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- Libre | Un bon café brûlant, un -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples
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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Sam 10 Juin - 16:49 )
Son café arrive, le cinquième depuis une heure. Bren est stressé, nerveux, comme à chaque fois qu’il s’installe en face de ce restaurant où travaille sa mère. Le sien, à elle. Cette bâtisse, c’est sa nouvelle vie. Elle a dû mettre un certain temps pour avoir tout ça, se reconstruire et Bren est ravi pour elle, mais une autre part de lui se sent vide. Il se rappelle le gamin qu’il était autrefois, celui qui réclamait des câlins qu’elle lui offrait avec plaisir. Et du jour au lendemain, il s’est retrouvé à cajoler un pull délaissé par cette femme. Seul rappel de sa vie partagée à ses côtés, avec des bribes de souvenir qui le hantent parfois la nuit.

Le cœur lourd, il boit d’une seule traite son dernier café, sort de la monnaie qu’il pose sur la table et se lance, le cœur battant. Il fait un pas en avant, puis deux et s’arrête. Bren se fige, puis se retourne de peur qu’elle le remarque, comme si elle pourrait deviner que derrière les traits de cet homme qui l’observe de loin, se cache un gamin qui a besoin d’elle. Il aimerait avoir le courage d’aller lui parler, ne serait-ce que pour lui dire bonjour, mais il n’y arrive pas. Las, il passe sa main sur son visage et abandonne définitivement l’idée lorsque son portable sonne.

Téléphone collé à l’oreille, Bren écoute attentivement la voix d’un collègue qui lui fait part d’un problème pour un futur vol en direction d’Amsterdam. Un soupir s’extirpe de sa bouche, agacé d’apprendre qu’une histoire sentimentale est la cause de l’appel. Un pilote de ligne refuse d’être aux commandes si l’hôtesse de l’air, avec qui il a une relation tumultueuse, se trouve dans l’avion. Et elle, elle refuse de quitter l’avion pour les beaux yeux de ce gars. Par principe, par fierté. Bren le comprend, mais ça l’ennuie, puisqu’on lui demande s’il est possible de faire le trajet dans la soirée. Lui qui pensait pouvoir se reposer… Bren réfléchit un instant, pense à sa nuit, aux verres d’alcool qu’il a pris aujourd’hui et qui sont au nombre de zéro, puis acquiesce d’un signe de tête, comme si on pouvait le voir. « C’est d’accord. Mais je ne cautionne pas. Qu’ils ne se parlent plus, c’est leur problème, pas celui des autres à ce que je sache. » Sauf que là, ça devient le sien aussi. Piqué au vif, il est convaincu que lorsqu’il les verra, il n’hésitera pas à leur faire comprendre son mécontentement. D’autant plus qu’il est facilement irritable ces derniers temps, bien qu’il fait toujours attention à ce que son humeur ne se répercute pas sur celles de ses collègues. Il apprécie son métier qui est une vraie vocation, les gens avec qui il travaille. Il n’est pas question pour lui que sa vie professionnelle parte en vrille. Il a assez de sa vie privée pour ça. Il fait un pas en avant, ajoute : « Si tu les vois, tu- » Mais il n’a pas le temps de terminer qu’on lui rentre dedans. La maladresse d’un faux pas, ou d’une démarche trop rapide, il n’en sait rien, mais le café brûlant se renverse sur son pull fin. « A plus tard. » dit-il, en raccrochant aussitôt. « Dites, vous ne pouviez pas faire plus attention ? » lâche-t-il, agacé. Et ça se sent à son ton sec. Qui plus est, le liquide est brûlant, si bien qu'il est obligé de tirer sur son vêtement afin de ne plus le sentir sur sa peau.


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Dernière édition par Bren Gianelli le Sam 24 Juin - 20:37, édité 1 fois
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Bianca GallucciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Mar 20 Juin - 1:02 )
Depuis quelques jours, elle ne savait plus où se mettre. Elle arrivait au travail avec soulagement, et en ressortait avec appréhension. C'était comme si elle s'attendait à le rencontrer à chaque coin de rue, il la hantait finalement plus maintenant qu'ils s'étaient brouillés que ce n'en était le cas auparavant. Qu'est ce qu'il lui restait à faire de toute façon ? Plus rien, parce qu'elle ne savait pas. Elle n'espérait plus avoir le cœur brouillé ainsi suite à la mort de son petit ami, et pourtant, c'était le cas, et elle n'était pas certaine de voir cette idée seulement de manière négative. « Un café s'il vous plait. » C'était le moment de répits avant la soirée de folie entre urgences et lieux d'incidents. Giulia avait accepté de prendre les heures de l'un de ses collègues en échange d'un autre jour qui l'arrangeait plus, parce qu'elle n'avait pas envie de se planter devant sa télé entourée de ses chats en se disant qu'elle avait peut-être manqué l'occasion de se sentir bien tous les jours. Tous les pots de glaces du monde n'y faisaient rien contrairement aux films mensongers en la matière, et ce qui se déposait sur ses hanches ne s'éliminait plus aussi facilement qu'il y avait quelques années. Trente ans, ou l'âge de faire