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- [Terminé] when everything changed -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Jeu 12 Oct - 18:00 )

When everything changed
Astrid & Giovanni
Je me laissais entrainer avec grand plaisir dans cet endroit qui était devenu le lieu de fréquentation habituel de la jolie blonde. D’ailleurs ça se voyait car une fois à l’intérieur, elle était comme chez elle. Je manquais même de m’étouffer en avalant de travers lorsqu’elle me fit part du nom du cocktail. Il portait son nom et j’en fus très étonné. Puis moins en voyant le barman qui la regardait d’un trop bon œil à mon avis. Forcément quand elle me dit ça, je supposais qu’il se soit passé quelque chose entre eux mais ça n’était pas trop mes affaires. En tout cas, leur créativité a mené à une boisson plutôt délicieuse il fallait l’avouer. « Honnêtement… c’est très bon. Doux sans être mielleux ou sucré, un brin floral sans être trop féminin mais… y’a un petit zeste d’amertume par le citron qui fait qu’on accroche ». Je commentais le cocktail en essayant d’attacher une importance aux saveurs. Histoire de voir si ça correspondait bien au personnage et c’était le cas.

Rapidement on partait sur un autre sujet et le défi était lancé. « Après ? … relève déjà celui-ci et on verra » rajoutais-je amusé n’ayant pas anticipé l’enthousiasme déroutant de la jeune femme. Elle était là, se faisait une place parmi quelques personnes qui empiétaient sur l’espace ‘danse’ soit pour réellement danser, discuter ou se mouvoir, un verre à la main. Mais au final, je ne voyais qu’elle au milieu de tous. Cette fraîcheur qu’elle dégageait, le mouvement de ses cheveux lorsqu’elle y glissait les doigts, puis son sourire qui accompagnait quelques rires. Elle aussi, me regardait parfois et essayait probablement de m’envoûter avec ce regard bleu perçant pour m’entrainer dans les abysses de la danse. Malheureusement pour elle, n’importe qui de mon entourage pouvait le confirmer : je n’étais pas danseur. Je n’étais pas doué pour ça et n’aimais pas du tout ça. D’ailleurs même quand j’assistais à des mariages, je me trouvais toujours une excuse pour faire autre chose. Je n’étais pas à l’aise avec ça et ne ressentais pas forcément ce que les autres ressentaient sur une piste. Je terminais de boire d’une traite le fond du cocktail et faisais signe au Barman de nous en rapporter encore deux.

Astrid revint vers moi, complètement détendue, amusée et tendait sa main pour me faire venir. J’hochais la tête horizontalement signe de refus. « uh uh… impossible. Je pourrais te regarder des heures danser mais moi, jamais. Crois-moi c’est mieux pour tout le monde… ». Sans aucune peur de l’auto-dérision, j’avouais me sentir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine dans ces cas là. Elle était déçue et ça se voyait, j’attrapais alors la main qu’elle tendait pour la tirer vers moi, le brouhaha des lieux me poussais à rapprocher mon visage encore une fois du sien pour lui dire plus près de l’oreille « Demande moi ce que tu veux, mais pas de danser… ». Je me rattrapais plus ou moins sans savoir dans quoi je m’étais lancé. Le cocktail arrivait à point sur le comptoir à côté de moi et je remerciais le barman qui semblait amusé pour on ne sait quelle raison. Il lança à la jeune femme « … Si tu veux quand j’ai fini mon service, moi je veux bien danser ! ». Forcément, en une réaction complètement débile et injustifiée je le regardais un peu plus sombrement pour marquer une désapprobation. Nous n’étions pas ensemble au sens figuré mais au sens littéral, c’était le cas et je n’approuvais pas qu’on me ‘pique’ de la sorte les personnes avec qui je partageais un moment « privé ». « Dis-moi, c’est mon anniversaire, toi et ta créativité incroyable, vous ne pourriez pas plutôt songer à me trouver un cocktail sur mesure ? ». Je n’en n’avais rien à faire à vrai dire, de sa réponse. C’était histoire de lui dire que ‘on était occupé’ et qu’il avait autre chose à faire.

« Vaffanculo ! » me sortit-il avant d’aller servir d’autres personnes. Les insultes ça ne passait pas avec moi « Vuoi che te lo spieghi ancora ?! ». Je lui demandais de répéter comme si j’avais pas bien compris ses propos lors que j’avais complètement entendu. Il le redirait une seconde fois, il me sentirait venir. Heureusement que Astrid était là et qu’elle capta de nouveau mon attention en me disant que ça ne servait à rien. « C’est lui aussi qui s’est mêlé de ce qui ne le regarde pas… ». Je reprenais le verre plein dans les mains pour boire encore un peu. « Désolé, j’aurais pas du… » je me rendais compte que je pourrissais probablement le semblant de relation qu’il y avait entre elle et ce barman.
« Tu m’en veux ? » je ne voulais pas la faire radier de son endroit ‘préféré’, et évidemment j’essayerais de me rattraper si je le pouvais.

