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- [Terminé] when everything changed -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] when everything changed ( le Lun 2 Oct - 3:28 )

When everything changed
Astrid & Giovanni
Les nuits se faisaient plus courtes, la météo légèrement plus rude lorsque le vent froid d’hiver en provenance du nord venait glacer le sang des habitants de Naples en frappant de plein fouet le visage non caché derrière d’épaisses écharpes. L’hiver 2016 était plutôt froid et heureusement que le taux d’humidité dans l’air n’était pas trop conséquent ce qui rendait cette saison plus supportable. Les fêtes de fin d’année avaient été très difficiles à supporter comme celles des années précédentes. Je manquais d’envie, d’énergie, de courage. Bien que je me retrouvais en famille, il y avait toujours cette place certes occupée par un proche à présent mais qui était celle de Amara. Je repensais à ce Noël 2013 qui avait été notre tout premier. Si important car elle avait intégré la famille et ça n’était pas rien. Alors je ne cessais de penser à elle, encore plus lors de tels instants. La solitude commençait à être difficilement supportable et peu à peu je me faisais à cette idée, que je ne devais pas rester bloqué, happé par le passé, et qu’il fallait que j’avance même si c’était difficile. Le soutien de mes proches avait été essentiel. Il m’était arrivé d’avoir été avec des femmes dans une phase où je consommais avec un peu d’excès l’alcool, noyant un désespoir il y a quelques mois. J’étais passé par tous les états, mais aujourd’hui, je me faisais violence pour accepter la vie et me résigner à ce qu’elle serait. Je forçais un peu plus chaque jour sur la pratique de la boxe et me vidais la tête en pratiquant la motocross avec certains amis aussi adeptes que moi.

Après le nouvel an, je ne savais cacher l’âme en peine que j’étais. Les festivités du réveillons avaient été dans l’ensemble réussies mais j’avais parfois cette impression de dé-corporation. Ce phénomène si particulier qui se traduit par le fait de se voir, notre corps, notre vie comme si on en était qu’un simple observateur, spectateur. Cette sensation était très désagréable car on ne peut s’empêcher vraiment de faire ce qui se produit, on constate et s’observe de l’extérieur. J’avais songé à consulter pendant un temps mais l’idée avait été avortée. La solution était selon moi de m’occuper au maximum, et de bien faire mon boulot. On était déjà le Lundi 9 Janvier 2017 et mon iPhone me rappelait devoir intervenir lors d’un séminaire à l’Université de Naples. Comme je le faisais régulièrement depuis quelques années, via des interventions ponctuelles dans les cours d’un ami, enseignant en Marketing et Management. Mon expérience au titre de responsable commercial et marketing ainsi que l’ouverture, il y a quelques mois, de mon bar à vin, me poussaient à être de bons conseils pour ce cours. Les étudiants accrochaient bien généralement avec ce que je disais. Un nouveau semestre débutait, je verrai des têtes connues, d’autres nouvelles probablement mais tenterais d’être le plus captivant et concret possible. Le cours se déroulait bien, je faisais bonne figure en étant très pédagogue et disponible aux multiples questions. Des idées avaient été émises, comme celles de se rendre sur le domaine viticole de ma famille ou encore celle de tester le vin de notre production. Tout cela n’était encore que des propositions qui n’avaient à ce stade pas d’aboutissement prévu. Le temps de cours passa, je nouais mon écharpe bleue autour de mon coup, fermais ce manteau et sortais les clefs de ma moto pour les prendre en main. La nuit n’allait pas tarder à tomber, j’enfourchais ma bécane qui n’était autre qu’une Thruxton cafe racer noire qui mangeait volontiers l’asphalte. M*** à mon souffle au cœur, j’avais décidé de ne pas laisser un quelconque état de santé m’empêcher ce désir d’adrénaline. Jamais je ne m’étais arrêté, au niveau du sport et c’en était de même pour les loisirs et activités. Je quittais ainsi le parking de l’université, sous le regard un peu insistant de certaines étudiantes et étudiants, pas pour les mêmes raisons, et disparaissais de leur champ de vision très rapidement dans un vrombissement de moteur.

Au bout d’environ 5-10 minutes de route, je remarquais, arrivé au feu rouge, une chevelure blonde onduler sur un manteau au rythme d’une démarche pressée et affirmée, je changeais la direction que je souhaitais initialement prendre pour tourner à droite vers cette silhouette élancée bien qu’emmitouflée sous un manteau d’hiver. Puis je me garais à quelques mètres en avance sur la jeune femme blonde. Après avoir éteint le moteur, je restais assis sur l’engin et enlevais le casque pour pouvoir m’adresser à cette personne qui ne m’était bien évidemment pas inconnue. Il s’agissait d’une enseignante à l’université aussi, que j’avais croisé lors de ma toute première intervention. Depuis nous avions eu l’occasion de nous croiser de façon hasardeuse au départ puis par la suite, volontairement dans la salle des professeurs avant d’aller prendre une pause déjeuner occasionnelle ou un café en extérieur. Nous avions appris un peu l’un sur l’autre au fil du temps bien que nous ne sachions bien sûr pas tout l’un de l’autre. « Astrid, bonsoir » l’interpellais-je. « Je ne t’ai pas vu aujourd’hui, j’étais à l’université, j’en sors d’ailleurs…. ».  Elle me semblait pré-occupée ou du moins ne devait peut-être pas s’attendre à ce que je sois sur son chemin. Le vent froid ne nous ménageait pas et je proposais de la déposer quelque part ou de faire une étape dans mon bar à vin ouvert à cette heure-ci si elle le souhaitait ou enfin dans un autre bar où de petits concerts ponctuels se jouaient, selon ses plans. « Je ne vais pas te retarder si tu as des projets pour ce soir » ponctuais-je en me levant au cas où il fallait que je fasse de la place derrière moi.

Emi Burton




Dernière édition par Giovanni Caruso le Sam 14 Oct - 11:22, édité 1 fois
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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Lun 2 Oct - 17:51 )
Astrid avait sa journée dans le corps et l’idée d’affronter le vent froid de dehors la dégoûtait plus que tout. Elle avait enseignée tout l’avant-midi et corrigé des copies le reste de la journée. Il était presque 20h et elle n’avait rien avalé depuis le matin sauf 3 cafés. Elle avait éteint son ordinateur, fermé les lumières de son bureau et était sortie en prenant son manteau dans ses mains. Elle barra la porte et s’assura d’avoir tout pris ce dont elle avait besoin dans son sac à dos en cuir, très mignon. L’année 2017 venait de commencer, mais elle était déjà surchargée de travail puisqu’elle s’occupait de faire les révisions de note de l’année précédente.

En se dirigeant vers la sortie, elle se perdit quelques instants dans ses pensées. C’était la quatrième année qu’elle commençait ici, sous le ciel de Naples. Même si s’était bien intégrée, qu’elle avait des amis, une fréquentation et un emploi sérieux, ça lui faisait toujours bizarre de commencer l’année sans ses parents et sa famille. Elle les appelait évidemment le 31 décembre juste un peu avant minuit, mais ce n’était pas la même chose que de les serrer dans ses bras. Qui dit nouvelle année dit bilan. Quand elle repensait à 2016, elle pensait à sa charge de cours de l’université, l’achat de son premier appartement ici en Italie et évidemment de sa rencontre avec Giovanni. Elle l’avait croisé pour la première fois dans le Hall l’an passé alors qu’il semblait être perdu. Elle l’avait doucement abordé afin de lui demander si elle pouvait lui venir en aide. Dès qu’elle avait croisé son regard, elle avait senti ce petit pincement au coeur, cette sensation dans le ventre. Ses traits définis, sa chevelure foncée et son regard perçant avait séduit Astrid tout de suite. Elle l’avait aidé à trouver son chemin sans plus. Ils s’étaient recroisés à plusieurs reprises par la suite dans les couloirs et avaient commencé à se voir hors-classe. Ils s’entendaient bien et elle était toujours contente de le voir par hasard quand elle travaillait à l’université.