des erreurs comme une gamine de vingt. Elle paie le vendeur qui lui rend la monnaie, et s'élance d'un bon pas, recomptant les pièces avec la certitude qu'il lui a rendu plus que ce qu'il ne lui devait. Le genre de moment où l'on se demande s'il faut accélérer le pas avant qu'il ne s'en aperçoive, ou s'il faut faire demi-tour et lui rendre le trop perçu. Bien mal acquis ne profite jamais il paraît, alors qu'elle fait brusquement retour sur ses pas et se prend de plein fouet une montagne italienne de plus de vingt centimètre d'elle au moins. L'ambulancière reste bouche bée un instant, le choc de la surprise empreinte sur tout son visage. Elle s'apprêtait à se confondre en excuse, mais le ton emprunté par l'homme qui lui fait face ne lui plait pas assez pour qu'elle poursuive réellement son projet. Il faut dire qu'avec son portable à la main, il n'avait pas non plus d'être l'homme le plus concentré du monde à l'heure de la collision. « Je pourrais vous en dire autant, vous êtes aussi bien sur mon passage que moi sur le votre... mais cela dis, excusez moi. » La réflexion dans les mots, elle adoucit son timbre de voix au final. C'est aussi le fait de voir que la tache sur son chemisier est moins impressionnante, qui la rend un peu moins personnelle sur le moment. « Attendez, je vais vous aider... » Elle pose le récipient qui ne contient plus qu'un fond de café, sur le rebord d'une table inoccupée – c'est dommage parce qu'elle en avait vraiment besoin de ce café – et attrape rapidement des serviettes en papier sur une table où se trouvent un couple de jeunes, « Merci » leur chuchote-t-elle presque, et vient éponger maladroitement le liquide légèrement absorbé par le tissus. C'était parti d'une bonne intention, mais elle ne voyait pas comment mieux l'aider que comme ça. Maladresse, quand tu nous tiens. « Habituellement, c'est du sang que j'éponge... » déclara-t-elle comme pour le rassurer avant d'arrêter. L'interprétation pouvait porter à confusion quand elle y réfléchissait. « Enfin, ce n'est pas moi qui provoque les tâches dans ces cas là... »

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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Sam 24 Juin - 21:09 )
Le ton est donné. Et son soupir témoigne de son agacement, mais il ne renchérit pas. L’inconnue s’excuse et contre toute attente, propose même son aide. C’est frustrant de voir qu’elle est si adorable, si gentille, si prévenante, alors que lui n’a pas hésité à lui tomber dessus en lui rejetant la faute et entièrement qui plus est. Aucune remise en question. « J’aurais plutôt préféré continuer cette dispute. » dit-il, plus calmement, alors qu’elle saisit des serviettes. Il range son téléphone portable dans sa poche, puis lève les mains, surpris de l’initiative de la brune qui s’efforce de l’aider comme si elle lui devait quelque chose. « Entre nous, j’aurais bien eu besoin de me défouler sur quelqu’un. » Il la laisse faire, fronce les sourcils à sa remarque ensanglantée qu’il ne comprend pas très bien. « Quoi ? » Puis il comprend très vite que ce doit être sa principale mission dans la vie. « Vous travaillez dans un hôpital ? Médecin ? » Elle est si maladroite qu’à la place des patients, il s’inquiéterait.

Lui qui était pressé, voilà qui commence à faire connaissance. « Vous ne pouviez tout simplement pas être désagréable et me balancer votre serviette à travers la figure ? » Si Emma voyait une telle scène, il mettrait sa main à couper qu’elle lui ferait une scène. Et c’est probablement cette pensée qui le pousse à prendre les mains de l’inconnue pour la forcer à s’arrêter. « Vous permettez. Je ne suis pas forcément à l’aise avec votre manière de faire, là. » Il se rappelle des disputes avec Emma, de sa jalousie. Et il va lui donner une raison d’être jalouse, d’avoir peu confiance en lui. « Rendez-moi un service. » Bren tire sur son pull fin et le retire. « Ca vous dérange qu’un de ces types nous prenne en photo ? J’aimerais beaucoup l’envoyer à ma compagne, histoire de bien l’emmerder. » C’est dégueulasse et il va en entendre parler durant des jours, mais c’est déjà le cas. Elle est tellement convaincue qu’il a une maîtresse, qu’elle n’a eu de cesse de lui souffler ses soi-disant aventures en pleine figure. Peu importe que ce soit justifié ou non aux yeux d’Emma, aux siens, ça ne l’est pas. Elle aurait dû lui faire confiance. Mais là, il va lui donner des raisons de s’en faire avec cette petite brune attirante. Et comme excuse, il lui avouera n’être qu’un faible homme ayant répondu à l’appel d’une déesse aux mains habiles. « Et au point où on en est, vous pourrez ensuite m’accompagner dans une laverie et me payer la tournée. » Chose est sûre, c’est qu’après avoir vu cette photo qu’il aura malencontreusement envoyé sur son portable, Emma aura enfin de quoi lui reprocher et douter de sa fidélité. Sur le moment, il est tellement agacé qu’il se fiche bien de pouvoir la blesser. Après tout, lui aussi a été blessé durant ces derniers mois, alors pourquoi ne pas lui rendre la pareille ?


