne qui prenait toute la place dans la boite soigneusement emballée. Elle comprit assez rapidement la symbolique de ce cadeau. Il y avait plusieurs mois déjà, nous regardions de temps en temps quand nous avions du temps de libre, quelques maison ou appartements qui nous plaisaient bien situés dans Naples. Certains lieux avaient un petit jardin, d’’autre un patio soigneusement caché. Un appartement avait une vue sur la baie de Naples tandis que l’autre était sans vue mais en plein cœur de la ville, dans un quartier sympa où tout était accessible à pieds ou à vélo. Nous en avions sélectionné quelques uns notamment trois endroits qui étaient restés dans les favoris sur l’ordinateur portable de la traductrice. Je m’étais concentré sur les trois lieux qu’elle avait préféré et avait été à la banque construire un dossier pour connaitre des prêts dont nous pouvions bénéficier et ce genre d’information. J’avais donc réduits suite à ces informations le choix à deux habitations. Une petite maison et un appartement. Il m’avait fallut du temps pour me décider mais j’avais sondé Astrid sans qu’elle sache en lui posant diverses questions au fil des semaines afin qu’elle me donne involontairement des indices et j’avais pris la décision finale en m’engageant auprès de l’agence immobilière. Heureusement que les deux biens étaient à la charge de cette même agence. Nous avions un délai de rétractation. Et puis il faudrait visiter aussi la maison. Pas aussi grande que celle que j’avais mais au moins ça entrait dans un budget commun et ce serait un chez nous. En location pour le moment mais chez nous quand même. Afin d’avoir un peu d’argent pour payer ce loyer, je m’engagerais à mettre ma propre maison en location. Je ne pouvais me résoudre à la vendre ayant bien trop de souvenirs là-dedans. Mais c’était l’idée initiale. Les bouleversements des dernières semaines plus récents que la décision quant à cette nouvelle habitation avaient un peu changé les choses. Mais les démarches avaient été entamées. «… je me suis permis d’approfondir les trois logements que tu avais gardé sur ton ordinateur et j’ai fait toutes les démarches auprès de la banque et de l’agence … ». Elle ne parlait toujours pas, du moins pas de suite tenant toujours cette clef dans sa main. « Astrid ? ».

Emi Burton


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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Ven 20 Oct - 21:21 )
Astrid n’avait toujours pas touché à son verre d’alcool, trop excitée à l’idée de connaître le contenu de la boîte. À voir la réaction de Giovanni, elle comprit qu’elle avait raison lorsqu’elle dit que ce n’était certainement pas un autre bijou. Elle le connaissait, il était créatif et ne se serait pas simplement arrêté à une paire de boucles d’oreille. Mais elle n’arrivait pas à visualiser ce qui pouvait entrer dans une boîte aussi petite et qui serait aussi important pour être le cadeau ultime. Après l’avoir embrassé tendrement, comme elle le faisait parfois, elle ne perdit pas une seule seconde et souleva le couvercle, sans aucune idée de ce qui allait s’y trouver. Elle regarda l’objet et remonta son regard vers l’homme. Il lui dit simplement et doucement chez nous. Elle prit du temps à digérer cette information, comme si elle était figée. Elle qui était pourtant vive d’esprit, elle était complètement muette et immobile. Que voulait-il dire, chez nous? Il lui offrait une clé de son appartement? Mais elle en avait déjà une...C’est ce qui leur permettait de passer tout le temps d’un appartement à l’autre.

Voulait-il donc qu’elle déménage totalement chez lui? Hors de question. Son appartement était bien trop petit pour les accueillir les deux sans qu’ils s'énervent en moins de 2 jours. Parlait-il donc d’un nouveau chez soi, en fait un chez nous, bien à eux? Le nouveau départ qu’elle avait tant souhaité avoir avec lui? Elle se sentit étourdie soudainement, complètement abasourdie par la proposition qu’il venait de lui faire. Bien qu’ils en avaient parlé très souvent et avaient même visité quelques endroits, elle croyait que leur projet avait été mis au second plan avec le retour imprévu d’Amara. Elle ne lui en voulait pas, mais elle avait perdu espoir qu’un jour ils feraient le grand saut ensemble. Sa main tremblait un peu alors elle déposa la clé sur la table. Elle entoura le verre d’alcool de ses mains délicates et le bu d’une traite. Elle avait besoin d’un électrochoc, quelque chose qui la ramènerait sur Terre. Et ça fonctionna. Voyant qu’elle ne disait rien, Giovanni continua de parler en lui expliquant qu’il s’était basé sur les trois choix qu’ils avaient fait ensemble et avait déjà fait toutes les démarches auprès de la banque. Elle avait tant de questions. Allaient-ils acheter? Louer? Avait-il déjà tout payé? C’était impossible...elle savait qu’il était aisé, mais tout de même pas assez riche pour leur acheter une maison. Et puis elle sait qu’elle voudrait payer une partie aussi. Indépendante comme elle est, elle ne voulait rien devoir à personne, surtout pas à l’homme qui partage sa vie. D’une part elle avait tant d’anxiété, mais de l’autre un bonheur immense. Celui de finalement s’installer pour de bon, avec Giovanni. Une promesse d’une nouvelle vie, d’un réel départ à deux.