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Jeu 12 Oct - 18:40 )
Giovanni avait pris la main de la jeune femme pour la ramener vers lui. Elle sentit un frisson parcourir son corps alors que son corps s’approchait du sien. Il était toujours assis au comptoir et elle était à présent presqu’entre ses jambes, toujours debout. Il était clair avec elle, il ne danserait pas ce soir, ni un autre jour. Elle fit une moue déçue, hâtive à l’idée de pouvoir faire quelques pas avec l’italien sur la piste de danse. Maintenant plus près de lui que jamais, elle pouvait observer ses yeux qui étaient bleus comme les siens, mais un peu plus clairs. Son regard détonnait de ses cheveux foncés. Elle ne savait pas si c’était l’alcool qui la rendait aussi attentive à lui, mais elle passa quelques secondes à le dévisager, détaillant chaque parcelle de son visage aux traits définis, mais doux à la fois. C’est la voix du barman qui la fit sortir de ses pensées. Il se proposa pour remplacer Giovanni comme partenaire à la fin de ses heures de travail, si elle voulait bien l’attendre. Elle fit une grimace, mais n’eut même pas la chance de placer un mot que Giovanni prit la parole. Tel un animal défendant son territoire, il le repoussa, mais de façon polie. Astrid commençait à être amusée de cette compétition débile entre les deux hommes. Mais lorsque le barman en rajouta en l’insultant et que Giovanni haussa le ton, la jeune femme devint mal à l’aise. Cette agressivité lui rappelait de bien mauvais souvenirs, sans pour autant comparer la situation à la violence qu’elle avait vécue. Peut-être n’avait-elle pas assez mangé ou trop bu ou peut-être était-ce la fatigue, mais elle avait besoin de s’asseoir et se rafraîchir. Alors qu’elle tentait de reprendre ses esprits, Giovanni reprit un ton doux en s’excusant de son comportement. Il n’avait pas à s’excuser, c’est vrai que le barman avait dépassé les limites. Elle n’en était pas pour autant plus confortable. Elle serra la main du brun et lui dit qu’elle allait à la salle de bains un instant. Elle se défit de leur position et se dirigea vers la toilette pour femmes. Elle vit le regard du barman qui la suivait, mais elle ne savait pas si c’était de l’inquiétude ou s’il avait vu une opportunité pour venir la voir. Il resta derrière son comptoir lorsqu’elle leva la main vers lui pour lui signifier qu’elle voulait être seule.

Une fois dans la salle de bains, elle mit ses cheveux derrière ses épaules et se passa de l’eau au visage, en essayant de ne pas défaire son maquillage simple. Elle se regarda dans le miroir et se dit à elle-même : mais qu’est-ce que tu fous Astrid. Elle prit un papier et étampa son visage qui était humide à cause de l’eau. Elle prit une grande respiration et revint retrouver Giovanni.

Pardonne-moi, j’avais besoin d’un moment dit-elle souriante se voulant rassurante. Elle vit dans son visage qu’il semblait inquiet. Elle mit sa main sur son épaule : je t’assure, ça va, maintenant. Elle jeta un coup d’oeil vers le barman pour lui faire signe de garder ses distances. Elle était avec lui ce soir et elle ne voulait pas être dérangée. Je crois qu’il a de la difficulté avec les limites dit-elle accompagné d’un rire jaune tout en regardant au sol. Elle replaça une mèche blonde derrière son oreille. Donc, on en était où? ajouta-t-elle avant de prendre une gorgée du verre sur la table, sans réaliser que ce n’était pas le sien. Ah oui, ça me revient maintenant, je pouvais te demander ce que je voulais, sauf de danser...laisse-moi penser dit-elle d’un air coquin. Si plusieurs idées lui venaient en tête, elle n’osait pas en prononcer une seule. Elle se remit doucement près de lui, qui était toujours assis, sans pour autant se frayer un chemin entre ses jambes. Elle posa ses deux mains sur les épaules carrées de Giovanni et regardait aux alentours pour voir ce qu’ils pourraient bien faire, question de s’éloigner le plus possible du barman qui était franchement ennuyant ce soir. Alors qu’elle ne faisait pas attention à son environnement, une bande d’amis passa derrière elle pour sortir du bar. Ils étaient bruyants et prenaient beaucoup de place. Sans faire attention, l’un d’eux bouscula la jeune blonde qui perdit pied et se rattrapa en passant ses bras autour du cou de Giovanni, leur corps maintenant l’un contre l’autre. Bien qu’elle fut gênée, ce n’était pas une sensation totalement désagréable. Elle envoya un juron à l’homme qui l’avait poussé et se retira lentement de leur étreinte involontaire, tout en gardant ses bras autour des épaules solides de l’homme. Ses joues étaient maintenant plus rouges que jamais. En se replaçant devant lui, sa joue chaude avait même frôlé la barbe piquante de l’italien. Elle passa sa main sur la joue de l’italien, en le caressant doucement, mais un peu maladroitement. Pardon, j’ai perdu pied dit-elle en posant son regard dans le sien afin d’évaluer la situation. Elle ne savait pas si il était dérangé, amusé ou indifférent à ce rapprochement inattendu. Elle se recula un peu pour lui laisser de l’espace, tout en gardant ses mains sur ses épaules.




Alors, puisque c’est le thème de la soirée, c’est quoi mon prochain défi? Lança-t-elle d’un air joueur. La soirée s’allongeait et espérait ne pas trop le regretter demain, lorsqu’elle serait accompagnée d’une bouche sèche et d’un mal de tête.