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Bianca GallucciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Lun 26 Juin - 1:37 )
Bien étonnante réponse à des excuses. Occupée à attrapée les serviettes, aussi vite ce fut-il, elle fronça tout de même les sourcils. Qui pouvait avoir envie de continuer une dispute ? La réponse se fit très vite. Il y avait différentes manières de se défouler, Giulia avait opté pour la manière brutale mais cachée, frapper un bon coup sur un objet à l'abri des regards. Oui, on peut dire qu'il y a une part de maladresse aussi bien dans les mots que dans les gestes, cependant, il avait presque compris ce qu'elle voulait dire. Un rapide ! « J'aurais voulu pouvoir vous répondre oui, mais seulement ambulancière ! » Médecin, c'était le métier de ses rêves, heureusement que les buts changent et qu'on ne reste pas figé sur l'impossible. Elle avait choisi la facilité avec une touche d'action et de médecine, après tout, elle prodiguait les premiers soins, c'était tout aussi bien. Elle aurait pu s'occuper de le regarder, mais elle restait concentrée sur le papier qui ne faisait pas vraiment son boulot. Elle s’apprêtait à lui demander s'il avait passé une mauvaise journée, mais il la devança. Ça ne pouvait de toute façon pas être autrement.
Un homme qui demandait à se faire mal traiter, il ne valait mieux pas qu'elle commence, elle devenait talentueuse à ce jeu là, de manière inconsciente, oui ou non... « Si j'avais voulu être désagréable, en plus d'avoir tenté de vous bruler, je vous aurais balancé mon reste de café au visage, je crois qu'il en restait assez pour faire grande impression. » déclara-t-elle avec un amusement perceptible. C'est qu'il y avait quelque chose de drôle dans la situation à laquelle elle n'avait pu s'empêcher de sourire. Il lui attrapa les mains, elle n'insista pas, surtout qu'elle n'avait pas fait grand chose si ce n'était incruster la tâche dans le tissus. « Oui, excusez moi » Giulia était une fille relativement tactile, le contact ne la gênait que peu, que ce soit avec n'importe qui, elle était bien trop habituée à toucher les gens dans son travail, et elle était certaine qu'elle pourrait se reconvertir en masseuse si le boulot des urgences ne faisait plus l'affaire. Elle vint poser les serviettes légèrement teintées de couleur café clair près de son gobelet de café presque vide. La suite, elle ne s'y attendait pas le moins du monde. Il vint retirer son pull pour lui demander une photo à sa compagne pour « l'emmerder » ? Elle l'avait trompé et il cherchait à lui faire du mal en retour ? Elle ne se braqua pas, il plaisantait sûrement et elle en fit de même. Il continua sur une nouvelle requête pour qu'elle lui paie une machine, pour le coup, pourquoi pas, ce n'était pas le pire des deux. « Je vous paie une machine, et vous en faites de même pour le café ! Après tout, c'est votre pull qui l'a bu, et je n'ai toujours pas eu ma dose de caféïne ! » acquiesça t-elle comme si c''était une évidence. Aussitôt, elle vint répondre à ce qu'il venait de dire au sujet d'une photo à envoyer à sa compagne.
« Vous savez, je tiens beaucoup à garder mon nez intact, il est naturel et je l'aime beaucoup comme ça... » fit-elle en appuyant son index sur le bout de son nez.  « Vous qui disiez que vous n'étiez pas très à l'aise à vous faire tapoter le torse par un groupe de serviettes innocentes, vous vous essayez dans un début de strip-tease pour rendre votre copine jalouse ? » continua-t-elle avec humour. Elle n'était pas contre le strip-tease, il n'était pas moche et ils étaient en lieu public, mais elle doutait que ça ne soit pas sur un coup de colère qu'il veuille envoyer cette photo. Giulia, elle avait toujours quelque chose à dire, et le fait qu'il soit un peu bavard l'encourageait quelque peu. « C'est pour elle que vous semblez avoir passé une horrible journée ? »
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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Dim 2 Juil - 12:04 )
« Seulement ambulancière… C’est vrai que ce n’est pas grand-chose. » C’est dit avec beaucoup d’ironie. Il ne considère pas cette profession comme un sous-métier. En plus de savoir conduire, il faut être opérationnel sur place pour les premiers soins et savoir gérer son stress. A ses yeux, c’est plus que respectable. Elle a choisit un domaine difficile et ça en dit long sur sa personnalité : être là pour les autres, penser à autrui avant elle-même. C’est une altruiste, une femme généreuse dans l’âme et son comportement avec lui n’est finalement plus si étonnant. D’autres n’auraient pas hésité à lui dire ses quatre vérités. « J’aurais presque préféré ça à votre gentillesse. Bien que ce soit très violent. Je suis sûr que vous en rêviez. » Cette rencontre le calme et quelque part, ça le déçoit un peu. Lui qui garde depuis trop longtemps de nombreux parasites, avait la possibilité de sortir ce qui lui tient à cœur, sans réfléchir. Le lieu n’est pas le meilleur endroit pour ça. Faire un scandale en pleine rue ne le gêne pas, ça lui est déjà arrivé. Que ce soit non loin du restaurant de sa mère, en revanche… Bren n’a pas envie que la première impression soit mauvaise, qu’elle puisse penser que cet homme est un mauvais bougre. « C’est moi. Vous essayez de bien faire et je ne vous aide absolument pas. » Il compte bien se rattraper en lui payant ce café qui s’est vidé sur ses vêtements. « Ca me va pour le café, avec un muffin si vous le souhaitez, histoire de rentabiliser votre machine. » Un sourire éclaire son visage à sa remarque sur son nez. Il est évident que si Emma recevait une photo de ce type, elle serait capable de faire le tour de Naples pour retrouver cette femme un peu trop proche de lui et ainsi pouvoir lui refaire le portrait. Si elle est sensible, parfois terrorisée pour des petites choses, sa compagne est caractérielle. Elle se laisse diriger par son impulsivité et réfléchit bien après aux conséquences. Il le lui a déjà dit et redit, dans le seul but de la