Dès qu’elle ouvrit la porte de l’université et sentit le froid contre son visage, elle regretta de ne pas avoir appelé un taxi. Elle n’était pas une princesse, mais ce soir, elle n’avait vraiment pas envie de marcher jusqu’à chez elle dans ce climat indigne de l’Italie. Elle avait bien fermé son manteau et avait ajusté son foulard afin de cacher le plus de peau possible pour se réchauffer. Alors qu’elle marchait le long d’un boulevard pour peut-être prendre un autobus, elle vit une moto qui filait assez rapidement s’arrêter à quelques mètres devant elle. Mais qu’est-ce qui avait causé cet arrêt soudain? Elle regarda derrière elle pour voir si quelqu’un le poursuivait ou s’il y avait eu un incident, mais rien de particulier. Le chauffeur enleva son casque et elle reconnu son ami, Gianni. Elle s’approcha l’air inquiète, espérant que tout allait bien. Après tout elle savait que c’était difficile pour lui en ce moment. Le temps des fêtes lorsqu’on a perdu quelqu’un comme il a perdu son ex ce n’est jamais une partie de plaisir. Il l’interpella et s’excusa de la retarder. La retarder de quoi? Son seul plan ce soir était de se retrouver le plus rapidement sous sa couette, un livre à la main et un verre de vin dans l’autre.

J’étais aussi à l’université, mais j’étais prisonnière de mes corrections dans mon bureau lui dit-elle un sourire au coin des lèvres.

Honnêtement, si ton plan inclus du vin et de la chaleur, tu peux m’amener où tu veux ajouta-t-elle de façon quasi-désespérée. Elle frissonna un peu et souffla dans ses mains pour se réchauffer pendant qu’elle faisait du surplace en attendant sa réponse.


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Lun 2 Oct - 21:33 )

When everything changed
Astrid & Giovanni
Le ciel s’était déjà obscurci en l’espace d’une petite dizaine de minutes, et les nuages envahissaient peu à peu l’espace au dessus de nos têtes. Cet assombrissement renforçait rapidement cette sensation de froid qui était déjà présente en raison du vent. Les mèches blondes vociférant à chaque brise en témoignaient de cette météo qui se faisait capricieuse. J’haussais les sourcils en réalisant qu’on se trouvait probablement au même lieu au même moment mais nos chemins ne s’étaient pas croisés aujourd’hui. Jusqu’à présent. « Hmmm disons déjà qu’on serait abrité du vent qui se lève… et bien sûr il y aura du vin… ». Je jetais un œil à la tenue de la jeune femme qui, sous son manteau de saison avait un pantalon. Clairement plus pratique pour enfourcher une moto. « Je t’emmène ? ». Je lui tendais le seul casque que j’avais car évidemment je n’avais pas prévu initialement de prendre un passager à l’arrière; Ceci dit, le bar n’était pas très loin et au moment même où je pensais aller au mien, je repensais à ce bar où des concerts live occasionnels étaient donnés sur la scène ouverte pour tous. Cet endroit était encore plus près, ce qui minimisait les risques de se faire prendre par la police. Qui plus est j’étais très bon conducteur des deux-roues, elle n’avait rien à craindre avec moi. « Ce n’est pas très loin, promis » dis-je la rassurant du fait que je ne mettrai pas de casque.

L’hésitation ne fut pas plus longue que cela et nous nous rendîmes rapidement à ce bar. Les néons étaient déjà visibles de sorte à éclairer la façade où se trouvait l’entrée. Gian gara la moto une fois que la passagère était descendue. « J’en ai beaucoup entendu parler mais je n’y suis jamais allé, et j’ai envie de satisfaire une certaine curiosité, ça te va ? ». Attendant à peine l’avis de la jolie blonde, ils entrèrent dans le bar où l’ambiance était très présente et le brouhaha déjà omniprésent, sauf à un coin de la salle où le duo s’installa. Il était dès lors possible de parler sans pour autant avoir à brailler. « Tu veux prendre quoi ? » demandais-je pour aller directement commander au comptoir la consommation souhaitée. Je n’avais pas envie de vin ce soir, étant donné que mon business tournait autour de cela et bien qu’il était intéressant de tester la concurrence, ce n’était pas l’endroit idéal pour cela. Dans un bar, les bières, cocktails et alcools forts étaient généralement de mise. Je me chargeais donc, suite à la requête de Astrid, de trouver le barman pour revenir à table avec deux verres. Elle s’était laissée tentée par du vin et j’avais pris un scotch.

« Comment tu fais ? » l’interrogeais-je une fois assis à côté d’elle, sur la banquette. Nous avions parlé de plusieurs sujets au fil des mois, mais jamais de l’aspect relationnel s’agissant des proches, de la famille. Je la savais américaine, loin de sa famille qui vivait de l’autre côté de l’Atlantique. Je pensais à cela simplement car le matin même, ma sœur cadette m’avait retenu un bon moment au téléphone, pour prendre de mes nouvelles et en donner. Pourtant elle se trouvait en Italie et non dans un pays lointain. Mais nous étions très proches et soudés, dans cette famille. Et vivre loin des miens surtout en certaines périodes difficiles moralement, m’aurait paru extrêmement difficile. Je pensais d’emblée à Amara, qui avait eu ce courage certes non comparable à celui nécessaire dans sa profession mais cette capacité à s’être détachée des siens pour venir vivre en Italie. Naturellement je faisais une sorte de parallèle en pensant aux quelques informations que j’avais sur Astrid qui avait elle aussi, quitté les siens pour exercer en Italie. D’ailleurs, je n’étais pas certain qu’elle m’ait déjà parlé des raisons qui l’avaient poussé à venir enseigner ici. Dans un premier temps je précisais le fond de ma pensée au bout de quelques secondes « Pour être loin des tiens … ». Puis je buvais un peu de ce verre remplit d’un breuvage pouvant paraitre fort au goût de certains, soutenable pour moi.

Les gens de la table d’à côté devaient fêter un événement en petit comité mais restaient relativement bruyants me poussant à grimacer quelques secondes et me concentrer sur la seule voix de ma voisine. « Je pense que c’est peut-être typiquement italien mais il est difficile pour nous d’être à trop grande distance des nôtres, pour une longue période qui plus est ». Je ne m’étais jamais posé la question dans le sens inverse, si j’étais parti aux Etats Unis, pour suivre Amara. En même temps, ma mère présentait il y a quelques années un souci de santé ce qui avait été de taille dans ma décision de revenir à Naples à l’époque. Puis je poursuivais la discussion sans savoir où elle mènerait. « D’ailleurs, je ne crois pas que tu m’aies déjà dit ce qui t’avait mené ici, à Naples… ». Pourquoi ce pays ? Pourquoi cette ville ? J’apprenais toujours un peu plus sur la jeune femme, à chaque fois que je la voyais, et cela m’intriguait, sans raison particulière. Du moins consciemment. « Tu te vois rester ici définitivement ou si les opportunités te mènent ailleurs, tu repartirais ? ».