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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Jeu 12 Oct - 22:37 )

When everything changed
Astrid & Giovanni


Play : Had Some Drinks

J’étais réactif, j’étais sanguin, j’étais … beaucoup de défauts en fait. Bien trop souvent je réagissais au quart de tour et ne réfléchissais qu’après-coup. Et c’était ce qui se passait avec ce barman. Bien que je ne montais pas trop dans l’excès, le ton et n’avais pas l’intention d’en venir à un acte violent. Il ne fallait pas agir de façon démesurée non plus. Puis de toute façon, quand bien même nous aurions risqué d’en venir aux mains, vu ma carrure face à la sienne et l’entrainement sportif que j’avais régulièrement, il y avait peu de doutes qu’il soit plus blessé que moi. Mais dans tous les cas, je n’envisageais absolument pas ça. D’ailleurs, dès que je remarquais le comportement d’Astrid qui paraissait subitement lasse de ce qui se passait et frappée d’un coup de fatigue, je me re-concentrais rapidement sur elle.  « T’es sûre que ça va ? ». Elle acquiesça et fila dans les toilettes. J’eus le temps de finir encore une fois le cocktail le temps qu’elle revienne. Et en même temps, je gardais un œil méfiant sur ce type avec qui je m’étais presque embrouillé plus tôt. Ce n’était pas dans mon caractère habituel, d’être à l’origine de tensions rapidement mais, ce soir avec l’alcool du bar précédent et celui-ci, l’atmosphère globale, la chaleur tout ça faisait que les sensations se décuplaient et les réactions étaient plus vives; Dans le ‘feu de l’action’.

J’observais les gens autour, toujours depuis mon tabouret installé près du comptoir et regardais l’américaine qui revenait vers moi. Elle s’excusa d’avoir pris un peu de temps en s’étant éclipsée mais je comprenais totalement. « D’accord, si ça va mieux c’est le principal ». Quand elle se référa au barman encore une fois, je jetais un rapide coup d’œil vers lui qui était occupé avec d’autres clients et c’était tant mieux. La belle s’inclinait un peu vers moi et revenait au sujet principal de la discussion précédente : ce qu’elle attendait de moi. Lorsqu’elle posa ses mains sur mes épaules, je ne quittais malgré tout pas son regard bleu océan et d’ailleurs souris lorsqu’elle fut bousculée. Elle était gênée, quoique. J’en étais plutôt amusé, surtout quand elle avait ses joues qui prenaient une teinte légèrement rosie. « C’est plutôt mignon » dis-je à voix basse sans être certain que ça ait été audible avec le bruit environnant.

« Oh, on a un thème maintenant… » fis-je faussement étonné. C’est vrai qu’on commençait à partir dans les défis mais, après-tout, pourquoi pas en faire la raison de toute action ? On pourrait se cacher derrière tel des gamins qui veulent pas passer pour responsables de tel ou tel truc. C’est juste parce que je suis cap’ de relever le défi, pourrait-on dire. Je regardais un peu dans le vide, songeur quelques secondes puis mon regard s’ancra de nouveau dans le sien. Ce dernier passa de ces yeux, à ce petit grain de beauté. Généralement, je les remarquais tous  (ou presque) chez les femmes … sans raison particulière je les aimais, ces détails qui s’accrochaient à leurs peaux comme pour renforcer le caractère unique de leur identité. Puis le regard vint jusqu’à se figer sur cette bouche fine.  « Pourquoi utiliser le défi comme prétexte pour faire ce qu’on veut faire ? ». Je ne savais pas si elle ressentait cette même chose que moi à cet instant mais, j’avais terriblement envie d’y apposer les miennes, de les goûter et de m’accrocher à ces dernières, rien que quelques secondes. Puis je souris encore une fois, en coin, avant de lui dire de nouveau à l’oreille « Embrasse moi. Cap ou pas cap ? ».

Je reculais ensuite mon visage pour voir par moi même sa réaction. On était dans une sorte de jeu ? Alors j’étais joueur pour le coup. Je ne me rendais pas compte mais si elle le faisait, cela changerait du tout au tout cette relation de collègues et celle amicale que nous avions. Sauf si l’on ne prenait pas ça au sérieux et il fallait avouer que vu notre état à tous les deux, on ne savait pas trop distinguer les choses. Seul l’envie du moment était maitre du jeu. Si c’en était un.