protéger des personnes qu’elle pourrait rencontrer. Tous ne sont pas aussi amicaux que cette ambulancière et il y a fort à parier qu’un jour, ça lui retombe dessus. « Tout à fait. Et l’imaginer en train de bouillir, faire les cents pas en maugréant, en m’insultant de tous les noms d’oiseaux en criant qu’elle avait raison sur mon compte ne fait que confirmer mon souhait de la rendre jalouse. Il faut savoir donner des leçons aux autres, quand on peut le faire, n’est-ce pas ? » Et l’occasion est là, à quelques centimètres de lui. L’homme sort son téléphone portable et met en marche son appareil photo. « Et en plus, vous vous improvisez psychologue ? » demande-t-il, un brin amusé. « Non, plutôt pour le travail. Ca ne vous est jamais arrivé d’avoir les problèmes personnels des autres qui prennent le pas sur votre vie professionnelle ? Ou vos soucis. Tout se passe bien pour vous ? » Il pose une main sur un gars non loin d’eux, mais avant de lui tendre son téléphone, préfère demander confirmation : « Naples est grande. Il y a de grande chance que vous ne croisiez jamais la route d’Emma. Et si vous êtes malchanceuse, vous n’aurez qu’à lui dire que je vous ai harcelée jusqu’à avoir une photo, en vous prenant pour une célébrité dont je suis raide dingue. » C’est certain qu’avec ça, Emmanuela sera plus agacée qu’autre chose. « Vous voulez bien me rendre ce service ? »


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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Lun 3 Juil - 2:19 )
Le seulement s'était imposé de la partie et était en tout évidence de trop. Elle leva les yeux en signe d'approbation à ce qu'il prétendait derrière cette réponse gentiment moqueuse, et acquiesça en une fois, la tête légèrement penchée sur le côté. Elle sourit parce que lui rêvait d'une confrontation avec quelqu'un, et qu'elle, elle n'en avait ni l'envie, ni la force, ni le besoin. Elle avait aussi apprit que plus on était positif pour soi ou pour les autres, plus la vie et les gens vous tendent la main. D'un sourire résulte souvent un sourire, c'est une mécanique très simple que pourtant peu avaient comprit. « Ca m'a traversé l'esprit juste un instant, c'était même très tentant. Mais vous auriez eu mal et j'aurais quand même été obligée de m'excuser, donc... » Giulia releva les sourcils en affirmant d'un mouvement de tête. Au départ, lorsqu'elle avait ouvert la bouche après leur 'collision', elle ne s'apprêtait pas à s'excuser, la gentillesse en elle-même serait peut-être restée en arrière plan, avec un soupçon de besoin de gagner. Il n'aurait pas été vainqueur si elle s'était lancée dans une dispute du genre, elle est bien trop tenace et adepte du dernier mot pour laisser la victoire à l'adversaire. « C'est pas grave, et puis, j'ai agrandi la tâche, donnez moi ça ! » Et lui prit son pull des mains puisqu'il ne comptait pas le remettre comme ça, elle déposa le linge à cheval sur son sac à main. « C'est très généreux de votre part, je n'peux jamais refuser un muffin ! Vendu ! » D'une main, elle vérifia que le pull était bien callé, pour ne pas, en plus de lui avoir tâché, le lui perdre maintenant.
Pour la copine, elle avait tapé dans le mille, ce n'était pas très difficile à deviner non plus. Elle ne savait pas ce qui avait pu les conduire à en arriver là, et elle trouvait toujours triste que pour certains, l'amour se transforme en un début de tyrannie de l'un envers l'autre. Elle n'était pas du genre à donner des leçons, elle préférait crier et qui sait, partir si la situation devenait trop problématique. Elle n'avait encore jamais eu à vivre des disputes sur la durée, si ce n'était lorsque Dante faisait ces stupides courses de rues, illégales et dangereuses. « Peut-être, mais peut-être pas, c'est pas dit que ce soit la meilleure solution ! La jalousie, c'est quelque chose de complexe, mais vous avez raison, un peu plus et je me transforme en psychologue ! » finit-elle en riant. Elle ne voulait pas trop se prononcer sur des problèmes de couple dont-elle ne connaissait rien, ni les deux éléments qui le composaient. Mais attiser la jalousie, c'était ajouter de l'huile sur le feu, ce n'était jamais conseillé. Il venait de sortir son téléphone. Elle croisa les bras, secouant la tête devant l’opiniâtreté de l'homme. Mais il ne parla pas de prendre de nouveau une photo, elle en fut soulagée d'ailleurs. « Oh ne m'en parlez pas, mon emploi du temps vit pour les problèmes personnels de mes collègues, mais que voulez vous ! Mais j'ai la chance d'avoir un travail qui ne laisse pas place à mes propres problèmes, je n'ai pas le temps de penser, et c'est tant mieux ! » Giulia n'échappait pas aux tracas des problèmes de couple, elle qui ne voulait plus parler de couple avant bien longtemps. Elle savait qu'on ne décidait pas des histoires de cœur, mais que c'est elles qui décident de surgir ou non, prévu ou pas. Elle avait finalement pensé trop vite qu'il avait abandonné l'histoire de la photo à deux. Elle ne le connaissait pas, mais il ne lui semblait pas être le genre d'homme dont elle devrait avoir à se méfier. C'était une photo ni plus ni moins. Elle soupira, et ses mains accompagnèrent un « D'accord ! Par contre le coup de la célébrité... moyen moyen ». Elle grimaça en se disant qu'elle ne ressemblait à aucune célébrité en vogue, l'excuse serait inappropriée bien que flatteuse. C'était sans doute plus la pression du fait qu'il ait déjà fait retourner cet homme sur eux, qui l'avait 'convaincue'. « A condition que vous me parliez d'elle, que je connaisse votre nom, et que vous remboursiez les frais hospitaliers si elle vient à me tomber dessus un jour. Oh, et dans ce même cas, vous me devrez des excuses, à genoux ! » finit-elle l'index pointé sur lui, les sourcils relevé. Elle plaisantait à moitié pour ce qui était des dernières requêtes, pour les premières, elle voulait en savoir plus sur cette mystérieuse femme qui le poussait à vouloir se faire prendre en photo avec un inconnue, et peut-être lui conseiller quelques trucs ?