L’ambiance vivante du bar et la chaleur ambiante faisait qu’on y avait rapidement chaud. L’endroit était convivial et me plaisait plutôt bien. Cela faisait du bien, de ne pas rentrer, ce soir d’hiver, dans une maison ‘vide’ et après beaucoup de temps à cogiter, penser, je souhaitais vraiment être entouré de monde ce soir, trainer un peu plus longtemps dans un lieu public avant de regagner mon domicile.Il y avait des moments où ça allait à peu près, d’autres où je broyais encore un peu du noir.

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Lun 2 Oct - 22:49 )
Les longs cheveux blonds d’Astrid virevoltaient au rythme du vent glacial et se plaquaient contre ses joues déjà glacées. Tel un bonhomme de neige frigorifié sur place, elle fut soulagée d’entendre que Gianni comptait la sauver de sa soirée de solitude. Il lui tendit son casque de moto et lui proposa de la conduire à un endroit qui lui était encore inconnu, mais qu’elle serait au chaud. Elle hésita un moment en voyant qu’il n’avait qu’un seul casque : il courait donc le risque de se faire prendre la police ou pire, être victime de blessures graves si par malchance il faisait un accident. Elle pensa au sol qui était peut-être glacé et trouvait que ce n’était vraiment pas une bonne idée. Mais d’un autre côté, elle savait qu’il était un chauffeur aguerri et que ce n’était pas sa première virée de moto. Elle accepta donc, mais restait tout de même un peu mal à l’aise et sur ses gardes. Si elle aimait l’aventure, elle aimait aussi le respect des règles. Quel être contradictoire cette Astrid. Avec le froid hivernal, elle avait évidemment adopté pour un pantalon noir, pas des jeans, qui était plutôt souple et facilitait son embarquement sur l’engin. Elle prit place derrière l’Italien et passa ses bras timidement autour de son corps pour avoir un appui. Elle s’assura tout de même de laisser un espace entre leurs deux corps afin de ne pas le mettre mal à l’aise. Par contre, dès le premier pied sur la pédale, la secousse fut si grande qu’inévitablement son corps se colla au sien, mais ça ne semblait pas déranger qui que ce soit.

Après quelques minutes de route, ils arrivèrent finalement devant ce bar dont elle n’avait jamais entendu parler. Supposément qu’il y avait des concerts live le soir. Même de dehors et dans le silence assourdissant de l’hiver Astrid pouvait entendre les voix des clients à l’intérieur. Il lui demanda si l’endroit lui convenait, comme si elle avait le choix de dire non alors qu’ils étaient déjà arrivés.

Oui bien sûr! Tant que je n’ai pas à monté sur scène. Quoique je serais curieuse de te voir monter sur la scène dit-elle en riant pour détendre l’atmosphère. Elle pensa soudainement que c’était effectivement la première fois qu’ils faisaient une sortie hors-travail qui n’était pas pendant le jour. Mais ce n’était pas non plus un rendez-vous galant, c’était simplement...une opportunité de passer une soirée accompagnée. Les deux collègues entrèrent dans le bar et prirent place dans un coin plus tranquille de la salle. Giovanni avait eu la galanterie de commander son verre de vin blanc pour elle et lui avait tourné son choix vers le scotch. Intéressant pensa-t-elle. Il s’était assis à côté d’elle sur la banquette et elle trouvait aussi ce choix intéressant. En général on s’asseoit en face de notre compagne et pas à ses côtés. Mais elle savait aussi, depuis le temps qu’elle était ici, que les gens du coin et de l’Italie en général avaient tendance à être très proches de leur convive. Astrid était du genre tactile aussi, mais cette fois-ci ça la gêna un peu. Pas parce qu’elle n’appréciait pas, simplement elle se sentait un peu timide, comme une jeune fille qui sort au ciné pour la première fois. Mais elle se rappela que ce n’était pas un rendez-vous romantique. Ce n’était qu’une soirée entre collègues. Elle arriva à se détendre. Après un moment de silence, Giovanni lui demanda comment elle faisait. Sur le coup, elle n’était pas certaine de comprendre. Comment elle faisait quoi? Elle le regarda intriguée. Il fit finalement le lien avec le fait qu’elle était loin de ses proches.

Je fais comme je peux je crois dit-elle doucement en laissant passer un petit rire. Ce n’était pas tout à fait vrai ni tout à fait faux...elle faisait effectivement comme elle pouvait, car oui sa famille et sa ville natale lui manquaient souvent. Mais c’était aussi une jeune femme extrêmement indépendante. Et puis en même temps, avec le cellulaire et internet elle était en contact constant avec ses proches et ses amies. Et l’homme avait raison : les Italiens et les Américains n’accordaient pas du tout la même importance à la famille. Elle voyait comment ses collègues de l’université agissaient avec leurs proches et jamais elle ne pourrait avoir une relation aussi fusionnelle avec ses parents sans devenir folle. Elle prit une gorgée de son verre de vin alors qu’il continuait de lui poser des questions. C’était vrai que malgré leurs multiples rencontres ils n’avaient jamais vraiment eu la chance de s’asseoir et prendre le temps de se connaitre, de se poser ce type de questions. Mais lorsqu’il aborda son déménagement à Naples, Astrid se tendit encore une fois et recula un peu sur son siège, anxieuse de devoir repenser à son passé à New-York.

Disons que je voulais voir ce qui se cachait de l’autre côté de l’Atlantique. J’avais terminé mes études, j’avais fait ce que je voulais faire à New-York et... la jeune blonde prit une pause, incapable de chasser les images de Tom, son ex violent, de sa tête. Et je crois que New-York en avait aussi terminé avec moi ajouta-t-elle en souriant, même si ses yeux semblaient tristes. Comme pour faire passer le méchant, elle cala ce qui restait de son verre, à la surprise de Giovanni. Elle fit signe au serveur de lui en amener un autre.

Je ne sais pas ce que le futur me réserve...pour l’instant je suis bien ici. Tant que je suis bien je reste répondit-elle à la question du beau brun. Astrid commençait à être un peu étourdie du changement de température soudain et du bruit environnant. Elle retira son veston noir sous lequel se trouvait une chemise blanche transparente. Elle le posa à côté d’elle par-dessus son sac de cuir.

Voilà qui est mieux dit-elle en replaçant ses cheveux derrière son dos pour dégager son visage. Elle prit une première gorgée de son deuxième verre de vin et le regarda, souriante.

Et toi? As-tu déjà quitté ton Italie natale? N’as-tu pas des projets d’expansion pour ton entreprise? Dit-elle en jouant nerveusement avec son sous-verre.