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Ven 13 Oct - 3:44 )
Astrid était tombée dans les bras de Giovanni et il l’avait rattrapé et accueilli avec grâce et agilité. Quand elle avait repris pied, gênée, elle l’avait entendu, du moins elle pensait, que c’était mignon. Elle ne savait pas s’il parlait de sa façon de de tomber sur lui ou ses joues qui étaient rougies par la gêne de cette soudaine intimité. Ce rapprochement involontaire avait renforcé son attention envers lui, et juste lui. Comme s’ils étaient seuls dans le bar, malgré tout le bruit et les stimulis visuels. Elle ne voyait que lui. Comme un halo. Est-ce que cela avait duré des secondes ou des minutes? Elle ne le savait pas. Mais que se passait-il avec elle, pensa-t-elle. Était-ce l’alcool? Était-ce son ventre vide? Était-ce sa tête pleine de désirs? Elle se sentait contrôlée par une force plus grande qu’elle, un instinct, une envie incontrôlable. Tous ses sens étaient à fleur de peau. Ils avaient un thème maintenant, demanda-t-il semi-étonné. Elle sourit à sa remarque. Effectivement ils avaient un thème ce soir et elle était le cobaye principal. C’est elle qui avait chanté, c’est elle qui avait dansé, à sa demande. En fait, en réaction à son pari. Mais ça ne la dérangeait pas. Dans son élément, Astrid était fougueuse et sans peur. En général, elle avait une faible estime d’elle-même et une encore moins grande confiance, mais ce soir, elle était bien. Elle était à son meilleur. On semble avoir un thème oui... répondit-elle en souriant de plus belle. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire bêtement devant lui, comme une jeune fille devant un garçon. Et c’était un peu ce qui se passait. Pour une rare fois depuis des mois, elle était une jeune femme devant un jeune homme qu’elle appréciait. C’était d’abord un collègue et après un ami, mais c’était aussi un homme charismatique et charmant. N’importe quelle femme hétéro pourrait le voir et le comprendre. Mais Astrid semblait le découvrir seulement ce soir. Une chimie s’était installée, un jeu s’était installé. Et bien que c’était infantile, elle trouvait cela rafraichissant. Cette séduction voilée, ces échanges semi-romantiques camouflés...était-ce un rendez-vous galant ou une opportunité à saisir? Sa tête tournait avec toutes ces questions, mais elle n’arrivait pas à y voir clair. Tout ce qu’elle voyait, c’était un homme attirant dont elle était maintenant très proche physiquement.

Il questionna finalement la pertinence d’utiliser des défis comme prétexte de faire ce qu’on veut faire. C’était une question intéressante, presque philosophique. Peut-être parce que s’avouer que c’est ce qu’on veut réellement faire est plus difficile que de le faire passer comme un défi dit-elle doucement en descendant sa main droite plus près de son torse, en observant l’encolure de sa chemise. Qu’était-elle en train de faire? Essayait-elle vraiment de séduire cet homme, avec tout l’alcool qu’elle avait ingurgité? Bon, elle n’était pas totalement faite non plus, mais disons qu’elle était bien mieux dans ses bras que debout sur ses deux bottes à talon haut. Disons qu’elle était dans un état autre, un état qui lui donnait la permission de pousser les limites, d’aller plus loin que ce que son rationnel lui aurait permis. Elle agissait maintenant sous l’effet de l’instinct, du désir en elle, au creux de son ventre. Puis il approcha son visage près du sien et lui chuchota à l’oreille si elle était cap ou pas de l’embrasser. Un choc électrique. Des frissons dans son ventre. Un tourbillon dans sa tête. Est-ce que Giovanni venait réellement de lui lancer comme défi de l’embrasser? Rêvait-elle? Si elle l’embrassait, qu’est-ce que cela changerait à leur relation amicale et professionnelle? Serait-ce qu’un baiser d’un soir? Est-ce qu’ils pourraient continuer à prendre un café ensemble à l’université sans malaise, si ça ne débloquait pas sur autre chose? Et s’il voulait plus, était-elle prête? Est-ce que lui aussi était prêt? Après tout, il y avait peut-être encore une femme en vie, en quelque part, qui débarquerait à n’importe quel moment. Alors qu’il revint face à elle, elle fixa son regard dans ses yeux, espérant déceler une parcelle de réponse. Quelle était la bonne réaction à avoir face à ce défi enfantin? Cap ou pas cap?


J’ai relevé deux défis ce soir, que je n’aurais jamais fait à un autre moment. J’ai chanté et j’ai dansé en public, à ta demande. Tu sais déjà que je suis cap. Je te relance donc la balle : embrasse-moi. Cap ou pas cap? Astrid avait osé jouer le jeu. Après tout, c’était la moindre des choses qu’il relève un défi ce soir s’il ne voulait pas danser. Et puis, cela lui donnait du temps supplémentaire pour se remettre de cette proposition imprévue. Elle déplaça ses mains près du collet de sa chemise et le replaça doucement en penchant sa tête pour mieux l’observer. Qu’allait-il faire? Elle devait se préparer à toute éventualité. Un possible baiser et un possible rejet. Et s’il l’embrassait, qu’en serait-il d’eux demain? Serait-ce un baiser d’un soir, ou l’un rempli de promesses d’avenir...Elle prit tout de même l’initiative de se rapprocher un peu plus de lui. Parce que oui Astrid avait envie de ses lèvres contre les siennes, de ses mains sur son corps et de son corps contre le sien. Elle avait cette chaleur en elle, ces palpitations qui nous font croire que notre coeur pourrait sortir de notre poitrine. Oui elle était cap. Mais elle était trop bonne joueuse pour se laisser faire ainsi.


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Ven 13 Oct - 21:55 )

When everything changed
Astrid & Giovanni


Play : Hypnotize U

En dépit du bruit environnant, peut-être (et très probablement) sous l’excès de l’alcool et la chaleur du lieu, la décontraction dont faisait preuve Astrid et un enchainement de circonstances nous avaient mené à nous retrouver dans cet espèce de jeu dont nous n’avions finalement aucun contrôle particulier, car il n’y avait aucune règle. On ne savait même pas s’il s’agissait d’un jeu ou non au final tant la confusion était grande. En tout cas, sur le moment, nous nous amusions, sans réfléchir à l’après. D’ailleurs, pour être honnête, je ne savais moi-même pas ce qu’il se passerait dans 1h ou même 30 minutes. Juste dans l’instant présent, j’agissais sans réfléchir. Presque comme à mon habitude finalement.