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Bren Gianelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Mer 5 Juil - 16:54 )
Non seulement Bren aurait très bien pu faire sa machine lui-même, mais il aurait également mérité qu’elle lui balance son pull à la figure pour cette audace déplacée. Au lieu de quoi, elle se comporte comme une véritable mère. « J’ignore si vous avez un conjoint, mais faites attention à ne pas trop en faire avec lui. » A vouloir trop rendre service, ça peut finir par se retourner contre soi-même. C’est comme ça qu’il existe des bonnes poires dans la vie et qu’il devient impossible de dire « non » sans que l’on ça puisse étonner ceux qui ont pris l’habitude des « oui », mais aussi qu’une petite amie devient une maman à tout faire. Si ça se trouve, Giulia est une célibataire qui n’a pas encore connu un ras-le-bol suffisamment éreintant pour se préoccuper un peu plus d’elle avant les autres. Ou alors, elle est enfermée dans une relation où l’homme ne fait rien, où elle fait tout, par habitude, sans avoir connu une vraie liberté grâce à ce qu’on appelle « le partage des tâches ». Et il pourrait encore s’imager encore plein de films en la voyant tapoter sur son vêtement pour ne pas que celui-ci tombe par terre. « Vous avez des enfants ? » Ce qui expliquerait un peu plus son comportement. « Enfin laissez-moi vous dire que si vous n’en avez pas, dans votre futur, vous ferez des chanceux. » Est-ce maladroit ? Parfois, il parle sans même prendre en considération certains détails plausibles. Comme une grossesse impossible pour X raisons. Il est tordu, mais pas assez pour imaginer des scénarios tous plus catastrophiques les uns des autres. « J’espère que vous ne serez pas aussi maladroite qu’avec le café et que vous ne tacherez pas vos vêtements. » le taquine-t-elle, en rejetant la faute du café renversé sur elle.

« Je suis d’accord avec vous, mais lorsque vous avez une compagne comme la mienne, il ne faut ni avoir peur de se mouiller, ni craindre les représailles. » C’est leur fonctionnement et ses amis peinent à les comprendre. Il lui est arrivé d’avoir un pneu crevé pour avoir fait connaissance avec une demoiselle, de se retrouver avec des chemises trouées et le pire a été ce jour où il s’est réveillé avec une teinture sur les cheveux, dans le seul but de le démotiver à ne pas se rendre à une soirée où elle ne pouvait venir. Malade comme un chien, elle avait préféré jouer avec ses nerfs, plutôt que lui demander de rester à ses côtés. Elle aurait pu prétexter n’importe quoi… Non. Emma a préféré la coloration. Entre eux, c’est aussi intense qu’explosif et au fond, il y met du sien pour que son couple reste ainsi. S’enfermer dans une routine où tous les jours sont roses et où rien n’arrive ne lui plaît pas. « Vous avez de la chance, vous n’êtes pas sur votre milieu de travail. Alors ce que je vous propose, c’est de me raconter vos tracas autour de ce café que je vous ai promis. » Ravi qu’elle change d’avis, Bren donne son téléphone portable à l’inconnu, puis passe son bras autour de l’ambulancière, penche doucement la tête sur le côté afin de se rapprocher un peu plus de sa silhouette le temps de la photo et relâche enfin son emprise sur elle. L’homme remercie le photographe amateur, récupère son appareil qu’il range dans sa poche. « Entre nous, avant de vous retrouver et vous assassiner, elle se chargera de me torturer pendant un bon mois et me donnera en pâture au chien du voisin. » Il n’y a que lui qui a droit de dire des choses comme ça. Bren supporte mal que d’autres osent de tels propos. Les siens ne sont pas méchants. Ils sont emplis d’affection. « A genoux, il ne faut pas exagérer. Vous avez tant besoin d’avoir le contrôle sur un homme ? » D’un signe de tête, il lui désigne la porte du bar qu’il pousse et cherche des yeux une table vide. « Elle s’appelle Emmanuela. C’est une femme extraordinaire et avec qui vous pourriez bien vous entendre, si vous n’aviez pas eu la malchance de tomber sur moi et mon insistance. Cette table, ça ira ? » Est-elle assez loin des oreilles indiscrètes ? Parce qu’il compte bien l’être à son tour.