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Mar 3 Oct - 0:17 )

When everything changed
Astrid & Giovanni
Astrid n’hésitait pas à se montrer un peu taquine lorsqu’elle imagina une seconde que j’irai sur scène. En direct de son imaginaire probablement mais je n’avais pas l’intention de me mettre en avant à aucun moment. D’une part car ce n’était pas mon genre, et d’autre part, parce que être spectateur lors de concerts et spectacles était bien plus dans mes cordes. A l’intérieur du bar, l’atmosphère était chaleureuse, et les personnes présentes avaient toutes l’air de s’amuser. Celles de mon champ de vision du moins. On oubliait que dehors les températures étaient plus fraiches, lorsqu’on regardait ces hommes aux chemises peu épaisses, manches parfois retroussées ou boutons non attachés. Quant aux femmes, elles avaient troqués leurs pull-over et cols roulés contre un haut plus décolleté en dessous. Des musiciens entraient sur la scène du bar au moment où nous discutions ce qui me força à parler un peu plus fort sans crier pour autant, mais d’avoir une certaine proximité sans aucun sous-entendu, avec la traductrice. Je la voyais enchainer en prenant un second verre de vin blanc. Un peu surpris mais me passant de commentaire là-dessus, je prenais le temps de savourer mon scotch tout en conversant avec elle sur des sujets que nous n’avions jusqu’alors pas abordé.

Par ses propos, j’interprétais cela comme une envie de changer d’horizon, de voir autre chose car elle avait fait le tour de la grosse pomme. Peut-être en avait-elle simplement assez, du mode de vie de là-bas, de la frénésie des gens qui n’était certainement pas la même dans notre ville européenne. Toutes ces différences dans les modes de vie, selon les cultures, présentaient un pouvoir attractif qu’on n’imagine pas toujours. « Tu as raison, il faut toujours aller là où on se sent le mieux, là où on se sent vivant » rajoutais-je sans me référer spécifiquement à ma propre personne. Qui plus est j’étais italien, bien que sicilien, je restais quand même ‘chez moi’ en étant à Naples. Je buvais une nouvelle gorgée de l’alcool fort sans sentir que ça réchauffait également ma gorge. Et d’un léger regard, toujours avec courtoisie et respect, je remarquais cette tenue qu’Astrid portait. Une chemise pouvant paraitre basique mais qui mettait ses formes en valeur. Cette femme, je ne l’avais jamais vraiment regardé, elle était jolie, mais jamais je ne m’étais arrêté sur des détails à son égard, sur son apparence ou encore moins sa silhouette. Il fallait avouer que lors de notre première rencontre à l’université, j’étais plus focalisé sur l’idée de trouver la salle de classe que les enseignants. Puis, être avec une femme avec laquelle je me trouvais bien, vraiment amoureux, me retenait sans aucun effort, de regarder une autre. Voir les autres femmes, oui, mais les regarder, non. J’avais tout ce qu’il fallait pour me combler et me sentir bien. Pourquoi aller gâcher tout ça en allant voir ailleurs ?

Ce soir, c’était un peu différent, les circonstances n’étaient plus les mêmes et j’étais encore empreint d’un certain mal-être vis-à-vis de ma vie personnelle. Cette douleur qui jamais ne me quitterait mais qu’il fallait panser, comme me disait mon frère aîné. La discussion sur les relations avait eu lieu lorsque j’étais allé mangé chez lui, tout en étant diverti toutes les 15 minutes par mon neveu, Rafaelo. Et quand ça n’était pas lui, c’était Agnese qui y mettait du sien. Mais cette discussion m’avait ouvert les yeux, tout comme celle avec mon meilleur ami qui m’encourageait à avancer. J’avais longtemps refusé, longtemps été incapable sauf à une époque où je touchais le fond, côtoyer des femmes sans aucune envie autre que d’être accompagné le temps d’une nuit. Je n’étais pas forcément fier mais après tout, j’étais humain. Un homme blessé, mais avec des envies et des besoins. Depuis plusieurs mois, les choses évoluaient progressivement, positivement malgré des phases emplies de tristesse mais j’étais mieux dans ma tête de façon générale. Et ce soir, je sortais sans aucune culpabilité de quoique ce soit. Je passais un bon moment avec l’américaine pseudo collègue pseudo amie depuis quelques mois et nous discutions librement. « Pour des voyages oui, mais je me verrais pour l’instant pas partir vivre ailleurs. J’aime voir le monde qui nous entoure, j’aime apprendre des autres cultures, goûter aux autres saveurs…. mais travailler et vivre en dehors de l’Italie, ce n’est pas envisageable pour le moment » . Je me passais de commenter que ma mère avait des soucis familiaux et évitait aussi de parler de trop de la famille; Elle allait nous prendre pour des fous, bien que nous n’étions pas menottés à notre famille, cette dernière avait une importance capitale. Qui plus est je travaillais pour l’instant dans le commerce et marketing, cela pouvait s’exercer partout mais je me focalisais sur le vin du domaine familial. « En plus le bar à vin marche bien, je ne me vois pas tout plaquer pour partir bosser dans un autre endroit. Pour l’instant, les projets sont dans cette ville et ses alentours… tant que je suis bien ici, je reste » rajoutais-je en reprenant les propos de la jolie blonde.

La musique live était bonne, les musiciens s’en donnaient à cœur joie. Un couple un peu imbibé d’alcool s’adonnait à quelques pas de danse sous le regard attentif de deux-trois autres personnes et celui indifférent de 80% du bar. La discussion s’intensifiait avec parfois des débats en raison de désaccords profonds sur certains sujets, et par d’autres moments nous renforcions les arguments de l’un et de l’autre. J’arrivais à la fin de mon second verre de scotch qui venait tout juste d’être déposé sur la table. « Au fait je ne t’ai pas demandé mais, la concurrence est rude ? » . Je faisais référence au vin choisi par la jolie blonde qui n’était pas un de notre vignoble. Il y en avait plusieurs dans les alentours de Naples je ne pouvais pas lui en tenir rigueur. Cependant avoir un avis objectif était intéressant pour les affaires.
« Je ne te l’ai jamais dit mais ton italien est parfait, je t’ai entendu sans faire exprès lors d’une conversation téléphonique l’autre jour, à l’université. Tu as vraiment réussi à apprendre cette langue sans martyriser l’accent, chapeau » . Nous parlions tous les deux anglais en ce moment même mais j’étais dans un élan, probablement sous l’effet du scotch, de compliments et commentaires plus ou moins décousus.

La conversation se prolongea laissant place à quelques rires, une main posée amicalement sur l’avant-bras de la jeune femme et je m’adossais au dossier confortable de la banquette. Deux groupes différents de musiciens avaient fait leur apparition sur la petite scène du bar et ils invitaient volontiers toute personne même amateur, à se joindre à eux pour cantonner des airs connus de tous. « Vas-y ils n’attendent que toi » dis-je avec humour en la voyant regarder en direction de la scène. La voyant embarrassée j’en jouais. Rapidement je faisais signe au membre du groupe qui détenait le micro en lu faisant savoir que la personne qui me tenait compagnie voulait les rejoindre (même si ça n’était pas vrai) mais qu’il fallait l’encourager. Des gars à la table d’à côté sifflèrent et tapaient des poings sur la table. Je la regardais avec insistance, me retenant de rire car je la mettais dans le pétrin. D’une gestuelle, je lui disais que le chemin était tout tracé jusqu’à la scène. Et j’applaudissais en même temps que d’autres consommateurs enthousiastes. « … désolé mais tu n’as plus le choix … » . Je fis une moue faussement désolé et la regardais regagner le guitariste du groupe.

Dans le feu de l’action, je pensais pas qu’elle se vengerait probablement. Un jour ou l’autre. Du moins, je lui devrais bien ça.

Emi Burton


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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Mar 3 Oct - 1:49 )
Alors que la jeune blonde dégustait le nouveau verre de vin que le barman lui avait si rapidement amené, Giovanni la taquina en lui demandant si la concurrence était rude.