La main de la belle glissait le long de mon buste, frôlant l’encolure de ma chemise. Mon regard jonglait entre cette gestuelle habile, et son visage d’où émanait un léger sourire en coin. Dans le feu de l’action, oui, je lui avais lancé comme défi celui de m’embrasser et la réponse fut inattendue. J’haussais un sourcil, très amusé par la tournure de la situation. En effet, d’habitude discrète, elle s’était faite remarquer ce soir, dans le lieu fréquenté juste avant celui-ci, et elle n’en n’avait pas fini. Elle me répondit ainsi en me renvoyant le défi au visage. Encore une fois, je suivais ce qu’elle faisait de ses mains habiles avant de me concentrer sur ces lèvres teintées d’un rouge à lèvre, ces lèvres fines bien mises en valeur. On jouait et on le faisait bien. J’humectais mes lèvres tout en la regardant intensément. Est-ce que ce dans quoi on se fourrait avec une grande importance ? Un sens ? Etait-ce simplement ce soir, que nous nous laissions aller après ces quelques années de fréquentation ? Je n’en savais strictement rien et m’en fichais.

A mon tour je me montrais un peu plus démonstratif, plus tactile. Ne dit-on pas que les italiens parlent beaucoup avec leurs mains en temps normal ? Et sous l’effet de l’alcool, n’étaient-il pas aptes à en faire davantage usage qu’habituellement ? J’allais en être la preuve, car ma main venait se loger dans la nuque de la jeune femme, approchant ainsi son visage du mien mais je remarquais bien qu’elle était encline à m’offrir cette bouche. J’approchais la mienne doucement et jusqu’au dernier moment dérivait de nouveau pour lui susurrer à l’oreille « Cap… si tu relèves un dernier défi…. ». Je lâchais cette nuque pour la regarder de nouveau. Elle devait être déçue, je prolongeais le plaisir de cet espèce de flirt. Une fois qu’elle fut attentive, je la regardais encore droit dans les yeux, à quelques centimètres à peine de son visage et lançais un dernier défi « …Surprends-moi ».

J’haussais cette fois-ci le sourcil droit une demi-seconde, curieux de ce qu’elle pourrait faire. Visiblement elle ne lâchait pas prise et relevait réellement tous les défis ce soir. J’en étais scotché. Elle me subjuguait par son adaptabilité et cette espièglerie dont elle faisait preuve depuis quelques heures. Je me demandais bien ce qu’elle pourrait inventer, ce qu’elle pouvait faire. Et je n’allais pas être déçu car au bout de quelques secondes de réflexion, elle me donna les verres posés sur le comptoir devant nous, ôta ses chaussures pour me les laisser sur les genoux et monta sur le comptoir. Je n’en revenais pas. Immédiatement je sifflais la jeune femme pour manifester ma surprise et l’encourager dans sa démarche inattendue. A ce moment là, rien ni personne d’autre ne me distrayait dans ce bar, je n’avais de yeux que pour elle. Pour Astrid West.

Quelques secondes ça allait, ça me plaisait mais je ne voulais pas non plus qu’elle s’expose trop longtemps de la sorte, qu’elle se fasse dévorer des yeux par la gente masculine qui évidemment en profitait pour se rincer l’œil. Tout était bruyant partout et ma voix était un peu masquée dans le brouhaha mais je disais à l’américaine qu’elle avait gagné, qu’elle avait relevé le défi haut la main et qu’elle pouvait redescendre. Sans savoir si elle m’entendait vraiment ou en avait envie.

Emi Burton


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Ven 13 Oct - 22:38 )
Enivrée par l’attente et consumée par le désir, son dos se cambra lorsqu’il passa sa main derrière la nuque de la jeune femme. Son visage se tendit, mais elle essayait de relaxer ses lèvres. Il s’approcha d’elle doucement et elle ferma les yeux, prête à l’embrasser. Elle sentit son odeur très masculine, presque boisée et son haleine fruitée dûe aux cocktails bus ce soir. Mais il se dirigea plus tôt vers son oreille, retardant ce baiser qu’elle espérait depuis quelques minutes et même quelques heures si elle est honnête. Il lui en demandait plus encore. Il voulait que la blonde le surprenne. Elle ne peut s’empêcher d'échapper un rire presque fâché. Te surprendre? Encore? C’est ce que j’ai fait toute la soirée te surprendre lui répondit-elle sèchement, comme un enfant à qui on aurait présenté un jouet avant de l’enlever, Mais Astrid était bonne joueuse, et s’il voulait être surpris, il le serait pour vrai. Aussitôt qu’il revint face à elle Elle plongea son regard dans le sien, comme pour le provoquer. Il ne savait clairement pas à qui il avait à faire. Si la jeune blonde s’était faite discrète et tranquille dans les couloirs de l’université, ce soir elle était libre. Telle une lionne dans la jungle, elle avait une vue sur tout ce qui se passait et était dominante ce soir. Si c’est ce que tu veux...Elle se pencha pour retirer ses souliers en se soutenant sur l’épaule de Giovanni. Elle s’assura de bien mettre en vue le décolleté de sa chemise, question de lui faire regretter d’attendre aussi longtemps avant de l’embrasser.