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Bianca GallucciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Mer 12 Juil - 2:22 )
Une remarque qui la touchait en plein cœur. Non seulement elle n'avait plus de conjoint à présent, mais c'était trop tard, elle en avait déjà fait trop, non pas avec lui, mais contre lui. Elle inclina le temps d'une seconde la tête sur le côté pour approuver. Elle aurait pu trouver une plaisanterie à faire sur le sujet, mais penser à Paul lui ôtait l'envie de rire. Mais au sujet d'en faire trop ou non, il n'y avait pas à s'en faire pour Giulia, elle n'était pas du genre à apporter les bouteilles de bière fraiche à un potentiel mari trop agité devant un match pour se la chercher tout seul. Elle aimait l'équité dans le couple, la simplicité des choses qui se font ensemble ou en parfait partage, sans que les règles ne soient pour autant forcément établies. Avec Dante, il fallait pousser pour qu'il mette la main à la patte, heureusement il faisait la cuisine en échange du reste... Des enfants ? Pour elle, la raison de cette question n'était pas évidente sur l'instant, avant qu'il n'ajoute qu'elle pourrait faire des heureux. « C'est un compliment on dirait ! Mais non, pas d'enfants mais deux adorables neveux ! » Rien qu'à les évoquer et imaginer leur bouille, elle en fronçait légèrement le nez dans une grimace d'admiration. Elle enchaina aussitôt d'un air qui se voulait être sérieux. « Et j'espère que ce n'est pas une proposition, je n'accepte que les muffins ! » Déplacé ? Pas vraiment lorsque les questions précédentes pourraient être interprétées comme une demande de renseignement intéressée. « Je vais vous dire un secret... je ne peux pas être maladroite deux fois de suite de la même manière, c'est mathématique ! » Il pouvait se moquer, il n'avait pas été plus adroit lorsqu'il avait réceptionné le café sur son pull. Mais au final, elle était peut-être assez satisfaite de cette maladresse, ça lui permettait d'oublier un peu ses méfaits auxquels elle pensait un peu trop, et d'assumer le fait de passer un bon moment en discutant avec quelqu'un de drôle en retour.

Un brin masochiste, c'est ce qu'elle avait pensé au premier abord, et qu'elle continuait de confirmer dans ses pensées. Leur histoire de couple semblait avoir quelque chose de drôle, de piquant et en même temps, de complètement contraire à ce qu'elle imaginait être un lien harmonieux ou plaisant. « On dirait que ça vous plait ! » Elle plissa les yeux, le regardant avec intrigue. Chacun était libre d'aimer à sa manière, elle ne pouvait rien dire contre ça. Se confier à un inconnu avait quelque chose d'étrange et d'effrayant, en même temps qu'elle ne risquait rien, parce que justement, s'il la jugeait même, elle pourrait toujours faire ce qu'il lui avait suggéré avec ce nouveau café, et disparaître à tout jamais. « Le café d'abord ! » fit-elle en acquiesçant. Elle n'était pas très à l'aise pour exposer ses soucis, et écouter ceux des autres était plus facile pour elle. Avouer ses propres fautes, c'était blessant, encore plus que de tenter de les oublier.
Le moment photo où elle ne sait pas vraiment où se mettre, imaginant que l'image serait source d'une dispute et de mots qui ne seraient pas tellement agréables de la part de la compagne, envers Giulia. Tandis qu'il vint placer son bras autour d'elle, elle ne garda contact que de ses propres mains, ses doigts venant trouver le tour de la bague qu'elle portait à l'index droit. Elle s'apprêtait à fixer l'objectif, mais dans la patience de quelques secondes qui lui semblaient bien plus longues, elle tourna son visage face à celui de l'inconnu avec qui elle venait de poser. Trop tard, photo prise. Le regard croisé en une seconde était capturé par l'appareil qui revint à son possesseur. L'histoire de la torture la remit à l'aise, ponctuant un « Oh, pauvre chien ! » dans un rire léger. « Parce qu'en vous mettant à genoux, vous vous sentez contrôlé ? » répondre à une question par une autre question. Avoir un peu de contrôle sur un homme lui aurait évité bien des désagrément par le passé, peut-être qu'il y aurait pu avoir de ça, mais surtout beaucoup d'exagération, il fallait la connaître pour savoir qu'elle aimait en rajouter. Il la prendrait pour une cinglée, mais elle était sans doute parfois un peu folle pour ce monde. Elle vint à sa suite, passant la porte du bar, et s'asseyant aussitôt lui avoir fait un 'oui' de la tête, à la table qu'il venait de lui désigner. « Aah, enfin un compliment sur elle ! Comment ça se fait qu'elle soit si jalouse ? Et surtout, pourquoi vouloir la faire rager plutôt que de lui donner des explications ? » Ses mains accompagnaient ses mots. Il y avait en elle l'évidence qu'une explication doublée de preuves, était la seule et unique solution dans un tel cas. Elle ajouta sans couper. « Vous l'avez trompée ? » presque indignée, curieuse. Si elle pouvait le faire, n'importe qui le pouvait aussi, avec ses propres raison. C'était cash, elle n'aurait pas pu être plus directe, et en même temps, ça ne la regardait pas forcément, mais elle se disait que la confiance, lorsqu'elle n'y était pas, c'est qu'il y avait quelque chose qui le rendait soupçonneux.