Hum, pour répondre honnêtement à la question il faudrait que j’ai les échantillons nécessaires lui dit-elle avec un sourire coquin. Faudra que tu m’invites et à ce moment je pourrai te donner mon verdict ajouta-t-elle sans se rendre compte qu’elle venait formellement de lui donner une invitation à le revoir hors de l’université. Sans être en mode clair de séduction, elle aimait bien jouer et discuter avec lui. Malgré le bruit ambiant et leurs voisins masculins qui étaient particulièrement dérangeants ce soir, ils avaient pour une première fois de réelles conversations qui dépassait le small talk qu’ils avaient l’habitude d’avoir à l’université. Et honnêtement, pour Astrid, c’était franchement rafraichissant. Depuis son arrivée en Italie elle avait eu quelques rendez-vous et opportunités intéressantes avec des hommes, mais rien ne s’était concrétisé. Sans avouer, ou du moins s’avouer qu’elle appréciait de plus en plus la compagnie de Giovanni, cela lui donnait confiance qu’il y avait un futur possible après sa relation ratée avec Tom le new-yorkais. Peut-être pas ce soir et peut-être pas avec lui, mais ce n’était pas terminé pour la blonde américaine.

Contrairement à elle, l’homme n’aurait jamais et n’envisageait pas quitter Naples pour s’installer ailleurs, en tout cas, pas sur un autre continent comme elle l’avait fait. En même temps, il semblait avoir beaucoup plus d’attaches ici que elle n’en n’avait aux États-Unis. À part ses parents, rien ne la retenait là-bas. Et disons qu’avec la violence qu’elle avait vécue, c’était l’ultime coup pour la pousser à mettre les voiles vers une nouvelle vie. Quand il reprit ses mots en disant qu’il était bien ici, elle ne pu s’empêcher de rougir. C’était mignon de voir qu’il était attentif à leurs échanges. Il en profita en même temps pour la complimenter sur son italien qu’il trouvait excellent. Elle ne pu s’empêcher de rougir un peu plus, évidemment aidée par les effets de l’alcool.

Elle ne savait pas si c’était l’effet du scotch qui le rendait taquin ainsi, mais après l’avoir interrogé sur le vin, il décida d’encourager les musiciens à la faire monter sur scène. Elle ne pouvait pas y croire. Cette fois-ci la gêne charmante se transforma en réelle anxiété. Pensait-il vraiment qu’elle allait monter sur scène pour chanter en italien, qui n’était pas sa langue maternelle, devant tous les autres clients présents dans la salle? Même en voulant très fort, elle ne trouvait pas le courage au fond d’elle. Puis elle croisa son regard, des yeux si doux qui lui faisaient sentir qu’elle n’avait rien à craindre, que ce serait même amusant. Il l’invita à se rendre sur scène en dirigeant sa main vers celle-ci. Elle serra tendrement le haut de la cuisse du jeune homme et approcha ses lèvres de son oreille pour lui chuchoter : tu le paieras bien, tôt ou tard. Il devait probablement sentir son haleine mentholée mêlée au vin et probablement un peu aussi l’odeur lavande de ses cheveux. Elle enfila ce qui restait de vin dans son verre, attacha ses cheveux en une toque, comme pour se donner confiance et se leva. Les voisins bruyants d’à côté faisaient leur cro-magnon en admirant ses courbes et son visage angélique. Elle se dirigea vers la scène et, à l’aide d’un musicien, monta sous les projecteurs qui réchauffaient sa nuque. Elle avait bien fait d’attacher ses cheveux, la chaleur était insupportable. Un vrai contraste avec dehors.

Elle s’approcha du pianiste et lui chuchota quelque chose à l’oreille tout en pointant du doigt Giovanni. Elle voyait son regard intrigué et cela ne faisait ajouter qu’au plaisir qu’elle avait de lui retourner la pareille. Elle s’approcha du micro et attendit que le musicien envoie les premières notes. Tout en commençant à jouer une version lente de ‘’Happy Birthday’’, il indiqua à la foule curieuse que c’était l’anniversaire de Giovanni Caruso aujourd’hui et que madame West voulait lui rendre hommage. Évidemment, les deux seules personnes qui savaient que ce n'était pas réellement sa fête c'était Giovanni et Astrid. Elle lui fit un clin d’oeil et à la façon Marilyn Monroe se mit à chanter Happy Birthday. Elle posait de façon suggestive, presque sensuelle, en mimant une robe qu’elle n’avait pas. Décidément, c’était la seule chose qui lui manquait pour ressembler à une blonde sensuelle à la Monroe. Ses compétences de chant n’étaient pas parfaites du tout, mais ses fausses notes la rendait presque charmante. Elle ne regardait pas Giovanni directement, probablement parce qu’elle serait trop intimidée pour continuer son numéro. Mais lorsqu’elle poussa la dernière note, elle en profita pour défaire sa toque et laisser tomber ses boucles blondes sur ses épaules, en faisant un clin d’oeil à l’homme qui était resté, un peu abasourdi, sur la banquette. Sous les applaudissements de la foule, elle reposa le micro sur son trépied, fit un bref salut, remercia les musiciens et redescendit au sol.

Le teint rosé par l’adrénaline qui venait de descendre, elle alla rejoindre son ami. Elle entendit leurs voisins lui dire des bêtises digne d’hommes saoul, mais elle les ignora même si elle voyait que cela commençait à franchement agacer Giovanni.

Manque juste votre gâteau maintenant, Mr. le Président dit-elle à son oreille pour qu’il l’entende, tout en empoignant doucement son avant-bras.  

Alors dis-moi la vérité maintenant. On est vraiment venus ici pour satisfaire ta curiosité ou ce n’était qu’un plan machiavélique bien pensé pour me faire chanter? Je savais que l’un de nous deux finirait par monter sur scène...mais je n’aurais jamais cru que ce serait moi lui dit-elle, mi-contente mi-soulagée que ce soit terminé.

Et...je dois t'avouer l'un de mes vices. Je fume quand je suis stressée. Si ça ne te dérange pas je sortirais dehors fumer une cigarette. Je serais de retour dans 5 minutes et avec une menthe ajouta-t-elle un peu honteuse.


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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Sam 7 Oct - 2:07 )

When everything changed
Astrid & Giovanni
Lors de la discussion avec Astrid, les choses paraissaient simples et couler de source. Je parlais librement et ouvertement de mon avis sur les voyages et le fait de rester sur des terres qui m’étaient connues et familières. Pas que jamais dans ma vie je n’envisagerais à un moment donné de prendre le large, mais là c’était inconcevable dans mon esprit. Voyager pour les loisirs ou éventuellement des raisons professionnelles, oui. Vivre ailleurs, c’était autre chose.