Une fois ses deux souliers enlevés et posés sur les genoux de Giovanni et les verres tassés afin de lui laisser de l’espace, elle monta agilement sur le comptoir. Assez impression vue sa condition...Le barman choqué se mit à rire et à l’encourager, tout comme le bel Italien qui l’accompagnait et pratiquement tout le bar maintenant. Debout sur le bar en bois, elle se laissait aller encore une fois rythme de la musique, prenant bien soin de mettre en valeur son corps et ses courbes. Posée ainsi, elle avait une vue complète sur tout le bar, mais les clients aussi avaient une vue parfaite sur Astrid et ses déhanchements sensuels. Amusée et encouragée par la salle, voyant même quelques jeunes femmes s’approcher pour faire pareil, elle ne remarqua pas Giovanni qui lui disait qu’elle pouvait redescendre maintenant, qu’elle avait gagné, enfin s’il y avait quelque chose à gagner...on ne savait plus trop où s’arrêtait le jeu et où commençait la réalité avec ces deux-là. Alors qu’elle dansait de plus belle sous les sifflements de mecs saouls et les applaudissements et rires de jeunes femmes, elle sentit une forte main sur sa cheville. Sans perdre pied, elle fut un peu déstabilisée et posa son regard pour voir qui essayait d’attirer son attention. Elle pensait que c’était sûrement le barman qui lui demandait de descendre, mais elle trouva finalement le visage de Giovanni, souriant, qui lui faisait signe de descendre. Elle prit sa main avant de saluer la foule, pour une deuxième fois ce soir, et redescendit au sol. Elle remit rapidement ses botillons avant de prendre une gorgée d’un cocktail nouvellement déposé devant elle, offert par le barman. Êtes-vous surpris, Mr. Caruso? Demanda-t-elle d'un air presqu’aguicheur en replaçant quelques mêches rebelles derrière l’oreille de l’homme. Elle laissa tomber sa main doucement derrière sa nuque, le caressant au passage, avant de la poser sur son épaule. Je crois que c’est maintenant à vous de me surprendre... ajouta-t-elle, utilisant le vouvoiement comme un jeu. Elle ne savait pas qui sortirait gagnant et perdant de ce jeu, mais elle savait que pour l’instant, les deux s’amusaient et en profitaient.


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Ven 13 Oct - 23:44 )

When everything changed
Astrid & Giovanni


Pour être surprenante, elle l’avait été en osant monter sur ce comptoir et se déhancher de façon plus que séduisante, Astrid était hypnotisante. Tellement à l’aise et impliquée dans ce jeu étrange que d’autres femmes se sont aussi permises de la rejoindre pour le plus grand plaisir de ceux qui regardaient. Au moment où elle dansait encore, je ne parvenais plus à attirer son attention mais je trouvais le moyen, en tenant brièvement sa cheville. Je lui fis ensuite signe avec mon index, de descendre. Elle avait relevé haut la main le défi et même plus. C’était une autre femme que je voyais ce soir. Une que je ne connaissais finalement pas bien car jamais je n’aurais pensé Astrid capable de faire ça et pourtant ! J’osais toutefois espérer qu’elle ne connaisse pas d’étudiants dans ce bar au risque qu’elle termine sur les réseaux sociaux comme c’était souvent le cas de nos jours, ou qu’elle se fasse chambrer à l’université le lundi suivant. En tout cas, je ne me préoccupais pas trop trop de l’avenir, seulement de l’instant présent et il était plus que plaisant. Il était excitant même. Ce moment qui pourtant n’était pas intime. Mais une femme confiante, gracieuse et avec un charme dont elle savait user, c’était toujours attirant. N’importe quel homme le dirait et je n’étais pas si différent sur certains points. « Jamais je ne t’aurais cru capable de ça … c’est bien toi, Astrid West ? » dis-je en la taquinant.

Elle était debout face à moi, la main sur mon épaule. Je finis le reste de ma boisson d’une traite bien qu’il n’en restait plus beaucoup et lui tendis ses chaussures pour qu’elle les enfile. « Ça vous dirait qu’on parte d’ici ? ». Réponse banale, en empruntant le vouvoiement comme elle l’avait fait. Je ne pouvais pas faire preuve de surprise après une telle performance de la part de la blonde. Pas ici du moins, aux yeux de tous. On quitta alors le bar une fois que je l’eus aidé à remettre sa veste et tendais ma main pour qu’elle la saisisse afin de se frayer notre chemin dans cette foule qui occupait le bar jusqu’à pas d’heure. Une fois en extérieur, j’essayais de regarder ce qui nous entourait et remarquais l’absence de toute tête de taxi. Tant pis. Et tant pis aussi pour l’utilisation de l’application. Je savais où on était et me repérais bien s’agissant de l’orientation. Et je savais qu’on n’était qu’à une dizaine de minutes à pieds du fameux Grand Hotel Vesuvio. « Est-ce que tu peux marcher une dizaine ou quinzaine de minutes tout au plus ? Tu n’as pas trop froid ? » m’inquiétais avec une sorte de galanterie. Elle devait se rendre compte que nous n’allions pas chez elle étant donné qu’elle habitait plus loin, ni chez moi. Une fois qu’elle me confirma son aptitude à marcher un peu, et se demandant où nous allions, je rétorquais « Et bien, tu voulais que je te surprenne non ? ». Ce ne serait pas moi qui la surprendrait mais plutôt le lieu. Enfin la décision de l’emmener là car il était rare que les gens décident d’aller sur un coup de tête, à l’improviste, dans cet hôtel 5 étoiles de Naples qui offrait une vue imprenable.
Mais pourquoi pas être un peu fou, pour une fois ? L’ivresse, la tentation, tout me poussait vers ce lieu inhabituel.