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Dim 23 Juil - 13:37 )
Sa bouille lorsqu’elle pense à ses neveux est adorable, le fait sourire. Si elle ose dire à quelqu’un qu’elle ne souhaite pas d’enfants, ce sera un mensonge. Ils se connaissent à peine, mais il l’imagine border les enfants et en prendre soin comme si c’était les leur. Bren hoche la tête négativement, pas intéressé. Giulia est une belle femme sur qui il n’aurait pas manqué de se retourner il y a quelques années, lorsqu’il courait après les jolies demoiselles et qu’il n’en avait pas une pour l’attendre à la maison. « Il y a quelques années, peut-être que ça en aurait été une, mais non, pas aujourd’hui. Je ne donne que des muffins. » Il a sa petite Emma qui le bouleverse déjà et déjà que son couple bat de l’aile, il n’irait prendre aucun risque en se rapprochant d’une autre. Qu’ils soient séparés ou non ne change rien à sa fidélité. Lui n’aurait pas apprécié qu’elle profite de cette pause pour aller goûter ailleurs, alors pourquoi ferait-il la même chose ? D’autant plus qu’il n’en a jamais ressenti le besoin. L’herbe ne sera jamais plus verte dans d’autres jardins, il le sait pertinemment. « Si c’était le contraire, ce serait inquiétant pour vous. Ou alors vous le faites vraiment exprès. » Et dans ce cas, il aimerait être une petite souris pour voir s’agacer la personne qui se recevrait deux fois un café sur ses vêtements. « C’est une bonne méthode si vous souhaitez accoster quelqu’un cela dit. Si vous souhaitez lui faire passer un message. Il finira par vous prendre pour une cinglée, mais c’est un peu ça, non ? » Il n’y a pas qu’elle qui l’est. Quand il y pense, c’est dingue d’apprécier les disputes. Même si elles peuvent être blessantes, parfois, ça les rend vivant tous les deux. Et au moins, ils se parlent, ne se mentent pas pour fuir les querelles. « Bien sûr que ça me plait… Les confrontations avec elle, c’est génial… Elle ne passe pas par quatre chemins pour dire les choses. Je n’ai jamais pris autant de plaisir qu’avec elle. Normalement, ça nous rapproche. » Normalement. Depuis des mois, ils s’éloignent à présent. Leur relation lui échappe et il n’agit pas toujours de la meilleure manière. Pour rattraper les choses, lorsque l’on s’appelle Bren et Emma, ce n’est pas évident, mais il est convaincu qu’ils sont encore soudés. S’il lui arrivait une bricole, ou si quelqu’un disait du mal de sa personne, il prendrait sa défense. Parce qu’il n’y a que lui qui est autorisé à lui dire ses quatre vérités.

« Non, mais je me sentirai vulnérable, oui et pas dans une très bonne posture. Mais vous n’avez pas répondu. Le contrôle, vous avez tant besoin de l’avoir ? » Sur un homme ou sur quiconque. Bren s’installe en face de la brune et cherche du regard un serveur pour passer commande, mais interpellé par sa question, il abandonne sa quête, se disant qu’on a dû les apercevoir et qu’ils feront leur travail sans même qu’ils n’aient à demander après eux. « Parce que parfois, les explications ne servent à rien. Vous n’avez jamais eu l’impression de parler à un sourd ? Eh bien, parfois, entre elle et moi, c’est comme ça. Et c’est réciproque… Je n’entends pas toujours ce qu’elle me dit lorsque je suis contrarié. Mais peut-être que je ne vais pas l’envoyer, cette photo. » Il s’est calmé et les mots de son interlocutrice lui font entendre raison. « Pourquoi toujours remettre en doute la fidélité ? C’est dingue… Je n’ai pas trompé une seule fois Emma, pas une seule fois en cinq ans. C’est ce que j’ai essayé de lui expliquer. Elle est jalouse pour la même raison que je le suis à son égard. On a tous les deux peur de perdre l’autre. » Il arrive à le comprendre, mais les derniers mois, ça a été très loin. Trop loin. Emma ne supposait pas, elle semblait réellement croire qu’il côtoyait une autre, mais il ne peut pas lui en vouloir. Leur couple traversait une mauvaise passe qui se prolonge. « Emma est ce qu’elle est et j’ai conscience qu’au sein de mon entourage, elle ne fait pas l’unanimité, mais c’est pourtant quelqu’un qui mérite d’être connu. C’est quelqu’un de bien. De très bien. » Et si ses amis voyaient au-delà de son sale caractère, ils s’en apercevraient. Un serveur arrive enfin et Bren commande deux cafés pour eux. « Maintenant que c’est en préparation, vous allez peut-être m’en dire plus sur vous ? Sur toi ? On peut commencer à se tutoyer, ce serait plus simple, tu ne penses pas ? »


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Bianca GallucciToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Libre | Un bon café brûlant, un ( le Mar 1 Aoû - 1:48 )
Elle avait cet air satisfait que certaines femmes auraient pu remplacer par de la déception à sa place. « J'aime beaucoup cette réponse ! » Ils étaient sur la même longueur d'ondes, et Giulia l'en remerciait silencieusement, parce que le contraire aurait été gênant, elle n'était pas vraiment dans l'esprit de se faire draguer, plus tard peut-être, et elle repousserait avec force la personne qui le ferait, mais là, elle avait juste envie d'être tranquille à ce sujet, et puisqu'il lui était donné de se changer les idées en pimentant sa journée d'un café renversé sur quelqu'un de très sympathique mais un peu étrange, elle sautait sur l'occasion sans qu'il n'y ait de mal entendu. La petite italienne n'était pas que maladresse, heureusement pour elle, et c'était au travail qu'elle le prouvait le mieux. Être en situation de stress l'obligeait à faire les choses vite et bien, et au final, c'était devenu quelque chose de bien plus serein où malgré la diversité des cas qui nécessitaient le déplacement, les gestes revenaient à être les mêmes. Elle était cependant plus expérimentée en maladresse verbale, ce qui n'avait pas encore été le cas avec ce monsieur sans nom. « Vous pourriez être étonné de ce dont je suis capable ! » Elle n'avait pas honte de son caractère un peu trop trempé et de ses mouvements maladroits. Mais en effet, elle serait capable d'accoster quelqu'un de la sorte maintenant qu'il venait de lui en suggérer l'idée. Elle rit alors qu'il la traitait de cinglée sans vraiment le cacher. Ses amis lui disaient parfois, Jago souvent, et elle ne pouvait contredire personne. « On l'est tous un peu, c'est juste que certains le cachent mieux que d'autres ! Mais merci beaucoup pour l'idée, je pourrais bien m'en servir un jour qui sait ! Et ne croyez pas que vous c'était volontaire, vous aviez l'air bien trop sérieux pour ça. » C'est vrai qu'à première vue, alors qu'il avait encore son téléphone en mains, Giulia n'aurait pu envisager qu'ils pourraient se retrouver à discuter comme ils le faisaient finalement, sans avoir besoin de se connaître pour ça.