J’étais moi-même, et depuis longtemps je n’avais pas ressenti cet amusement sans aucune arrière pensée, être dans le moment comme j’avais pourtant toujours eu l’habitude de le faire. Ce soir, j’étais dans l’instant présent. Je commandais un autre verre de scotch alors que elle rejoignais la scène. Je l’y avais poussée mais elle était une femme de défis visiblement et bien qu’au départ la jolie blonde donnait l’impression de ne pas être capable de prendre ce micro et d’accepter de capturer tous les regards sur elle. Pourtant, dès qu’elle fit un chignon négligé afin de relever ses cheveux, et qu’elle adopta une démarche un peu plus assurée, elle dégageait une assurance plus que certaine et je fus subjugué. Qu’elle s’en sorte avec aisance et culot. Parce que oui c’était à mon tour d’être un peu embarrassé quand je réalisais qu’elle chantait ce fameux ‘Happy Birthday’ à la Marilyn. Je sifflais bruyamment malgré tout quand tout le monde applaudit et certains en demandaient plus. Puis elle finit par m’envoyer un pic avant de quitter la scène pour me rejoindre. Tout le monde croyait désormais que j’étais ‘The birthday guy’ et me regardait avec insistance le temps qu’elle me rejoigne à notre table. Elle avait clairement décidé de se venger et encore ça ne devait être qu’un début ou un aperçu. « Tu es contente hein ? T’as décidé de me ruiner ou quoi ? Pour peu que je doive payer la tournée…. ». Je m’abstenais de faire une quelconque remarque à ce sujet mais évidemment j’entendis à la table d’à côté les mecs qui tapaient du poing pour rappeler le fait de payer à tous un verre. Ils commençaient en criant puis se joint à eux la table d’à côté et quelques nanas au comptoir. Le barman souriait. Il allait faire recettes ce soir. « …. bon c’est fairplay on est quitte non ?! » dis-je à voix basse presque à l’oreille de la jolie blonde.

Puis je me levais de la banquette en faisant un geste d’acceptation des deux mains en indiquant à tous « Okay okay… offro io ». Ainsi tout le monde avait le droit à un verre de bière que j’allais devoir payer à la fin. J’osais espérer que le bar ne dépasse tout de même pas cinquante personnes. « Et bien non tu vois c’était par pure curiosité… tu dois savoir que prévoir les choses ce n’est pas du tout mon truc…. enfin, disons que ça dépend de quoi il s’agit. Mais, franchement je ne m’attendais pas, en entrant ici, te lancer ce défi et encore moins que tu le relèverais ».

Je souris car elle avait joué le jeu et ne s’était pas laissée déstabiliser. « En revanche j’attends que tu me fasses un gâteau alors…. si tu tiens tant à ce qu’il y en ait… ». Je remarquais non seulement en l’observant mais aussi en écoutant ses propos que elle avait besoin de prendre l’air. Un vice, c’en était certainement un. Pas le pire. Je fumais occasionnellement moi aussi donc je n’aurais pas pu porter un jugement quelconque.  « Pas de souci, vas-y… ». J’observais la jolie traductrice s’éloigner sous le regard de quelques mecs ce que, je trouvais parfois peu agréable à constater, puis je me dirigeais vers le barman après avoir pris mes affaires en lui disant de mettre toute la note des bières, et que je passerai payer le lendemain. En gage de loyauté je lui laissais ma carte, et lui faisait savoir que j’étais d’une famille de viticulteurs dont le domaine était connu dans la région de Naples. Cela lui suffit pour me croire puis, entre italiens on sait qu’il vaut mieux ne pas faire les choses à l’envers et régler ses comptes comme il faut. Nous avons un peu tendance à faire justice nous-même et bien souvent des mafieux sont impliqués. Ainsi je rejoignais la belle dehors et enfilais mon manteau tout en franchissant le seuil de la porte principale du bar. Je la cherchais quelques secondes du regard et repérais relativement vite cette chevelure blonde éclairée par la lumière du lampadaire à quelques mètres du bar. Le froid s’imposait nettement dehors et aucune personne ne trainait dans les environs. Le calme complet en comparaison avec l’intérieur du bar.

J’affichais un sourire idiot en repensant à cette jolie femme plantée au milieu de la scène. « Avoue, tu t’es amusée…. tout à l’heure en chantant, tu as passé un bon moment finalement ». Je l’avais vu avec une aisance qui s’affirmait au fil des secondes et bien qu’elle n’avait pas envie d’être là à l’instant donné, après j’avais pu lire dans son regard, son sourire et à la vue de ses joues rosies qu’elle avait apprécié son passage sur scène. « T’inquiètes pas, tu peux me le dire hein, et il n’y a aucune raison que je te pousse à remettre les pieds sur une scène et chanter encore devant tous ».  La main droite dans la poche, celle de gauche tenait le casque de moto. « Il se fait tard, je vais t’appeler un taxi, tu habites loin ? ». Je n’étais jamais allé chez elle. Pour être franc elle m’avait parlé de son appartement à l’occasion mais nous nous étions toujours vus en dehors de nos domiciles respectifs. Aussi bizarre que cela puisse paraitre. Pour ma part je rentrerais en moto mais je n’avais pas l’intention de la ramener même si j’étais capable de conduire. Après deux verres de scotch et un seul casque, j’évitais de risquer tout contrôle par la police, d’autant plus que je les évitais, les flics, depuis quelques mois. Je ne devais absolument pas me faire repérer d’une quelconque façon. Je regardais sur mon téléphone le numéro de la compagnie de taxi. Via mon application pour les contacter, je payais d’emblée la course.

« Qu’est-ce que tu fais demain ? ». Je venais de lancer le truc. Ce fameux truc de voir quelqu’un plus régulièrement, plus souvent, à des périodes les moins espacées l’une de l’autre. J’avais envie de la connaitre encore plus. J’avais passé une très bonne soirée, alors pourquoi ne pas prolonger ce genre d’instants qui fait du bien ? « Je connais l’endroit où ils font les meilleurs petits déjeuners et brunch de la ville ».

Emi Burton


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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Sam 7 Oct - 17:03 )
Astrid s’était faufilée dehors alors que Giovanni s’occupait des régler les factures et de payer la tournée pour tout le monde, gracieuseté de la jeune femme. Eh oui, c’était de sa faute s’il devait maintenant payer la bière pour tous les clients. Ils avaient tous cru à son petit numéro et pensait que c’était l’anniversaire du jeune homme. C’est donc tout sourire qu’elle était sortie dehors, fière de son coup. Elle avait mis son manteau et l’avait ajusté afin qu’il la réchauffe le plus possible. La jeune femme sortit une cigarette de son paquet et l’alluma à l’aide d’une allumette ; elle était old school, elle détestait les briquets. Elle prit une première bouffée et la souffla dans le froid glacial et le silence le plus total. Elle profita de l’absence de l’homme afin de vérifier l’heure sur son cellulaire. Il était déjà presque 23h30. Elle ouvrit son Instagram afin de parcourir parmi les photos les plus récentes de ses amis. Tout le monde était à la maison sous la couette en train de lire ou d’écouter un film. C’est alors qu’il apparut dans son champ de vision.


Je me suis effectivement très bien amusée, à ma plus grande surprise! Je crois que je vais me rappeler un bon moment de cette soirée dit-elle en tirant une bouffée de sa cigarette. Et puis sans crier gare, il lui demanda si elle voulait qu’il lui appelle un taxi. Elle fut un peu étonnée de voir que le jeune homme mettait fin à leur soirée de façon aussi abrupte. Était-il fâché contre elle parce qu’elle l’avait un peu forcé à payer la tournée à tout le monde? Soudainement, elle devint hyper anxieuse en se demandant ce qu’elle avait fait ou dit de mal. Ce n’était pourtant pas du tout son genre de s’en faire de ce que les autres pensaient d’elle. S’il préférait se retirer pour ce soir, ainsi soit-il. C’est alors qu’il lui proposa de la revoir demain à l’heure du brunch. Elle sentit son coeur faire 3 tours. Il voulait la revoir, déjà? Elle ne pu s’empêcher de sourire et de rire doucement en regardant par terre. Elle termina sa cigarette qu’elle laissa tomber à ses pieds avant de l’éteindre en l’écrasant.