La tension était redescendue comme la température, le froid calmait un peu les ardeurs mais je pensais sans arrêt cette nouvelle envie. Celle de l’embrasser, de glisser mes mains sous cette chemise et de découvrir ce corps. Mais je n’en dis rien. Toujours sans lui dire où nous allions, je la guidais dans les rues de Naples et nous évoquions toute cette soirée, ces instants où elle était sortie de sa zone de confort et s’était finalement bien amusée. J’aimais cette Astrid que je voyais. Celle qui pouvait agir avec retenue dans un cadre et être plus dévergondée dans un autre. Je résistais tant bien que mal à lui révéler tout indice. Je n’étais pas extrêmement fortuné c’était vrai, mais ne m’étant pas autorisé d’écarts depuis bien longtemps, je pouvais me permettre un coup de folie comme celui-ci.

« Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais » dis-je une fois à l’entrée de l’hôtel. Elle aurait la vue sur la baie de Naples sous les lumières nocturnes et au réveil demain matin. Mais pourquoi se priver de plaisirs comme celui-ci ? La vie était bien trop courte. Je la voyais scruter la façade du bâtiment, en train de sonder les lieux. Je me plaçais alors derrière elle pendant qu’elle était immobile, pour lui dire une fois de plus à l’oreille « Je veux te surprendre à tous les niveaux ». J’ignorais si dans le fond, l’idée était bonne, si c’était ce qu’elle voulait, si elle était prête, mais je l’étais. Je tendis ma main vers elle afin de faire cesser toute hésitation même brève. « Cap ? ». J’attendais qu’elle la saisisse et qu’on s’aventure vers une nuit qui changerait tout.

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Sam 14 Oct - 2:16 )
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Si Astrid était de nature patiente en général, ce soir elle trouvait que Giovanni testait ses limites. Lorsqu’elle était revenue sur terre, littéralement et de façon métaphorique, elle pensait pour savourer ce baiser qu’il lui avait promis. Il lui proposa plutôt de sortir, d’aller ailleurs. Elle fit une moue surprise et déçue à la fois, mais elle accepta. Où pourraient-ils bien aller à cette heure-ci, ailleurs que chez l’un ou l’autre? Et elle savait ce qui se passerait si elle se retrouvait seule avec lui dans une chambre. Elle sourit à cette idée et prit la main de l’homme, qui l’emmena à l’extérieur. Le contraste de température et d’environnement était flagrant. Le silence de l’hiver et le froid avait éteint ses feux intérieurs, ceux qui brûlaient depuis le début de la soirée. Ceux qui lui donnait envie de se rapprocher, trop, de Giovanni. Il lui demanda si elle pouvait marcher un peu, si elle n’avait pas trop froid. Elle trouvait cela mignon de voir à quel point il était attentif avec elle. Elle hocha de la tête pour dire qu’elle était correcte. Mais elle passa tout de même son bras autour du sien pour se rapprocher de lui, créer un peu de chaleur dans cette nuit glaciale. La jeune femme avait réussi à guider le chauffeur de taxi jusqu’au bar avec brio, mais maintenant, elle ne savait pas du tout où l’Italien l’amenait. Ils s’éloignaient en direction contraire de sa maison. Peut-être allaient-ils chez lui? Elle n’en savait rien, ne sachant pas du tout où il résidait. Ils marchèrent quelques dizaines de minutes, se remémorant cette soirée qui semblait déjà lointaine tellement les choses entre eux avait changé rapidement. Était-ce le début de quelque chose? Elle ne pouvait le dire.
Je voulais que tu me surprennes oui, mais je croyais que la surprise serait plus chaleureuse et agréable qu’une marche dans le froid. Et je croyais qu’elle allait impliquer ces lèvres dit-elle en regardant avec désir la bouche charnue de l’Italien. Il sourit à sa remarque, mais ne dévoila rien d’autre. Elle lui faisait confiance et savait qu’ils étaient bientôt arrivés car il était soudainement très attentif au nom des rues.