Je...dit-elle en regardant toujours la clé un peu vieillotte qui se trouvait sur la table. Il prononça son nom,  d’un air un peu inquiet, comme pour savoir ce qu’elle en pensait. Il s’était carrément lancé à l’eau en faisant une telle demande, et elle n’était même pas capable de lui dire quoi que ce soit. J’ai tellement de questions, mais ce soir, j’ai pas envie de parler dit-elle en s’approchant de lui lentement. Si d’habitude elle se faisait plus bavarde que lui pour exprimer ce qu’elle ressentait, ce soir, les mots n’étaient pas assez. Elle regarda, torse nu, avec seulement ses boxer sur le dos. Il semblait intrigué par le comportement de la jeune femme, elle qui n’est jamais sans mots. Elle posa ses deux mains sur le torse bombé de Giovanni. C’est le plus beau cadeau que tu me pouvais me faire ajouta-t-elle avant de déposer quelques baisers dans son cou, chaud. Cette preuve de confiance en leur relation avait éveillé en elle des désirs qu’elle ne connaissait pas. Cette union officielle, cette fusion de leur univers, c’était comme des centaines de papillons au creux de son ventre. Et elle comptait bien lui montrer. Elle savait qu’il appréciait toujours lorsqu’elle se montrait entreprenante. D’un bond agile, elle prit place assise sur l’ilôt de la cuisine, entourant les hanches de l’homme avec ses jambes, afin de l’attirer vers elle. Toujours uniquement vêtue d’une nuisette, elle continua les préliminaires qu’elle avait commencé, en remontant ses lèvres le long de son cou, près de sa mâchoire et pour finalement terminer sur son oreille gauche. Comme j’ai hâte de pouvoir faire ça, chez nous, et dans chaque pièce chuchota-t-elle d’un air coquin, pour lui faire comprendre qu’elle acceptait cette nouvelle vie à deux, ce nid qui lui appartiendrait. Les détails pourront être discutés une autre fois, ce soir elle voulait être avec lui, près de lui. Toujours avec ses jambes fines, elle faisait une pression contre les siennes pour qu’il soit contre elle le plus possible. Mais c’est moi qui va être en charge de la décoration, right? dit-elle d’un air joueur, en faisant tomber la bretelle droite de sa nuisette. Et pas question de garder ton four, on prend le mien ajouta-t-elle en faisant tomber la deuxième bretelle. Astrid s’était mise en tête de changer l’ambiance un peu dramatique et elle comptait le faire avec ce qu’elle faisait de mieux  : séduire et faire monter le désir. À voir si Giovanni serait dans le même état d’esprit.


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Sujet: Re: [terminé] Birthday Girl ( le Sam 21 Oct - 2:35 )

Birthday Girl
Astrid &
Giovanni


Musique : Let's Get It On

Depuis l’instant où Astrid avait découvert le contenu de la boite et s’était emparée de la clef, elle ne dit plus un mot. Astrid. Astrid West. La jeune femme qui a toujours un petit quelque chose à dire, une phrase censée ou une connerie, une phrase pour séduire ou auto-dérisoire. Elle était sans voix et ça se voyait qu’une émotion certaine la traversait à cet instant. Je souris très satisfait que ce cadeau (qui était le dernier) lui plaisait. Je n’étais pas du genre à combler ‘les femmes’ de bijoux et de choses de luxe. J’essayais d’être toujours le plus personnel possible, de faire quelque chose qui avait du sens sans plonger non plus dans un grand romantisme; Ce n’était pas mon genre. Puis je ne roulais pas non plus sur l’or, j’économisais toujours avec sagesse pour les besoins vitaux et les escapades. Mais je m’avérais être raisonnable dans les dépenses. Elle avait, semble t-il, des questions. Probablement sur la maison. Je pouvais tout à fait répondre à toute interrogation, du moins le faire au mieux pour combler toute information manquante, mais elle préféra remettre cela à plus tard. Bien sûr c’était un pas en avant dans notre relation, nous louerions une maison à deux, une maison qui serait notre, choisie par nos soins et elle était qui plus est non meublée dans la majorité des pièces. Y emménager serait donc un plaisir partagé en ce sens qu’on comblerait ce vide par des mobiliers qui seraient à notre goût; à notre image pour se sentir un peu plus chez soi. Jusqu’à présent, nous nous accommodions bien d’aller l’un chez l’autre. Moi dans son appartement et elle dans la maison mais j’avais aussi tellement de souvenirs dans cette maison que forcément, je ne pouvais pas avancer comme elle l’aurait souhaité. Ce lieu neutre, nouveau et commun à nous deux permettrait de faire ce pas.