Ce que je fais demain? Pourquoi pas ce que je fais ce soir? Il n’est même pas encore minuit et tu me laisses déjà tomber? lui demanda-t-elle souriant d’un air coquin. Même si elle avait sa semaine dans le corps, sa récente prestation lui avait redonné l’énergie dont elle avait besoin pour poursuivre cette soirée. Attendant la réponse du jeune homme qui semblait préférer aller se coucher et la revoir seulement le lendemain pour le brunch, elle en profita pour mettre son foulard autour de son cou et ainsi se protéger du froid qui se faisait de plus en plus agaçant.

Que dis-tu de laisser ta moto ici pour ce soir et on se partage un taxi? Je connais un bar sympathique et un peu moins bruyant si tu veux poursuivre la conversation. Et ensuite on reprendra un taxi et on te débarquera chez toi avant de continuer jusqu’à chez moi. C’est pas très loin lui dit-elle plus sérieusement. Même si de l’extérieur elle semblait totalement en confiance, elle était terrifiée de sa réponse. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle lançait une invitation à un homme. Bon d’accord, elle ne l’invitait pas carrément chez elle, mais cette incitation à poursuivre la soirée suggérait que la jeune femme avait peut-être certaines idées et intentions derrière la tête. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et regarda aux alentours. Personne. Décidément la température avait fait fuir tout le monde à l’intérieur des maisons et des bars. Ne pouvant pas attendre qu’il se décide, elle décida de prendre les choses en main.

Allez viens, ça va être tranquille et chouette. Et pour me faire pardonner de mon coup, je prendrai la prochaine facture et je vais payer le taxi dit-elle en attrapant sa main en le regardant les yeux scintillants, probablement par l’école. Elle n’avait même pas réfléchi avant d’agir, elle avait simplement pris sa main par réflexe. Elle espérait qu’il ne lui en tienne pas rigueur. Aussitôt qu’elle réalisa ce qu’elle venait de faire, elle la remit aussitôt dans sa poche, au chaud. Quoi qu’elle était aussi au chaud dans la main protectrice de Giovanni.


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Giovanni CarusoLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Mar 10 Oct - 1:31 )

When everything changed
Astrid & Giovanni
Je prenais plutôt bien le coût de devoir payer la tournée d’une partie du bar. Bon sur le moment bien sûr car mon portefeuille piquerait un peu le lendemain. Mais what the hell, on était lancé dans ce faux-anniversaire et elle me le revaudrait à l’avenir. Je comptais bien ne pas en rester là. Pourtant en la rejoignant en extérieur, le froid calma mes ardeurs et je présumais (à tort) qu’elle souhaitait rentrer. Je regardais cette fumée sortir de sa bouche. Et je souris à sa remarque. La soirée n’était donc pas terminée pour elle. Une vraie pile électrique, inépuisable. Mais ça me plaisait, l’idée de poursuivre à un autre endroit. La belle blondinette n’était pas cendrillon et il était possible dépasser minuit. « Oh d’accord tu as une idée ? ». Mon sourcil se arqua à sa proposition d’aller dans un bar qu’elle connaissait. Elle serait en terrain connu contrairement à moins, un autre moyen de me coincer ?

Je fus surpris de la suggestion de la traductrice mais à la fois emballé par l’idée et plutôt motivé. « Très bien on fait ça. Le taxi c’est pour moi, en revanche tu me dois un verre, je suis le birthday boy après-tout…. ». Le taxi était commandé et il suffisait d’attendre environ 5 minutes car nous étions déjà géo-localisé via l’application.

« J’insiste, le taxi c’est pour moi. Mais…. très bien, le prochain verre tu me le dois, et j’ai également le droit à un gâteau me semble t-il. Je ne lâcherai pas l’affaire ». J’abusais peut-être mais quitte à jouer le jeu, autant le faire jusqu’au bout. Puis j’aimais bien manger, j’étais gourmand. Sportif et gourmand les deux étaient compatibles. Au moment où le taxi arrivait dans notre champ de vision, elle me prit la main par mégarde, comme pour m’entrainer, du moins c’est ainsi que je le compris. Elle la rangea timidement aussi vite dans sa poche et fit mine de rien en embarquant dans le taxi. Je montais à l’arrière à côté d’elle. Les lumières de la ville sur les lampadaires faisaient ressortir les mèches blondes de se cheveux détachés. Elle connaissait parfaitement l’adresse et surveillait que le chauffeur prenne le chemin le plus court. On s’y retrouva en une dizaine voire quinzaine de minutes. Pas très loin de la baie de Naples. Je remerciais le chauffeur et on se trouvait ainsi devant un bar d’où émanait une toute autre ambiance. « Et alors, qu’est-qu’il a de spécial, ce bar, pourquoi est-ce que c’est ton QG » demandais-je curieux en approchant de l’entrée. J’allais rapidement le voir. Il était bondé à cette heure-ci, encore une fois, la chaleur intérieure poussait à retirer rapidement manteaux et écharpes. Une partie du bar laissait place à une piste de danse, en quelque sorte. J’optais pour les tabourets près du comptoir les autres places étaient occupées. « Prends-moi ce que tu as l’habitude ici… car visiblement tu connais la carte par cœur » dis-je en la voyant ne pas prendre la peine de regarder la carte des boissons. Elle sortit le nom d’un cocktail visiblement dont je n’avais jamais entendu parler. Je posais mon mes affaires sur le sol, entre le tabouret et le comptoir et retroussais mes manches. « Je viens de comprendre la particularité de ce bar… en fait c’est aussi un sauna, c’est ça ?! ». Je souris du coin des lèvres et la regardais avec un air malicieux. « Tu sais à quoi ça me fait penser ? ». Elle n’eut pas à attendre pour que je lui explique ce que j’avais en tête « Comme dans les pays nordiques comme la Finlande ou la Suède, en hiver quand il neige ils vont dans un sauna crever de chaud, puis ensuite ils foncent dans la neige, en maillot pour certains, nus pour d’autres. Nous on a le bar…. et la baie de Naples ». Je ris en imaginant une option baignade interdite.

Les cocktails arrivèrent rapidement et visiblement elle connaissait le barman « …. et lui c’est… une fréquentation habituelle aussi ? ». C’était peut-être de la curiosité mal placée, je ne m’en rendais pas compte mais ce que je voyais en revanche, c’était les regards qu’il lançait à la belle blonde tant vers son visage que vers le décolleté de la chemise transparente. Je me retenais de lui dire que ses yeux se trouvaient plus haut mais j’observais pour l’instant la scène en essayant ensuite de penser à autre chose. L’ambiance était moins taverne que le bar précédant mais elle me plaisait tout autant. Je ne connaissais pas tous les coins et recoins de la ville et en découvrir était toujours un plaisir. « Comment tu as découverts cet endroit ? ». Je regardais autour le type de clientèle variée qu’il contenait. « Je crois que je vais finir par te piquer tes adresses si tu en as d’autres de ce genre ». La musique était bonne qui plus est et je voyais les doigts de la jolie blonde tapoter le bois du comptoir au rythme des vibrations. Je souris d’abord avant de lui lancer un défi stupide « Je paris que tu n’es pas capable de danser là, de suite devant tout le monde… ». Bah quoi, elle avait bien chanté devant un public dans le bar précédent, pourquoi ne pas danser dans celui-ci ? « Tu ne vas quand même pas décevoir un homme dont c’est l’anniversaire… si ? » Je lançais à la fois un regard de défi et attendrissant.