La petite brune sentait qu'il avait de l'admiration pour ce caractère que sa compagne semblait avoir bien à elle, et comme ça, elle avait aussi bien envie de la connaître que de l'éviter, bien qu'elle apprécie les gens qui parlent avec franchise et bien en face. Et le couple que formait ces deux avait cette spécialité des conflits heureux. « Je crois qu'entre nous deux, vous avez gagné la palme d'or du plus cinglé ! » fit-elle pour rire de manière évidente. « Le 'normalement', ça veut dire que ce n'est plus le cas ? » Elle était attentive aux plus petits détails, son côté curieux qui prenait le dessus sur ses sens. Est-ce qu'ils avaient peur d'être trop bien ensemble sans avoir à se chercher des problèmes ? Les conflits, personne n'appréciait ça en général, et Giulia était de ces gens qui les évitent, sans pour autant s'écraser. Combien de fois s'était-elle prit la tête avec Dante, pour une chose ou une autre, le danger, la jalousie aussi, mais surtout le danger dans lequel il se mettait. Et c'était à celui qui aurait le dernier mot. La réconciliation était peut-être aussi une bonne motivation à provoquer sa belle, et elle ne fit pas mot de cette pensée pour l'instant.

Ils avaient très vite fait le choix d'une table, ou du moins, Giulia suivait cet étrange étranger qui l'avait invitée en échange d'une lessive qu'elle avait acceptée volontiers pour le pull qu'elle lui avait taché. « Vue l'asperge que vous êtes, à genoux vous ne devez pas voir le monde guère plus bas que moi... » Elle était petite du haut de ses 1,57m. Mais il insistait sur une probable obsession du contrôle, c'était quelque chose qu'elle n'avait pas besoin d'avouer habituellement. « Il y a des fois où j'aime bien avoir le contrôle, tout dépend de quoi ou pour qui, comme tout le monde ou presque, mais besoin non ! » Giulia le regardait franchement. « Pourquoi cette question ? » Il fallait toujours qu'elle sache le pourquoi des choses, et là, elle ne voyait pas la raison de son insistance. Est-ce qu'il avait peur de se retrouver face à une manique du contrôle qui allait lui attirer des problèmes ?
Le dialogue du sourd, c'était le cas de bien des couples, et en réalité, Giulia faisait la conversation à une boite vocale depuis que Paul avait disparu de sa vue ce jour là. C'était pire que de ne pas être entendue, elle n'était tout bonnement pas écoutée. Et c'était la sensation la plus horrible qui soit dans ce genre de situation. « Oh souvent.... » se contenta-t-elle de commenter dans un souffle avant de lui parler d'infidélité. C'est vrai, lui ne voyait pas la raison de remettre en doute sa fidélité, mais c'était un fait dont lui seul détenait la vérité. Elle, elle croyait à ce qu'il lui disait, parce qu'il n'avait aucune raison de lui mentir, elle n'était pas sa petite amie, et ne connaissait pas non plus cette dernière, mais cette fameuse Emma, elle pouvait très bien douter lorsqu'on le voyait comme ça. Il la décrivait avec de la douceur dans la voix, c'était beau, et Giulia ne doutait plus de l'amour qu'il portait à sa compagne. Elle sourit. « Je n'en doute pas ! La jalousie est une preuve d'amour non ? Et puis peut-être qu'elle serait moins jalouse si vous aviez plus l'air d'un thon, excusez moi de l'expression mais à sa place, je serais sûrement pareil... Franchement, vous feriez mieux de la rassurer au lieux de la faire flipper ! Surprenez la dans le bon sens, et pas en lui montrant cette photo que vous allez m'envoyer tant que j'y pense. » Elle avait finit par faire un geste vers son smartphone.

Elle acquiesça à l'idée de se tutoyer. C'était drôle, mais elle avait l'impression de discuter avec un ami perdu de vue depuis longtemps, et tout juste retrouvé. C'était presque naturel de dire des choses sur soi à quelqu'un qui en disait encore plus sur lui. « Je pense aussi ! Alors, qu'est ce que tu veux savoir sur moi ? » fit-elle en croisant les bras sur la table.
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