C’est alors qu’elle vit ce grand hôtel, de luxe qui plus est, alors qu’ils tournèrent la rue. Elle n’osait rien dire, avant d’être certaine que c’était bien ce qu’il avait en tête. Une fois devant l’hôtel il passa derrière elle pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille. La surprendre à tous les niveaux avait-il dit, presqu’aguicheur à son tour. Encore une fois, ces frissons, son coeur qui veut sortir de sa poitrine, ses mains qui veulent le caresser et ses lèvres, ses lèvres qui veulent l’embrasser ardemment. Il passa devant elle et prit sa main. Cap? demanda-t-il, pour rester dans leur thème. Elle n’arrivait pas à formuler une phrase qui avait du sens, ni à prononcer un seul mot. Qui allait payer? Qu’allaient-ils faire toute une nuite? Était-elle prête? Était-ce qu’elle voulait? Elle ne savait pas si c’était le froid ou le choc, mais elle commençait à dégriser assez rapidement. Mais il avait raison, on ne regrette jamais les folies. Et ce soir, elle l’avait bien prouvé. Si l’américaine était une femme rationnelle, elle savait aussi obéir à son instinct. Et tout son être la poussait à prendre sa main afin qu’ils puissent consumer leur désir, en toute intimité. Les questions viendront demain. Ce soir, tout change. Si tu savais comme je suis cap’ dit-elle avant de prendre sa main et de l’attirer fortement vers elle, presque de façon brusque, animale. Elle n’en pouvait plus d’attendre, d’attendre qu’il se décide à agir. Elle frôla sa joue avec la sienne et alla à son tour chuchoter, en italien, à son oreille : mi hai promesso un bacio. Et elle comptait bien l’avoir s’il voulait qu’elle le suive à l’intérieur. Même si ce n’était qu’un jeu, Astrid était une femme juste et tenait toujours parole. S’il se faisait difficile, elle était capable elle aussi. Elle posa son regard sur ses lèvres de Giovanni et remonta à ses yeux. Et elle resta ainsi, immobile, son corps presque plaqué contre le sien, ayant juste hâte au moment où aucun vêtement ne séparerait leur deux corps brûlants.


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Sam 14 Oct - 11:19 )

When everything changed
Astrid & Giovanni


Play : Love is a bitch

Je l’entrainais dans ces rues de la ville jusqu’à la destination souhaitée. J’espérais que la chose soit bien prise car ce n’était pas forcément dans mes habitudes, loin de là, d’aller dans ce genre d’endroit. D’une part car je n’étais pas forcément une personne ultra douée niveau romantisme, puis comme tout à chacun, le manque de tact ça me connaissait aussi bien que l’intention était bonne. La mienne l’était en tout cas et j’étais pris entre l’envie irrésistible d’aller plus loin, et dans le fin fond de mon inconscient, je devais aussi réaliser que ce n’était pas rien, que ce n’était pas anodin.

En me trouvant à proximité de l’entrée de l’hôtel avec Astrid, nous ne réalisions pas encore que les choses changeraient, que nous ne nous verrions plus de la même façon après. Sur le moment, dans ce jeu qui semblait s’éterniser, l’impact n’était pas encore visible. Je souris lorsqu’elle s’affirma capable de me suivre, manifestant ainsi une envie réciproque. Sa voix vint me quémander une promesse qui devait être tenue et j’allais l’honorer. En général, lorsqu’on promet quelque chose, on s’y tient. Enfin, il n’y avait pas là de promesse mais un défi, ou soit-disant défi, qui devait être relevé. Sa joue frôla la mienne lorsqu’elle vint me chuchoter ces mots qui éveillèrent en moi de nouveau ce désir pour elle. Au moment où son visage reculait, je saisis un peu fermement mais sans force, de mes mains, chaque côté de son cou pour la retenir à une distance proche de mon visage. Je prenais le temps de la regarder, avec un sérieux, l’éclairage devant l’hôtel mettant en valeur la finesse des traits de son visage. Lentement je vins déposer un premier baiser juste à la commissure de ses lèvres pour ensuite revenir déposer les miennes sur les siennes en prenant le soin, d’y aller progressivement jusqu’à le rendre tendre et passionné, satisfaire cette attente. C’était plutôt doux et sensuel. Dans l’immédiat. Le temps se figeait et je ne savais même pas combien de temps on est resté là, l’un contre l’autre. Une fois que j’eus goûté à ces lèvres, il était difficile de m’en détacher et je le terminais en m’égarant dans son cou pour y déposer un nouveau baiser me permettant d’accéder à son oreille pour lui susurrer que j’avais très envie d’elle.

Astrid devait se douter, que nous n’allions pas en rester là ce soir. Et que dans cette chambre d’hôtel, il était très peu probable que l’on compte les tringles à rideaux. Je la regardais se mordiller la lèvre inférieure suite à cet échange de regard intense et lui retendis la main pour l’emmener dans l’hôtel. Dans le hall, je me renseignais sur les chambres disponibles et comme je m’en doutais car cela arrive fréquemment, des désistements avaient laissé deux chambres de disponibles pour cette nuit. J’optais pour celle qui permettait une vue sur la Baie afin d’avoir un paysage agréable sous les yeux demain matin. La réservation se fit à mon nom. Pour ne pas qu’elle prenne connaissance du prix et le temps de remplir deux trois paperasses, j’attendais qu’elle soit discrète par la décoration du hall quelques secondes le temps de payer aussi afin qu’elle ne voit pas la note salée. Ainsi je remerciais le réceptionniste. Nous étions au 4e étage. Très sportif, je préférais toujours prendre les escaliers mais je me dis que, l’ascenseur pouvait avoir des effets bénéfiques, cette fois-ci. On y entra sans se faire prier et sans tarder, je la laissais dans cet angle d’espace moyen pour la coincer, sans échappatoire. Mes bras étaient de chaque côté. Je la contemplais de très près en lui suggérant de reprendre où nous en étions. Sans aucune timidité ni hésitation je l’embrassais de nouveau, profitant de cette intimité et tranquillité pour ouvrir son manteau et commencer à déboutonner deux ou trois boutons de son chemisier. The game was on et ce n’était que le début d’une nuit qui se qualifierait de caliente

Emi Burton


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