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Astrid WestLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] when everything changed ( le Mar 10 Oct - 20:45 )
Astrid et Giovanni étaient partis dans le taxi qu’il avait commandé via une application. C’était la première fois qu’elle voyait quelqu'un utiliser cette option. Elle était plutôt habituée à commander un taxi à l’américaine, soit en mettant un pied dans la rue et en faisant signe de la main. Astrid donnait les directions au chauffeur avec aise, elle savait comment se rendre rapidement tout en évitant de vider encore plus les poches de Giovanni. Astrid utilisa même quelques expressions typiquement italiennes pour se faire comprendre, à la prendre grande surprise des deux hommes dans la voiture. Une fois arrivée, elle posa sa main sur la cuisse de Giovanni. Prêt? Demanda-t-elle un sourire aux lèvres. Elle savait très bien ou elle l’amenait ou et elle s’attendant à ce que ça le dépayse un peu. Fière de l’avoir amené ici, elle alla rapidement ouvrir la porte afin qu’il puisse sortir. Il lui demanda ce qui était si spécial ici.

Ce qu’il a de spécial? C’est le premier bar que j’ai visité lorsque je suis arrivée à Naples il y a quelques années. Je m’en rappelle comme si c’était hier dit la jeune femme, presque rêveuse. Elle était débarquée au mois de décembre, en plein froid, un peu comme aujourd’hui. Elle n’avait ni chambre d’hôtel, ni d’appartement encore et elle devait passer la nuit en quelque part. Elle s’était rendue au premier bar qu’elle avait vu. Elle avait passé la soirée à trinquer avec tout le monde, pour célébrer sa nouvelle vie, son arrivée en Italie. Ce départ s’était fait sur un coup de tête, après avoir laissé son ex. Et des années plus tard, en regardant le bar et autour d’elle elle savait que c’était  le meilleur choix qu’elle aurait pu faire. Elle passa son bras autour de celui de Giovanni et ils entrèrent.

Astrid était une habituée ici et ça se voyait. Son aise, les saluts envoyés au barman et à quelques autres clients. Ils étaient maintenant dans son monde à elle. Le bar était plein à craquer et ça se sentait dans la température. Si Astrid avait décidé d’enlever son veston au dernier endroit, ici ce serait la chemise qui partirait aussi. C’est d’ailleurs ce sur quoi se concentrait le barman, sans aucune gêne. Astrid, emballée par sa soirée et par le vin, ne se rendait pas compte de l’effet qu’elle avait sur lui mais Giovanni n’était pas aussi dupe. Il lui fit même une remarque, qu’Astrid aurait trouvé déplacé en temps normal, sur le fait que c’était peut-être l’une de ses fréquentations habituelles. Sentait-elle une pointe de jalousie ici? Alors qu’elle aurait dûe être fâchée, elle était plutôt contente de voir Giovanni curieux ainsi. Mais est-ce que le fêté serait jaloux? Demanda-t-elle en riant pour le taquiner. Ne t’inquiète pas, y’a qu’à toi que  je ferai un gâteau ajouta-t-elle en posant sa main sur la sienne tendrement, avant de la retirer. Décidément l’alcool commençait à faire son effet sur la jeune femme qui laissait son côté tactile prendre de plus en plus de place avec lui. Elle espérait que ça ne le gênait pas. Elle prit une gorgée de son cocktail, qui était le même que celui de Giovanni. Elle les avait commandé sans même regarder la carte. C’était un drink concocté par le barman, spécialement pour elle. Il n’était pas même pas inscrit au tableau.

Alors tu aimes l’Astrid? Dit-elle en riant un peu, faisant exprès pour gêner l’italien. C’est le nom du cocktail. Quand je suis venue ici pour la première fois, c’était à mon arrivée à Naples et il me fallait trouver un endroit ou passer la soirée et possiblement la nuit. Le barman que tu vois là, il était présent à cette soirée. Et je ne sais pas trop comment on en est arrivé là, mais on s’est amusé à mélanger des alcools et des saveurs et on a créé ceci dit-elle en levant son verre pour trinquer. Et on l’a baptisé Astrid. C’est pour ça que c’est mon QG ajouta-t-elle en souriant et en envoyant la main au barman.

Il n’y avait pas que la température qui était élevée ici, la musique aussi. Sans s’en rendre compte, la jeune femme suivait le rythme au bout de ses doigts. Il n’y avait pas un style particulier ; ça passait du rock, au pop, au jazz et maintenant c’était un rythme plus latin, comme une salsa. Ne pouvant pas s’en empêcher, l’homme lui lança le pari d’aller danser seule sur la piste de danse. Car oui, il y avait un espace réservé à ça, mais les gens avaient tendance à l’envahir plus vers les 2h du matin.

Un autre défi? Chanter, danser....après ce sera quoi? Dit-elle en calant son verre. Encore plus en confiance que la dernière fois, elle se leva de sa chaise et se rendit à reculons, tout en se dandinant, vers la piste de danse, son regard sur Giovanni. Pendant un instant, on aurait dit qu’il n’étaient que deux dans la pièce. Tout en suivant le rythme sensuel de la musique, Astrid dansait doucement, valsait presque. Ses courbes étaient évidemment mises en valeur par le choix musical du DJ. Les yeux fermés, elle se fichait du regard des autres. C’était un défi lancé par Giovanni, mais c’était aussi une joie pour elle de danser, librement, comme si personne ne la regardait. Avec la chaleur déjà présente et qui ne cessait d’augmenter, elle défit les deux premiers boutons de sa chemise, question d’avoir un peu plus d’air frais contre sa peau qui devenait moite. Ses cheveux blonds attrappaient parfois la lumière des lampes au plafond et la faisait rayonner encore plus qu’à l’habitude. Après cinq minutes à danser seule, sous les regards surpris, enchantés et parfois moqueurs des gens, elle fit signe à Giovanni de venir la rejoindre. Après tout, un plaisir partagé est décuplé. Voyant qu’il ne bougeait pas de son siège, elle alla vers lui. Pas de danse, pas de gâteau lui dit-elle en souriant, malicieusement. Elle savait qu’on pouvait tout avoir des hommes en les prenant par l’estomac. Surtout les Italiens. Voyant qu’il ne bougeait toujours pas, elle passa au plan B. La deuxième façon d’avoir quelque chose d’un homme c’est d’aller le chercher par...enfin, on se comprend. Elle se mit dos à lui et se dandina de façon coquine, mettant évidemment en valeur ses courbes et plus précisément le bas de son dos. Elle tourna son visage doucement vers lui, les joues roses et lui sourit. Alors, tu viens maintenant? Dit-elle en lui tendant la main. Ce n’était pas dans l’habitude d’Astrid d’agir ainsi, mais ce soir, ce soir elle sentait que c’était différent, que quelque chose avait changé. Pas juste en elle, mais entre les deux. Leur relation n’était plus strictement p, fessionnelle et elle pouvait se permettre de jouer ainsi avec lui.


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