Dès qu’elle posa ses mains sur mon torse, je sentis immédiatement ce désir dans son regard, dans sa gestuelle bien précise. Je pus le remarquer très rapidement après lorsqu’elle m’attrapa vers elle, telle une féline sur sa proie. Elle connaissait mes points sensibles et ce qui me plaisait, ce qui m’excitait dès qu’elle me titillait. C’était si agréable, de se laisser aller et d’oublier complètement ce qui m’avait énervé plus tôt, enfin presque. Pour le moment je ne pensais strictement à rien, juste à cette sensation extrêmement agréable de ses lèvres sur mon cou, approchant dangereusement de mon lobe d’oreille. Les paroles qu’elle me chuchota eurent pour effet d’augmenter la fréquence des battements de mon cœur, tout comme le rythme de ma respiration. J’imaginais relativement aisément diverses choses presque toutes les pièces. Me retrouver contre son buste protégé simplement d’une fine nuisette me donnait envie de ne pas tarder à lui ôter ce morceau de ‘tissu’ mais elle s’en chargea ce qui la rendit encore plus désirable. Je suivais du regard le mouvement de la bretelle qui glissait sur cette épaule et ma bouche était entre-ouverte, comme accaparé par ce qui se passait sous mes yeux. « huh huh » dis-je en guise d’acquiescement tout en regardant cette fois-ci la seconde bretelle tomber. Le feu vert était lancé et je m’accaparais de ses lèvres pour à mon tour m’attarder sur son cou. Entre deux baisers, je lui chuchotais qu’elle se souviendrait de cet anniversaire et je parcourais de mes lèvres le haut de sa poitrine, entre ses seins et finalement je me sentais incapable d’attendre trop longtemps tant que l’excitation montait en moi rapidement. Je la pris par la taille la laissant s’agripper à moi avec ses jambes et j’étais incapable de me détacher de sa peau légèrement bronzée. Je reprenais ainsi le chemin de la chambre en deux temps trois mouvements car j’avais laissé les préservatifs près de la table de nuit.

Une fois dans la chambre, je la déposais sur le lit et me saisit du morceau de latex. Je me débarrassais de ce boxer pour m’occuper du plaisir de Astrid. J’aimais moi aussi augmenter son plaisir car j’en prenais tout autant, à l’entendre souffler, gémir ou sentir une respiration forte et saccadée. Voir ce corps se cambrer. Je m’occupais longuement de ses seins avec une délicatesse et sensualité experte, la faisant frissonner. Je traçais ensuite de mes lèvres ce tatouage près de son sein qui représentait les coordonnées géographiques de Naples. Et je descendais le long de son corps laissant mes mains prendre la relève en enlevant complètement cette nuisette inutile.

Je jouais avec les réactions de son corps, attentif et réactif, prenant le temps en arrivant entre ses cuisses et embrassant le creux de chacune d’elles. Elle ressentait du plaisir et ses spasmes débutant prouvait la réussite de ces préliminaires. Tout au long des caresses procurées, je lui décrivais les pièces dans lesquelles nous ferions l’Amour. Je glissais quelques bribes de mots pour intensifier son imaginaire. Nous étions tous deux prêts pour quelque chose de plus puissant, intense et brutal. La belle blonde n’en pouvais plus et le désir impatient était partagé. J’entamais une pénétration à un rythme régulier, donnant de fort coups de reins et j’accélérais le mouvement en fonction des mots qu’elle susurraient, qui me guidaient. Tantôt je la contemplais, tantôt je laissais mes marques sur sa peau douce.  A son tour elle décida de prendre le dessus et d’être maitre de son propre rythme, m’offrant une vue imprenable sur sa poitrine. Mes mains s’agrippaient à sa chute de rein et à ses fesses fermes. Elle savait y faire et on ne se priva pas, ce soir d’anniversaire.

D’ailleurs on reprit les ébats à plusieurs reprises pendant cette nuit. Elle avait fini par me donner soif. Vers 03h20 du matin, mon corps était transpirant, j’avais l’impression d’avoir fait le marathon et Dieu sait combien j’ai d’endurance. Je me levais du lit pour aller prendre une boisson fraiche dans le frigo, de l’eau cette fois-ci dans laquelle je versais quelques glaçons. Glaçon que je suçais le temps d’arriver à la chambre. Comme la température corporelle avait augmenté au cours des dernières heures, ma bouche était complètement refroidie avec le glaçon. Le contraste de température était plaisant. Astrid était endormie et je venais lui déposer un léger baiser dans la nuque après avoir dégagé ses cheveux. « Tu dors…. ?» demandais-je en chuchotant. Les baisers frais la réveillaient. Soit elle aimait…. soit elle m’envoyer valser. « J’ai très envie de toi…. » murmurais-je tout en commençant de nouveau des caresses tendres. Je ne savais pas ce que j’avais cette nuit mais j’avais récupéré l’énergie nécessaire. Je savais que demain, nous quitterions le logement sur le coup de 12h00 et cette petite parenthèse prendrait fin.

La belle américaine reprendrait les cours en fin d’après-midi et je retournerai au bar. Toutefois, j’étais plutôt heureux de m’être lancé et de lui avoir offert cette clef. Une nouvelle aventure commencerait.

Emi Burton


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